Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 05:13

CALLIXTE MBARUSHIMANA libéréAFP, le 16 décembre 2011


La majorité de la Chambre a conclu qu'il n'y avait pas suffisamment d'éléments de preuve donnant des motifs substantiels de croire que Callixte Mbarushimana pouvait être tenu pénalement responsable de huit chefs de crimes de guerre et de cinq chefs de crimes contre l'humanité portés contre lui par le Procureur, ont ajouté les juges.


Le secrétaire exécutif des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) avait été arrêté le 11 octobre 2010 à Paris où il vivait depuis 2002, en vertu d'un mandat d'arrêt de la CPI. Il avait été transféré à La Haye le 25 janvier.


Il était soupçonné de cinq crimes contre l'humanité (meurtre, torture, viols, actes inhumains et persécutions) et de huit crimes de guerre (meurtres, tortures, viols, mutilations, traitements inhumains, destruction de biens, attaques contre la population civile et pillages).


http://www.romandie.com/news/n/_Rwanda_Charges_contre_Mbarushimana_pas_confirmees_liberation_ordonnee161220111812.asp

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Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 19:29

PARIS, France, 14 décembre 2011/African Press Organization (APO)/ — L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, un programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), dénonce la décision de fermeture du siège de la Liprodhor mise à exécution le 3 novembre 2011 par les autorités administratives du district de Nyarurenge.

Le 27 janvier 2011, dans un courrier reçu par le bureau exécutif de la Ligue rwandaise pour la promotion et la défense des droits de l’Homme (Liprodhor), le secteur[1] de Nyamirambo, district de Nyarugenge (Kigali), a menacé le siège de l’organisation de fermeture au plus tard le 21 juin au motif que la propriété où se trouvent les bureaux de la Liprodhor est conçue exclusivement pour un usage résidentiel. La Liprodhor utilisait ces locaux comme bureaux depuis le 31 décembre 2002, date à laquelle l’ONG avait acheté cette propriété.

Une lettre du district de Nyarugenge, reçue le 22 mars, faisant référence à une décision du comité de sécurité de la ville de Kigali, réuni le 23 décembre 2010, a réitéré l’injonction de fermeture des bureaux de la Liprodhor au plus tard le 30 juin, tout en soulignant la possibilité pour l’organisation d’adresser une requête au district de changement d’usage de la propriété afin d’y conserver son siège.

Cette requête a été effectuée le 6 avril et a été suivie le 14 du même mois par la visite dans les locaux de la Liprodhor d’une commission ad hoc, composée de représentants du district Nyarugenge, du ministère de l’Administration locale, du ministère de l’Infrastructure, de la Commission nationale des terres et de la Fédération du secteur privé.

Le 1er août 2011, une deuxième lettre du district de Nyarugenge a ordonné cette fois sans délai la fermeture des bureaux de l’organisation au prétexte qu’elle menait « des activités commerciales » contraires à l’usage normal de la propriété. Il est à noter que la aire du district de Nyarugenge ainsi que son mari sont d’anciens membres de la Liprodhor, soupçonnés d’avoir infiltré l’organisation au nom des autorités et qui l’ont quittée en juin 2007.

La Liprodhor a déposé en date du 16 août 2011 un recours administratif en annulation de la décision du district, une procédure demeurée sans suite à ce jour.

Le 3 novembre 2011, conformément à la décision du district, le siège de la Liprodhor a été fermé, les portes cadenassées, le matériel de bureaux et la documentation restant à l’intérieur.

Cette fermeture intervient dans un contexte où les autorités rwandaises bafouent la liberté d’expression en s’attaquant à toute personne ou organisation dénonçant les violations des droits humains commises dans le pays et où les incriminations fallacieuses de divisionnisme et d’atteinte à la sûreté de l’Etat pénalisent toutes les critiques formulées à l’encontre du pouvoir.

L’Observatoire considère que la procédure administrative ayant conduite à la fermeture des bureaux de la Liprodhor s’apparente à du harcèlement, uniquement motivé par l’objectif de réduire au silence une organisation indépendante de défense des droits de l’Homme au Rwanda, et rappelle que les libertés d’association et d’expression sont garanties par la Constitution rwandaise et les conventions internationales de protection des droits de l’Homme, lesquelles engagent les autorités nationales.

L’Observatoire appelle par conséquent les autorités concernées à prendre en compte la demande de la Liprodhor de changement d’usage de la propriété, à réviser leur décision administrative et à ré-ouvrir les bureaux de la Liprodhor.

[1] Le district est une entité administrative du Rwanda, subdivision de chacune des cinq provinces du pays. Chaque district est divisé en secteurs.

