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Publié par IBUKABOSE

Par Hervé Cheuzeville.

Qu’il est difficile d’écrire sur le Rwanda ! Il y a quelques jours, je publiais un article exprimant mon indignation face à l’annonce de la visite en France du général-président Paul Kagame, prévue pour le 12 septembre prochain. Cet article, à ma grande surprise, a été repris par de nombreux sites, avec ou sans mon autorisation. Il a suscité des dizaines de commentaires, de la part de Rwandais ou de Français. Certains approuvaient mon analyse et mon indignation. D’autres me prenaient violemment à parti, m’accusant d’être un négationniste, un néocolonialiste et un partisan de la « Françafrique » cherchant à réécrire l’histoire en présentant M. Kagame comme un criminel alors qu’il serait en fait un homme courageux qui a mis fin au génocide des Tutsi et qui, depuis, se consacre au développement du Rwanda.

Qu’en est-il réellement ? Je n’ai jamais cautionné, dans cet article ou dans mes livres, les régimes à dominante hutu qui ont précédé celui à dominante tutsi du président Kagame. Je n’ai jamais non plus nié les dérives criminelles du gouvernement provisoire qui dirigea brièvement le Rwanda entre l’assassinat du président Habyarimana et la prise de Kigali par les forces du Front Patriotique Rwandais (FPR) de Paul Kagame. J’ai toujours dénoncé clairement les épouvantables massacres qui furent commis pendant cette période qui dura une centaine de jours.

Que me reprochent donc les « commentateurs » qui s’en sont pris, au-delà du contenu supposé de mon article, à mon honneur et à ma réputation ? Il leur est tout simplement insupportable que quelqu’un ose énoncer certains points dont on ne devrait pas parler, selon eux.

Quels sont ces points ? Je vais tenter ici de les résumer brièvement et clairement.

Le premier est que le régime d’Habyarimana (1973-1994) n’était pas un système nazi tropical, comme certains ont osé l’écrire. Le président Habyarimana, qui n’était pas un saint, n’a jamais planifié aucun génocide, et son règne, du moins jusqu’au déclenchement de la guerre (octobre 1990) fut marqué par un développement remarquable du Rwanda. Habyarimana est certes arrivé au pouvoir grâce à un putsch militaire, mais, dans les années 70, cela était davantage la règle que l’exception, sur le continent africain. En 1973, faut-il le rappeler, seul le Botswana avait une démocratie multipartite ? Tous les autres Etats du continent étaient dirigés soit par des dictatures militaires (à l’instar de l’Ouganda, voisin septentrional du Rwanda, qui subissait l’ubuesque dictature du maréchal Idi Amin Dada, ou du voisin méridional, le Burundi), soit par des systèmes à parti unique, tel celui d’un autre voisin du Rwanda, la Tanzanie de Julius Nyerere. Certains pays  avaient évolué du régime militaire au système à parti unique, toujours dirigés par un homme fort issu de l’armée, tel le grand voisin de l’ouest, le Zaïre du maréchal-président Mobutu Sese Seko. C’est cette voie qu’Habyarimana imposa au Rwanda, en épargnant cependant à son pays la corruption massive qui se généralisa au Zaïre, ou la répression aveugle qui ensanglanta l’Ouganda et le Burundi. Les pays occidentaux et les bailleurs de fonds de l’époque louaient la gestion d’Habyarimana et le pays semblait sur la voie du développement et de l’apaisement des tensions Hutu-Tutsi qui avaient marqué l’indépendance du Rwanda et le régime de Grégoire Kayibanda, le premier président, renversé en 1973. En 1990, des négociations tripartites entre le Rwanda, l’Ouganda et le HCR[1] étaient sur le point d’aboutir à un accord qui aurait permis aux réfugiés tutsi vivant en Ouganda de rentrer au pays. L’attaque du 1er octobre de cette année-là empêcha un tel dénouement pacifique.

