Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 04:35

Victoire Ingabire Umuhoza candidate

Par LAURENT D'ERSU
La Croix du 5 février 2010

Arrivée au Rwanda en janvier pour être candidate à la présidentielle, Victoire Ingabire fait l’objet d’intimidations

Elle est un caillou dans la chaussure du président Paul Kagame. Victoire Ingabire, présidente d’une coalition d’opposition rwandaise, a été agressée mercredi alors qu’elle venait effectuer une démarche administrative à Kinyinya, au nord de Kigali. La responsable politique n’a pas été blessée, mais elle affirme s’être fait arracher son sac à main, contenant son passeport et la carte d’identité qui lui avait été délivrée la veille. En revanche, un de ses accompagnateurs a été roué de coups, lui « causant des contusions graves aux côtes et aux jambes », selon les Forces démocratiques unifiées (FDU).

La coalition d’opposition a dénoncé « un acte imputable à l’État car organisé dans l’enceinte même des bâtiments de l’administration grâce à un guet-apens sciemment tendu par un officiel ». Le quotidien officiel rwandais, The New Times, a présenté l’incident comme une réaction spontanée de citoyens, contrariés que Victoire Ingabire les double dans la queue.

Un « harcèlement diffamatoire et incendiaire »

Le 22 janvier, celle qui souhaite être candidate à la présidentielle du 9 août avait dénoncé le « harcèlement diffamatoire et incendiaire » entretenu par la presse à son égard. Il faut dire que, dès son retour au Rwanda après seize ans d’exil, elle a brisé un tabou. Visitant le mémorial du génocide de Kigali, Victoire Ingabire a estimé qu’il honorait uniquement « les victimes tutsies du génocide » de 1994. « Il y a aussi des Hutus qui furent victimes de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, qui ne sont pas évoqués ni honorés ici », a-t-elle déclaré.

Aujourd’hui, les crimes commis à l’encontre de Hutus par le Front patriotique rwandais (FPR) après sa prise du pouvoir, au Rwanda et au Zaïre voisin (aujourd’hui RDCongo), restent un sujet brûlant.

D’où la réaction menaçante du gouvernement, par la voix du ministre de la sécurité intérieure : « Il n’y a personne qui soit au-dessus des lois et nous ne tolérons pas l’impunité, a déclaré Cheikh Moussa Fazil Harerimana. Si (Victoire Ingabire) croit que le fait d’espérer devenir candidate à la présidentielle lui donne le droit d’enfreindre la loi, alors elle s’est trompée d’endroit. »

Outre l’incident de mercredi, la candidate est soumise à des pressions : le 28 janvier, le gouvernement a fait savoir que sa mère avait été condamnée par contumace à trente ans de prison pour avoir participé au génocide, sans préciser la date ni le lieu de cette condamnation. À sept mois de la présidentielle, à laquelle la candidature du président Kagame fait peu de doute, Victoire Ingabire n’est pas au bout des embûches que le pouvoir lui réserve.

 

 

Par JMV Ndagijimana - Publié dans : Rwanda - Communauté : Afrique des Grands Lacs
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 11:49
Le camp Kanombe n’est pas le lieu de départ des missiles qui ont abattu le Falcon 50 de Habyarimana.

 

Par Major Pilote Jacques Kanyamibwa

Kanyamibwa.jpg

La commission Mutsinzi qui se dit d’experts indépendants a été mise en place par le gouvernement Rwandais afin de faire la lumière sur l’attentat qui a couté la vie au Président Habyarimana, son homologue Burundais, leurs suites ainsi que l’équipage français; afin que les auteurs soient traduit devant la justice.

 

Dans son rapport, la commission a conclu que l’attentat a été commis par des extrémistes des FAR et que les tirs de missiles ont été effectués à partir du camp Kanombe ou aux alentours de la résidence du Président Habyarimana, ce qui est dans les deux cas impossible.


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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 05:35

OBAMA.jpg Lu sur Medias France Libre

Traité de Lisbonne:"Obama ne s’y retrouvait plus dans les multiples présidents européens Mercredi, 03 Février 2010 07:29

Premier effet du traité de Lisbonne : le porte-parole de la Maison Blanche, Philip Crowley, a annoncé hier que le président américain ne se rendrait pas au sommet Union Européenne/Etats-Unis qui devait avoir lieu à Madrid les 24 et 25 mai.