SOURCE 

International Federation of Human Rights (FIDH)

http://appablog.wordpress.com/2011/12/14/rwanda-une-ong-de-defense-des-droits-de-lhomme-interdite-dutiliser-ses-locaux/

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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 17:01

By RDTJ (Rwandan Platform for Dialogue, Truth and Justice)

Durban, South-Africa

Following the UN invitation of the Rwandan President Major General Paul Kagame as one of the revered speakers during the session of the International Conference on Climate Change (COP17), we, the Rwandan exiles living in South Africa call on the delegates and the International Community to listen to the silent cry of millions of Rwandans languishing under the tyranny of President Paul Kagame.

Download the full declaration

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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 16:28

HUMAN-RIGHTS-WATCH-LOGO.jpg Communiqué de Human Rights Watch

Ouganda/Rwanda : Il faut enquêter sur le meurtre d'un journaliste
(New York, le 6 décembre 2011) – Les autorités ougandaises devraient ouvrir une enquête efficace et transparente sur le meurtre d'un journaliste rwandais survenu le 30 novembre 2011, et identifier et traduire les responsables en justice, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Le gouvernement ougandais devrait également assurer la protection des journalistes rwandais et d'autres critiques du gouvernement rwandais qui vivent en Ouganda, a ajouté Human Rights Watch.

Charles Ingabire, rédacteur en chef de la publication en ligne Inyenyeri News et critique virulent du gouvernement rwandais, a été abattu de deux balles dans la poitrine alors qu'il sortait d'un bar dans le quartier de Bukesa-Kikoni Makerere à Kampala tard dans la nuit. Des amis ont indiqué à Human Rights Watch qu'il fréquentait régulièrement ce bar et s’y était rendu ce soir-là pour rencontrer des amis.

Un porte-parole de la police ougandaise a déclaré aux médias que la police avait ouvert une enquête sur la mort de Charles Ingabire et que deux personnes étaient retenues pour interrogatoire.

« La persécution des détracteurs du gouvernement peut dépasser les frontières du Rwanda », a déclaré Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch. « Nous craignons pour la sécurité des autres journalistes exilés et des opposants au gouvernement, dans le sillage du meurtre de Charles Ingabire. »
La police ougandaise devrait explorer toutes les pistes dans la recherche des meurtriers de Charles Ingabire et renforcer les mesures de protection pour les autres réfugiés rwandais, a insisté Human Rights Watch.

Charles Ingabire, âgé de 31 ans, était un rescapé du génocide de 1994 au Rwanda. Il avait travaillé comme journaliste au Rwanda, mais avait quitté le pays en 2007 et avait obtenu le statut de réfugié en Ouganda. Alors qu’il vivait en Ouganda, il a contribué au journal Umuvugizi, une des publications les plus virulentes du Rwanda.
Umuvugizi a été suspendu en 2010 par le Haut Conseil des Médias, une institution contrôlée par le gouvernement rwandais. Jean-Léonard Rugambage, un autre journaliste d’Umuvugizi, a été assassiné dans la capitale rwandaise, Kigali, en juin 2010. Son rédacteur en chef, Jean-Bosco Gasasira, a fui le Rwanda en 2010 après de nombreuses menaces contre sa sécurité.

Après la suspension d’Umuvugizi, Charles Ingabire est devenu le rédacteur en chef d'un journal en ligne, Inyenyeri News, qui a souvent publié des articles critiques à l’égard du président du Rwanda, Paul Kagame, ainsi que du gouvernement rwandais et de l'armée. En peu de temps, le site semble avoir été infiltré, et son contenu a soudainement changé, dépeignant le gouvernement de façon favorable. Les amis de Charles Ingabire ont déclaré qu'ils soupçonnaient des éléments proches du gouvernement de s’être emparés du journal en ligne. Charles Ingabire et ses collègues ont déplacé Inyenyeri News sur un nouveau site Internet et il a repris ses reportages critiques.
Des amis de Charles Ingabire ont affirmé à Human Rights Watch que celui-ci leur avait confié avoir été menacé à plusieurs reprises dans les mois qui ont précédé sa mort. Environ deux mois avant son meurtre, il a été attaqué et battu à Kampala, et son ordinateur volé. Les assaillants -- qu’il n’a pas reconnus -- lui ont dit qu'ils voulaient qu’il ferme son site Internet. Il a également reçu des menaces de mort anonymes par téléphone le sommant de cesser la rédaction d'articles critiques à l’égard du gouvernement.
Bien qu'il soit encore trop tôt pour tirer des conclusions quant au motif du meurtre de Charles Ingabire, sa mort s’inscrit dans un schéma de répression de journalistes indépendants, de membres de partis d'opposition et de militants de la société civile au Rwanda déjà bien documenté, a expliqué Human Rights Watch. Plusieurs journalistes, critiques et opposants du gouvernement au Rwanda, ont été arrêtés et détenus ou poursuivis en 2010 et 2011, et d'autres en dehors du pays ont été menacés à plusieurs reprises.
Les Rwandais vivant en Ouganda sont particulièrement exposés, étant donné la proximité géographique et les liens étroits entre les deux pays, selon Human Rights Watch. Les réfugiés rwandais à Kampala signalent fréquemment être menacés et suivis par des gens qu'ils pensent être des agents des services de renseignement rwandais.