On en arrive là au deuxième point qui insupporte mes détracteurs : j’ai rappelé que cette attaque avait pour origine des éléments réguliers de l’armée ougandaise. Non, le FPR, à l’origine, n’était pas un groupe de rebelles en lutte contre un régime dictatorial et raciste. Le FPR était une armée étrangère qui attaqua le Rwanda sans déclaration de guerre. Et les liens organiques avec l’armée ougandaise perdurèrent longtemps, puisque durant la totalité de la guerre, le FPR fut fourni en hommes, armement et équipements par le pays voisin, et qu’il utilisa des camps d’entraînement sur le territoire de ce dernier (ceci alors qu’un embargo sur la fourniture d’armes avait été imposé à l’armée rwandaise, qui faisait face aux forces du FPR). Rappeler les origines « étrangères » du régime actuellement au pouvoir au Rwanda met mal à l’aise ses partisans.

On en vient maintenant au troisième point, le plus douloureux, à savoir celui des massacres commis au Rwanda pendant la guerre de 1990-94. J’ai osé, à l’instar d’autres auteurs avant moi, affirmer que les forces du FPR avait commis des massacres de masse à l’encontre des populations civiles passées sous leur contrôle. Cette affirmation est-elle inexacte ? De très nombreux témoignages la corroborent, en particulier ceux de soldats du FPR, ou de membres de ce mouvement. Certains ont même écrit des livres à ce sujet. Affirmer que le FPR a massacré des populations civiles revient-il à nier que le gouvernement de transition (avril-juillet 1994) et les milices extrémistes hutu soient responsables d’actes de génocide à l’encontre de la communauté tutsi ? Certainement pas. Ce qui s’est passé durant ces cent jours, dans les zones encore contrôlées par le gouvernement de transition, est épouvantable et doit demeurer imprescriptible ; les victimes innocentes de cette monstruosité ont le droit au respect, et ce qu’elles ont subi ne doit être ni effacé de nos mémoires, ni être relativisé ; la responsabilité des bourreaux ne doit pas être atténuée. Ceci étant clairement posé, cela doit-il nous conduire à ignorer les crimes contre l’humanité commis par les forces du FPR, avant, pendant et après ces horribles cent jours ? Je ne le crois pas. Toutes les victimes de l’épouvantable tragédie rwandaise devraient avoir le droit au respect, aucune ne devrait sombrer dans l’oubli. L’appartenance politique d’un bourreau rend-elle moins grave l’acte commis par ce dernier ?  Tous les bourreaux devraient être condamnés et leurs actes dénoncés avec la même vigueur. Est-ce que « évoquer le sang des Hutu, c’est salir celui des Tutsi », comme n’a pas hésité à l’écrire Dominique Sopo, président de l’association « SOS Racisme » ? Je ne le crois pas. Je crois même qu’une telle affirmation a des relents clairement racistes. En quoi est-ce que le sang des membres d’une communauté aurait davantage d’importance que celui d’une autre ? Ayant vécu au Rwanda et au Burundi, je prends d’ailleurs bien garde de ne jamais trop insister sur la soi-disant appartenance raciale des victimes de la tragédie rwandaise. J’ai expliqué, dans mes livres, que cette appartenance ne veut rien dire, et que ni  les Tutsi ni les Hutu ne constituent une « race », ni même une ethnie. Quiconque  a séjourné dans ces pays jumeaux que sont le Rwanda et le Burundi sait combien les Hutu et les Tutsi se sont mélangés, au cours des siècles. Tous parlent la même langue et vivent sur les mêmes collines depuis des temps immémoriaux. Des centaines de milliers de Rwandais, Hutu et Tutsi, ont été victimes du carnage, commis par des criminels rwandais, eux aussi Hutu et Tutsi. Le malheur des Tutsi ne doit pas effacer celui des victimes du FPR, tout comme la souffrance des victimes de ce dernier ne saurait relativiser le caractère épouvantable des crimes des milices hutu.

