France

Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 12:35
Par FRANCE-RWANDA TRIBUNE - Publié dans : France
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 12:10
Par FRANCE-RWANDA TRIBUNE - Publié dans : France - Communauté : Afrique des Grands Lacs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 01:09

Loi-sur-le-genocide-armenien.jpg

Par FRANCE-RWANDA TRIBUNE - Publié dans : France
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 00:18

francois-hollande.jpgDiscours du Bourget, 1ère partie : http://www.dailymotion.com/video/xnwrm4_discours-de-francois-hollande-au-bourget-1e-partie_news#rel-page-1

Discours du Bourget , 2ème partie : http://www.dailymotion.com/video/xnwrru_discours-de-francois-hollande-au-bourget-2e-partie_news#rel-page-1

 

Mes chers amis,

Vous qui êtes ici, vous qui me regardez de loin, de plus loin même, je suis venu vous parler de la France, et donc de la République. Je suis venu vous parler de la France qui souffre, mais aussi de la France qui espère. Je suis venu vous parler de la France d’aujourd'hui – une page est en train de s’effacer – et de la France de demain – nous sommes en train de l’écrire. Je suis venu vous parler de la France que nous allons construire le 6 mai. Je le fais ici en Seine-Saint-Denis, ce département aux multiples couleurs, le plus jeune de France, qui accumule tant de difficultés, et qui en même temps recèle tant d’atouts.

Chacune, chacun, ici, plus loin, en métropole, en Outre-mer a son histoire, ses racines, son parcours, ses préférences, sa singularité. Mais nous appartenons à la même Nation, avec ses valeurs, ses principes, sa culture, sa langue, ses institutions et nous aspirons donc au même avenir. L’enjeu de cette campagne qui commence, n’allez pas le chercher dans un affrontement partisan. L’enjeu de cette campagne va bien au-delà de nous, de la Gauche. L’enjeu de cette campagne, à trois mois du premier tour, c’est la France. C’est la France, toujours.

Devant vous rassemblés, foule nombreuse, des milliers, je ressens une profonde émotion, celle d’exprimer votre conviction, votre volonté, votre espérance. Je mesure la fierté d’avoir été désigné par des primaires citoyennes comme candidat à l’élection présidentielle. J’ai conscience de la tâche qui est la mienne : incarner le changement, faire gagner la Gauche et redonner confiance à la France.

Nous sommes ici, mes chers amis, pour changer le destin de notre pays. Je suis prêt à assumer cette responsabilité et donc à vous dire quelle est ma conception de la présidence de la République, et ce qui justifie que je me présente aujourd'hui. Quelle est la plus grande mission que de présider la République française ?

Présider la République, c’est se dévouer à l’intérêt général, dont toute décision doit procéder. C’est éprouver la France par sa raison et dans son cœur. C’est prolonger l’histoire de notre pays, qui vient de loin, avant la République, avec la République, et qui a souvent, si souvent éclairé l’histoire du monde. C’est se situer à cette hauteur. C’est s’en montrer digne, partout, en tout lieu et dans tous les actes qu’exige la fonction présidentielle.

Présider la République, c’est préserver l’Etat, sa neutralité, son intégrité, face aux puissances d’argent, face aux clientèles, face au communautarisme. Présider la République, c’est être viscéralement attaché à la laïcité, car c’est une valeur qui libère et qui protège. Et c’est pourquoi j’inscrirai la loi de 1905, celle qui sépare les Eglises de l’Etat, dans la Constitution.

Présider la République, c’est refuser que tout procède d’un seul homme, d’un seul raisonnement, d’un seul parti, qui risque d’ailleurs de devenir un clan. Présider la République, c’est élargir les droits du Parlement. C’est reconnaître les collectivités locales dans leur liberté. C’est engager un nouvel acte de la décentralisation. C’est promouvoir les partenaires sociaux. C’est reconnaître leur rôle dans la Constitution. C’est faire participer les citoyens aux grands débats qui les concernent, et le premier sera l’avenir de l’énergie en France.

Présider la République, c’est choisir les femmes, les hommes qui gouverneront la France en respectant leurs compétences, et d’abord celles du Premier ministre. Présider la République, c’est accepter de partager le pouvoir de nomination aux plus hautes fonctions. C’est aussi ne pas nommer le président ou les présidents des chaînes ou des radios du service public audiovisuel et laisser cette mission à une autorité indépendante.

Présider la République, c’est démocratiser les institutions. Et j’introduirai le non-cumul des mandats pour les Parlementaires, une part de proportionnelle à l’Assemblée nationale, la parité dans l’exercice des responsabilités et le droit de vote des étrangers aux élections locales, sans rien craindre pour notre citoyenneté, pour la cohésion du pays, en mettant de côté les peurs, les frilosités et les conservatismes.

Présider la République, c’est faire respecter les lois pour tous, partout, sans faveur pour les proches, sans faiblesse pour les puissants, en garantissant l’indépendance de la justice, en écartant toute intervention du pouvoir sur les affaires, en préservant la liberté de la presse, en protégeant ses sources d’information, en n’utilisant pas le renseignement ou la police à des fins personnelles ou politiques. Présider la République, c’est être impitoyable à l’égard de la corruption. Et malheur aux élus qui y succomberont ! Présider la République, c’est rassembler, c’est réconcilier, c’est unir, sans jamais rien perdre de la direction à suivre. C’est écarter la stigmatisation, la division, la suspicion, les oppositions entre Français, ceux qui seraient là depuis toujours, ceux qui seraient là depuis moins longtemps.

Présider la République, c’est élever et ne jamais abaisser. Présider la République, c’est être ferme, ferme y compris à l’égard de l’immigration clandestine et de ceux qui l’exploitent. Mais c’est traiter dignement les étrangers en situation régulière et ceux qui ont vocation à l’être sur la base de critères objectifs. C’est accueillir les étudiants étrangers qui veulent apprendre dans notre pays pour enrichir le leur et qui font rayonner la France. Et aucune circulaire ne doit empêcher de circuler les étudiants, les savants, les artistes qui viennent ici pour donner le meilleur d’eux-mêmes.

Présider la République, c’est porter les valeurs de la France dans le monde. C’est considérer les autres peuples pour qu’ils nous estiment en retour. C’est s’abstenir de faire la leçon, y compris sur leur place dans l’histoire. C’est ne jamais transiger avec les fondements du génie français, qui sont l’esprit de liberté, la défense des droits de l’homme, l’attachement à la diversité culturelle et à la francophonie, la belle langue de France parlée par d’autres que des Français. Présider la République, c’est ne pas inviter les dictateurs en grand appareil à Paris. Présider la République, c’est utiliser notre siège au Conseil de sécurité des Nations-Unies pour acter le départ de ceux qui écrasent leur peuple, comme Bachar el-Assad en Syrie. C’est inlassablement contribuer à la paix au Proche-Orient.

Mais Présider la République, c’est savoir aussi prendre des décisions difficiles, pas simplement à la suite d’un drame. Je pense à nos morts en Afghanistan, auxquels je veux rendre hommage ici, avec émotion, avec dignité, avec respect, comme aux blessés qui souffrent dans leur chair. Je pense à leurs familles dans la peine. Je les ai écoutées. Je pense à leurs proches qui s’interrogent. Ces hommes assassinés faisaient leur devoir. Leur sacrifice suscite le respect de la Nation toute entière. Mais il faut aussi avoir la lucidité d’affirmer, au-delà du dévouement des hommes là-bas pour leur pays, que notre mission est terminée. Elle avait été engagée il y a plus de dix ans par Lionel Jospin et Jacques Chirac dans un but précis, qui était de répondre à l’attaque terroriste sur les Etats-Unis. Je l’avais pleinement approuvée. Et bien aujourd'hui, cette mission est achevée. Il est donc temps de décider le retrait qui s’impose, et je l’ai décidé de longue date. J’en assumerai donc, si les Français m’en donnent mandat, toute la responsabilité. J’en préviendrai nos alliés et je ferai en sorte que ce retrait se fasse en bon ordre, sans en aucune façon menacer la vie de nos soldats.

Présider la République enfin, c’est donner le meilleur de soi-même, sans jamais attendre en retour récompense ni même reconnaissance. C’est être ambitieux pour son pays et humble pour soi-même. C’est se donner pleinement, entièrement à la cause que l’on a choisie, la seule cause qui vaille : servir la France. Présider la République, c’est mettre toute la puissance de l’Etat au service des citoyens. C’est donner l’exemple, y compris dans son comportement et pour sa propre rémunération. Et je ne dis pas cela par facilité ou par commodité ou pour plaire, mais tout simplement parce que ce doit être un principe. Je réduirai de 30 % les indemnités du Président et des membres du gouvernement, tout simplement pour donner l’exemple au moment où, précisément, des efforts sont demandés à nos concitoyens.

Présider la République, c’est à cette fonction que je me suis préparé. J’en sais la grandeur, la dureté. Je veux le faire en étant digne de votre confiance et en restant fidèle à moi-même. Tout dans ma vie m’a préparé à cette échéance : mes engagements, mes responsabilités, mes réussites, mes épreuves. J’ai toujours suivi la ligne que je m’étais fixée.

Je suis socialiste. La Gauche, je ne l’ai pas reçue en héritage. Il m’a fallu décider lucidement d’aller vers elle. J’ai grandi en Normandie dans une famille plutôt conservatrice. Mais cette famille m’a donné la liberté de choisir, par son éducation. Je remercie mes parents. Mon père, parce qu’il avait des idées contraires aux miennes et qu’il m’a aidé à affirmer mes convictions. Ma mère, parce qu’elle avait l’âme généreuse et qu’elle m’a transmis ce qu’il est de plus beau : l’ambition d’être utile.

La Gauche, je l’ai choisie, je l’ai aimée, je l’ai rêvée avec François Mitterrand dans la conquête. La Gauche, je l’ai défendue fermement dans ses réalisations : celles de 1981, celles de 1988. La Gauche, je l’ai servie comme élu de la République, comme député. La Gauche, je l’ai dirigée avec Lionel Jospin, quand nous gouvernions ensemble le pays avec honneur et j’en revendique les avancées. Aujourd'hui, c’est moi qui vous représente. C’est moi qui porte votre espoir. C’est moi qui porte l’obligation de gagner. C’est moi qui vais dans ce combat vous conduire à la victoire, celle que vous attendez depuis trop longtemps, dix ans déjà. Dix ans qu’une droite s’est installée au pouvoir et qu’elle a défait ce que nous avons construit.

Chers amis, laissez-moi vous en dire davantage. Je suis un élu de la France rurale où les agriculteurs démontrent l’excellence de leur travail sans en recevoir le revenu qu’ils méritent. Je suis de ce Limousin, de cette Corrèze où j’ai tant appris. J’ai été maire de Tulle, une ville petite par la taille, à peine 17 000 habitants, mais grande par l’histoire. Tulle a été une cité de la Résistance. Elle a souffert le martyre : 99 pendus, 200 déportés le 9 juin 1944, emportés par la barbarie nazie. Chaque année, ce 9 juin, un cortège s’ébranle dans les rues de ma ville pour rappeler la mémoire des suppliciés. Une guirlande est accrochée au balcon, là où un corps sans vie se balançait lentement. J’ai leur nom dans la tête. Ce sont mes héros. Je ne les oublierai jamais. Ils me font avancer. Ils me rappellent à chaque moment la belle leçon d’humanité de ceux qui ont sacrifié leur vie, leur vie pour notre liberté. Ces résistants n’ont pas eu de célébrité, pas de récompense, pas de médaille. Ils ne cherchaient rien, ils ne demandaient pas des bonus ou des stocks-options pour leurs actions. Ils étaient des hommes, des femmes fiers. Ce n’était pas l’ambition ou la cupidité qui les animaient. Ceux-là ont sauvé notre honneur parce qu’ils croyaient d’abord dans les valeurs de la France. Et bien c’est leur lutte qui m’éclaire aujourd'hui.