Des attaques contre les opposants et les critiques ont également eu lieu dans des endroits plus éloignés. En juin 2010, le général Kayumba Nyamwasa, un ancien chef d'état-major de l'armée rwandaise, a échappé de justesse à un attentat en Afrique du Sud. Kayumba Nyamwasa était autrefois un proche allié du président Kagame, mais est désormais un opposant en exil très virulent à l’encontre du gouvernement. En mai, deux Rwandais vivant au Royaume-Uni ont été avertis par la police métropolitaine de Londres qu’il existait des menaces contre leur sécurité émanant du gouvernement rwandais.

« Le gouvernement rwandais affirme fréquemment son engagement envers la démocratie et la liberté d'expression », a conclu Daniel Bekele, « mais ces déclarations sont creuses si ceux qui critiquent le gouvernement sont menacés et attaqués. Le pouvoir judiciaire rwandais devrait coopérer pleinement avec ses homologues ougandais pour découvrir la vérité sur le meurtre de Charles Ingabire. »

Pour consulter d’autres rapports de Human Rights Watch sur le Rwanda, veuillez suivre le lien :

http://www.hrw.org/fr/africa/rwanda

Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter :
À Londres, Carina Tertsakian (anglais, français) : +44-7903-503297 (portable)

À Paris, Jean-Marie Fardeau (français, anglais, portugais): +33-6-45-85-24-87 (portable); ou fardeaj@hrw.org

 

À New York, Daniel Bekele (anglais, amharique : +1-212-216-1223; ou +1-917-385-3878 (portable)

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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 15:29

RWANDA NATIONAL CONGRESS

Press release

RWANDASECURITY OPERATIVES ASSASSINATE A RWANDAN JOURNALIST IN KAMPALA, UGANDA

On Friday 2nd December 2011, Andrew Bagala of the Monitor Newspaper in Uganda reported that the editor of Rwanda’s Inyenyeri news Charles Ingabire who had sought refuge in Uganda for political reasons was shot dead at a Kampala pub. Kampala Metropolitan Police spokesperson Mr Ibin Ssenkumbi confirmed the murder. On Sunday 4th December 2011, Andrew Bagala again reported in the Monitor that mourners at the requiem of Ingabire funeral were hiding their faces.  Andrew Bagala further reported ‘One by one, the mourners walked into the Evangelical Restoration Church in Bakuli many avoiding eye contacts with strangers and only speaking in hushed tones. Several mourners we spoke to alleged being persecuted by government back home but none wanted their photographs to be taken or identities revealed. Among the mourners were men in civilian clothes, most of whom had security gadgets. The men could be seen communicating on walkie talkies as the service went on. Ingabire had earlier fled Rwanda for Uganda for fear that his life was in danger for being critical of Rwanda President Paul Kagame and his government. No Rwandan official attended the funeral’.

Charles Ingabire tried to rebuild his life after the genocide almost all members of his family but as reported by Giles Muhame in Chipreports of 2nd December 2011 that before he fled to exile in Kampala, Ingabire founded Ongera Micro-Finance in Kigali which quickly realised profits. According to the report, ‘First Lady Jeanette Kagame developed interest in the financial institution.  Ingabire did not want state interference. Gradually, state machinery cracked hard on the institution and brought it on its knees. Fearing for his life, Ingabire took off to Kampala. Sources in Rwanda say days before he fled Kigali, Rwanda intelligence wanted to jail him for “using names of high government personalities to get money from European Countries to fund his micro-finance.”

Rwanda National Congress (RNC) condemns in the strongest terms possible, the heinous and cowardly policy of political assassination employed by President Paul Kagame to terrorize and silence all his critics and Rwandan in general. Over the years, President Paul Kagame has used assassinations, forced disappearances and imprisonment as a policy of sustaining himself in power. The Rwandan people both at home and abroad are living under a state of terror. Rwanda has become an Army with a state.  It is an understatement to describe Rwanda as a police state in view of the fact that state agents arbitrary arrest, imprison and kill political opponents with impunity. As rightly pointed out by the  United States American Ambassador to the United Nations, Susan Rice, in her speech in the Rwandan capital that "Civil society activists, journalists, and political opponents of the government often fear organizing peacefully and speaking out. Some have been harassed. Some have been intimidated by late-night callers. Some have simply disappeared. The political culture in Rwanda under President Paul Kagame’s government "remains comparatively closed.”  Charles Ingabire is the latest victim to give credence to the observations by the top American diplomat.