Le quatrième point qui semble avoir suscité la fureur de mes adversaires est celui de la mort du président Habyarimana. Rappelons simplement que ce dernier a été tué lorsque l’avion présidentiel a été abattu, le soir du 6 avril 1994, alors qu’il s’apprêtait à atterrir à l’aéroport de Kigali. Il n’y eut aucun survivant. Parmi les victimes se trouvaient le président du Burundi et les principaux chefs de l’armée rwandaise, ainsi que l’équipage, constitué de militaires français. Cet attentat, qui a coûté la vie à deux chefs d’Etat en exercice, n’a jamais fait l’objet de la moindre enquête internationale, alors que l’ONU a enquêté sur l’assassinat de Rafik Hariri, ancien premier ministre libanais, qui n’était plus en fonction lors de l’attentat dont il fut victime. N’y a-t-il pas là un « deux poids deux mesures » flagrant et inadmissible ?  Cette élimination physique simultanée de deux chefs d’Etat en exercice fut une première dans l’Histoire. L’absence d’enquête ou de jugement dans cette affaire constitue également une grande première historique. Comme d’autres, j’ai tendance à imputer cet attentat au FPR, et je pense que l’ordre d’abattre l’avion fut donné par le chef de ce dernier, Paul Kagame. Le fait que le FPR rompit le cessez-le-feu alors en vigueur la nuit même où l’avion fut abattu et qu’il lança ses forces dans une offensive générale, qui ne pouvait qu’avoir été planifiée de longue date, constitue un indice sérieux. D’autres éléments, apportés par d’anciens membres du FPR, semblent corroborer cette thèse. Cependant, certains affirment que ce sont les « extrémistes hutu » qui seraient les véritables auteurs de l’attentat et cela constituerait donc un coup d’Etat. J’avoue ne pas croire à cette hypothèse. Les principaux chefs de l’armée ont péri dans le crash, au côté du président. De nombreux témoins étrangers ayant eu des contacts avec les autorités de fait confirment l’état d’impréparation absolue, voire la panique, des personnes qui furent amenées à prendre les rênes du pouvoir en ce matin du 7 avril. Une enquête internationale aurait pu aider à lever le doute terrible qui continue de planer, 17 années après les faits.

Le cinquième point de controverse est directement lié au quatrième : cet attentat contre l’avion présidentiel est-il l’élément qui déclencha les massacres de masse visant les Tutsi et les opposants, durant ces horribles cent jours qui suivirent la mort du président ? Répondre oui à cette question après avoir affirmé que Kagame est l’homme qui donna l’ordre de commettre ledit attentat revient à faire porter à ce dernier la responsabilité indirecte de cette tragédie.  Je n’ai jamais affirmé que M. Kagame était l’auteur de ces ignobles massacres d’avril-juillet 1994. Les responsables des crimes commis en zone gouvernementale durant cette période sont clairement identifiés : ce sont les partisans de la suprématie hutu, les leaders extrémistes de plusieurs partis à dominante hutu, et les chefs la milice interhamwe. Dans des circonstances « normales », ces politiciens racistes n’auraient pas eu la possibilité d’aller jusqu’au bout de leur délire criminel. Le chaos et la vacance de pouvoir qui suivirent l’attentat ainsi que la panique causée par l’offensive générale du FPR leur en donnèrent l’occasion. Ces massacres de masse étaient-ils planifiés de longue date, comme on l’a souvent affirmé ? Je n’en sais absolument rien : en 17 années de travaux, le TPIR[2] n’a pu en apporter la preuve.

