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Publié par La Tribune Franco-Rwandaise

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C
En l'espèce, l'Union Européenne est réduite à la France, l'Allemagne, la Belgique, le Royaume Uni et quelque peu aux Pays-Bas.
Or, il n'est pas à prouver que tous ces pays sont historiquement pro-Tutsi, peu importe les crimes abominables qui ont été commis par les dirigeants du régime tutsi rwandais contre des millions de Hutu rwandais et Congolais du Kivu.
La parfaite illustration est l'opposition systématique de Merkel, la Chancelière allemande, aux sanctions contre Kagame et les siens relativement à leurs méfaits contre la RDC et les Congolais. Il en est de même du Royaume Uni et des USA.
La France n'a pas fait exception. Les dirigeants français n'ont-ils pas traité la veuve de Habyalimana et les acquittés du TPIR de génocidaires alors qu'au même moment les assassins de six citoyens français sont invités à l'Elysée. C'est qui encore gravissime, une cour d'assises française a condamné pour génocide des Tutsi un handicapé à vie à savoir Pascal Simbikangwa. Celui-ci ne peut même pas monter sur sa chaise roulante sans aide d’un tiers. Le jugement de la Cour d'assises est truffé d'énormités inexcusables pour les juges français dits juges indépendants.
Par ailleurs, le groupe Louis Michel est actif dans les principaux Etats de l’Union Européenne au service du régime Kagame. Louis Michel, député européen est l’ami notoire de Kagame et intrinsèquement pro-tutsi. Le monde entier a entendu ses déclarations d’une virulence édifiante contre le président Burundais en sus de son mépris à l’’endroit de celui-ci au motif qu’il a prétendument violé la constitution de son pays.
Le Burundi et certaines autorités burundaises sont frappés de sanctions concoctées par l’Union Européenne et les USA. En réalité, ce n’est pas en raison de la prétendue violation de la constitution burundaise .C’est parce que ces gens veulent la tête de Nkurunziza par tous les moyens. Celui-ci ne correspond pas au profil de président qu’ils veulent à la tête du Burundi.
En effet, le Burundi est un Etat souverain qui a des institutions légales. Sa Cour constitutionnelle dont aucun Burundais n’a contesté ou ne conteste son existence et ses missions a réglé juridiquement le problème qui était posé à savoir la contradiction entre l’accord politique de paix d’Arusha négociés par les différentes protagonistes burundais et la constitution en vigueur. De plus, la Cour de Justice de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est a, sur saisine des anti-Nkurunziza, donné raison à ce dernier.
Dans le cas de notre pays, il s’agit de la violation caractérisée de la constitution alliée à une mise en scène du régime : les pseudos pétitions des Rwandais exhibées sur les télévisions des pays occidentaux.
Or, ceux qui ont vilipendé les autorités burundaises et pris des sanctions à leur endroit observent le silence de cathédral sur la violation de notre constitution par Kagame alors qu’ils savent qu’à moyen terme les agissements de ce dernier sont lourds de conséquences pour le Rwanda et les Rwandais.
Le représentant de l’Union Européenne ici au Rwanda s’est même permis de déclarer publiquement que Kagame a droit de réviser la constitution et donc de s’autoproclamer président à vie et corrélativement transformer la République Rwandaise en une monarchie absolue de fait. Ses déclarations n’ont pas été infirmées par supérieurs hiérarchiques.
Le silence des sponsors de Kagame sur ses méfaits valent approbation. Un menteur fini par être attrapé. Les déclarations des autorités américaines est une mise en scène de mauvaise qualité. S’ils sont conséquents avec eux-mêmes, alors qu’à côté de Kagame, Assad, Président syrien, qualifié de criminel, despote et diable en chef par Obama et Hollande est un nain, en l’espèce, ils devraient prendre les mesures que celles prises contre le président syrien et son pays. Les faits prouvent le contraire. Leurs masques sont tombés.
Il appartient aux Rwandais de comprendre que c’est à eux de se prendre en charge et de mettre hors d’état de nuire le tyran. Leurs postérités ne pourront jamais leur pardonner pour leur inertie.
Face à un despote sanguinaire, le débarquer requiert la possession d’un sens profond d’honneur et de dignité d’une part et du courage d’autre part. Il faut donc des sacrifices. C’est une condition sine que non.
L'action du Peuple Burkinabé contre un président despotique qui entendait s'autoproclamer président à vie en est l'exemple dont les Rwandais pourraient s'inspirer.Par ailleurs, Ingabire Umuhoza Victoire a donné l’exemple du courage, de l’honneur et de dignité.Elle devrait être la lumière pour les Rwandais. Elle est déjà entrée dans l’histoire de notre pays et sera étudiée par les générations futures. Il faut marcher sur ses traces.