Recently, Britain sternly warned President Paul Kagame of “grave consequences” once Rwandese exiles living in London were hurt. They had complained of persistent harassment by Rwanda spies.Since that time, the daily lives and activities of these individuals have been affected. Other Western governments have discretely advised Rwandans living in their countries that their lives are in danger from the Kigali regime’s operations to carry out assassinations through conventional and unconventional means.

Charles Ingabire was a survivor of the Rwandan genocide whom President Paul Kagame famously claims he saved from the Rwandan genocide. It is ironical that President Paul Kagame uses the genocide to claim high moral ground in foreign capitals while, at the same time, killing Tutsi survivors in and outside Rwanda. Other Tutsi survivors like Assiel Kabera,  former advisor to President Bizimungu, was gunned down in the capital Kigali by soldiers from the Presidential guard on account of having criticized President Paul Kagame.  While this is an open secret in Rwanda and the suspects in this crime include the notorious Kagame agents like Brigadier Jack Nziza who has been accused of various other assassinations, and  no action has been taken for the last eleven years. Like many others in the clique, he has prospered on impunity. Many Tutsi have died before, during and after the genocide of 1994 at the hands of Paul Kagame. Many have fled Rwanda only to be hunted down like their fellow country men and women, the Hutu. From the former king of Rwanda, King Kigeli Ndahindurwa who has been in exile for over five decades, to former speaker Joseph Sebarenzi  and the multiple assassination attempts on General Kayumba and Colonel Karegeya, it is clear the reign of terror is increasingly blind to ethnicity. Except for a few whom President Kagame has recruited and uses in his criminal activities, Tutsi in RPF and the Rwanda Defence Force are hostages, living in fear like the Hutu,  fleeing Rwanda daily, and waiting for deliverance from the regime of terror. To Kagame, all Rwandans are enemies unless proved otherwise. President Kagame is a predator of not only the Hutu but Tutsi as well.

The predatory and kleptocratic tendencies of the President’s family and his RPF party have forced many Rwandans to flee the country. The case of Charles Ingabire where ordinary citizens have been fled and been hunted down by powerful individuals in power is not an isolated one.  All Rwandan refugees live under fear, whether in refugee camps or cities.  For example, the Rwandan Embassy accounts in Belgium are now closed under a judicial order in a case instituted by Gaspard Gatera, a Rwandan refugee who was threatened with death by state agents in Kigali when he demanded payment for services rendered in a contract where he was involved with government departments.   Gaspard Gatera lives in fear in Belgium from state agents harassing him.  In view of the above President Paul Kagame cannot be absolved of neither the reasons that caused Charles Ingabire to flee his country nor the circumstances that led to his assassination. It is important to determine who directed and bank rolled Ingabire’s assassination.

 It is not surprising that President Paul Kagame who has ‘championed’ and benefited from the opaque perception of being a protector of the Rwandan genocide survivors is so quite in this matter.

The assassination of Charles Ingabire is meant to send the following messages:

First, President Paul Kagame is a relentless paranoid serial killer who will hunt any one and everywhere. This message is meant for all Rwandans, that they have nowhere to hide and should bear, embrace, and accept the dictatorship at home. The absence of a government representative (Embassy official) at the funeral when President Paul Kagame has been priding himself with the principal to protect Africans  by sending troops to Sudan is a glaring indictment of a regime that has lost the slightest sense of decency.

Second,  Uganda is an unsafe country and Rwandan criminal agents have a free reign in this country. The prompt burial and lack of any slight statement by any official of the government of Uganda sent a compelling and deafening message to the analogy of President Paul Kagame’s impunity in the region. The message to fellow Ugandan citizens is that for now the guns are turned to Rwandans. Tomorrow, the same guns will turn against them.

Third, and as always, the international community is impotent in President Kagame’s estimation. He expects, like he has always done, to get away with this latest but no last crime. Having assassinated many Rwandans and murdered millions of refugees under the protection of the United Nations High Commission for Refugees (UNHCR) in the DRC(See Mapping Report), it is inconsequential for him murdering another one in Uganda.

Rwanda National Congress condemns in the strongest terms possible this heinous act and calls on the International Community and the UNHCR in particular to suspend the cessation clause negotiations with the government of Rwanda. It is erroneous that the UNHCR continues to participate in an exercise that forces refugees to a country where the leadership is hunting and assassinating refugees in the countries of asylum.

In concluding her remarks while in Rwanda U.S. Ambassador Susan Rice reminded President Paul Kagame of his own words, “As President Kagame said, the uprising in Libya has already sent a message to leaders in Africa and beyond. It is that if we lose touch with our people, if we do not serve them as they deserve and address their needs, there will be consequences. Their grievances will accumulate-and no matter how much time passes, they can turn against you.”  President Kagame has lost touch with the Rwandan people, their needs, especially their right to life. Grievances among Rwandans have accumulated to unbearable and dangerous levels.  Consequence of President Kagame’s reign of terror include death, destruction, fear, and exile. The other consequence is that Rwandan people have turned against him.