Officiellement, parce que Barack Obama s’est déjà « rendu plusieurs fois en Europe l’année dernière », selon Crowley.

[...Plus sérieusement sans doute, le porte-parole a expliqué qu’Obama ne s’y retrouvait plus dans les multiples présidents européens ...]

Le problème est qu’il s’agit d’un sommet annuel et que son but est justement de réunir régulièrement les dirigeants des deux ensembles économiques. Plus sérieusement sans doute, le porte-parole a expliqué qu’Obama ne s’y retrouvait plus dans les multiples présidents européens : Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, José Manuel Durao Barroso, le président de la Commission, et José Luis Rodriguez Zapatero, le premier ministre espagnol en charge de la présidence tournante de l’Union européenne. Sans compter Catherine Ashton, le chef de la diplomatie européenne, qui a aussi son mot à dire… « Nous continuerons d’avoir des rencontres UE-Etats-Unis de haut niveau, mais cela va prendre un peu de temps pour voir exactement dans quel cadre ces rencontres auront lieu ».

On comprend l’agacement de la Maison Blanche, elle qui espérait que l’Europe disposerait enfin d’un numéro de téléphone unique (lire l’article du Wall Street Journal de ce jour) grâce au traité de Lisbonne. En théorie, les sommets bilatéraux entre l’UE et les pays tiers devraient désormais être organisés à Bruxelles et réunir uniquement le président du Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement, Herman Van Rompuy, et le dirigeant étranger.

Mais c’était sans compter sur l’ambition des hommes. Zapatero n’a pas admis ce changement et a voulu organiser les sommets bilatéraux en Espagne, les présider, accueillir les chefs de gouvernement des pays tiers en bas de la passerelle et figurer sur la photo de famille. Même chose pour Barroso qui estime qu’il doit être présent pour les matières relevant des compétences exclusives de l’Union européenne, comme le commerce (il n’a pas tort). Résultat : une tension croissante entre les trois hommes et un Obama excédé par cette partie de ping-pong, chacun plaidant sa cause auprès de ses services. D’où sa bouderie.

Selon le quotidien espagnol de droite El Mundo, cité par l’AFP, le président Obama a été « contrarié » par la façon dont s’est déroulé le dernier sommet UE/États-Unis, en novembre dernier : « il y a eu tant de voix et si peu de résultats que le Président a écourté la réunion et envoyé au repas officiel son vice-président Joseph Biden », selon une source américaine citée par El Mundo.

Catherine Ashton, dans un entretien à l’AFP, estime que cette annulation n’est pas une « rebuffade » : il s’agit « d’un problème d’agenda » et ce sommet pourrait être reporté à la fin de l’année. Sous présidence belge, donc, à Bruxelles, et en présence du seul Van Rompuy. Cela s’appelle faire passer un message, ce que feint de ne pas comprendre Lady Ashton.

Source

Par JMV Ndagijimana - Publié dans : Diplomatie
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 04:29

Victoire Ingabire Umuhoza candidate
L’agression contre Mme Ingabire Victoire, Présidente des FDU-Inkingi est un lynchage organisé par le pouvoir de Kigali

Mme Victoire Ingabire Umuhoza, Présidente et Candidate des FDU-Inkingi à l’élection présidentielle rwandaise d’août 2010, accompagnée d’un membre de notre équipe, M. Joseph Ntawangundi ont été lynchés ce jour à midi dans l’enceinte de l’administration publique par une horde de malfaiteurs agissant sur commande du pouvoir.

Un bref rappel des faits

En fin de matinée Madame Victoire Ingabire Umuhoza a été appelée par l’exécutif responsable du secteur administratif de Kinyinya, dans le district de Gasabo, Monsieur Shema. Il l’invitait de venir retirer des documents administratifs lui permettant de faire la demande des extraits du casier judiciaire d’elle-même et de son équipe.

Au moment d’entrer dans le bureau de l’exécutif, ils furent happés par une horde de jeunes qui commença à les rouer de coups. Mme Victoire Ingabire Umuhoza a réussi à se réfugier in extremis dans un lieu sûr et a pu être évacuée par son chauffeur. Dans sa fuite, à la recherche d’un abri, elle s’est vue arracher son sac à mains dans lequel figuraient son passeport ainsi que la carte d’identité qui lui avait été délivrée la veille. Mr Joseph Ntawangundi qui s’était entreposé pour permettre à la Présidente des FDU Inkingi de s’échapper des agresseurs est resté dans les mains de ces derniers, lesquels ont continué à le tabasser, lui causant des contusions graves dans les côtes et aux jambes.

La police appelée immédiatement au secours par le chauffeur n’est arrivée que tardivement très longtemps après les faits. Elle l’a emmené dans un lieu inconnu et ne le relâcha qu’une heure plus tard. Il est arrivé à son domicile torse et pieds nus, d’où il vient d’être acheminé en urgence à l’hôpital Roi Fayçal.

Considérations

Il n’est point de doute de dire que cette agression contre des opposants politiques rentrés dans leur pays pour y mener une lutte démocratique pacifique est un acte imputable à l’Etat car organisé dans l’enceinte même des bâtiments de l’Administration grâce à un guet-apens sciemment tendu par un officiel, à savoir l’exécutif du secteur administratif de Kinyinya.

Cette agression vient en outre après une campagne intense d’intimidation, de diabolisation et de lynchage médiatique orchestrée contre Mme Victoire Ingabire Umuhoza et son équipe, depuis notre retour au Rwanda en date du 16 janvier 2010, d’abord par une presse partisane, ensuite par les médias de l’Etat, à savoir la Radio et la Télévision nationales.

Les FDU-Inkingi condamnent avec force cet acte d’agression commis par les autorités rwandaises à l’endroit des personnes qu’elles sont plutôt censées protéger. Elles exigent que toute la lumière soit faite sur cet incident majeur afin que tous les responsables qui ont participé à la préparation et à l’exécution de l’agression contre la Présidente de l’organisation et les membres de son équipe soient déferrés devant la justice et sanctionnés conformément à la loi.

Les FDU-Inkingi prennent à témoin le peuple rwandais et la communauté internationale pour les actions de dégradation du climat politique commis depuis notre arrivée par l’Etat rwandais. Elles lui demandent de renoncer à la violence politique, d’assurer pleinement la sécurité de l’équipe  dirigeante et de s’engager résolument dans un processus politique pacifique, lequel est le mieux à même de faire face aux grands enjeux de paix, de réconciliation, de liberté et de démocratie dont le Peuple a tant besoin.


Fait à Kigali, le 03 février 2010

FDU-Inkingi
Bureau de la Présidente, Madame Victoire Ingabire Umuhoza

 

Par JMV Ndagijimana - Publié dans : Politique - Communauté : Afrique des Grands Lacs
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 04:10

Le rapport Mutsinzi sur l’attentat contre l’avion du Président Habyarimana

Une propagande politique ou un appel à une enquête internationale indépendante ?

Par Enoch Ruhigira, Directeur de Cabinet du Président Juvénal Habyarimana jusqu’au 6/4/1994

 

Quand le rapport de la commission Mutsinzi est sorti, certains média ont tout de suite loué la qualité du rapport, Braeckman dans le journal Le Soir (Belgique) et dans le journal Le Temps (Suisse), le journal Continental de décembre 2009, les radios comme la RFI et la BBC Gahuzamiryango, … Ces louanges m’ont poussé à lire le rapport, en espérant qu'enfin j’allais connaître la vérité sur l’élément qui a plongé le pays dans la catastrophe, dans le génocide.

Finalement, je me suis demandé si nous avions lu le même rapport ou si encore une fois nous assistions à l’art de l’intoxication médiatique et de l’opinion dont le régime de Kigali est passé pour maître.

Le rapport reste malheureusement dans la même logique du régime de Kigali de se choisir les témoins « sous influence », d’arranger les récits sans aucune relation et les forcer à dire une histoire cohérente, d’utiliser les éléments de sa propagande politique qu’il force aux autres de prendre comme vérité sous peine d’être accusé de génocidaire ou révisionniste, d’isoler les faits de leur contexte pour leur prêter d’autres intentions, de prendre les contre-vérités comme des faits…

 


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Par JMV Ndagijimana - Publié dans : Opinion/Point de vue - Communauté : Afrique des Grands Lacs
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