Vendredi 20 août 2010 5 20 /08 /2010 18:30

Agence Hirondelle

http://fr.hirondellenews.com/content/view/15426/326/

Arusha, 18 août 2010 (FH) - L'une des quatre salles d'audiences du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a été transformée en salle de réunion et de stockage depuis le début du mois, dans le cadre de la stratégie de fin de mandat de la juridiction.

Selon une résolution du Conseil de sécurité de fin juin, le TPIR doit terminer ses affaires en première instance au plus tard à la fin de l'année prochaine.

« Compte tenu du calendrier judiciaire des prochains mois, il a été estimé que les audiences dans les affaires pendantes pourraient se tenir dans trois salles d'audiences au lieu de quatre », a expliqué mercredi à l'agence Hirondelle, le porte-parole du TPIR, Roland Amoussouga.

Située au rez-de-chaussée de l'aile Kilimandjaro du Centre international de conférences d'Arusha (AICC), cette salle d'audience avait été surnommée « gacaca » (gazon, en langue rwandaise) en raison notamment, de son manque de système de retransmission des débats.

Le TPIR est, de loin, le principal locataire de l'AICC, qui, en plus de Kilimandjaro, compte deux autres ailes- Ngorongoro et Serengeti.

Au Rwanda, les juridictions gacacas (prononcer gatchatcha) qui approchent de l'heure du bilan, étaient chargées de juger, souvent en plein air, la presque totalité des auteurs présumés du génocide des Tutsis de 1994.

Cette quatrième salle d'audience du TPIR avait été aménagée en 2005 grâce à un financement de la Grande Bretagne et du Royaume de Norvège qui avaient débloqué respectivement 120,000 et 300,000 dollars américains, selon M. Amoussouga.

Dans le cadre de cette stratégie de fin de mandat, le tribunal a, par ailleurs, commencé le processus de compression progressive de son personnel.

A ce jour, cinq affaires impliquant 16 accusés sont en phase de délibération, quatre procès mettant en cause 5 personnalités sont ouvertes, alors que trois accusés, dont le pasteur pentecôtiste Jean Bosco Uwinkindi arrêté le 30 juin en Ouganda, attendent de comparaître.

 

 

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Jeudi 19 août 2010 4 19 /08 /2010 16:19

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Photo : Rose Kabuye, proche du président rwandais Paul Kagamé

Les juges antiterroristes Marc Trévidic et Nathalie Poux doivent se rendre à Kigali mi-septembre pour une mission d'expertise dans leur enquête sur l'attentat contre l'avion du président rwandais Juvénal Habyarimana en 1994, a-t-on appris vendredi de sources proches du dossier.

Les deux magistrats doivent arriver au Rwanda le 11 septembre et y rester une semaine. Ils seront accompagnés de cinq experts géomètre, en balistique, explosifs et incendie qui devront tenter de déterminer les conditions dans lesquelles l'attentat contre l'avion présidentiel a été opéré.

Le Falcon 50 qui transportait les présidents rwandais et burundais a été abattu alors qu'il s'apprêtait à atterrir à l'aéroport international de Kigali au soir du 6 avril 1994. Cet attentat est considéré comme le signal déclencheur du génocide qui a fait selon l'ONU plus de 800.000 morts, essentiellement parmi la minorité tutsie.

Les deux magistrats seront également accompagnés de policiers français et d'avocats représentants les familles des victimes, parties civiles dans l'enquête.

Mes Léon-Lef Forster et Bernard Maingain, avocats de plusieurs Rwandais visés par un mandat d'arrêt international délivré par les juges français, dont la directrice du protocole du président Paul Kagame, Rose Kabuye, doivent également se rendre sur place, selon ces sources.

L'origine des tirs est au coeur de l'enquête sur les responsabilités dans cet attentat. A ce stade, les enquêteurs français soupçonnent la rébellion tutsie du FPR, alors dirigée par l'actuel président Kagame.

Le gouvernement rwandais a de son côté mis en place une commission d'enquête qui a imputé la responsabilité de l'attentat aux extrémistes "Hutu Power" des Forces armées rwandaises (FAR).

Les experts commis par les juges antiterroristes devront rendre leur rapport en mars 2011.