President Paul Kagame is a known serial killer and mass murderer on rampage.The Rwanda National Congress would like to appeal to all Rwandans-Hutu, Tutsi and Twa-to join hands and end his bloody dictatorship. No matter how long it takes, Rwandan people shall win and the regime of terror shall lose.

Rudasingwa Theogene Dr. Theogene Rudasingwa

Co-ordinator

RwandaNational Congress

Washington, D.C,

USA

 

December 5, 2011

Par FRANCE-RWANDA TRIBUNE - Publié dans : Rwanda - Communauté : Afrique des Grands Lacs
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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 19:10

Le Burundi bascule dans la violence. Les attaques de villages et les assassinats ciblés se multiplient. Une nouvelle rébellion est née contre le régime du président Nkurunziza. Nos reporters ont rencontré le chef de ces rebelles dans les montages du Sud-Kivu. Pour la première fois, il a accepté de parler à des journalistes.

Par Pauline SIMONET

Ce jeudi 1er décembre est le premier jour de diffusion de notre Reporter sur la nouvelle rébellion et sur les tensions politiques au Burundi. Mais le signal de FRANCE 24 est soudainement brouillé dans le pays. Je reçois de nombreux appels de Burundais, frustrés. Les occasions sont si rares de voir des reportages sur leur pays dans les médias internationaux.

Cela fait plusieurs mois que j'y pensais. Le Burundi s'enfonce à petit feu dans une nouvelle guerre, mais on n'en parle pas. Ou si peu. Il faut bien le dire, le Burundi, niché au cœur de l'Afrique des Grands Lacs entre le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC) n'intéresse guère la communauté internationale. C'est l'un des plus petits pays du continent, son sous-sol ne recèle pas de grandes richesses et son rôle régional est limité. L'histoire tragique du Burundi n'a pas eu le retentissement médiatique du génocide et du conflit au Rwanda.

Lorsqu'une nouvelle rébellion se forme, le Fronabu Tabara, qui commence à diffuser des communiqués sur internet, je saisis l'occasion. Le conflit se matérialise. Un bon point de départ pour un reportage. Mais encore faut-il l'approcher, aller à sa rencontre. Il faudra plusieurs semaines de préparation. Les hommes en armes sont timorés, ils craignent de tomber dans un guet-apens.

Un contact est finalement établi. Les rebelles donnent leur accord. Mais ce n'est qu'une fois arrivés à Bujumbura début novembre que nous connaîtrons les détails de la rencontre. Elle aura lieu de l'autre côté du lac Tanganika dans l'Est de la RDC... Il faudra grimper dans les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu. C'est là que le nouveau groupe armé a installé sa base arrière.

Deux jours de marche

Nous devons rencontrer nos "passeurs" à Uvira, la ville jumelle de Bujumbura, côté congolais. Mais le départ est plusieurs fois reporté. Nous sommes en pleine période électorale en RDC, le président Joseph Kabila est en campagne dans la région... Les postes de militaires congolais se sont multipliés.

Difficile de passer inaperçue. Les téléspectateurs de FRANCE 24 me reconnaissent. Cela ralentira le passage de la frontière congolaise.

Après plusieurs échecs, nous voici de l'autre côté de la frontière en compagnie de nos guides, au pied des montagnes. Les rebelles sont à trois heures de marche, nous dit-on, on devrait arriver avant la tombée de la nuit. Je me rassure, le périple est à ma portée. Ce seront en fait deux longues journées de marche qui seront nécessaires pour arriver au point de rencontre. Sur des chemins escarpés, rocailleux, à pic. Nous dormons chez l'habitant. Première nuit dans un village bafulero, où l'on égorge un poulet pour accueillir les étrangers, accompagné de pâte de manioc. Au petit matin, on nous assure encore que nous toucherons au but trois heures plus tard… Il faudra une journée de plus pour y parvenir. La fatigue, l'impatience et la légère irritation qui nous tenaillent, face à l'incertitude de notre périple, sont largement compensées par la beauté, à couper le souffle, des paysages de ces Hauts-Plateaux Banyamulenge. Et par la rencontre passionnante avec ces familles de pasteurs Tutsis, d'origine rwandaise ou burundaise, installées dans cette région il y a plus d'un siècle à la recherche de pâturage.

Deuxième nuit dans les montagnes du Sud Kivu. Nous dormons dans un village banyamulenge à près de 2500 mètres d'altitude. Une plongée dans le passé. Ces populations ont gardé quasiment intactes les traditions de leurs ancêtres remontant à la période du "mwami", de la monarchie tutsi, au Rwanda et au Burundi...