Je suis président d’un Conseil général, celui de la Corrèze. Un département célèbre pour ses personnalités politiques, mais qui est exigeant. Celui qui réussit à obtenir son soutien a au moins des qualités de cœur, même s’il n’a pas toujours raison. Rien ne m’a été donné. Ce que j’ai arraché, je l’ai conquis et je l’ai fait fructifier. J’ai déclaré ma candidature à l’élection présidentielle il y a presque un an. J’ai réussi à convaincre les électeurs des primaires citoyennes, quand bien peu imaginaient mon succès à l’origine. J’ai veillé, au lendemain de cette consultation, à rassembler tous ceux qui s’y étaient présentés, et je les salue avec affection, comme je salue Martine Aubry qui nous a permis de nous retrouver tous ensemble, et Jean-Michel Baylet qui nous apporte aussi les Radicaux de gauche.

Chers amis, si j’en suis là, c’est le fruit de cette obstination. Le hasard n’y est pour rien. C’est un aboutissement. Vous me connaissez, certains, depuis longtemps, trente ans. C’est un bail qui récompense, pour les uns et pour les autres, une fidélité et une ténacité. C’est vrai que je ne m’exhibe pas, je reste moi-même, c’est ma force. Ce que vous voyez ici, c’est ce que je suis. Je veux conquérir le pouvoir, mais je ne suis pas un vorace, je veux simplement le mettre au service des Français. Le pouvoir, j’en sais la nécessité, l’utilité, et j’en connais les dérives. Je suis placide avec ces choses, j’ai fait de l’engagement ma vie entière. J’ai sacrifié beaucoup. J’ai donné, j’ai reçu du temps, du travail, des coups, mais j’ai une cohérence, je m’y tiens, je suis constant dans mes choix. Je n’ai pas besoin de changer en permanence pour être moi-même. J’ai conscience que l’Etat, pour être efficace, appelle une direction sûre à sa tête, mais qu’il n’y a pas de réussite possible si celui qui est à la tête du pays, précisément, n’associe pas les autres, ne mobilise pas les intelligences, ne gagne pas le meilleur de ce qu’il y a dans chacun d’entre nous, ne fait pas entendre la voix du rassemblement, de la réconciliation et de l’apaisement. Je n’aime pas les honneurs, les protocoles et les palais. Je revendique une simplicité qui n’est pas une retenue, mais la marque de l’authentique autorité.

Je vais vous confier mon secret, ce secret que j’ai gardé depuis longtemps mais que vous avez sans doute découvert : j’aime les gens, quand d’autres sont fascinés par l’argent. Je prends chaque regard comme une attente, chaque visage comme une curiosité, chaque poignée de main comme une rencontre, chaque sourire comme une chance.

Je connais l’Etat pour en être issu et pour l’avoir servi de multiples façons. Certains me reprochent de n’avoir jamais été ministre. Quand je vois ceux qui le sont aujourd’hui, cela me rassure ! Ce sont les mêmes qui reprochaient en son temps à François Mitterrand de l’avoir été onze fois ! Et dois-je rappeler, en gardant la comparaison, que Georges Clémenceau ne devint ministre et président du Conseil qu’à 65 ans ? Mais je n’attendrai pas jusque-là, je vous le promets ! Je sais aussi que l’Histoire peut être tragique, que rien n’est jamais acquis, que tout ce que l’on croit irréversible, inaltérable, inattaquable peut être à tout moment atteint en son cœur. La crise, le fanatisme, le terrorisme, sans oublier les catastrophes naturelles : nous ne sommes jamais en paix. Le cours de l’Humanité n’est pas tranquille. Il connaît d’inexplicables assèchements, et parfois d’impensables débordements. L’homme d’Etat doit se préparer à tout, c’est-à-dire au pire, et toujours rester vigilant, poursuivre inlassablement le combat qui est le sien pour le progrès, pour la dignité humaine, pour la démocratie, ne pas se laisser détourner pas les mouvements d’humeur, par les modes, par les contournements de l’Histoire, tenir son cap. Je suis un optimiste de la volonté. Je crois que le meilleur est possible, qu’un peuple réuni autour d’un projet commun construit sa propre histoire. Je suis convaincu que les Français attendent aujourd’hui une direction forte, un rassemblement sur l’essentiel, et surtout de la part de celui qui doit les conduire, une considération, un apaisement, un respect, une confiance.

La confiance est un mot qui ne figure pas dans les lois ou dans les règlements, qui ne coûte rien mais qui peut rapporter beaucoup. Elle commande beaucoup de choses. Elle ne résout rien par elle-même, mais elle autorise tout si on sait la saisir. Et c’est pourquoi je veux redonner confiance aux Français.

Deux grandes dates ont marqué ma vie politique, l’une violente, le 21 avril 2002, une blessure que je porte encore sur moi, j’en ai la trace, ce soir terrible ou l’extrême droite, faute de vigilance et de lucidité face à la menace, face à la dispersion, met la Gauche hors-jeu et permet à la Droite de s’installer pour dix ans. J’en ai tiré toutes les leçons. Moi, je ne laisserai pas faire, je ne laisserai pas les ouvriers, les employés, aller vers une famille politique qui n’a jamais rien fait pour servir les intérêts de ces classes-là. Je ne laisserai pas un parti caricaturer les problèmes sans jamais apporter la moindre solution crédible. Je ne laisserai pas une formation politique se présenter comme la voix du peuple alors qu’elle veut simplement se servir de lui. Je ne laisserai pas s’éloigner au nom de la France des citoyens, nos amis, qui peuvent penser que l’ennemi est ici, qu’il a une couleur et une religion, ce qui serait contraire aux principes mêmes de notre République. Je ne laisserai pas utiliser la colère et la détresse pour mettre en cause la République, la construction européenne et les droits de l’homme. Je ne laisserai pas une formation politique réclamer le rétablissement de la peine de mort. Je me battrai, je me battrai jusqu’à mon dernier souffle pour conjurer ce risque et pour éviter que l’élection présidentielle soit tronquée. Parce que ce qu’attendent une grande majorité de nos concitoyens, c’est finalement le choix entre la Gauche et le Droite, c’est-à-dire le choix le plus clair pour permettre à notre pays de faire véritablement la décision.

L’autre date qui reste gravée dans ma mémoire est plus heureuse, c’est le 10 mai 1981. J’avais 26 ans. Je sais ce qu’elle a représenté pour tous ceux qui avaient attenu pendant des décennies, si longtemps donc, ce moment, l’alternance enfin, le bonheur de la victoire. Il y a eu bien sûr d’autres succès pour la Gauche : 1988, 1997, mais ils ne pouvaient pas avoir la même portée. Et pour autant, je ne veux pas verser dans la nostalgie. L’épopée de la Gauche ne peut pas se réduire à des moments exceptionnels : 1936, 1981. Moi, je veux installer la Gauche dans la durée, et si je suis candidat, c’est pour renouer le fil, pour poursuivre la marche, pour mettre en accord la Gauche avec la France. Je veux, amis ici et au-delà, voir votre bonheur le 6 mai, la joie, je veux voir la joie de la conquête, l’enthousiasme de l’audace, et en même temps les débordements de la liberté. Je veux gagner avec vous le droit de présider la France.

Je connais bien notre pays, je l’ai parcouru, sillonné tant de fois, sans jamais me lasser de le découvrir. Je connais ses villes qui changent, qui créent, qui entreprennent, ses espaces façonnés par le travail patient de nos agriculteurs, son espace maritime travaillé par les pêcheurs, ses lieux de production où l’intelligence des salariés se conjugue avec la compétence des ingénieurs. Je n’ignore rien non plus de nos villages où le silence s’est fait et où la vie s’est retirée, je n’ignore rien de ces quartiers de relégation où se mêlent la colère, le désespoir et malgré tout le talent et la volonté de réussir. C’est cette France que je veux avec vous servir.

Comme vous, je connais la gravité de l’heure que nous vivons. Une crise financière déstabilise les Etats, des dettes publiques énormes donnent aux marchés tous les droits. L’Europe se révèle incapable de protéger sa monnaie de la spéculation. Notre propre pays est confronté à un chômage record et s’enfonce dans la récession autant que dans l’austérité. Le doute s’est installé. Je le mesure chaque jour. Il se charge en défiance envers l’Europe et même envers la démocratie. Il se transforme en indignation devant l’injustice d’un système, l’impuissance d’une politique, l’indécence des nantis. Il dégénère en violence privée, familiale, sociale, urbaine, avec cette terrible idée qui s’est installée, qui se diffuse dans notre conscience collective : la marche vers le progrès se serait arrêtée, nos enfants seraient condamnés à vivre moins bien que nous. Eh bien, c’est contre cette idée-là que je me bats. Voilà pourquoi je suis candidat à l’élection présidentielle. Je veux redonner confiance aux Français dans leur vie : la France a traversé dans son histoire bien des épreuves, bien des crises, des guerres, des révolutions, elle les a toujours surmontées, toujours en refusant l’abaissement, la résiliation, le repli, jamais en succombant au conformisme, à la peur, à la loi du plus fort, mais en restant fidèle aux valeurs de la République, en allant puiser en elle-même le courage pour accomplir les efforts, pour défendre son modèle social, pour garder sa fierté en redressant la tête, en regardant lucidement le défi à affronter, en débattant librement et en faisant les choix qui s’imposent.

Il n’y a jamais, je dis bien jamais, une seule politique possible, quelle que soit la gravité de la situation. L’Histoire n’est pas l’addition de fatalités successives, elle nous enseigne qu’il y a toujours plusieurs chemins. La voie que je vous propose, c’est le redressement dans la justice, c’est l’espérance dans la promesse républicaine.

Mais avant d’évoquer mon projet, je vais vous confier une chose. Dans cette bataille qui s’engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. Sous nos yeux, en vingt ans, la finance a pris le contrôle de l’économie, de la société et même de nos vies. Désormais, il est possible en une fraction de seconde de déplacer des sommes d’argent vertigineuses, de menacer des Etats.

Cette emprise est devenue un empire. Et la crise qui sévit depuis le 15 septembre 2008, loin de l’affaiblir, l’a encore renforcée. Face à elle, à cette finance, les promesses de régulation, les incantations du « plus jamais ça » sont restées lettre morte. Les G20 se sont succédés sans résultat tangible. En Europe, 16 sommets de la dernière chance ont été convoqués pour reporter au suivant la résolution définitive du problème. Les banques, sauvées par les Etats, mangent désormais la main qui les a nourries. Les agences de notation, décriées à juste raison pour n’avoir rien vu de la crise des subprimes, décident du sort des dettes souveraines des principaux pays, justifiant ainsi des plans de rigueur de plus en plus douloureux. Quant aux fonds spéculatifs, loin d’avoir disparu, ils sont encore les vecteurs de la déstabilisation qui nous vise. Ainsi, la finance s’est affranchie de toute règle, de toute morale, de tout contrôle.

Disant cela, je ne montre pour autant aucune indulgence sur le quinquennat qui arrive à son terme. Mais là n’est déjà plus la question. Les jugements sont faits. Commencé dans la virevolte, ce quinquennat finit dans la tourmente. Plombé par des cadeaux fiscaux destinés aux plus fortunés, il s’achève par des hausses de prélèvements imposées à tous les Français. Inauguré par une promesse de retour au plein emploi, il se termine par un chômage record. Et que dire des déficits, de la dette, de la désindustrialisation, de la démolition des services publics, notamment de l’école ?

Un seul mot résume cette présidence : la dégradation. Tout s’est dégradé. Je ne parle pas d’une note. Je ne parle même pas des comptes publics. Je parle des conditions de vie, des comportements, tout simplement de la situation du pays. A l’injustice dans les choix, l’incohérence des décisions se sont ajoutés l’accaparement du pouvoir et la connivence avec les puissants, avec ce paradoxe ultime que la volonté d’omnipotence débouche sur un aveu d’impuissance. Voilà pourquoi le changement n’est pas seulement celui d’un président, d’un gouvernement ou d’une majorité. Il faut aller bien plus loin : c’est un changement de politique, de perspective, de dimension qu’il faut offrir à notre pays le 22 avril et le 6 mai.

Si la finance est l’adversaire, alors il faut l’affronter avec nos moyens et d’abord chez nous, sans faiblesse mais sans irréalisme, en pensant que ce sera un long combat, une dure épreuve mais que nous devrons montrer nos armes. Maîtriser la finance commencera ici par le vote d’une loi sur les banques qui les obligera à séparer leurs activités de crédit de leurs opérations spéculatives. Aucune banque française ne pourra avoir de présence dans les paradis fiscaux.