Le sixième point de polémique entre pro et anti Kagame concerne le rôle de l’armée française au Rwanda, en particulier durant l’Opération Turquoise, déployée dans le quart sud-ouest du pays à la fin de la guerre. Certains Français et Rwandais affirment que cette intervention visait à remettre au pouvoir les « génocidaires » chassés de Kigali par les forces du FPR en juillet 1994. Ils ajoutent qu’elle permit aux auteurs du génocide de s’enfuir au Zaïre. Il convient de rappeler ici que l’Opération Turquoise avait un mandat du conseil de sécurité des Nations Unies, et que la majorité des dignitaires du gouvernement en fuite gagnèrent le Zaïre via Gisenyi, ville frontière rwandaise qui n’a jamais été sous le contrôle des militaires français. Comme si cela ne suffisait pas, les accusateurs affirment aussi que les forces françaises ont participé aux massacres de Tutsi, aux côtés des interhamwe, et qu’elles se sont rendues coupables de viols de femmes tutsi. Pour ma part, j’affirme que cette Opération Turquoise tant décriée sauva la vie de milliers de Tutsi qui se trouvaient à l’époque dans cette partie du Rwanda. Sans doute n’en a-t-elle pas sauvé suffisamment ?  Dans une tragédie d’une telle ampleur, il est toujours facile, après les faits, de prétendre que davantage eût pu être accompli ! Je prétends que les militaires français ont fait du bon boulot, compte tenu des circonstances et de la situation de chaos qui régnait alors au Rwanda. Affirmer que ces militaires auraient participé aux massacres me semble être une accusation hautement fantaisiste. Des viols ont-ils été commis par des soldats français ? Je n’en sais strictement rien. Si cela était le cas, de tels actes devraient bien évidemment être punis. Tant les accusations de massacres que celles de viols me semblent être des inventions d’un régime dictatorial cherchant à ternir l’image d’un pays coupable à ses yeux d’avoir eu des relations avec le régime précédent.

Le septième point déchainant les passions concerne le rôle du Rwanda dans le pays voisin, le Zaïre devenu République Démocratique du Congo. Pourtant, les faits sont bel et bien avérés. L’armée de Paul Kagame a effectivement envahi ce pays, durant le dernier trimestre de 1996. Elle a attaqué les camps de réfugiés rwandais qui se trouvaient autour de Goma et de Bukavu, faisant des milliers de victimes. Si des centaines de milliers de ces réfugiés n’ont eu d’autre choix que de rentrer au pays, des centaines de milliers d’autres parvinrent à passer au travers des mailles du filet dans une fuite éperdue à travers la grande forêt équatoriale. Ils furent impitoyablement pourchassés par l’armée de Kigali, à travers tout le pays. Durant cet exode, au bas mot deux cent mille d’entre eux ont péri, d’épuisement, de faim, mais aussi victimes des tueries perpétrées par cette armée et ses supplétifs congolais. Là encore, évoquer le sort tragique de tous ces gens semble constituer, aux yeux des partisans de Kagame, un outrage à la mémoire des victimes tutsi de 1994. Là aussi, je m’insurge contre cette différence de traitement réservée aux victimes, en fonction de leurs prétendues origines « ethniques ». Le sort réservé aux populations congolaises durant les années de guerre et d’occupation rwandaise fut lui aussi épouvantable : massacres de masse, viols collectifs (eux aussi « de masse »), exodes à répétition, déplacements de populations. Le pillage des ressources naturelles du Congo, perpétré pour le compte du régime de Kigali, a lui aussi été bien documenté par différentes commissions d’ « experts » de l’ONU. L’évoquer ne devrait donc pas être sujet à controverse. 

Toutes les questions évoquées ci-dessus m’amènent, en tant que citoyen, à m’indigner que l’actuel chef de l’Etat rwandais puisse être reçu officiellement à Paris. Toute la lumière devrait d’abord être faite sur ces questions. Lorsque la vérité, toute la vérité, sera révélée, il sera nécessaire que toutes les victimes de cette immense tragédie puissent commémorer leurs souffrances et leur deuils tout en reconnaissant et en respectant les souffrances et les deuils des autres. Car dans ce drame rwandais, nul ne saurait avoir le monopole de la souffrance et de la commémoration. Une fois ce travail de mémoire accompli, une véritable réconciliation pourra alors s’amorcer. Cette dernière pourrait prendre la forme d’un dialogue inter-rwandais. Ce n’est qu’alors que le Rwanda et la France seraient en mesure de renouer des relations saines et que l’on pourrait accueillir dignement, à Paris, le président d’un Rwanda réconcilié avec lui-même.

