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La Tribune franco-rwandaise
Actualités, opinions, études, analyses, diplomatie et géopolitique de la Région des Grands lacs.

Guerre en Ukraine en direct : pour Joe Biden, Vladimir Poutine " ne plaisante pas " quand il brandit la menace nucléaire

La Tribune Franco-Rwandaise
Guerre en Ukraine, en direct : Joe Biden alerte sur un risque d’« apocalypse » nucléaire

Le président russe, Vladimir Poutine, « ne plaisante pas quand il parle d’un usage potentiel d’armes nucléaires tactiques ou d’armes biologiques ou chimiques, car son armée, on pourrait le dire, est très peu performante », a déclaré M. Biden.

Kiev garantit « la vie, la sécurité et la justice » aux Russes qui se rendront (NB : propagande ukrainienne)

L’Ukraine garantit « la vie et la sécurité » aux soldats russes qui se rendront, a déclaré vendredi le ministre de la défense ukrainien, Oleksii Reznikov, alors que les forces de Kiev avancent dans le sud et l’est du pays.

« Nous garantissons la vie, la sécurité et la justice à tous ceux qui renonceront à combattre immédiatement, a déclaré le ministre dans une discours vidéo à l’armée russe promettant aussi un « tribunal pour ceux qui ont donné des ordres criminels ».

« Vous pouvez encore sauver la Russie de la tragédie, et l’armée russe, de l’humiliation » ou « rester dans la mémoire comme voleurs, violeurs et assassins », a-t-il ajouté. En envoyant son armée envahir l’Ukraine, le Kremlin « vous a trompés et trahis », a encore accusé M. Reznikov.

Moscou n’aime pas la vérité. C’est plus facile pour eux de prétendre que vous êtes morts en héros en combattant les troupes de l’OTAN. Les pays de l’OTAN nous fournissent des armes, c’est vrai. Mais ce sont les militaires ukrainiens qui vous combattent avec ces armes.

« Les Ukrainiens n’ont pas besoin de terres russes, les nôtres nous suffisent. Et nous allons les reprendre toutes », a-t-il ajouté.

A Mykolaïv, la population se prépare à passer l’hiver

« Nous nous préparons pour le pire et nous espérons le meilleur. » Le dicton, lâché avec un sourire timide par un volontaire de la Croix-Rouge ukrainienne, Evhen Tchoupina, est à l’image de la population restée à Mykolaïv.

Après plus de sept mois sous des bombardements quasi quotidiens, 200 000 à 230 000 personnes résident toujours dans la ville. Et craignent plus que tout des attaques contre le système de chauffage collectif alors que les températures négatives approchent.

Lire aussi : Guerre en Ukraine : à Mykolaïv, la population se prépare à passer l’hiver

Joe Biden alerte sur un risque d’« apocalypse » nucléaire

Le président des Etats-Unis, Joe Biden, a mis en garde, jeudi, contre un risque d’« apocalypse », pour la première fois depuis la guerre froide, en raison des menaces d’employer l’arme nucléaire par Moscou.

Le président russe, Vladimir Poutine, « ne plaisante pas quand il parle d’un usage potentiel d’armes nucléaires tactiques ou d’armes biologiques ou chimiques, car son armée, on pourrait le dire, est très peu performante », a déclaré M. Biden, lors d’une collecte de fonds dans le cadre de la campagne sénatoriale démocrate, à New York.

Confronté à une résistance ukrainienne tenace alimentée par l’aide militaire occidentale, M. Poutine a fait une allusion à la bombe atomique dans un discours télévisé le 21 septembre. Il s’était dit prêt à utiliser « tous les moyens » dont il dispose dans son arsenal face à l’Occident, qu’il avait accusé de vouloir « détruire » la Russie. « Ce n’est pas du bluff », avait-il assuré, ajoutant que les Etats-Unis avaient créé « un précédent » lorsqu’ils avaient bombardé Hiroshima et Nagasaki, en 1945.

« Nous n’avons pas été confrontés à la perspective d’une apocalypse depuis Kennedy et la crise des missiles cubains », en 1962, a alerté, jeudi, le président des Etats-Unis.

Selon les experts, une attaque atomique emploierait probablement des armes nucléaires tactiques – plus petites en charge explosive qu’une arme nucléaire stratégique. Mais Washington considère que même une frappe nucléaire tactique pourrait déclencher une conflagration plus large.

M. Biden a aussi dit s’interroger sur une porte de sortie pour son homologue russe, Vladimir Poutine : « Comment peut-il s’en sortir ? Comment peut-il se positionner de façon à ne pas perdre la face ni une portion significative de son pouvoir en Russie ? »

Ce qu’il faut savoir ce vendredi matin

  • Les troupes ukrainiennes, à l’offensive sur tous les fronts depuis le début de septembre, ont déjà repris l’essentiel de la région de Kharkiv (Nord-Est) et d’importants nœuds logistiques, tels qu’Izioum, Koupiansk et Lyman (Est). « Depuis le 1er octobre, et rien que dans la région de Kherson, plus de 500 kilomètres carrés de territoire et des dizaines de localités ont été libérés », a déclaré, jeudi soir, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.
  • Les bombardements se poursuivent, notamment à Zaporijia, dans le sud de l’Ukraine, l’une des régions que Moscou affirme avoir annexées, où une frappe a fait au moins sept morts et cinq disparus, selon le gouverneur local, Oleksandr Staroukh.
  • Le président américain, Joe Biden, a mis en garde, jeudi, contre un risque d’« apocalypse » pour la première fois depuis la guerre froide, en raison des menaces de Vladimir Poutine d’employer l’arme nucléaire.
  • La France envisage l’envoi de nouveaux canons Caesar, pièce maîtresse de l’artillerie française, a annoncé Emmanuel Macron, jeudi. Depuis le début du conflit, la France a notamment fourni 18 canons Caesar de 155 millimètres d’une portée de 40 kilomètres, montés sur camion.
  • Moscou a fustigé, jeudi, les propos de Volodymyr Zelensky, qui a évoqué, lors d’une interview, des « frappes préventives » de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) contre la Russie. La présidence ukrainienne a publié un message expliquant que les propos de M. Zelensky avaient été mal compris et qu’il parlait de sanctions et non de frappes nucléaires.
  • L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) considère la centrale nucléaire de Zaporijia comme une installation ukrainienne, alors que Vladimir Poutine a ordonné, mercredi par décret, de transférer le contrôle de la centrale aux autorités russes et d’en faire une « propriété fédérale ».
  • A la suite du sabotage des gazoducs Nord Stream en mer Baltique, la Norvège a annoncé qu’elle allait limiter l’accès des bateaux de pêche russes à ses ports, durcissant ainsi ses mesures de sécurité.
  • Un huitième train de sanctions européennes contre la Russie est entré en vigueur jeudi. Il instaure pour 7 milliards d’euros de nouvelles interdictions d’importation, afin de réduire les revenus de la Russie.
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