Les produits financiers toxiques, c’est-à-dire sans lien avec les nécessités de l’économie réelle seront purement et simplement interdits. Les stocks options seront supprimées. Et les bonus encadrés Enfin, je proposerai une taxe sur toutes les transactions financières, non pas le rétablissement de l’impôt de bourse, ce qui va être fait et qui a été supprimé il y a quelques mois – c’est vous dire la cohérence ! Non, je proposerai une véritable taxe sur les transactions financières, avec ceux en Europe qui voudront la mettre en œuvre avec nous. Je proposerai aussi, si l’on veut éviter d’être jugés par des agences de notation dont nous contestons la légitimité, de mettre en place au niveau européen une agence publique de notation.

L’autre point par rapport à la finance est européen. La zone euro se défait sous nos yeux. La France doit retrouver l’ambition de changer l’orientation de l’Europe. Elle imposera de savoir convaincre et entraîner nos partenaires. On me demande souvent : « mais comment allez vous faire pour faire venir vos alliés dans cette Europe, sur les positions que vous défendez, puisque le Président sortant n’y est pas arrivé » ? Mais ce qui va changer, c’est le vote des Français, qui sera notre levier pour convaincre. Les destins de l’Europe et de la France sont liés, la grandeur de la France ne peut pas être séparée de la force de l’Europe. Nous avons besoin d’Europe, elle doit nous aider à sortir de la crise mais pas imposer une austérité sans fin qui peut nous entraîner dans la spirale de la dépression. Les disciplines sont nécessaires, des engagements, devront être pris pour le désendettement et être respectés. Mais c’est la croissance qui nous permettra d’y parvenir le plus sûrement. C’est pourquoi je proposerai à nos partenaires un pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance. Je renégocierai le traité européen issu de l’accord du 9 décembre pour lui apporter la dimension qui lui manque, c’est-à-dire la coordination des politiques économiques, des projets industriels, la relance de grands travaux dans le domaine de l’énergie et puis les instruments pour dominer la spéculation, un fonds européen qui puisse avoir les moyens d’agir sur les marchés avec l’intervention de la Banque centrale européenne qui devrait être, finalement, au service de la lutte contre la spéculation. J’agirai en faveur de la création d’euro-obligations afin de mutualiser une partie des dettes souveraines, de financer les grands projets. Je défendrai, parce que c’est le sens du projet européen, une démocratie qui associera les parlements nationaux et européens aux décisions qui devraient concerner les Etats. Je proposerai une nouvelle politique commerciale en Europe qui fera obstacle à la concurrence déloyale, qui fixera des règles strictes en matière sociale, en matière environnementale, de réciprocité. Une contribution écologique sera installée aux frontières de l’Europe pour venir compléter ce dispositif. Je continuerai à agir pour une parité juste de l’euro vis-à-vis du dollar américain. Je n’accepterai pas que la monnaie chinoise soit encore inconvertible alors que cette première puissance commerciale finit par être excédentaire sans que sa monnaie, jamais, ne soit réévaluée.

L’Europe a bien des défauts, je les connais. Mais en même temps elle est notre bien commun. Défendons-la, elle en a besoin, elle le mérite ! Ce qui manque à l’Europe, c’est du mouvement – et c’est un Européen de cœur qui le dit – mais pas dans n’importe quelle Europe : le mouvement vers une Europe de croissance, vers une Europe de solidarité, vers une Europe de protection. C’est la vocation de l’a France que de la construire avec l’Allemagne et avec les pays qui voudront nous accompagner.

Aucun des grands défis de l’Europe ne peut se résoudre sans le pacte d’amitié, dans l’égalité, que Français et Allemands ont noué au lendemain de la guerre. Je proposerai donc à nos amis allemands une nouvelle relation de vérité et d’égalité. De leur côté, ils devront faire preuve de solidarité. L’Allemagne ne restera pas forte dans une Europe faible. Elle ne restera pas riche dans une Europe appauvrie, voilà la vérité. Je sais que beaucoup en Allemagne le comprennent. Mais du nôtre, nous devons faire aussi des efforts, efforts de compétitivité, de justice fiscale. Voilà le pacte qu’il va falloir nouer et ouvrir un nouveau cycle en Europe, celui d’une coopération économique, industrielle, énergétique entre nos deux pays. Voilà pourquoi, en janvier 2013 – c’est tout proche, ce sera quelques mois après le rendez-vous du 6 mai –, si les Français m’en donnent mandat, je proposerai à la chancelière d’Allemagne l’élaboration d’un nouveau traité franco-allemand, traité de l’Elysée un demi-siècle après l’acte fondateur de De Gaulle et d’Adenauer qui engagea une dynamique pour nos deux pays.

Chers amis, je veux redonner confiance à la France dans l’Europe. Je veux maintenant vous dire ce que je veux pour le redressement de notre pays. Ce qui est en cause n’est plus la souveraineté d’hier, quand notre territoire était menacé. Ce qui est en cause, c’est la souveraineté de la République face aux marchés et à la mondialisation. Voilà pourquoi je veux redresser la France, la redresser financièrement, la redresser économiquement, la redresser industriellement. Notre pays a abandonné depuis trop longtemps son industrie, aveuglé par la chimère d’une économie sans usine, sans machine, comme si l’immatériel pouvait remplacer le travail de l’ouvrier, du contremaître, de l’ingénieur et de son savoir-faire. La réindustrialisation de la France sera ma priorité. Je créerai une banque publique d’investissement qui, en complément des fonds régionaux, accompagnera le développement des entreprises stratégiques. Je favoriserai la production en France en orientant les financements et les allégements fiscaux vers les entreprises qui investissent sur notre territoire, qui y localisent leurs activités, qui y mettent leurs emplois et qui sont en plus offensives à l’exportation. Je mobiliserai l’épargne des Français en créant un livret d’épargne dont le produit sera entièrement dédié au financement des PME et des entreprises innovantes.

J’exigerai des entreprises qui se délocalisent qu’elles remboursent immédiatement les aides publiques reçues. Je donnerai priorité aux PME : ce sont elles qui embauchent, ce sont elles qui doivent être aidées avant tout, c’est pour elles que nous élargirons le crédit impôt recherche, que nous abaisserons l’impôt sur les sociétés, que nous créerons une agence pour les PME. Je soutiendrai l’économie numérique en organisant avec les collectivités locales et les industriels la couverture intégrale de la France en très haut débit d’ici 10 ans.

Le retour de la croissance passe aussi par la transition énergétique. Je me suis engagé à ce que la part du nucléaire dans la production d’électricité soit réduite de 75 % à 50 % d’ici 2025. Nous avons besoin d’une industrie nucléaire forte, inventant les technologies, les progrès de demain, mais nous avons besoin aussi d’énergies renouvelables, nous avons besoin aussi d’un plan d’économies d’énergie parce que ce sont ces trois actions – le nucléaire, les énergies renouvelables et les économies d’énergie – qui nous permettront d’avoir une perspective industrielle. Les économies d’énergie, nous les mettrons en œuvre par un plan de grands travaux : un million de logements neufs et anciens bénéficieront d’une isolation thermique de qualité. Nous créerons des dizaines de milliers d’emplois en améliorant en plus le pouvoir d’achat des ménages, par rapport à leurs frais de chauffage. Enfin, il n’y aura pas de retour à la croissance, pas d’industrie forte sans un effort de recherche et d’innovation. C’est tout notre avenir de nation industrielle qui se joue là. J’ai confiance dans la science, dans le progrès, dans la recherche, dans la capacité des inventeurs à nous donner les produits de demain sans avoir pour autant la crainte pour notre environnement. Parce que la recherche est aussi au service de l’écologie et de l’environnement.

Redresser l’économie, redresser l’industrie, mais aussi redresser les finances. Le niveau de la dette publique n’a jamais été aussi élevé. La dette publique a doublé depuis 2002. 10 ans de droite auront coûté aussi cher que tous les gouvernements réunis de la Ve République. Je n’ai ici pas compté tous les présidents qui se sont succédé mais, quels que soient leurs mérites ou leurs défauts, aucun n’avait été capable de mettre la dette publique à ce niveau-là. Il a fallu attendre 2002 pour avoir cette dérive. Pour maîtriser la dette, je rétablirai l’équilibre budgétaire en fin du mandat qui me sera confié. Pour atteindre cet objectif, je reviendrai sur les cadeaux fiscaux et les multiples niches fiscales accordées depuis une décennie aux ménages les plus aisés et aux plus grosses entreprises. Cette réforme permettra de dégager près de 30 milliards de recettes supplémentaires. Mais dans le même temps, les dépenses de l’Etat seront maîtrisées. Toute nouvelle dépense sera financée par des économies, le nombre total de fonctionnaires n’augmentera pas, mais il sera mis fin à la règle aveugle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

Ce redressement, mes amis, est indispensable. Mais il ne sera possible que dans la justice. Chaque nation a une âme. L’âme de la France, c’est l’égalité. C’est pour l’égalité que la France a fait sa révolution et a aboli les privilèges dans la nuit du 4 août 1789. C’est pour l’égalité que le peuple s’est soulevé en juin 1848. C’est pour l’égalité que la IIIe République a instauré l’école obligatoire et l’impôt citoyen sur le revenu. C’est pour l’égalité que le Front populaire a œuvré en 1936. C’est pour l’égalité que le gouvernement du général de Gaulle a institué la sécurité sociale en 1945. C’est pour l’égalité que François Mitterrand a été élu en 1981. C’est pour l’égalité que nous avons fait, avec Lionel Jospin, la couverture maladie universelle et l’allocation personnelle à l’autonomie. C’est pour l’égalité que nous aurons aussi à combattre et à proposer aux Français le changement.

L’égalité, c’est ce qui a permis à un enfant orphelin de père élevé par une mère pauvre, sourde et illettrée, de devenir prix Nobel de littérature. Il s’appelait Albert Camus et, après avoir reçu son prix, il écrivit en ces termes à son vieil instituteur : « ma première pensée, après ma mère, a été pour vous. Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j’étais, sans votre enseignement, sans votre exemple, rien de tout cela ne me serait arrivé. » C’est pour l’égalité que nous devons agir parce que, depuis 10 ans, l’égalité recule partout. Partout, des privilèges apparaissent à mesure qu’une nouvelle aristocratie – j’emploie le mot à dessein – arrogante et cupide s’installe et prospère. 1 % des Français privilégiés se séparent du reste de la société. Ils vivent à côté de nous mais ils ne vivent déjà plus avec nous. Parfois, ils ne vivent même pas chez nous. Une véritable sécession sociale a vu le jour ces dernières années : des quartiers relégués, abandonnés et de l’autre des quartiers protégés, sécurisés pour que nul ne vienne déranger. Je serai le Président de la fin des privilèges parce que je ne peux pas admettre que, pendant ce temps-là, pendant que certains s’enrichissent sans limite, la précarité s’étende, la pauvreté s’aggrave et 8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, dont beaucoup trop d’enfants.

Qu’on m’entende bien, l’égalité, ce n’est pas l’égalitarisme, c’est la justice. L’égalité, ce n’est pas l’assistanat, c’est la solidarité. Les Français n’ont rien à craindre de l’égalité, rien à craindre de la justice, rien à craindre de la redistribution. Les Français doivent savoir que, s’ils m’élisent, je ne poserai comme président qu’une seule question : avant tout effort supplémentaire, avant toute réforme, avant toute décision, avant toute loi, avant tout décret, je ne me poserai qu’une seule question : est-ce que ce que l’on me propose est juste ? Si c’est juste, je le prends, si ce n’est pas juste, je l’écarte. Seule la justice doit guider notre action.