Hervé Cheuzeville, 1er août 2011 

(Auteur de trois livres: "Kadogo, Enfants des guerres d'Afrique centrale", l'Harmattan, 2003; "Chroniques africaines de guerres et d'espérance", Editions Persée, 2006; "Chroniques d'un ailleurs pas si lointain - Réflexions d'un humanitaire engagé", Editions Persée, 2010)


[1] Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés

[2] Tribunal Pénal International pour le Rwanda

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Chris 22/08/2011 09:24



 


La véhémence des supporteurs de Kagamé me laisse parfois incrédule.
Tous les dictateurs qui ont sévi dans le monde prenaient appui sur des facteurs hautement stratégiques comme les ressources naturelles de leurs pays (Mobutu, Saddam Hussein, Kadhafi,...) ou
l'arme atomique (le Nord Coréen Kim Jong Il). Le régime de Paul Kagamé dépend en grande partie de la générosité des pays occidentaux et des ressources provenant du pillage du Congo. Toute
personne normalement constituée sait que la générosité des Occidentaux n'est pas un acquis inconditionnel. Lorsque la question des 6.000.000 des morts au Congo se posera dans les médias et les
milieux occidentaux, il faudra compter sur les doigts d'une main les donateurs du Rwanda. Quant aux ressources du Congo actuellement livrées au pillage, ce n'est qu'une question de temps. Les
Congolais sont, depuis toujours, en lutte, parfois les armes à la main, pour reprendre le contrôle du Kivu et éliminer la main mise de Kagamé. Compte tenu du rejet quasi unanime de Kagamé dans
les milieux congolais et des potentialités (économique, stratégique et humain - 70.000.000 d'ha) du Congo, il semble plus raisonnable de parier sur la défaite, à terme, de Kagamé dans la bataille
du Kivu. A ces éléments s'ajoute la fragilité du "vivre ensemble" au Rwanda où les violences politiques et ethniques peuvent éclater à tout moment. Plus de deux millions de Rwandais sont
contraints de vivre en exil et ceux restés au pays doivent subir l’étouffement d’un régime autocratique dont l’image et la légitimité ont fini par dépérir avec les agressions contre certains
rescapés du génocide et la défection d’anciens compagnons d’armes (Gén. Kayumba). J’ai oublié les accusations ridicules mais répétées contre la France que ce pays supporte de moins en
moins en dépit de la visite annoncée de Paul Kagamé à Paris. Cette visite n’a pas plus de signification que celles de Gbagbo, de Kadhafi et quelques décennies plus tôt de Bokassa. Ces trois chefs
d’Etat ont par la suite été renversés par la France. Les supporteurs de Kagamé devraient sérieusement s’interroger sur le comportement de leur chef. En multipliant le nombre de ses ennemis, il
devient la cible de n’importe qui.



Ngamije Jean-MarieVianney 04/08/2011 14:25



Quand deux frères se battent, toute victoire ou toute perte est bien relative voire dérisoire. La sagesse demande de les réconcilier, même si le conflit d'intérêts reste. La question est ,
comment vivre ensemble quand on n'a pas les mêmes point de vue, les mêmes interprétations historiques ou mieux encore quand on continue de se laisser manipuler par des thèses multipolaires,
aulieu de mettre en place ses propres thèses; NON A LA DICTATURE DOCTORALE? Toute thèse est perfectible, avec des points forts et des points faibles voire médiocres; eh oui les amis tout le monde
a besoin de tout le monde : Malthus s'est trompé.


Nubonaabavandimwe bashwana, uzikuliremo akarenge kawe. Quand aux amis du Rwanda qui continuent d'attiser le feu, honte à vous!
HONTE A VOUS.


Expliquez les événements, interprétez les faits, choisissez des références, etc...


Tout celà suit une logique et une habitude de "prendre partie" pour juger ou montrer du doigt le coupable. 


Un état (même dictatorial s'il en était) ne cesse pas d'exister à cause des erreurs ou crimes de ses composants gouvernementaux (si non il n'y en a pas un seul de juste sur notre terre) et
refuser les intérêts de 10 millions de gens à la suite d'un ou tel autre leader s'apparente à une générosité et une humanité réconciliante dont je doute le succès.