Leurs habitations sont de grandes cases arrondies, surmontées d'un toit de paille. Les murs sont peints de formes géométriques avec une mixture surprenante : de la bouse de vache teintée de terre colorée noir, blanc, orange, jaune ou rouge. Les discussions au coin du feu se prolongent dans la nuit avec nos hôtes : les plus vieux parlent un français impeccable et nous racontent leurs difficultés, les attaques et les pillages récurrents des nombreux groupes armés installés dans la région, les moutons et les vaches qui manquent régulièrement à l'appel. Mais aussi l'histoire ancestrale de leur famille.

Soudain, retour forcé et brutal à la réalité. Alors que la nuit est déjà tombée depuis plusieurs heures, une vingtaine d'hommes en armes débarquent dans le village. Ce sont les rebelles que nous devons rencontrer.

Un grand reportage de Pauline SIMONET et Julien SAUVAGET.

http://www.france24.com/fr/20111202-burundi-ombre-guerre-groupes-armes-rebellion-tutsi-hutu-president-nkurunziza-reporter

Par FRANCE-RWANDA TRIBUNE - Publié dans : Burundi - Communauté : Afrique des Grands Lacs
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Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 20:45

Publié le vendredi 2 décembre 2011.

Charles-Ingabire.jpg

Charles Ingabire assassiné à Kampala par un commando de Paul Kagame

Reporters sans frontières apprend avec consternation que le journaliste rwandais Charles Ingabire, éditeur du site Internet Inyenyerinews.org, a été assassiné dans la capitale ougandaise Kampala, dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 2011. Très critique des autorités rwandaises, le journaliste était réfugié à Kampala depuis 2007.

"Nous présentons nos sincères condoléances à l’ensemble de ses confrères rwandais et exilés, choqués par cette triste nouvelle. S’il est encore un peu tôt pour déterminer qui en sont les responsables, ce meurtre vient rappeler que les journalistes rwandais en exil sont souvent en danger, spécialement à Kampala. En 2011, plusieurs d’entre eux avaient été agressés dans cette ville", a déclaré l’organisation.

"Il s’agit du deuxième journaliste rwandais tué en l’espace d’un an et demi, après le meurtre, à Kigali, en juin 2010, de Jean-Léonard Rugambage", a ajouté Reporters sans frontières.

Selon les premières informations, Charles Ingabire s’est présenté à un rendez-vous, le 30 novembre vers 22 heures, dans un bar de Kampala. Vers 2 heures du matin, le journaliste s’apprêtait à rentrer chez lui lorsqu’il a été abattu à bout portant par un inconnu circulant à bord d’un véhicule Pajero. Charles Ingabire a été touché par balle dans la poitrine et est mort sur le coup. Son corps se trouve à la morgue Mulago où une autopsie doit être pratiquée.

La police ougandaise a ouvert une enquête et a, selon le quotidien ougandais The Daily Monitor, procédé à deux arrestations pour interrogatoire.

Avant de prendre le chemin de l’exil et de créer Inyenyerinews.org, Charles Ingabire travaillait à Kigali pour le journal Umuco.

Le journaliste avait été plusieurs fois menacé, par téléphone, ou par l’intermédiaire de commentaires laissés sur son site. Il avait aussi été violemment agressé, à Kampala, il y a environ deux mois, par des inconnus qui lui avaient dit vouloir fermer son site Internet.

Photo : logo du site Inyenyerinews.org

http://en.rsf.org/uganda-rwandan-exile-journalist-gunned-02-12-2011,41504.html

Rwandan exile journalist gunned down in Kampala

Published on Friday 2 December 2011.

Reporters Without Borders is stunned to learn that Rwandan journalist Charles Ingabire, an outspoken critic of the Rwandan government and editor of the Inyenyeri News website, was gunned down in the early hours of yesterday in the Ugandan capital of Kampala, where he had lived in exile since 2007.

“We offer our sincere condolences to his fellow journalists in Rwanda and in exile, who are shocked by this terrible news,” Reporters Without Borders said. “While it is still too soon to say who is responsible for his murder, we point out that exiled Rwandan journalists are often in danger, especially in Kampala, where several of them have been physically attacked this year.

“This is the second murder of a Rwandan journalist in the past 18 months, following that of Jean-Léonard Rugambage in Kigali in June 2010.”

According to initial reports, Ingabire was shot at point-blank range by an unidentified person in a Pajero car at around 2 a.m. as he left a Kampala bar to which he had gone four hours earlier to meet a friend. He was hit in the chest and died on the spot. His body is now in the Mulago morgue, where an autopsy is to be carried out.

The Ugandan police are investigating the murder and, according to the Kampala-based Daily Monitor, have arrested two persons in order to question them.

Before fleeing Rwanda and launching Inyenyeri News, Ingabire worked for the Kigali-based newspaper Umuco.