C’est pourquoi j’engagerai avec le Parlement la réforme fiscale dont notre pays a besoin. C’est pour la justice que je reviendrai sur les allègements de l’impôt sur la fortune, c’est pour la justice que je veux que les revenus du capital soient taxés comme ceux du travail. Qui peut trouver normal qu’on gagne plus d’argent en dormant qu’en travaillant ? C’est pour la justice que je veux fusionner, après les avoir rapprochés, l’impôt sur le revenu et la contribution sociale généralisée, dans le cadre d’un prélèvement progressif sur le revenu. C’est pour la justice que je porterai la tranche supérieure à 45 % de l’impôt sur le revenu pour ceux qui touchent plus de 150 000 euros. Et on ne me fera pas croire qu’avec 150 000 euros, ce sont les classes moyennes qui seront concernées ! C’est pour la justice que je veux que nul ne puisse tirer avantage de niches fiscales au-delà d’une somme de 10 000 euros de diminution d’impôts par an.

Je sais que le combat sera rude, qu’on cherchera à faire peur, qu’on inquiètera… Si demain nous sommes en responsabilité, ceux à qui l’on prendra feront davantage entendre leur voix que ceux à qui l’on donnera. Je sais qu’il n’y aura pas de manifestation pour nous soutenir. C’est rare, c’est exceptionnel. Mais il peut y en avoir pour nous contester. Je sais que certains chercheront à nous faire peur et à effrayer les classes moyennes alors qu’elles ne trouveront qu’avantage dans la réforme que nous présenterons, prétendre que les grandes fortunes quitteront notre territoire. Mais est-ce que le bouclier fiscal a fait revenir les grandes fortunes en France ? Non ! Est-ce que le bouclier fiscal les a enrichies plus encore ? Oui ! Est-ce que les impôts de la plupart des Français ont baissé ? Non, ils ont augmenté ! Est-ce que ceux des plus favorisés ont diminué depuis 5 ans ? Oui ! Est-ce que la TVA n’est pas plus inquiétante dès lors qu’elle concernera tous les Français, mille fois oui, elle est plus inquiétante que ce que nous proposons !

Ce n’est pas seulement la réforme fiscale. L’égalité doit concerner tous les domaines de la vie en société. L’égalité doit commencer à faire partir à la retraite ceux qui ont commencé à travailler tôt, exercé les métiers les plus pénibles. Et c’est pourquoi, tout en ayant le souci de maîtriser les comptes et en ouvrant une négociation sur la réforme des retraites indispensable — puisque celle qui a été votée est non seulement injuste mais pas financée -, eh bien sans attendre l’ouverture de cette négociation, tous ceux qui ont 60 ans et qui auront cotisé 41 années retrouveront le droit à partir à la retraite à taux plein. La négociation, elle, portera sur la pénibilité, les décotes, le montant des pensions, l’âge légal, l’évolution des recettes, indispensable, et la pérennité de notre système par répartition.

L’égalité, c’est aussi le meilleur accès pour tous au logement. Nous manquons de logements en France. Ils atteignent des prix insupportables, et pas simplement dans les grandes villes. Il faut donc plus de logements. C’est pourquoi je prendrai une décision : l’Etat montrera l’exemple, il mettra immédiatement à la disposition des collectivités locales tous ses terrains disponibles pour leur permettre de construire de nouveaux logements dans un délai de cinq ans. Plus de logements, plus de logements sociaux, et c’est pourquoi le Livret A — qui sert à collecter une épargne précieuse pour le logement social-, eh bien le livret A verra son plafond doubler, afin que tous les Français, par leur épargne, puissent financer le logement social.

Il faut plus de logements, plus de logements sociaux, et des logements moins chers. Je sais que cela prendra du temps, mais pour éviter les abus, j’encadrerai les loyers là où les prix sont manifestement excessifs. Il faut des villes plus équilibrées. Et je multiplierai par cinq les sanctions qui pèsent sur les communes qui bafouent la loi de solidarité urbaine.

L’égalité, l’égalité toujours, l’égalité pour la santé ! Nos professions de santé sont d’une qualité remarquable. J’en fais à chaque fois l’expérience. Leur métier est l’un des plus difficiles qui soient. Sans elles, le système se serait déjà effondré et, en même temps, trop de Français doivent renoncer à se soigner, pour des raisons financières ou pour des raisons de domicile. Les dépassements d’honoraires seront donc encadrés. Nous combattrons les déserts médicaux. Et par un nouveau système de tarification, qui fera la part entre l’activité et le service public, l’hôpital public sera conforté dans ses tâches et dans ses missions. Et je prends l’engagement que personne, je dis bien personne dans notre pays, ne soit à plus d’une demi-heure de transport d’un lieu de traitement des urgences médicales.

L’égalité, l’égalité encore, c’est le même accès pour tous à l’eau, au chauffage, à l’électricité. Il n’est pas, quand même, normal qu’une famille modeste paie l’eau au même prix, quand elle boit cette eau, que ceux qui la déversent sans compter ! Je créerai donc un tarif progressif de l’eau, comme du gaz et de l’électricité, qui garantira, au moins pour un certain volume, un prix stable et juste.

L’égalité, c’est le même salaire quand on a les mêmes compétences et les mêmes responsabilités. Comment la France, comment la République peut-elle accepter que les femmes soient moins bien payées que les hommes ? Les exonérations de cotisations sociales aux entreprises qui ne respectent pas cette règle seront purement et simplement supprimées.

L’égalité, toujours l’égalité, c’est aider les territoires qui en ont le plus besoin et notamment, et je parle ici en Seine Saint-Denis, nos banlieues. Cela veut dire qu’il faudra cesser d’aider de la même façon le quartier difficile d’une ville riche et le quartier difficile d’une ville qui n’a que des quartiers difficiles. Je compte sur tous les élus locaux pour m’accompagner dans ce mouvement. Il n’est pas nécessaire d’être de gauche pour être sensible à la terrible injustice que représente pour des millions de Français la vie dans des immeubles indignes ou dans des cités dégradées.

L’égalité, l’égalité c’est aussi la sécurité pour tous. Vivre dans la peur est insupportable ! L’insécurité est une injustice sociale intolérable. Elle touche les plus modestes, les plus âgés, les plus jeunes, les plus fragiles. La sécurité est un droit et je le ferai respecter en créant des zones de sécurité prioritaires là où il y a les taux de délinquance les plus élevés, en mettant des postes supplémentaires, 1 000 chaque année, dans la Justice, dans la Police, dans la Gendarmerie, en rapprochant les Forces de l’ordre des citoyens. Et je lutterai contre tous les trafics, toutes les mafias. Pas plus que je n’accepte la délinquance financière, la fraude fiscale, pas plus je ne tolère qu’un petit caïd avec sa bande mette une cité en coupe réglée et fasse vivre à ses habitants un enfer. Tous ceux-là, les délinquants financiers, les fraudeurs, les petits caïds, je les avertis : ceux qui ont pu croire que la loi ne les concernait pas, le prochain président les prévient, la République, oui, la République vous rattrapera !

L’égalité, l’égalité toujours, l’égalité ce sont les mêmes droits pour tous, quels que soient son sexe et son orientation, c’est le droit de pouvoir se marier, d’adopter, pour les couples qui en décident ainsi. C’est le droit, pour les personnes handicapées, de vivre la vie la plus normale possible. Et je veillerai à ce que chaque loi comprenne un volet handicap.

L’égalité, c’est aussi l’accès à ce qui est le plus précieux, y compris quand on n’a plus rien, l’émancipation, l’enrichissement, la culture. La culture, Baudelaire l’évoquait : « le meilleur témoignage que nous puissions donner de notre dignité, c’est la culture ». Et là encore, nous devons agir. L’éducation artistique sera généralisée, l’aménagement culturel de la France sera une priorité. Il intégrera les territoires oubliés, les zones abandonnées, les quartiers dégradés de nos grandes villes. Et c’est pourquoi nous ouvrirons, là encore, une nouvelle étape de la décentralisation culturelle.

Quant à la loi Hadopi, inapplicable, elle sera remplacée – remplacée je dis bien, car il faut un cadre pour fixer les droits de chacun – par une grande loi signant l’acte 2 de l’exception culturelle, qui défendra à la fois les droits des créateurs, parce que nous avons besoin de créateurs et de production, et un accès aux œuvres par Internet. Nous ne devons pas opposer les créateurs et leurs publics. Le public et les créateurs sont dans le même mouvement pour l’émancipation, pour la découverte, pour la qualité, pour l’exception culturelle française.

Chers amis, je veux citer Pierre Mendès France, qui nous disait que « la vérité doit forcément guider nos pas ». Je vous dois donc la vérité. Je connais les contraintes financières, l’ampleur de nos déficits, la gravité de notre dette, la faiblesse de la croissance en 2012, la lourdeur de l’héritage qui nous sera légué. Je ne promettrai donc que ce que je suis capable de tenir. Je dois maîtriser sans rien renoncer les choses et d’abord le temps.

Le quinquennat s’ouvrira donc sur des réformes de structure, celles qui constitueront un redressement dans la justice, le redressement économique, la réforme fiscale, le pacte éducatif, la décentralisation. Nous traiterons aussi les urgences, l’emploi, et notamment l’emploi des jeunes, le logement, la santé. Mais c’est ensuite que nous pourrons redistribuer ce que nous aurons créé, ce que nous aurons fabriqué, ce que nous aurons engagé, ce que le pays aura pu, par son redressement, favoriser. Voilà les temps qui doivent être proposés.

Mais je ne perdrai pas un seul instant, pas un seul instant, du mandat qui me sera confié.

Sur le plan international, avec le sommet de l’Otan prévu à la fin du mois de mai 2012, nous engagerons le retrait de nos troupes d’Afghanistan. Sur le plan européen, si les Français m’en donnent mandat, mon premier déplacement sera pour rencontrer la Chancelière d’Allemagne et pour lui dire que nous devons ensemble changer l’orientation de l’Europe vers la croissance et dans le lancement de grands travaux.

Ici dans notre pays, sans même attendre le renouvellement de l’Assemblée nationale, j’engagerai, avec les nouveaux ministres et le nouveau gouvernement, les premières mesures contre la finance et pour la réforme bancaire. Pas un instant, nous ne resterons inactifs. Le quinquennat ne sera pas une volte-face, un zigzag, une contradiction. D’ores et déjà, nous savons où nous voulons aller. Nous connaissons les temps, les périodes, les rythmes. Nous avons fixé aux Français l’objectif, mais également les moyens. Nous savons que nous avons des moyens limités, mais que nous avons la volonté ! C’est cette démarche qui convaincra. Et ce n’est pas en improvisant en fin de mandat des mesures politiques, économiques, sociales qui ont tant manqué depuis cinq ans, que les Français pourront être sérieusement convaincus que le changement se fera, pour les cinq ans qui viennent, de ce côté-là.

Je veux vous parler, pour terminer, de notre avenir. L’idée républicaine, c’est une promesse. Une belle promesse, qui est celle de vivre mieux de génération en génération. La promesse républicaine, c’est que chaque génération vivra mieux que la précédente. Et aujourd’hui, cette promesse est trahie. Notre jeunesse est sacrifiée, abandonnée, reléguée. Chômage, précarité, dévalorisation des diplômes, désespérance, perte d’autonomie, accès au logement difficile. Sans compter ce que nous lui laissons, à cette jeunesse, un environnement dégradé, des retraites non financées, une dette considérable. Et pourtant, la jeunesse c’est notre chance ! Comment peut-on accepter que cette chance devienne une charge ? J’ai beaucoup réfléchi, depuis plusieurs mois même, à ce que pouvait être l’enjeu de l’élection présidentielle, au-delà de la crise, du redressement à accomplir, de la justice à réaliser. J’en suis arrivé à cette conclusion simple : c’est pour la jeunesse de notre pays que je veux présider la France. Je veux redonner confiance à la jeunesse ! Et c’est la raison pour laquelle je veux faire de l’éducation une grande cause nationale. J’ai proposé de créer 60 000 postes supplémentaires dans l’éducation, pas seulement de professeurs, mais de surveillants, d’infirmières, d’assistantes sociales, de tous ceux qui contribuent à l’accueil, à l’accompagnement, à la réussite des jeunes. On me dit « c’est trop ». Non, je dis « ce n’est peut-être pas assez » ! C’est terrible de mener une bataille contre l’échec scolaire, qui fait chaque année plus de 150 000 victimes, 150 000 qui sortent sans diplôme, sans qualification, de l’école. La priorité ira aux écoles maternelles et primaires parce que c’est là que beaucoup se joue et que les premiers retards se précisent. Les rythmes scolaires qui n’ont aucun équivalent en Europe seront revus. Au collège et au lycée, les élèves les plus en difficulté bénéficieront d’un accompagnement personnalisé, pour qu’à la fin du quinquennat, je dis bien à la fin du quinquennat, le nombre de jeunes qui sortent sans qualification du système scolaire soit divisé par deux. Aucun jeune, aucun jeune de 16 à 18 ans – et je sais ce qu’est la déscolarisation dans beaucoup de nos villes et dans beaucoup de familles -, aucun jeune de 16 à 18 ans ne restera sans solution de formation, d’emploi ou même de service civique. Personne ne sera laissé là, de côté, abandonné, oublié ! C’est pour notre jeunesse que nous devons faire de l’emploi une priorité et créer progressivement 150 000 emplois d’avenir réservés aux jeunes, en particulier ceux issus des quartiers difficiles.