Qu'on se le dise, vous êtes en plein dans une guerre médiatique, une guerre sans merci où le sort de mes frères et soeurs vivants ou morts ne tient aucune place, vous vous en servez quand celà
vous arrange pour susciter la pitié et un sentimentalisme vomitatoire que chérissent les naïfs.


Que les uns et les autres se servent de mensonge pour avancer ou ternir l'image de l'adversaire politique, c'est de bonne guerre, je ne m'en offusque pas!
Toutefoi, un criminel qui met en marche l'économie de son pays, qui a une vision régionale où son pays n'est plus le paillasson de tous les charlatans marchands ou mercenaires (j'épargne les
misssionnaires), un criminel, issu d'une armée étrangère vous dites (on me l'a dit, j'y ai cru un temps,...) mais en lisant  et en m'informant j'ai découvert que c'était un enfant rwandais ,
jeté dehors comme un mal propre lors des révolutions de 59, mené à avoir une survie dans des conditions déplorables,  ayant gardé en mémoire et en affection indéfectibles sa chère patrie,
s'étant engagé comme soldat jusqu'à devenir le bras droit d'un leader d'un pays voisin (l'uganda), avec d'autres dits rebelles dont une partie était formée par des militaires de haut rang
brouillés avec le président assassiné; dire qu'ils étaient en guerre, supposer qu'il y a eu un vainqueur, renier la victoire ou essayer de revendiquer le non respect de tel ou tel autre règle de
la convention de Genève ou je ne sais? Pour quel motif???


Un coût d'état laisse des malheureux assoiffés de revanche, qu'on ne l'oublie pas; et on verra le deusième groupe de revendicateurs de justice (=MDR...pour les gens de bonne volonté) essayer
d'aider ou de corriger l'erreur d'hier en facilitant ou en sauvant ceux qui étaient condamnés urbi et orbi sans programme. SANS PROGRAMME? Le TPIR n'a pas bla bla bloum bloum ?! d'accord! mais
SANS PROGRAMME? 


De deux choses l'une ou c'est une insulte à l'intelligence de tout lecteur ou c'est sous entendu que le génocide était programmé selon la tradition locale , à savoir la tradition ORALE.  AIE
VERBA VOLENT SCRIPTA MANENT mais l'histoire explicitera tout çà, et tous ces décideurs rendront des comptes de leurs services ou de leurs forfaits.


Qu'on nous épargne d'une seule forfeture, ce n'est pas à des dirigeants qui ont fait des mauvaises décisions, des choix catastrophiques, qui sont restés clientèlaires ou régionalistes et qui
n'ont pas rendu compte de leur incompétence qu'il reviendra de demander des comptes à un régime qui fait front, qui a une vision et qui l'explique à des mondes pour solliciter du soutien mais
aussi pour proposer des solutions made IWACU.


Le temps est à l'apaisement, le temps est celui de proposer le pardon et le dialogue, le temps est celui de faire de la compétition à produire des richesses, produire des viviers d'emplois dans
l'approche durable économiquement, culturellement socialement et écologiquement. J'omets exprès le politique, c'est tout ce que tout le monde croit savoir bien faire en palabrant.


L'intégrité intellectuelle devrait exiger de chacun un peu de retenu et de tact, tous nos dirigeants sont passés par la case SOUFFRANCE, aucun ne peut dire qu'il l'a été moins que le leader
actuel. Aime-t-il les orphelins, les veuves et les étrangers? Comme tout rwandais, je dirai OUI, ceux qui disent le contraire et qui ont des preuves, qu'ils les donnent et portent plainte.
Pendant les guerres autour du monde, chaque fois que des militaires sont mélangés avec des civils (j'ai évité de parler de bouclier humain ce serait peut-être osé? non?) on doit alors parler de
génocide?!


On s'assemble pour des projets militaires et, pour se dédouaner des bavures, on dénonce ses compères?


Les déçus , associés d'hier se rassembler pour laver plus blanc que neige et proposer une issue salutaire? Ben voyons


La politique est impitoyable, on se sert de traitres( et de tout subterfuge) pour gagner pour après hélas, subir ou chuter par traitrise ( croire que Brutus-Caesar, Pison - Neron, Séjan-Tibere,
 Biron-Henri 4, Pinochet-Allende,  Sarkozy-Chirac, combien d'épouses ou d'époux politiques ou pas, et des amis?   Homo homini lupus, même en donnant mon avis je deviens ipso facto,
 traitre de mes frères embrouillés.


Et si on regardait et si on soutenait notre patrie vivant en paix et en harmonie avec d'autres patries, nos nécessiteux, nos succès, nos points forts, nos capacités, nos formations, nos
projets...  Ce serait super MAIS on devrait préparer la guerre, on devra se battre pour les ressources énérgétiques (voire pour les garder..), on devra gagner des parts de marché, on devra
faire des concours pour gagner des subventions et aides multi latérales pour de grands projets, on devra se battre pour gagner la coupe d'Afrique ou celle du monde, on devra se battre et
anticiper pour que nos entreprises ne finissent pas ruinées à la bourse ou conquises par des OPA douteuses, etc...


Qu'il soit le bienvenu le leader visionnaire du Rwanda 2020 et qu'il donne des leçons à ces géants "zirata inkovu z'imiringa", quand les rwandais se réveilleront ils ne déposeront pas les armes
mais ils les utiliseront à bon escient, ils uniront leurs forces dans le concert des nations pour des enjeux urgents et organiques.


Ceux qui avons étudié pour cimenter la convivialité, le bien-être et le progrès durables, par la culture, la technologie, l'architecture, l'urbanisme et les sciences humaines, nous ne pouvons que
regretter la facilité avec la quelle l'ignorance, l'illettrisme, l'indifférence et la méchanceté sont répandus par les souffifes de l'argent et de l'agression (penséess, paroles et faits) faciles
et irresponsables.


Construisons un monde durable avec ce qui est, quant à ceux qui rêvent de révolutions parfaites à partir d'humains imparfaits, ils ont leurs raisons (et tort dans leur raisonnement ou paradigme),
 je les plaints car ils s'en rendront compte trop tard...


Auront-ils le courage de le reconnaître et de rendre compte à la population qu'ils ont servi ou desservi? La misère, la pauvreté, les problèmes structurels ou conjoncturels du Rwanda ou de
l'Afrique en général ne sont pas du tout causés par les dirigeants, ils y ont leur part quoi que tout leader bon ou mauvais les trouve à son arrivée, en résout quelques uns et repart en en
laissant autant; une sorte de constance maléfique qui n'a rien de fataliste.


Transcender ce constat c'est organiser l'état, organiser et purger l'économie et mettre en place des institutions stables et durables. C'est la fondation sur la quelle toutes les couleurs ou
courants politiques peuvent s'exercer (par après) librement; il me semble franchement que le leader rwandais va dans ce sens.


Quant à ses détracteurs j'émettrai des reserves avant de leur mettre une couronne de SAINTETE dans toutes les affaires; pourtant je vois tout çà de bien loin n'est-ce pas?


 


 


 


 



Monier Alain 03/08/2011 09:34



Bonjour,D'accord bien entendu sur l'essentiel, ce que tant de personnes se refusent pour divers interets a ne pas voir. Ce qui me navre le plus c'est que beaucoup d'Africains d'Afrique Noire
voient en la France, a L'armee Francaise les responsables de toutes les vilenies. Des erreurs ont ete commise, le Coq Gaulois ne pouvait rien contre la coalision Anglo saxonne qui agissait en
sous main. Surement que le President Mitterand, face au mepris pour cette affaire de la part de la  cohabitation, sauf peut etre M.Juppe, a eu trop d'orgeuil et de narcissisme pour vouloir
affronter ses allies de coeur. David contre Goliat, ca ne marche pas a tous les coups. M.Sarkozy n'a pas fait mieux, il a voulu desavouer son armee,  sans que la justice n'ai tranche au TIR.
Ce que je souhaite c'est que le Rwanda, l'Afrique Noire sur ce dossier  prennent en compte  la verite. L'Opinion de M. Kagame parti prenante dans le genocide  n'a  aucun
interet  pour que la justice  face son devoir sereinement Alain Monier