He had been threatened several times in phone calls and comments left on his website. He was also physically attacked about two months ago in Kampala by unidentified assailants, who said they wanted his website closed down.

 

Photo : logo of the Inyenyeri News website.

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Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 21:10

TPIR-LOGO.gif Arusha, 30 novembre 2011 (FH) -

Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), créé par une résolution du Conseil de sécurité de novembre 1994, aura coûté aux Nations Unies 1,6 milliards de dollars au 31 décembre prochain, date théorique de la clôture de ses travaux en première instance, apprend-on de source officielle.

« Le coût estimatif du TPIR depuis son démarrage, de 1995 à décembre 2011, est d'environ 1.644.759.300  dollars », a indiqué mercredi matin à l’agence Hirondelle, le porte-parole du tribunal Roland Amoussouga, sans entrer dans le détail.  

Selon la résolution 955, le TPIR, dont le siège se trouve à Arusha, en Tanzanie, a pour  mandat de poursuivre les auteurs présumés du génocide et autres violations graves du droit international humanitaire commis sur le territoire rwandais, ainsi que les citoyens rwandais présumés responsables de telles violations commises sur le territoire d'Etats voisins du Rwanda en 1994.

Le TPIR a son siège à Arusha en Tanzanie, mais il a également des bureaux à Kigali, essentiellement pour les enquêtes, et à La Haye aux Pays Bas, pour les procédures devant la chambre d'appel.

Le tribunal est constitué de trois organes: les chambres, y compris une chambre d'appel, le bureau du procureur en charge des enquêtes et des poursuites, et le greffe responsable de l'administration ainsi que de l'appui aux chambres et aux parties.

Le TPIR gère par ailleurs son propre quartier pénitentiaire, situé à l’intérieur de la prison tanzanienne d’Arusha.

Toutes les équipes de défense qui comprennent généralement un minimum de deux avocats et un enquêteur par accusé, sont payées par le greffe. Les accusés, tous considérés comme incapables de se payer les services d’un défenseur, bénéficient d’une aide judiciaire.

Même si le tribunal a commencé à s’installer en 1995, son premier procès n’a démarré que le 9 janvier 1997, avec l’affaire Jean-Paul Akayesu.

Le jugement est tombé le 2 octobre 1998. Reconnu coupable de génocide, incitation directe et publique à commettre le génocide et de viol entendu comme acte de génocide, Akayesu, ancien maire d’une commune du centre du Rwanda, a été condamné à l'emprisonnement à vie.

ER/GF
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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 15:14

La Haye, 17 novembre 2011 (FH) - Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) a délivré un mandat d’arrêt à l’encontre de Florence Hartmann, porte-parole de la procureure Carla del Ponte de 2000 à 2006. Ce mandat d’arrêt a été adressé aux autorités françaises le 16 novembre et n’a pas encore été exécuté.

Florence-Hartman.jpg Ancienne journaliste au Monde, Florence Hartmann avait été reconnue coupable d’outrage à la Cour en septembre 2009 et condamnée à verser 7.000 euros d’amende. Faute d’avoir reçu le montant de l’amende, les juges du TPIY ont converti la peine en sept jours de prison.

Florence Hartmann n’a pas strictement refusé de payer, mais a versé le montant de l’amende sur un compte bancaire ouvert au nom de son comité de soutien. Elle a ensuite invité le greffe du tribunal à saisir les autorités françaises pour pouvoir récupérer les 7.000 euros. Par cette procédure, l’ex-employée du tribunal souhaite que des juges, indépendants du tribunal, se penchent sur son affaire.

Interrogée par téléphone, Florence Hartmann explique qu’elle se « battra devant toutes les instances judiciaires pour faire réviser ce jugement, qui est une honte pour la justice ». Elle estime que la procédure n’a pas été régulière et viole la convention européenne des droits de l’homme. Mais après la procédure d’appel, les tribunaux pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda ne prévoient aucun recours supérieur.

La France est désormais confrontée à deux obligations contradictoires, affirme-t-elle. Obligé de coopérer avec le tribunal, Paris serait en contradiction avec la convention européenne des droits de l’homme si le mandat d’arrêt était exécuté.  
L’ancienne porte-parole n’a pas été condamnée pour avoir divulgué des documents, ou intenté à la sécurité des témoins, mais pour avoir rendu publique l’existence de deux ordonnances confidentielles, dans son livre «Paix et châtiment », publié en septembre 2007.  « Ce sont les juges visés dans mon livre qui m’ont jugé », explique-t-elle. Par ces ordonnances, le tribunal offrait des garanties de confidentialité à la Serbie. Forte de ces assurances, Belgrade avait accepté de coopérer et remis au procureur du tribunal des documents qui, selon Florence Hartmann, prouvaient la responsabilité directe du régime de Milosevic dans le massacre de Srebrenica.