C’est pour les jeunes mais aussi les seniors que j’ai porté cette belle idée du contrat de génération, pour permettre l’embauche de jeunes en contrat à durée indéterminée dès lors qu’ils sont accompagnés par un salarié plus expérimenté, qui lui-même est maintenu dans l’emploi jusqu’à son départ à la retraite. C’est la réconciliation des âges, c’est la solidarité entre les générations ! Partout où je vais dans les usines, deux sortes de travailleurs viennent me voir. Les plus anciens, qui me posent une seule question : quand est-ce que nous allons partir ? Et les plus jeunes, qui me posent une seule question : quand est-ce que nous allons pouvoir entrer ? Et je leur dis « mais si vous les seniors, vous accompagnez les jeunes, vous leur donnez votre savoir-faire, votre expérience, votre compétence, est-ce que ce n’est pas finalement la plus belle mission qui peut vous être confiée avant d’attendre le départ à la retraite ? Et vous, les jeunes, si vous entrez enfin dans l’emploi avec un contrat à durée indéterminée, vous pouvez retrouver l’autonomie que vous attendez depuis si longtemps ». Je pense aussi aux jeunes qui sont étudiants et dont les familles sont modestes. Ceux-là recevront aussi une allocation d’études sous conditions de ressources pour leur permettre d’avoir l’autonomie.

C’est cela, le projet : faire tout pour que la jeunesse réussisse, non pas pour elle-même, non pas parce qu’elle serait une catégorie, non pas parce que je voudrais la flatter, mais parce que c’est ce qui permet à ceux qui sont parents, grands-parents, de retrouver eux-mêmes espoir dans l’avenir, fierté dans la réussite, de se dire « mais qu’allons-nous laisser, laisser après nous, quelle société voulons-nous transmettre à nos enfants, à nos petits-enfants ? ». Une société du chômage, de la précarité, de l’angoisse, de la dislocation ou, au contraire, une société où les chances soient attribuées, où les conditions de réussite soient posées et où l’on se dise : je vais bientôt partir, que ce soit à la retraite ou pour le grand voyage, je vais bientôt partir mais au moins, je sais que ce qui a été transmis sera finalement, pour la génération qui arrive, la réussite possible que je n’ai même pas eue pour moi-même.

Et moi, moi qui suis devant vous candidat à l’élection présidentielle, si je reçois le mandat du pays d’être le prochain président, je ne veux être jugé que sur un seul objectif : est-ce qu’au terme du mandat qui me sera, si les Français le veulent, confié, est-ce que les jeunes vivront mieux en 2017 qu’en 2012 ? Je demande à être évalué sur ce seul engagement, sur cette seule vérité, sur cette seule promesse ! Changer leur vie serait pour moi la plus grande des fiertés. Ce n’est pas un engagement à la légère que je prends. C’est pour mobiliser toute la Nation par rapport à cet enjeu.

Chers amis, j’ai parlé du Rêve français. Oui, le beau rêve, le rêve que tout au long des siècles, depuis la Révolution française, les citoyens ont caressé, ont porté. Ce rêve de vivre mieux, ce rêve de laisser un monde meilleur, ce rêve du progrès, ce rêve de pouvoir franchir à chaque fois les étapes de l’humanité, ce rêve ne nous appartient pas qu’en propre, mais il se trouve que c’est nous, la France, qui avons inventé la République. C’est nous qui avons porté cet idéal qu’une société, si elle s’organisait, si elle se donnait les moyens, si elle faisait de l’égalité, de la liberté et de la fraternité son mode de vie, pouvait être l’émancipation pour chacun.

C’est ce rêve-là que j’ai voulu de nouveau ré-enchanter – et aussitôt, la Droite s’est gaussée. Comment, comment serait-il possible de parler de rêve en cette période ? C’est vrai, ce n’est pas un rêve que nous vivons… Comment serait-il possible de parler de rêve au moment où la crise condamnerait toute ambition ? Ce serait une chimère. Mais moi, je ne vous appelle pas à mettre votre tête dans les étoiles. Je vous appelle à retrouver le récit républicain, celui qui nous a fait avancer pendant des décennies, le récit de la Révolution française, de ces hommes, de ces femmes aussi, qui ont voulu avancer dans une histoire inconnue qui s’ouvrait sous leur yeux, qui était l’histoire de l’égalité humaine.

Oui, ce récit républicain qui s’est poursuivi avec les républiques, avec la IIIe République, avec, aussi, la Libération, le Conseil national de la résistance, ce rêve, ce récit républicain que mai 68 a aussi, d’une certaine façon, fait ressurgir ! Et puis, mai 1981 et tant d’autres étapes. C’est cela, le récit de la République. Il n’appartient pas qu’à la Gauche. Tous ceux qui se sont succédé pendant des décennies à la tête du pays ont porté le récit républicain. A chaque fois, et quels que fussent les reproches que nos prédécesseurs aient pu leur adresser, c’était, finalement, leur ambition aussi, faire avancer la France. Alors le rêve, surtout, portons-le !

Et je me permettrai de citer Shakespeare, qui rappelait cette loi pourtant universelle : « ils ont échoué parce qu’ils n’ont pas commencé par le rêve ». Eh bien nous réussirons parce que nous commencerons par évoquer le rêve ! Le rêve français, c’est la confiance dans la démocratie, la démocratie qui sera plus forte que les marchés, plus forte que l’argent, plus forte que les croyances, plus forte que les religions ! Le rêve français, c’est l’achèvement de la promesse républicaine autour de l’école, de la laïcité, de la dignité humaine, de l’intérêt général.

Le rêve français, c’est le creuset qui permet à toutes les couleurs de peau d’être à égalité de droits et de devoirs. Le rêve français, c’est l’affirmation des valeurs universelles qui vont bien au-delà des frontières, qui vont bien au-delà de la Nation. Ce n’est pas un espace limité, mais qui est proclamé à tous, à la face du monde. Le rêve français, c’est notre histoire, c’est notre projet ! Le rêve français, c’est une force, c’est le projet que je vous propose, parce qu’il nous ressemble, parce qu’il nous rassemble !

Je veux, je veux que nous allions ensemble vers la France de demain ! Une France du travail, du mérite, de l’effort, de l’initiative, de l’entreprise, où le droit de chacun s’appuiera sur l’égalité de tous. Une France de la justice, où l’argent sera remis à sa place, qui est celle d’un serviteur et non d’un maître. Une France de la solidarité, où aucun des enfants de la Nation ne sera laissé de côté. Une France du civisme, où chacun demandera non pas ce que la République peut faire pour lui, mais ce que lui, peut faire pour la République ! Une France de la diversité où chacun apportera sa différence, mais dans l’unité de la République, où les Outre-mers nous ouvrent à tous les horizons du monde et où les enfants d’immigrés doivent être fiers, fiers d’entre Français, Français, parce que c’est le plus beau nom qu’on puisse donner à un citoyen du monde, à une France de l’exemple, où le pays se retrouve dans ce qui l’élève, dans ce qui le réunit, le dépasse, une France de la confiance où toutes les forces qui la constituent se mobilisent pour l’avenir !

La France, la France n’est pas un problème. La France est la solution !

Voilà le choix, chers amis, voilà le choix qui vous attend. Toujours le même, toujours celui, depuis que la démocratie existe, entre la peur et l’espoir, entre la résignation et le sursaut, entre l’agitation et le changement. Eh bien le changement, le changement, c’est maintenant ! Le redressement, c’est maintenant ! La justice, c’est maintenant ! L’espérance, c’est maintenant ! La République c’est maintenant !

Mobilisons-nous, rassemblons-nous et dans trois mois, dans trois mois, nous ferons gagner la Gauche, avancer la France et nous réussirons le changement ! Le changement, j’y suis prêt !

Vive la République ! Et vive la France !

 

http://francoishollande.fr/actualites/discours-de-francois-hollande-au-meeting-du-bourget/?utm_source=Newsletter+Qualifi%C3%A9e&utm_campaign=2e369df81a-2012_01_22_23_48_10&utm_medium=email

Par FRANCE-RWANDA TRIBUNE - Publié dans : France
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 17 octobre 2011 1 17 /10 /Oct /2011 06:18

Le prochain Congrès de SOS Racisme se tiendra les 21, 22 et 23 octobre prochain.

Vu les enjeux, il s'agit du Congrès de tous les dangers pour la survie même de SOS Racisme. Un virage à bien négocier. Les délégués conviés à cette occasion devront faire preuve d'un grand sens des responsabilités et d'une grande lucidité car des décisions qu'ils prendront dépend ni plus ni moins l’existence même de SOS Racisme.

SOS Racisme doit en effet faire face à la plus grave crise financière de son histoire. Une crise financière sans précédent pour l'institution, conséquence inéluctable de la gestion calamiteuse, opaque et autoritaire de près de huit années menée d'une main indisciplinée par son actuel président, Dominique Sopo. Une crise qui a jeté ces derniers mois un profond malaise au sein de l'association.

J’avais déjà dénoncé les contours de l'affaire relative au fiasco financier du concert organisé le 14 juillet 2011 aux Champs de Mars. Un concert décidé unilatéralement par le tandem Sopo - Abtan, sans consultation préalable et contre les réserves du Trésorier. Des subsides publics délibérément surévalués et jamais encaissés, des artistes grassement, voire trop grassement payés et d'autres qui se sont produits gratuitement, croyant faire œuvre de bienfaisance... Au final, un déficit de caisse de près de 800.000 Euro et de l'escroquerie dans l'air. A ce prix là, la promotion de la France Black-Blanc-Beur que nous appelons de tous nos voeux coûte cher, très cher au contribuable.

Mais d'où provient cet argent dépensé sans compter ? Où sont en effet passés certains des fonds engagés et dont l'affectation n'est pas clairement établie ?

Voilà bien des questions qu'il serait opportun de soulever lors du Congrès et éventuellement devant un juge d'instruction. Il y a fort à parier qu'aucune réponse ne sera donnée car le malaise de Dominique Sopo est trop évident. Celui-ci se contente seulement d’accuser ses détracteurs d’être des « chemises brunes de l’extrême droite » et d’être « harcelé » depuis deux années... Mais Dominique Sopo a-t-il déposé plainte pour harcèlement ? Non, il ne l’a pas fait.

Pour bien cerner le malaise de Dominique Sopo, il suffit d'observer l'énergie que ce dernier déploie pour tenter de sauver sa tête en prolongeant son mandat le temps de combler le déficit, quitte à mentir encore et encore auprès des institutionnels sollicités pour supporter des événements qui ne verront à terme jamais la couleur de l'argent de leur sponsor ou ne verront jamais le jour.

Mais cette affaire est intéressante à d'autres égards, pas seulement financiers, et il conviendrait que les membres du Congrès et les citoyens français en soient bien avertis.

Nous voulons parler des graves dérives idéologiques et ségrégationnistes dont se sont rendus responsables le tandem Sopo Abtan ces dernières années et qui peuvent être résumées en une phrase toute symbolique « Evoquer le sang des Hutus, c'est salir le sang des Tutsis » scandaleusement formulée par le président de l'association à l'occasion du retentissant et infructueux procès engagé par SOS Racisme contre l'écrivain Pierre Pean. Ces dérives constituent en quelque sorte la toile de fond de ce dossier.