 

Réaction de la Fondation IBUKABOSE-MEMOIRE POUR TOUS

Selon le rapport du juge antiterroriste français, l’arme utilisée dans l’attentat contre l’avion du président Juvénal Habyarimana a été identifiée. Son propriétaire aussi : le FPR de Paul Kagame. La chaîne de l'enquête s'est donc refermée sur Paul Kagame. Aucun doute n’est plus possible, à moins pour Paul Kagame et ses complices de prouver que le juge français et son équipe ont menti ou produit un faux en écriture. Le pays d’origine des missiles – la Russie - a confirmé les numéros de référence des missiles utilisés dans l’attentat. Le pays importateur - l'Ouganda en l’occurrence - a accusé réception de ces missiles, et ses officiels reconnaissent les avoir ensuite cédés à Paul Kagame. Pour boucler l’enquête, des officiers du FPR membres du Network commando avouent s’en être servi pour abattre l'avion. Le régime de Paul Kagame a eu tout le loisir de contre-vérifier le rapport sur l'origine desdits missiles. Pourquoi n'a-t-il pas démenti les témoignages des officiels ougandais confirmant que ces missiles venaient de leur arsenal acheté à l'Union soviétique ? Quelle preuve veut encore Paul Kagame ? Quelles autres preuves peuvent ramener du Rwanda les juges antiterroristes Marc Trévidic et Nathalie Poux, 16 ans après les faits, alors que Paul Kagame a eu le loisir de faire disparaître certains membres du Network commando ?

La Fondation IBUKABOSE MEMOIRE POUR TOUS est d’avis que les juges français devraient se concentrer sur ces éléments matériels - l’arme du crime - au lieu de tomber dans le piège facile des soi-disant experts britanniques travaillant pour le compte du président rwandais Paul Kagame.

Ambassadeur Jean-Marie Ndagijimana

Fondation IBUKABOSE-MEMOIRE POUR TOUS

 

 

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Jeudi 19 août 2010 4 19 /08 /2010 11:37

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Par le  Télégramme du 18 août 2010

 

Christine Ockrent et Bernard Kouchner, deux icônes du paysage médiatique et diplomatique.

Les « Thénardier ». Ainsi Nicolas Sarkozy, irrité par leur « voracité », désigne-t-il, aujourd’hui, le tandem mythique formé depuis trois décennies par Christine Ockrent et Bernard Kouchner.

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Jeudi 19 août 2010 4 19 /08 /2010 08:54

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L'ancien secrétaire général du FPR, ancien ambassadeur du FPR à Washington, Monsieur Théogène Rudasingwa qui vit en exil aux USA, a dénoncé le harcèlement et l'assassinat d'opposants politiques au Rwanda, la marginalisation politique de la majorité hutu et la corruption du régime de Paul Kagame. Dans une longue interview à la Voix de l'Amérique, cet ancien officier tutsi du Front Patriotique Rwandais a lancé un défi à Paul Kagame, suggérant que ce dernier accepte un débat public sur ces questions.

Pour regarder la vidéo de l'interview de Théogène Rudasingwa avec le journaliste Shaka Ssali de la Voix de l'Amérique (VOA-Straight talk Africa), cliquer ici

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Jeudi 19 août 2010 4 19 /08 /2010 07:14

Points focaux

La revue hebdomadaire de la presse rwandaise

N° 444 du 8 au 14 août 2010

 

Élections 2010 : Rendez-vous manqué de la démocratie

Les résultats de cette présidentielle sont tombés. Le FPR accapare tout l’espace politique avec encore un score de plus de 90% pour son candidat présidentiel, Paul Kagame. C’est triste ! Car ceci montre que le FPR va encore idéologiquement régner seul sur les citoyens. Le PSD récolte 5% des voix montre combien il occupe une place négligeable dans la psychologie sociale rwandaise. Le PL on n’en parle même pas. Avec quelque chose comme 1%, ce parti n’a d’autre choix que se confondre avec le FPR. Idéologiquement nul, il semble n’exister qu’en tant que club politique qui ne sait que tirer profit des calculs arithmétiques comme la règle de Trois composée à partir de la thèse de partage du pouvoir ; une idée vielle depuis 1994.

Un rendez-vous manqué dis-je. Ces résultats électoraux déséquilibrés montrent l’image de la conception du pouvoir en Afrique. En Afrique, le pouvoir ne se partage pas. Il est l’apanage d’un seul chef. Les institutions de Bretton Woods et les chancelleries occidentales forcent les dirigeants africains à partager alors que même dans la tête des citoyens électeurs, le dirigeant, surtout le leader suprême, est un homme qui a le droit de vie et de mort sur ses sujets. Les mentalités changent lentement, extrêmement lentement surtout que nos leaders actuels ne sont pas très enthousiasmés par ces changements démocratiques. La question est donc illustrée par les résultats affichés par les récentes élections qui sont une sorte de plébiscite du leader FPR, Paul KAGAME, reconduit généreusement à la magistrature suprême avec un score sans appel de quelques 92% de voix.

Le FPR et le président KAGAME témoignent donc du manque de volonté de gestion multi idéologique du pouvoir.

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