Ces documents avaient pu être utilisés comme pièces à conviction dans plusieurs procès. Mais puisqu’ils étaient confidentiels, la Bosnie-Herzégovine n’avait pas pu obtenir ces pièces pour faire valoir ses droits dans le cadre d’une plainte pour génocide déposée contre la Serbie devant la Cour internationale de Justice, une autre instance judiciaire de l’Onu, chargée de régler les différends entre Etats.

Depuis sa création par le Conseil de sécurité des Nations unies en mai 1993, le TPIY a poursuivi pour « outrage » vingt-deux personnes, dont Mme Hartmann. Pour sa part, le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a jugé deux affaires du genre, dont l'une impliquait un avocat rwandais. Selon de bonnes sources au TPIR, d'autres poursuites pour outrage au tribunal pourraient s'ouvrir l'année prochaine.

 
SM/ER/GF
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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 14:56

Paris, 18 novembre 2011 (FH) – Alors que les personnels concernés en demandaient six, quatre juges d'instruction seront affectés exclusivement au pôle judiciaire spécialisé dans l'instruction des crimes les plus graves au Tribunal de grande instance de Paris d'ici à son inauguration en janvier 2012, a annoncé vendredi à l'agence Hirondelle le ministère de la Justice.
Après l'adoption définitive par l'Assemblée nationale, mercredi 16 novembre, de la loi prévoyant la création de ce pôle judiciaire spécialisé compétent pour "les crimes contre l'humanité, les crimes et délits de guerre et les actes de torture", les moyens qui lui seront alloués ont été dévoilés.

"La Chancellerie va affecter au TGI de Paris deux juges d'instruction en plus des [deux] magistrats actuellement en poste dans cette juridiction, un magistrat du parquet, deux greffiers et un fonctionnaire de greffe de catégorie C, et six assistants spécialisés détachés du ministère des Affaires étrangères", décrit Bruno Badré, le porte-parole du ministère de la Justice.

"Le principe du pôle, c'est que les magistrats qui le composeront ne se consacreront qu'à cette activité-là", précise-t-il, ajoutant que les moyens budgétaires affectés ne sont pas encore rendus publics.

Quatre juges d'instruction étaient déjà en charge au TGI de Paris, en tandem et depuis plusieurs années, des dossiers impliquant les crimes les plus graves. Dorénavant, ils vont pouvoir s'y consacrer à plein temps. Ainsi en mai dernier, ces juges comptaient encore sur leurs bureaux, en plus des 20 dossiers rwandais, un total de 340 autres dossiers à gérer, qui concernaient 144 personnes en détention.

Début juillet à Paris, les services concernés par la création du pôle spécialisé avaient demandé la création de six postes de magistrats à temps plein, d'autant de greffiers, et de trois ou quatre assistants de justice spécialisés.

Annoncé par l'ancien chef de la diplomatie française Bernard Kouchner le 7 janvier 2010, jour de la visite qu'il rendait à Kigali pour marquer la reprise des relations diplomatiques avec le Rwanda, ce nouveau pôle spécialisé devra s'occuper en priorité de la vingtaine de dossiers rwandais actuellement ouverts devant le tribunal de Paris.

Il regroupera à Paris toutes les affaires instruites en France sur les crimes contre l'humanité (qui comprennent dans la législation française celui de génocide), les crimes de guerre et les actes de torture, et aura des pouvoirs d'investigation équivalant à ceux de l'actuel pôle spécialisé en matière de criminalité organisée et de terrorisme.
En particulier, les juges d'instruction du nouveau pôle vont pouvoir, "dans le cadre d’une commission rogatoire internationale adressée à un État étranger, […] avec l’accord des autorités compétentes de l’État concerné, procéder à des auditions sur le territoire de cet État", indique la nouvelle loi.

"C'est une excellente nouvelle : on va enfin pouvoir entendre nous-mêmes les témoins sur place au Rwanda", se félicitait lors du premier vote de la loi à l'Assemblée nationale, le 4 juillet dernier, la juge d'instruction Fabienne Pous, qui travaille depuis huit ans sur des dossiers rwandais.

De janvier 2010 à juillet 2011, la juge française a pu effectuer sept déplacements au Rwanda avec des enquêteurs de la section de recherche de la gendarmerie parisienne, dans le cadre notamment de deux dossiers transférés il y a quatre ans à la France par le tribunal d'Arusha – l'abbé  Wenceslas Munyeshyaka et l'ancien préfet de Gikongoro (Sud), Laurent Bucyibaruta.

Prévu pour absorber l'ensemble des plaintes déposées en France relevant de crimes graves internationaux, la compétence du pôle va largement dépasser le Rwanda. Il va également hériter du dossier ouvert pour viols contre des militaires français de l'opération Turquoise au Tribunal aux armées de Paris, dont les procédures seront transférées au 1er janvier 2012.

FP/GF  
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