Il n'aura en effet échappé à personne que, depuis quelques années, SOS Racisme, par la voix de son Président et de son compère Abtan, s’est livré à une véritable stigmatisation et une chasse effrénée aux Hutus dits génocidaires et ce jusqu'à en perdre bien souvent la raison voire la décence et l'objectivité la plus élémentaire. Cette indécence a culminé récemment dans une série de graves accusations portées à l'encontre de la communauté congolaise de France, accusée de poursuivre le génocide des Tutsis en France.

Mais pourquoi une telle dérive et un tel acharnement à vouloir stigmatiser à ce point une communauté d'hommes et de femmes, pour la plupart innocents et victimes de la haine humaine, jusqu'à leur nier même leur humanité. Et pourquoi amalgamer dans ce fatras d'inconsidérations la communauté congolaise qui n'a jamais pris part au génocide de 1994 ?

N'est ce pas de l'incitation à la haine pure et simple pénalement répréhensible ? Une procédure judiciaire est en cours à ce propos et nous livrera son verdict.

En réalité, la réponse à la question ci-dessus se trouve dans la nature des relations étroites entretenues par certaines personnalités françaises proche du lucratif régime de Paul Kagamé et qui s'en sont fait les propagandistes invétérés.

Tel est le cas de Dominique Sopo et de Benjamin Abtan qui ont fait de SOS Racisme un outil de ségrégation communautaire, le relais d'une guerre et d'une haine venues d'ailleurs, bien loin des préoccupations premières et légitimes de l'association. Mais une guerre lucrative pour les actuelles autorités françaises qui, à l'image de Claude Guéant, ont semble-t-il repris le flambeau du French Doctor, pour oeuvrer au réchauffement diplomatique, avec le Rwanda ( http://fr.hirondellenews.com/content/view/16789/325/ ).

C'est cette inclinaison pro tutsi qui a sans doute poussé Dominique Sopo, suant d'inquiétude devant la catastrophe de la situation financière de l'association, à frapper récemment et en désespoir de cause à la porte de l'Open Society Foundation, l'association financée par le milliardaire Georges Soros, l'un des grands acteurs du processus de balkanisation de la RDC et soutien de l'action génocidaire de Paul Kagamé en Afrique centrale et plus particulièrement en RDC. Un homme récemment accusé par un rapport des Nations unies d'acte de génocide et accueilli en septembre dernier « à bras ouverts » par le Président Sarkozy, sans doute pour être mieux délogé le moment venu, question de ne pas laisser de trace intempestive des mallettes (cf le dernier livre de Pierre Pean : http://www.dailymotion.com/video/xl27qk_pierre-pean-la-republique-des-mallettes_news -

http://www.evene.fr/livres/livre/pierre-pean-la-republique-des-mallettes-45087.php ).

Dominique Sopo aurait reçu de l'Open Society Foudation une somme de 150.000 Euro pour renflouer les caisses.

Mais qu'est ce que SOS Racisme a à gagner en recevant de l'argent d'un tel homme ? D'autant que ce dernier vient d'être débouté face à la France dans la procédure qu'il avait engagée près de la CEDH dans le cadre de la condamnation pour délit d'initié que lui avait infligée la Justice française ( http://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/le-financier-george-soros-deboute-face-a-la-france_1037705.html ).

Voilà dans quel marre boueuse jouent Messieurs Sopo et Abtan. Une marre dans laquelle ils ont entraîné SOS Racisme et dont il convient rapidement de l'en extirper pour lui redonner une santé et lui redorer le blason. La France en a bien besoin.

Le tournant du Congrès de ces 21, 22 et 23 octobre prochain est donc bien crucial. Gageons que la morale et l'honnêteté l'emportent pour une fois. La France en a tant besoin.

Stéphane Sonck

___________________________________________________

 

Lettre ouverte de Stephane.Sonck à Dominique Sopo, Benjamin Abtan

Date : 26 septembre 2011 00:25

Objet : Dominique Sopo et Benjamin Abtan ont-ils coulé SOS Racisme financièrement ?

Lettre ouverte à l’attention de Monsieur Dominique Sopo, président de SOS Racisme

Copie aux membres de SOS Racisme et de la société civile

Copie au parlement et à la ville de Paris

Copie à la presse

-1-    Introduction  

-2-    SOS Racisme : une trésorerie en déficit de près de 800.000 euros ?

-3-    Le tandem Sopo-Abtan attise-t-il délibérément la haine raciale au lieu de lutter contre le racisme ?

-4-    Conclusions

Le 26 septembre 2011

Monsieur Sopo,

Si les informations ci-dessous devaient se confirmer, les comités et membres de SOS Racisme France devraient engager une action en justice contre les décideurs du concert SOS Racisme du 14 juillet 2011 à Paris : Dominique Sopo et Benjamin Abtan.

-1-      Introduction

Ce mardi 27 septembre 2011, une importante réunion du Bureau de l'association SOS Racisme se tiendra à son siège de Paris.

Cette réunion intervient quelques jours seulement avant l'élection du nouveau président de l'association prévue statutairement en octobre 2011 et promet d'être très inconfortable pour Dominique Sopo, l'actuel président, qui n'envisage pas de renouveler son mandat.

Dominique Sopo est en effet sur la sellette. En interne, des reproches lui sont ouvertement adressés quant à sa gestion opaque des comptes de l'association. Les tensions sont palpables. Longtemps tenues sous le boisseau, celles-ci sortent au grand jour et s'affirment de plus en plus.

Deux facteurs expliquent cela :

-     d'une part, le départ de l'ancien ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui avait mis en selle et soutenait politiquement le tandem Sopo-Abtan ;

-     et d'autre part, l'affaiblissement des réseaux associatifs pro-tutsi soutenus par le régime de Kagamé à Kigali lui même en disgrâce sur la scène internationale depuis la publication du Rapport du HCDH des Nations unies sur les violations graves des droits de l’Homme perpétrées au Zaïre puis en RDC entre mars 1993 et juin 2003 qui pointe la responsabilité du FPR (Front Patriotique Rwandais) pour crimes de génocide.

Selon certaine indiscrétion : « Dominique Sopo et Benjamin Abtan ont coulé financièrement SOS Racisme. De plus, ils ont dangereusement détourné l’association de son objet social qui est la lutte contre toute forme de racisme en l'instrumentalisant pour satisfaire la politique de Monsieur Kouchner et de leur amis rwandais d'Ibuka. On ne peut plus leur faire confiance. C'est la crédibilité et l'avenir de SOS Racisme qui se jouent. »

Les reproches formulés à l'encontre de Dominique Sopo sont donc très graves.

Ce dernier est conscient de la fronde qui l'attend. Ainsi il chercherait à éviter à tout prix les conséquences fâcheuses d'une éventuelle plainte à son encontre de la part des autres membres de l'association.

C'est pourquoi, il tenterait de négocier discrètement au sein du Bureau l'annulation pure et simple des élections d'octobre 2011 moyennant son départ sans condition au mois de juin 2012. Solution évidemment inacceptable.

En réalité, indépendamment du volet strictement financier, Dominique Sopo et Benjamin Abtan pourraient bien être rattrapés d'ici là par la Justice française dans le cadre d'un dépôt de plainte pour incitation à la haine raciale. Une procédure judiciaire qui pourrait bien emporter SOS Racisme dans la bourrasque. Or, un tel scénario serait une catastrophe pour la crédibilité d'une association d'une telle utilité publique.

-2-  SOS Racisme : une trésorerie en déficit de près de 800.000 Euros ?

Quelques chiffres concernant le concert SOS Racisme du 14 juillet 2011 :

-   Coût :    1.177.000 Euros

-   Subventions :   444.000 Euros

-   Déficit SOS racisme: 800 000 Euros

Le 14 juillet 2011, SOS Racisme organisait à Paris un grand concert gratuit pour l’égalité. Le coût de cet événement, fruit des ambitions démesurées de Dominique Sopo, s'élevait à 1.177.000 Euros.

La décision du concert aurait été prise à huit clos entre Benjamin Abtan et Dominique Sopo. Les comités SOS Racisme et leurs présidents n'auraient aucunement été concertés et auraient été informés après à la prise de décision du duo Sopo-Abtan.

Avant le concert, la presse Parisienne annonçait des chiffres erronés couvrant les frais du concert. L'Etat français, la Ville de Paris et quelques fondations avaient accepté de subventionner cette manifestation à concurrence de 1.000.000 Euros, selon les propos de Monsieur Sopo. Les comités de quartiers parisiens s'étaient opposés au financement de la ville de Paris à ce concert.

Toutefois, seuls 444.000 Euros furent attribués. Aucun autre sponsor ne s'étant manifesté favorablement, il restait à l'association à financer seule le reste du budget.

Or celle-ci ne disposait pas d'une telle somme en trésorerie. Dominique Sopo serait toutefois passé outre la réserve du Trésorier de l'association. Au final, ce concert, dont le nombre de participant a d'ailleurs été délibérément gonflé par les organisateurs, fut une véritable gabegie qui n'aura rien rapporté à SOS Racisme si ce n'est une lourde dette de près de 800.000 Euros.

La responsabilité de cette dette reviendrait à Dominique Sopo, président de l'association SOS racisme, et à Benjamin Abtan, membre du bureau de SOS racisme.

Cette dette contraste de manière saisissante avec les gros, les très gros cachets dont ont bénéficiés les différents artistes qui ses sont succédés sur la scène.

Une dette contractée vraisemblablement auprès des banquiers de l'association qui depuis ne cessent de mettre Dominique Sopo sous pression en exigeant son remboursement. C'est donc en grande partie pour cette raison que Dominique Sopo entend négocier son départ de SOS Racisme en juin 2012 et éviter la dénonciation de son bilan financier par l'assemblée générale et avoir à assumer seul cette dette.

C'est donc l'angoisse et la peur qui poussent Dominique Sopo à courir dans tout les sens depuis quelques semaines pour trouver des dons ou d’autres subventions conséquentes afin d'arranger la situation.

Il se murmure d'ailleurs qu'il aurait introduit officiellement auprès de certains organismes publics des demandes de subvention au nom de SOS Racisme, dans le but prétexté de financer des événements culturels. Lesquels ? Personne n'en a la moindre idée, même pas chez SOS Racisme. Officieusement nul doute que cette opération vise à renflouer le déficit de la caisse. Si ces subventions venaient à être accordées, cela s'appellerait de l'escroquerie et engagerait encore plus la responsabilité de l’association.

Compte tenu de tout cela, il est évident que la reconduction de Dominique Sopo et l'annulation des élections d'octobre 2011 seraient des mesures pusillanimes et extrêmement dommageables de la part des membres du Bureau de SOS Racisme. Or il est temps de réagir et de mettre de l'ordre rapidement dans les rangs.

D'ailleurs l'intérêt porté à la question du maintient de Dominique Sopo (et avec lui de l'influence de Benjamin Abtan) à la tête SOS Racisme a largement dépassé les seuls membres du Bureau. La lutte contre la racisme nous appartient tous. Nous sommes tous d'une certaine manière membres de cœur de SOS Racisme.

Serait-il acceptable que les pouvoirs en place amènent les contribuables français à payer les 800.000 Euros de dette de SOS Racisme ce qui politisera et instrumentalisera encore plus l’association ?

Si tout ceci devait se confirmer, les comités et membres de SOS racisme France devraient engager une action en justice contre les décideurs du concert SOS Racisme du 14 juillet 2011 à Paris : Dominique Sopo et Benjamin Abtan.

Mais Messieurs Sopo et Abtan n'auraient pas seulement coulé SOS Racisme financièrement.

Ils ont également gravement porté le discrédit sur l'action de l'association en affichant ouvertement des comportements partiaux, voir racistes, incitant même abusivement à la haine raciale. C'est ainsi la légitimité même de l'activité d'intérêt public que mène l'association qui s'en trouve dévalorisée et décrédibilisée.

-3-  Le tandem Sopo-Abtan attise-t-il délibérément la haine raciale au lieu de lutter contre le racisme ?

