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Publié par TFR_INFO

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C
Le président Jammeh a honnêtement reconnu sa défaite et remercié son adversaire, Monsieur Barrow. C'est bel bien lui, qualifié de despote par les prédicateurs de la démocratie et du respect des droits de l'homme, qui a organisé l'élection présidentielle ouverte dans son pays. Il n'a pas envoyé ses opposants en prison. Il a accepté la compétition.Ses adversaires n'ont jamais recouru à la violence pour exercer leurs droits fondamentaux. Ils ont opposé le verbe aux agissements de Jammeh. Ils ont parcouru tous les villages de la Gambie pour présenter leur programme politique et démontrer au Peuple Gambien comment et pourquoi, leur projet est adéquat ses aspirations, ils sont aptes à diriger le pays. Les Gambiens ont librement choisi le projet qui répond à leurs préoccupations, celui de Barrow Adama et conséquemment rejeté massivement celui de Jammeh. <br /> <br /> Par la victoire de Barrow et l'acceptation de sa défaite, le Président Gambien Jammeh vient de démontrer au monde entier qu'il a le sens de l'honneur et de dignité nonobstant ses agissements antérieurs contre ses opposants et que le recours à la violence n'est pas nécessaire dès lors que le président en place accepte la compétition ouverte avec ses opposants et que seul le Peuple, maître de son destin, a la dernier mot. <br /> <br /> Jammeh est un despote spécial comparativement aux despotes africains notoires: Museveni, Sassou-Nguesso et Kagame. Ils ont tripatouillé les constitutions de leurs pays afin de s'accrocher au pouvoir et envoyé en prison leurs opposants politiques parce qu'ils savaient que s'ils acceptaient la compétition ouverte, ils seraient définitivement éjectés pas leurs peuples. Ils n'ont pas le sens de l'honneur et de dignité voire d'intérêt général. <br /> <br /> Le comble est que, alors leur despotisme n'est pas à prouver, les prédicateurs de la démocratie et du respect des droits de l'homme les invitent sur leurs tables. Leurs crimes pourtant de notoriété publique n'ont jamais fait l'objet de rapports de la FIDH, de la Commission des Droits de l'Homme de l'ONU d'une part et aucune sanction n'a été prise à leur endroit par ceux qui vilipendent les Présidents Nkurunziza et Jammeh( avant sa défaite à la présidentielle qu'il a lui-même organisée) d'autre part. <br /> <br /> Cela prouve que la campagne de dénigrement et d'infamies en tout genre à grande échelle contre le président burundais visent à le discréditer dans un premier temps et à l'éliminer dans un second temps. Le mode opératoire contre lui est rigoureusement identique à celui mis en œuvre au Rwanda contre le Président Habyalimana. Le monde entier a vu la suite. <br /> <br /> Au Burundi, le président dont le second mandat est contesté, sans argument crédible par ses soi-disant opposants, a accepté la compétition ouverte avec ces derniers. Ceux-ci soutiennent qu'il a violé la constitution de leur pays et que conséquemment ce second mandat il est illégal. Pour contester cette prétendue violation de la constitution par Nkurunziza, ils ont recouru et recourent à la violence à savoir les assassinats de leurs compatriotes, tentative de coup d'Etat contre le président Nkurunziza et autres méfaits. Ils sont soutenus par certains Etats dits démocratiques et bénéficient du concours de certaines radios et télévisions internationales comme RFI et Africa 24, devenues la voix des anti-Nkurunziza.<br /> <br /> S'ils prétendent que leurs allégations sont fondées, ils auraient dû faire comme le président Barrow dès lors que Nkurunziza avait accepté une compétition ouverte et libre. C'est-à-dire, ils auraient dû parcourir tous les villages du Burundi pour présenter leur projet politique aux Burundais et leur expliquer comment il est crédible et adéquat à leurs aspirations, expliquer pourquoi et comment le président burundais a violé la constitution et qu'il est par voie de conséquence un hors-la-loi et corrélativement l'appeler à rejeter son programme politique par la voie démocratique. Les Burundais ne sont pas des zébus. Ils sont en état de choisir librement un projet politique idoine à leurs aspirations et leur président. Les Gambiens ne sont pas pas mieux et/ou plus éduqués que les Burundais. <br /> <br /> Leurs agissement pourraient être relativement justifiés si Nkurunziza avait refusé la compétition ouverte et libre avec ses opposants ou s'il les avait envoyés en prison comme Museveni, Kagame, Sassou-Nguesso . En recourant à la commission des crimes, les soi-disant opposants burundais ne le sont que de nom.Ce sont des hors-la-loi et criminels.Ils doivent être traités comme tels et combattus avec force et détermination par les autorités burundaises. Leur nid est ici au Rwanda comme en témoigne le mode opératoire mis en oeuvre pour liquider le Conseiller spécial du président burundais Nyamitwe. Il est rigoureusement identique à celui utilisé pour assassiner Gapyisi vice-président du parti MDR et Gatabazi Félicien, alors ministre du gouvernement pourtant allié du FPR contre le président Habyalimana et secrétaire exécutif du parti PSD. Le nid des escadrons de la mort qui sèment la terreur et la mort au Burundi est ici au Rwanda. Ce fait est de notoriété publique. Pour mettre hors jeu les criminels, la destruction de ce nid est impérative. Question: comment faire? Les maîtres du monde sont avec les assassins, devenus victimes et les victimes, assassins.<br /> <br /> Ils convient de rappeler qu'en Gambie il n'y avait pas d'observateurs internationaux et que par contre l'Union Africaine, l'Union Européenne et autres Etats ont dépensé des millions de dollars pour financer les élections folkloriques et payer les soi-disant observateurs en Ouganda, au Rwanda et au Congo. Alors que ces despotes ont envoyé les opposants politiques en prison, le tout au vu et au su du monde entier et se sont autoproclamés présidents, les rapports de ces observateurs ont précisé que les élections ont été transparentes et crédibles. Aucun mot sur les opposants politiques envoyés en prison quelques mois ou semaines avant les élections par ces despotes.<br /> <br /> In fine, pour les prédicateurs du respect des droits de l'homme et de la démocratie en Afrique, il y a deux catégories de despotes: <br /> 1/ les despotes notoires mais qui ne doivent pas être traités comme tels parce qu'ils sont protecteurs des intérêts des maîtres du monde;<br /> 2/ les non-despotes mais despotes parce qu'ils veulent leurs têtes au seul motif qu'ils ne sont pas en état de protéger leurs intérêts comme les présidents Burundais et Gambien.<br /> <br /> Le déroulement normal d'élection présidentielle en Gambie sans observateurs étrangers et la victoire incontestable de Barrow Adama hôtent toute crédibilité aux arguments des pseudos opposants quant au recours à la violence et la commission des crimes abominables contre les femmes, enfants et hommes de tous âges et conditions au Burundi. <br /> <br /> Ils sont la preuve irréfutable de l'inutilité de la présence des observateurs étrangers dés lors que le président, organisateur de l'élection présidentielle, a le sens de l'honneur et de dignité, qu'il aime effectivement son pays et qu'il accepte le compétition politique et les résultats issus du choix de son Peuple.