Dans un récent communiqué, SOS Racisme a publié, par la voix de Dominique Sopo, un communiqué dénonçant les attaques racistes perpétrées à l'encontre des Rwandais (de la communauté tutsi) en marge du déplacement de Paul Kagamé en France le 12 septembre dernier. Des actes attribués à la communauté congolaise stigmatisée abusivement de génocidaire : http://www.sos-racisme.org/content/sos-racisme-denonce-les-attaques-racistes-perpetuees-l%E2%80%99encontre-des-rwandais-en-marge-du-dep

J'avais adressé le 21 septembre dernier un droit de réponse à Dominique Sopo (voir ci-dessous), en le priant de s'expliquer sur ses allégations et de les étayer. Comme à son habitude, il n'a donné aucune suite à mon apostrophe !

Pire, SOS racisme, otage d'une logique partisane et partiale pro-FPR (Front Patriotique Rwandais) a totalement passé sous silence le passage à tabac d'un congolais par les Services de sécurité de Paul Kagamé lors de la conférence du CAPE à Paris le 12 septembre. La scène a pourtant été filmée et largement diffusée sur le net où elle a été vue plus 11500 fois. http://www.dailymotion.com/video/xl2h11_rolain-mena-de-l-apareco-defie-la-garde-presidentielle-rwandaise-a-paris-au-cape_news

Le Congolais en question, Rolain Mena, avait interpellé la délégation rwandaise en visite à Paris les 11-13 septembre sur la question du génocide des congolais, de la présence rwandaise à l'Est de la RDC du viol des congolaises et du pillage des matières premières du Congo.   

Quel parti pris saisissant de la part de Dominique Sopo.

Entre temps, ce communiqué blessant a profondément indigné et choqué la communauté congolaise de France créant une réaction sans précédent de sa part. Plusieurs collectifs regroupant les Congolais de la diaspora ont réagit. Ils ont entre autres choses décidé de s'unir pour engager une action judiciaire par le dépôt d'une plainte pour diffamation et calomnie et incitation à la haine raciale contre SOS Racisme et Dominique Sopo le 28 septembre 2011 suite aux graves allégations formulées sans preuve à l'encontre de ses représentants :

-     Communiqué sur la procédure contre SOS Racisme et prise de position de l'opposition sur cet affront à l'encontre des Congolais

http://www.dailymotion.com/video/xl92jo_communique-de-presse-du-crccf-sur-la-procedure-contre-sos-racisme_news

-     Pétition

http://www.petitionenligne.fr/petition/la-plainte-contre-sos-racisme-a-propos-de-ses-accusations-contre-la-diaspora-congolaise/1656

-     Manifestations devant le siège de SOS Racisme

http://www.afriqueredaction.com/article-les-vaillants-combattants-arretes-devant-la-permanence-du-sos-racisme-ce-soir-a-17-heures-45-84708857.html

Ces réactions salutaires méritent d'être soutenues même par les membres de SOS Racisme.

Il n'y a plus lieu de craindre les élucubrations incongrues et les accusations récurrentes et intempestives de négationnisme formulées à l'emporte pièce par Messieurs Dominique Sopo et Benjamin Abtan à l'encontre de ceux qui osent dénoncer tout haut les exactions à caractère génocidaire et les crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis par les troupes du FPR sur les populations tutsi et hutu du Rwanda ainsi que les populations congolaises dans la crise qui saigne la Région des Grands lacs depuis le génocide de 1994.

D'ailleurs Benjamin Abtan avait également reçu un droit de réponse de ma part suite à son article « le renforcement du négationnisme du génocide des tutsis », une interpellation restée sans suite de sa part … : http://www.inshuti.org/sonck4.pdf

Comment ne pas voir de partialité et de parti pris dans un propos aussi consternant que celui tenu par Dominique Sopo à l'occasion du procès intenté par SOS Racisme contre le journaliste d'investigation Pierre Péan : « Evoquer le sang des Hutus, c'est salir le sang des Tutsis ». Quel honte ! Comme s'il avait une place pour la concurrence des victimes dans les souffrances humaines.

Rappelons que malgré son acharnement, SOS Racisme n'a jamais obtenu ni en première instance ni en appel la condamnation de l'auteur de « Noires fureurs, blancs menteurs ».

-4-  Conclusions

Si les informations concernant le fiasco financier du concert SOS Racisme du 14 juillet 2011 décidé par Dominique Sope et Benjamin Abtan devaient se confirmer, les comités et membres de SOS racisme France devraient engager une action en justice contre les décideurs du concert.

Il est temps, pour une fois, que Monsieur Dominique Sopo et avec lui Monsieur Benjamin Abtan assument la responsabilité de leurs actes et de leurs paroles. Pour que cesse enfin cette surenchère de la haine distillée par ce triste tandem. Pour que SOS Racisme retrouve enfin ses lettres de noblesse et la santé financière qui pourra lui permettre de mener à bien sa mission de salut public.

Mesdames et Messieurs les membres du Bureau de SOS Racisme, reprenez les choses en main avant qu'il ne soit trop tard. Bannissez Dominique Sopo et Benjamin Abtan de votre association, laissez les assumer leurs responsabilités et ramener sans crainte le calme et la sérénité. Personne ne doit vous en dissuader.

SOS Racisme est quelque part  le miroir des anciennes colonies et fait partie du patrimoine culturel français. Cette association doit être maintenue.

J’invite tous les lecteurs attentifs et influents à soutenir SOS Racisme en faisant pression sur ses membres afin qu’ils mettent Monsieur Dominique Sopo devant ses responsabilités car il a fait trop de mal, semé trop de haine et trompé les membres de SOS Racisme sur la situation financière des comptes de l’association.  

Stéphane Sonck

stephane.sonck@gmail.com

 

Par IBUKABOSE - Publié dans : France
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 15:23

carla-bruni-sarkozy-1.jpg Carrière, maternité, campagne présidentielle, les confidences de Carla

Ces derniers mois, elle avait choisi la discrétion sans délaisser sa fondation, qui soutient l'accès à l'éducation et à la culture pour tous. Les lauréats boursiers présentent leur travail pour la première fois. L'occasion de faire le point sur son action et de recueillir ses confidences. Maternité, carrière, campagne présidentielle.... Pour Madame Figaro, Carla dit tout.

Depuis plusieurs mois, on la voit peu, on ne l’entend plus. Un été silence radio, au fort de Brégançon, puis au cap Nègre. Une rentrée sous le signe de l’ultra-discrétion. En cet après-midi de septembre, place des Vosges à Paris, les photographes délaissent pour un temps l’autre célèbre voisin des lieux. Aujourd’hui, Carla Bruni-Sarkozy est attendue à la Galerie Nikki Diana Marquardt pour soutenir les lauréats de sa Fondation, venus présenter pour la première fois leurs oeuvres au public. Tous – quinze élèves âgés de 21 à 26 ans – ont bénéficié de la bourse d’échange franco-américaine mise en place début 2010 par la Fondation Carla Bruni-Sarkozy.

Officiellement, bien sûr, la foule qui se presse est venue pour les voir. Mais aussi – surtout ? – pour guetter l’apparition de la première dame. Quand Carla arrive, robe légère malgré ses huit mois de grossesse, tous les regards se tournent vers elle. Elle joue le jeu, consciente que son aura médiatique bénéficie à ses jeunes protégés. Désireuse aussi de faire glisser la lumière sur un projet axé sur la création et l’éducation. Depuis sa création il y a deux ans, les résultats sont là : plus de 7 millions d’euros de fonds levés, 2,5 millions d’euros d’aides déjà distribuées, 900 élèves accompagnés, 170 boursiers...  L’occasion pour nous de revenir avec elle sur ce projet qui lui tient à coeur. Transmission, création artistique et désir d’enfant... Au cœur de sa parenthèse silencieuse, Carla se livre en exclusivité pour Madame Figaro.

http://madame.lefigaro.fr/societe/exclusif-carla-bruni-sarkozy-confie-290911-178451

Par IBUKABOSE - Publié dans : France
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 25 août 2011 4 25 /08 /Août /2011 04:01

Sarkozy1.JPG PARIS (Reuters) - Les nouvelles mesures fiscales annoncées par le gouvernement français pour tenir l'objectif d'une réduction du déficit public mettent Nicolas Sarkozy dans l'embarras sur son bilan à neuf mois de la présidentielle.

Les socialistes ont attaqué Nicolas Sarkozy, qui selon eux, finit son mandat en "détricotant" ce qu'il avait décidé en 2007.

"Ce qu'on retiendra des cinq ans de Nicolas Sarkozy c'est qu'il aura défait tout ce qu'il avait voulu faire en début de mandat", a dit mardi François Hollande, favori de la primaire socialiste en vue de l'élection présidentielle de 2012.

"Non seulement il avait un mauvais programme mais en plus il l'aura constamment déconstruit. Comme résultat politique, vous en conviendrez, il y a plus grande cohérence à retrouver."

Mais la majorité souligne que le président est obligé de faire preuve de souplesse pour s'adapter à la crise qui a privé l'Etat de recettes et fait exploser les déficits.

Le dossier le plus délicat pour le locataire de l'Elysée est la "contribution exceptionnelle" des plus fortunés, qui confirme l'abandon d'un dogme du président, mis en avant dans sa campagne de 2007, qui veut que l'Etat devrait laisser leurs gains aux citoyens vus comme créateurs de richesse.

"Il faut d'abord réconcilier la France avec la réussite. Or, au-delà de notre culture collective, nous savons que l'une des difficultés concrètes est fiscale", disait-il il y a quatre ans pour plaider en faveur d'allègements.

L'Elysée avait déjà été contraint au printemps dernier d'abandonner le "bouclier fiscal" créé en 2007 et plafonnant à 50% des revenus le montant des impôts directs.

Ce dispositif a été mal perçu par l'opinion car il profitait aux contribuables les plus riches. Environ 90% de son coût annuel de quelque 700 millions d'euros allait aux personnes qui possèdent un patrimoine supérieur à 16 millions d'euros.

Ces contribuables percevaient un chèque moyen de remboursement de l'Etat de 380.000 euros, selon les chiffres officiels. L'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt, 15e fortune mondiale, qui a reconnu par ailleurs dans une enquête judiciaire avoir fraudé le fisc, a ainsi perçu 30 millions d'euros annuels de remboursement l'an dernier.

Mercredi, la socialiste Ségolène Royal a demandé à l'Etat d'imposer le remboursement de ces gains passés aux plus fortunés.

LE PROBLÈME DE L'ISF

Un allègement de l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) a cependant été décidé pour compenser cet abandon du "bouclier".

Selon l'opposition, les plus fortunés bénéficieront du décalage dans le temps de ces deux mesures, avec en 2012 un bouclier encore maintenu et un ISF déjà allégé, ce qui produira des gains élevés pour les plus riches.

Ensuite, la conjonction des deux mesures pourrait faire perdre de l'argent à l'Etat, l'allègement de l'ISF diminué de la disparition du bouclier créant un "trou" de deux milliards annuels dans les caisses de l'Etat, selon la gauche.

L'Elysée assure qu'il s'agira d'une opération équilibrée mais certains en doutent jusque dans la majorité.

Nicolas Sarkozy est aussi en difficulté sur la défiscalisation des heures supplémentaires, dont la refiscalisation partielle a été annoncée mercredi.

Cette mesure en vigueur depuis 2007, mise en oeuvre concrète du "travailler plus pour gagner plus", slogan de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, a privé l'Etat de 1,36 milliard d'euros d'impôts par an selon Bercy et la Sécurité sociale de 3,2 milliards d'euros de cotisations annuelles.

Des études officielles laissent penser que la mesure n'a pas dégagé de nouvelles possibilités de gains considérables pour les salariés, mais a constitué en revanche un frein aux embauches en période d'explosion du chômage.

Mis en difficulté sur ses revirements, Nicolas Sarkozy est aussi mis en cause par l'opposition sur les promesses tenues, notamment la baisse de la TVA de 19,6% à 5,5% dans la restauration entrée en vigueur le 1er juillet dernier.

Les promesses de la profession de baisser les prix de 11,8% sur au moins sept produits et d'embaucher 40.000 personnes n'ont pas été tenues mais la mesure coûte 2,4 milliards d'euros par an à l'Etat.

Edité par Yves Clarisse

Par IBUKABOSE - Publié dans : France - Communauté : Afrique des Grands Lacs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011 06:50

28 février 2011 06h00 | Par Bruno Dive

 

Michèle Alliot-Marie a donné sa démission hier. Le maire de Bordeaux la remplace au Quai d'Orsay, désormais émancipé des conseillers de l'Élysée

Dans son allocution télévisée, le chef de l'État n'a pas prononcé une seule fois le nom de Michèle Alliot-Marie, dont la démission a provoqué ce remaniement.

Rédaction parisienne  

C'est à se demander si Nicolas Sarkozy n'avait pas annoncé cette inhabituelle intervention solennelle d'un dimanche soir pour mettre le couteau sous la gorge de Michèle Alliot-Marie. Histoire de rendre cette démission, gage supposé d'un nouveau souffle donné à notre diplomatie, inéluctable et de mettre l'intéressée devant le fait accompli.

Car jusqu'au bout l'éphémère ministre des Affaires étrangères aura fait de la résistance. De retour du Koweït dans la nuit, elle ne voulait toujours pas en entendre parler. Il a fallu un entretien avec Nicolas Sarkozy, puis un autre avec François Fillon pour qu'elle finisse par se rendre à l'évidence : elle n'avait plus d'autre choix que de quitter les lieux. Et le gouvernement, dans lequel elle siégeait depuis près de neuf ans. Un record sous la Ve République, si l'on excepte le long bail de Maurice Couve de Murville au Quai d'Orsay, puis à Matignon (1959-1969).


MAM.jpg L'amertume de MAM


Comme une autre femme l'avait fait avant elle, Michèle Alliot-Marie a quitté le gouvernement en publiant sa lettre de démission, dans laquelle elle laisse transparaître toute son amertume. Édith Cresson n'avait pas aimé la façon dont elle avait été traitée, puis congédiée de Matignon, et elle ne l'avait pas envoyé dire à François Mitterrand.

Dans cette lettre ouverte, MAM répète clairement que, selon elle, aucune raison ne la poussait à démissionner. « J'ai le sentiment de n'avoir commis aucun manquement », écrit-elle. Comme elle l'a si souvent fait ces dernières semaines, elle dénonce une campagne d'« attaques », de « contre-vérités », une « manipulation », un « harcèlement dans sa vie privée ». Elle persiste et signe : « Cette campagne n'entrave en rien mes relations avec mes partenaires internationaux, ni ma capacité à remplir la mission que vous m'avez confiée. »

« J'ai donc décidé de quitter mes fonctions », conclut-elle, alors que le président de la République le lui demandait depuis trois jours. Il n'a d'ailleurs pas eu un mot pour elle dans son allocution d'hier. Une allocution pourtant destinée à annoncer une « réorganisation des ministères et de la diplomatie » et à « habiller » ce remaniement soudain. Michèle Alliot-Marie aura également défendu le maintien de son compagnon, Patrick Ollier, au gouvernement. Au moins, sur ce point, a-t-elle obtenu gain de cause…

 

Chamboulement  

 

Car le remaniement s'avère plus ample qu'initialement prévu et il a toutes les apparences d'un gouvernement de combat dans la perspective de l'élection présidentielle. Sans surprise, ainsi que nous l'annoncions dès vendredi, Alain Juppé succède à MAM et retrouve ce ministère des Affaires étrangères qu'il a occupé de 1993 à 1995. Toujours ministre d'État et numéro 2 du gouvernement, le maire de Bordeaux est plus puissant que jamais.

Pour preuve, il a obtenu la fin de l'étouffante tutelle élyséenne sur le Quai d'Orsay, qui se manifeste avec l'éloignement des deux influents conseillers du chef de l'État : le conseiller diplomatique Jean-David Levitte et, surtout, le secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, qui quitte la présidence pour prendre le portefeuille de l'Intérieur (lire ci-contre). Un ministère que ce préfet connaît bien puisqu'il a dirigé pendant quatre ans le cabinet de Nicolas Sarkozy. À charge pour Claude Guéant de reprendre la main dans la lutte contre l'insécurité qui, après avoir été la marque de fabrique du candidat Sarkozy, en est aujourd'hui le talon d'Achille.

Le remaniement d'hier fait donc une autre victime, plus inattendue celle-là, en la personne de Brice Hortefeux, qui quitte le gouvernement pour l'Élysée (lire ci-contre), où il occupera des fonctions éminemment politiques auprès de Nicolas Sarkozy dans la perspective de la campagne présidentielle. Pour l'ami de trente ans du président, il s'agit plus d'un lot de consolation que d'une promotion. Mais Hortefeux devrait néanmoins jouer un rôle central dans la campagne présidentielle.

C'est le président du groupe UMP au Sénat, Gérard Longuet, qui devient ministre de la Défense (lire ci-contre). Un grand retour, là aussi, pour un homme qui avait dû démissionner du gouvernement Balladur en 1994 à la suite de sa mise en examen dans diverses affaires pour lesquelles il a été blanchi depuis. Le sénateur de la Meuse avait été très amer de rester à la porte du gouvernement en novembre dernier. Son arrivée constitue un geste en direction des sénateurs, souvent frondeurs, de la majorité. Un geste qui n'a rien d'innocent, à trois semaines des élections cantonales et à sept mois des sénatoriales.

sudouest.fr

Par JMVN - Publié dans : France
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011 05:35

Juppé au Quai d'Orsay, Longuet à la Juppe.jpg Défense, Guéant à l'Intérieur

Dans une intervention télévisée, Nicolas Sarkozy a annoncé le remaniement du gouvernement afin de pallier à la démission de Michèle Alliot-Marie pour laquelle le chef de l'Etat n'a pas eu un mot. Brice Hortefeux quitte le gouvernement. Le président a également évoqué les révolutions arabes.

Nicolas Sarkozy a annoncé dimanche la nomination d'Alain Juppé comme ministre des Affaires étrangères en remplacement de Michèle Alliot-Marie, démissionnaire, dans une allocution radiotélévisée. (c) Afp

Nicolas Sarkozy a annoncé, dimanche 27 février, la nomination d'Alain Juppé comme ministre des Affaires étrangères en remplacement de Michèle Alliot-Marie, démissionnaire, dans une allocution radiotélévisée. C'est Gérard Longuet qui prend la place d'Alain Juppé au ministère de la Défense. Une nomination qui a avait d'ores et déjà annoncée par le président du Sénat Gérard Larcher. Claude Guéant est nommé au ministère de l'Intérieur et de l'Immigration en remplacement de Brice Hortefeux. Nicolas Sarkozy recrée ainsi le ministère de l'immigration qui avait disparu lors du dernier remaniement. En revanche, le compagnon de MAM, Patrick Ollier, reste ministre des Relations avec le Parlement. Brice Hortefeux devrait rejoindre Nicolas Sarkozy en tant que conseiller spécial pour préparer la prochaine campagne présidentielle.

Pas un mot pour Hortefeux et MAM

Dans son intervention solennelle, le chef de l'Etat, qui n'a pas cité les deux partants du gouvernement, a expliqué avoir décidé, "avec le Premier ministre François Fillon", de "réorganiser les ministères qui concernent notre diplomatie et notre sécurité". "Alain Juppé, ancien Premier ministre, homme d'expérience qui a déjà exercé ces fonctions avec une réussite unanimement reconnue sera ministre des Affaires étrangères. Pour le remplacer au ministère de la Défense, j'ai choisi Gérard Longuet, lui aussi homme d'expérience", a déclaré Nicolas Sarkozy. "J'ai souhaité dans le même temps confier la responsabilité de ministre de l'Intérieur et de l'Immigration à Claude Guéant, qui m'a accompagné depuis neuf ans dans toutes les responsabilités que j'ai exercées, en particulier au ministère de l'Intérieur, dont il connaît tous les rouages et dont il a occupé tous les postes de responsabilité", a-t-il souligné. "Ainsi les fonctions régaliennes de l'Etat se trouveront-elles préparées à affronter les événements à venir" dans le monde arabe, "dont nul ne peut prévoir le déroulement", a ajouté le président de la République.

"Nous ne devons pas avoir peur des révolutions arabes"

Nicolas Sarkozy a estimé que les révolutions arabes en cours ouvraient "une ère nouvelle" dans les relations de la France avec ces pays, dimanche lors d'une allocution radiotélévisée. "En opposant la démocratie et la liberté à toutes les formes de dictature, ces révolutions arabes ouvrent une ère nouvelle dans nos relations avec ces pays dont nous sommes si proches par l'histoire et par la géographie", a affirmé le chef de l'Etat. "Ce changement est historique. Nous ne devons pas en avoir peur", a ajouté Nicolas Sarkozy. Selon le président français, le changement en cours dans le monde arabe "porte une formidable espérance car il s'est accompli au nom des valeurs qui nous sont les plus chères, celles des droits de l'Homme et de la démocratie". "Pour la première fois dans l'histoire, elles peuvent triompher sur toutes les rives de la Méditerranée. Nous ne devons avoir qu'un seul but: accompagner, soutenir, aider les peuples qui ont choisi d'être libres", a-t-il jugé. Revenant sur la doctrine que Paris a cherché à promouvoir ces dernières semaines, Nicolas Sarkozy a fait valoir que si "l'ingérence" ne serait "pas acceptée", "l'indifférence" constituerait "une faute morale et stratégique". "Il nous faut tout faire pour que l'espérance qui vient de naître ne meure pas car le sort de ces mouvements est encore incertain", a expliqué le chef de l'Etat. "Si toutes les bonnes volontés ne s'unissent pas pour les faire réussir, ils peuvent aussi bien sombrer dans la violence et déboucher sur des dictatures pires encore que les précédentes", a-t-il prévenu.

nouvelobs.com

 

Sur le même sujet

 

Par JMVN - Publié dans : France - Communauté : Afrique des Grands Lacs
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Jeudi 24 février 2011 4 24 /02 /Fév /2011 01:51

, Le mercredi 23 février 2011


Lors de la venue de Mouammar Kadhafi en France en décembre 2007, l'Elysée avait promis plusieurs milliards d'euros de contrats. Trois ans plus tard, LEXPRESS.fr fait le point. 


En décembre 2007, le général Kadhafi est reçu en grand pompe en France. Le but est de normaliser les relations diplomatiques avec la Libye, qui semble vouloir se racheter une conduite sur la scène internationale. Une visite en France dealée lors des négociations pour la libération des infirmières bulgares en juillet 2007.

 

Pour justifier la venue de Mouammar Kadhafi, l'Elysée évoque les intérêts économiques de la France, à savoir la promesse de juteux contrats avoisinant une dizaine de milliards d'euros. Mais il s'avère que ces contrats n'ont pour la plupart jamais été signés.

 

Une venue en France que beaucoup n'avaient pas hésiter pas à dénoncer. Rama Yade, en tête, avait fustigé la venue du dirigeant libyen. "Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n'est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits."


Tout ça pour ça 

 

Areva assure que l'accord inter-gouvernemental de coopération nucléaire, estimé à 2 milliards d'euros, est resté lettre morte. Le projet de construire un, voire plusieurs réacteurs nucléaires pour le dessalement de l'eau de mer est donc en sommeil. Seul un contrat de 300 millions d'euros pour le transport d'électricité a été signé. Une activité, aujourd'hui gérée par Alstom, qui a racheté avec Schneider la branche Transmission et Distribution (T&D) à Areva en 2010.

 

Chez Véolia et chez Vinci, on assure que la venue de Mouammar Kadhafi n'a permis la signature d'aucun contrat. Idem chez Dassault Aviation. Un contrat de 14 Rafales avait été évoqué à l'époque, mais la direction du l'industriel a confié à LEXPRESS.fr qu'aucun Rafale n'a finalement été vendu à la Libye.

 

En revanche, chez EADS, la visite du colonel libyen a débouché sur l'achat de 21 Airbus. Un contrat d'environ 3 milliards de dollars. Ouf! Sa visite n'aura donc pas totalement servi à rien... 

En décembre 2007, l'Elysée promet "une dizaine de milliards d'euros" de contrats signés. Une somme loin de la réalité au final. 

 

La visite en grande pompe de Mouammar Kadhafi aura donc handicapé la diplomatie, sans renflouer les caisses de fleurons de l'industrie français. Aujourd'hui, elle est surtout une terrible erreur politique de Nicolas Sarkozy. 

Par JMVN - Publié dans : France - Communauté : Afrique des Grands Lacs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Articles récents

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés