Diplomatie

Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /2010 04:45

Par Le Potentiel
Quotidien de Kinshasa

Nicolas Sarkozy est attendu ce jeudi à Kigali. Visite-éclair de réchauffement des relations diplomatiques entre la France et le Rwanda pour tourner définitivement une page tumultueuse de l’histoire de ces deux pays.

Belle opportunité pour évoquer également les perspectives d’avenir dans la région des Grands Lacs. Au menu, la réunion du mois de juin en France des ministres pour une paix durable dans la région. Invités d’honneur à cette conférence, les « bailleurs de fonds » disposés à financer des « projets économiques communs » dans la région. Un pas important vers la mise en place du « Marché commun des Grands Lacs ». Une proposition de janvier et mars 2009 qui refait surface.

A l’initiative de la France, une conférence réunira au mois de juin en France les pays de l’Afrique des Grands Lacs et les bailleurs de fonds intéressés par cette région. Il s’agit de lancer des « projets économiques conjoints » susceptibles de favoriser la paix dans la région. La confirmation de l’organisation de cette conférence a été donnée par l’Elysée, selon la presse parisienne reprise par le journal Les Echos.

Mais auparavant, au mois de mai, lors du prochain sommet qui aura lieu à Nice, sur la Côte d’Azur, les chefs d’Etat et de gouvernement des Etats de l’Afrique des Grands Lacs débattront de cette question avec le président Nicolas Sarkozy. Les directives qui y seront arrêtées, seront certainement transmises aux ministres des pays concernés qui se retrouveront au mois de juin avec les bailleurs de fonds.

Selon le Journal Les Echos, la France souhaite l’éclosion des « projets communs » entre ces pays en matière économique, notamment dans l’Energie, le développement agricole ou l’exploitation forestière. Selon la même source, « l’idée, c’est que si on veut aider à surmonter les clivages politiques, les conflits dans cette région, il faut favoriser la coopération et l’intégration régionale ».

On ne doute pas que pendant son séjour de trois heures à Kigali, le président français s’entretiendra de la tenue de cette conférence avec son homologue rwandais, le président Paul Kagame.

MARCHE COMMUN

Cependant, ce n’est pas la première fois que le président Sarkozy évoque l’organisation de cette conférence. En janvier 2009, lors de la présentation des voeux au corps diplomatique, le président français s’était attardé sur les perspectives de paix dans la région des Grands Lacs. Aussi, appelait-il à une « nouvelle approche de paix » dans l’Afrique des Grands Lacs. Il avait suggéré le « partage en commun de l’espace et les abondantes richesses minières dont regorge la République démocratique du Congo, un pays immense à la gouvernance étrange avec le « petit » Rwanda ». Il souhaitait la mise en place d’un « Marché commun » pour favoriser les échanges économiques.

C’était le « Plan Sarkozy » dénoncé par des Congolais pour autant qu’ils y voyaient une tentative de balkanisation de la RDC. En visite officielle à Kinshasa, après avoir accordé une interview à la presse congolaise, le président français s’était défendu de disposer d’un plan, que ses propos ont été mal interprétés, mais avait réaffirmé son attachement à « l’intangibilité des frontières » de la RDC. « La première vérité, c’est que la souveraineté du Congo est inaliénable et la France sera toujours à vos côtés pour le respect de cette souveraineté », avait-t-il déclaré, à Kinshasa.

A cette occasion, le président Sarkozy avait annoncé l’organisation de cette conférence en 2010. Il avait saisi cette opportunité pour déclarer qu’il avait proposé à la RDC, et à ses voisins proches, à savoir le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda, la Tanzanie et le Kenya, la création d’une « Agence régionale pour le développement et l’aménagement ». A son avis, cette démarche contribuerait au « bon voisinage » dans la région et donnerait un « nouvel élan » à leur coopération autour des projets communs. Sûr que la création de cette agence sera à l’ordre du jour tant à Nice, au mois de mai, qu’en juin lors de cette conférence des bailleurs de fonds de Grands Lacs. Au bout du tunnel, ce sera bien sûr la mise sur pied d’un « Marché commun ».

Abondant dans le même sens, l’ambassadeur de France à Kinshasa, Pierre Jacquemot, avait rappelé que la « coopération régionale est un facteur de paix ». Et que la balkanisation de la RDC n’a jamais été à l’ordre du jour en France.

CIRGL MARGINALISEE ?

L’abondance des biens ne nuit pas, dit-on. Mais l’abondance des initiatives de paix peut nuire à la paix. Car l’impression qui se dégage de plus en plus, c’est qu’on se bouscule un peu trop dans la région des Grands Lacs.

En effet, l’une des importantes initiatives saluées par tout le monde et qui a bénéficié du soutien de la Communauté internationale demeure justement l’institutionnalisation de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, CIRGL. Elle n’a pas permis seulement aux Etats membres de signer le Pacte de sécurité, de stabilité et de développement de la région des Grands Lacs, mais de disposer de 10 programmes prioritaires d’actions pour la reconstruction des pays de la région. Un fonds spécial de reconstruction a même été constitué et a reçu la contribution de certains Etats membres ; notamment la République démocratique du Congo.

Bien plus, la relance de la CEPGL est également une réalité grâce aux efforts fournis dans le cadre de la CIRGL. Un groupe d’Amis des Grands Lacs se charge même de contacter des bailleurs de fonds pour la mise en œuvre des « projets intégrateurs ».

La mise en place de cette « Agence régionale de développement et d’aménagement » viendra-t-elle en appui aux projets de développement de la CIRGL ? Les bailleurs de fonds des Grands Lacs sont-ils les mêmes qui font partie du « Groupe des Amis des Grands Lacs » ? Apparemment, la réponse est négative. Cela d’autant plus vrai qu’à en croire le journal Les Echos, Elysée aurait intéressé les Américains à cette proposition et que ceux-ci « lui ont fait part de leur soutien ».

Dans l’intérêt de l’Afrique des Grands Lacs, il serait utile que toutes ces initiatives soient coordonnées et ne visent qu’un seul objectif. Question d’éviter le « télescopage » au risque de décourager certains bailleurs de fonds, voire de cette « agence de développement », au-delà ce « Marché commun », une utopie. Devant cette hypothèse, ce sont les pays de la région qui perdraient, alors que l’intégration économique est une option levée par l’Union africaine depuis l’OUA, avec le Plan d’Action de Lagos 1971, la CEPGL, la CEEAC et la CIRGL.

D’autre part, si la tendance consisterait à confier à quelques pays de la région le « leadership économique » au détriment de ceux producteurs des richesses, l’Afrique des Grands Lacs se trouverait dans la même situation que les pays du balkan. Pour des raisons économiques, les Européens sont divisés, car la Russie ne parle pas le même langage avec ses voisins européens, membres de l’OTAN qui compte également les Etats-Unis.

Or, dans les Grands Lacs, le coltan, la cassitérite, le nickel… opposent déjà l’Europe aux Etats-Unis ainsi qu’aux Asiatiques dans le Kivu.

 

Par JMV Ndagijimana - Publié dans : Diplomatie - Communauté : Afrique des Grands Lacs
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Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /2010 04:49

Entretien de Bernard Kouchner avec Alexis Thambwe Mwamba, ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo (15 février 2010)

Bernard Kouchner s’entretiendra avec Alexis Thambwe Mwamba, ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, le 15 février. Cette visite de son homologue congolais fait suite à celle que Bernard Kouchner avait effectuée à Kinshasa le 8 janvier dernier.

Dans le cadre de la présidence congolaise de la SADC (communauté de développement d’Afrique australe), les deux ministres évoqueront notamment la situation à Madagascar ainsi que les questions d’actualité relatives à la région d’Afrique australe. Ils feront également le point sur les relations bilatérales entre la RDC et la France, la situation en RDC et dans la région des Grands Lacs ainsi que l’action de la Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo.

SOURCE

Par JMV Ndagijimana - Publié dans : Diplomatie - Communauté : Afrique des Grands Lacs
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 02:27

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Par Emmanuel Neretse et Gaspard Musabyimana

09/02/2010
Selon une dépêche de l’Agence Rwandaise de Presse (RNA) datée du 08 février 2010, le nouveau représentant de l’Union Européenne dans ce pays, l’Ambassadeur Michel Arron lors d’une interview a dénié à l’opposition politique au régime du général Paul Kagame le droit de revendiquer la démocratie au Rwanda ; il s’est fait l’écho de la propagande du régime dictatorial visant notamment à discréditer le parti politique d’opposition non encore enregistré FDU-Inkingi ; il a salué déjà en avance le processus électoral qui n’a même pas encore commencé ; il a exprimé une attitude méprisante voir raciste envers la classe politique africaine.

Dans cette interview rapportée en anglais, le diplomate a estimé qu’il existe des sujets tabous à ne pas évoquer par l’opposition politique et que la loi interdisait l’évocation ou la critique de certaines valeurs de la société rwandaise. Pour lui, personne ne devrait donc mettre en cause l’ordre établi par le parti régnant, le FPR, sous peine de tomber sous le coup des lois liberticides conçues à cet effet par le même régime. Il parle ensuite d’un certain « consensus national » indiquant par là qu’aucune opposition politique n’a droit au chapitre pour critiquer l’action du parti au pouvoir. Plus simplement, le peuple rwandais n’aurait pas droit à un système démocratique.

L’ambassadeur Arron va jusqu'à qualifier les déclarations de Madame Victoire Ingabire présidente du parti FDU « d’incendiaires » et de nature «  à mettre l’huile sur le feu ». Il fait ici allusion aux déclarations de V. Ingabire quand elle disait qu’à côté du génocide des Tutsi, il y a eu au Rwanda des crimes contre l’humanité commis contre les Hutu. L’interprétation que donne M. Arron à ces propos est la même que celle d’ « IBUKA » et des dirigeants du FPR dont on sait qu’ils les ont transformées pour criminaliser et discréditer la présidente des FDU. Sinon en quoi parler des personnes victimes des crimes de guerre et crimes contre l’humanité serait mettre de l’huile sur le feu ? Visiblement l’ambassadeur développe les mêmes arguments que le régime fournit chaque fois qu’il doit museler l’opposition.

Ce citoyen belge croit peut-être que l’Afrique n’est pas encore mûre pour la démocratie telle que cette idée coure dans certains milieux occidentaux qui n’ont jamais évolué et qui l’histoire de l’Afrique s’est arrêtée en 1960.

La question que nous nous posons est de savoir si les vues exprimées par M. Michel Arron sur la  politique au Rwanda sont personnelles, ce qui serait regrettable, ou traduisent la position des 27 pays de l’Union Européenne, ce qui serait affligeant.

Emmanuel Neretse et Gaspard Musabyimana

09/02/2010

 

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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 05:35

OBAMA.jpg Lu sur Medias France Libre

Traité de Lisbonne:"Obama ne s’y retrouvait plus dans les multiples présidents européens Mercredi, 03 Février 2010 07:29

Premier effet du traité de Lisbonne : le porte-parole de la Maison Blanche, Philip Crowley, a annoncé hier que le président américain ne se rendrait pas au sommet Union Européenne/Etats-Unis qui devait avoir lieu à Madrid les 24 et 25 mai.

Officiellement, parce que Barack Obama s’est déjà « rendu plusieurs fois en Europe l’année dernière », selon Crowley.

[...Plus sérieusement sans doute, le porte-parole a expliqué qu’Obama ne s’y retrouvait plus dans les multiples présidents européens ...]

Le problème est qu’il s’agit d’un sommet annuel et que son but est justement de réunir régulièrement les dirigeants des deux ensembles économiques. Plus sérieusement sans doute, le porte-parole a expliqué qu’Obama ne s’y retrouvait plus dans les multiples présidents européens : Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, José Manuel Durao Barroso, le président de la Commission, et José Luis Rodriguez Zapatero, le premier ministre espagnol en charge de la présidence tournante de l’Union européenne. Sans compter Catherine Ashton, le chef de la diplomatie européenne, qui a aussi son mot à dire… « Nous continuerons d’avoir des rencontres UE-Etats-Unis de haut niveau, mais cela va prendre un peu de temps pour voir exactement dans quel cadre ces rencontres auront lieu ».

On comprend l’agacement de la Maison Blanche, elle qui espérait que l’Europe disposerait enfin d’un numéro de téléphone unique (lire l’article du Wall Street Journal de ce jour) grâce au traité de Lisbonne. En théorie, les sommets bilatéraux entre l’UE et les pays tiers devraient désormais être organisés à Bruxelles et réunir uniquement le président du Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement, Herman Van Rompuy, et le dirigeant étranger.

Mais c’était sans compter sur l’ambition des hommes. Zapatero n’a pas admis ce changement et a voulu organiser les sommets bilatéraux en Espagne, les présider, accueillir les chefs de gouvernement des pays tiers en bas de la passerelle et figurer sur la photo de famille. Même chose pour Barroso qui estime qu’il doit être présent pour les matières relevant des compétences exclusives de l’Union européenne, comme le commerce (il n’a pas tort). Résultat : une tension croissante entre les trois hommes et un Obama excédé par cette partie de ping-pong, chacun plaidant sa cause auprès de ses services. D’où sa bouderie.

Selon le quotidien espagnol de droite El Mundo, cité par l’AFP, le président Obama a été « contrarié » par la façon dont s’est déroulé le dernier sommet UE/États-Unis, en novembre dernier : « il y a eu tant de voix et si peu de résultats que le Président a écourté la réunion et envoyé au repas officiel son vice-président Joseph Biden », selon une source américaine citée par El Mundo.

Catherine Ashton, dans un entretien à l’AFP, estime que cette annulation n’est pas une « rebuffade » : il s’agit « d’un problème d’agenda » et ce sommet pourrait être reporté à la fin de l’année. Sous présidence belge, donc, à Bruxelles, et en présence du seul Van Rompuy. Cela s’appelle faire passer un message, ce que feint de ne pas comprendre Lady Ashton.

Source

Par JMV Ndagijimana - Publié dans : Diplomatie
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /2010 11:50

Laurent d’ERSU
11/01/2010 18:06

La RD-Congo et son voisin rwandais poussent à un retrait progressif des 19 000 casques bleus, ce que certains jugent prématuré

Haro sur la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo (Monuc) ! À Kinshasa comme au Rwanda, limitrophe des principales zones de déploiement des casques bleus, l’heure est à la critique contre la première mission de maintien de la paix au monde, forte de 19 000 hommes. Voire à la demande de son retrait.

En visite, jeudi 7 à Kigali et vendredi 8 janvier à Kinshasa, Bernard Kouchner a pu jauger l’hostilité des gouvernants des deux pays vis-à-vis du déploiement onusien, dont il s’est lui-même montré critique. « Les forces de l’ONU présentes en RDC sont insuffisantes, non seulement en nombre, mais aussi et surtout en qualité », avait-il déclaré le 22 décembre devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française. 

Le lendemain, le président congolais Joseph Kabila disait son « souhait » de recevoir un plan de désengagement de la Monuc avant le 30 juin 2010, « parce que nous pensons que depuis le début de cette année, il y a une amélioration nette de la situation sécuritaire dans l’est du pays ». Le 30 juin marquera le cinquantenaire de l’indépendance de l’ancien Congo belge.

Hostilité des gouvernants des deux pays vis-à-vis de la Monuc

Il semble que Congolais et Français travaillent sur un nouveau schéma : « moins de Monuc, plus d’ONU ». Concrètement, moins de casques bleus et plus d’acteurs du développement sur le territoire de RDC. Cela, alors que la Monuc se plaint… du manque de troupes pour sécuriser des territoires immenses. « C’est comme d’essayer de couvrir un lit avec un drap trop petit », résume le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich, porte-parole militaire de la mission onusienne.

Paradoxalement, c’est le soutien jugé excessif de la Monuc à une armée congolaise accusée de crimes contre les civils qui avait, en décembre, fait débat au Conseil de sécurité (lire La Croix du 23 décembre). Des rapports de l’ONU et de l’organisation Human Rights Watch avaient révélé des massacres commis par d’anciens rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) dans le cadre de l’opération Kimia 2, visant à combattre les rebelles hutus rwandais installés en RDC. Interrompue le 31 décembre, celle-ci va céder la place à une opération plus ciblée, Amani Leo (« La paix maintenant », en swahili), qui bénéficiera d’un soutien plus limité de la part de la Monuc.

« Dans le cadre de Kimia 2, nous fournissions des rations alimentaires aux 16 000 soldats engagés dans l’opération, explique Kevin Kennedy, porte-parole de la Monuc. Désormais, nous n’allouerons que des rations de combat et uniquement aux unités impliquées dans des opérations planifiées conjointement avec la Monuc. »

Soutien excessif de la Monuc à une armée congolaise accusée de crimes

Bien des observateurs s’interrogent sur la crédibilité des Forces armées de RDC (FARDC) sans le soutien onusien – logistique, transport des troupes, évacuations sanitaires, et même appui direct dans certains combats.

Certains trouvent suspectes ces demandes de retrait, alors que des scrutins importants se profilent : les mandats des députés et du président Joseph Kabila arriveront à échéance en 2011. Or, les dernières élections, en 2006, n’avaient pu se tenir que grâce à une mobilisation massive des soldats de l’ONU et de la communauté internationale, qui les avait financées. 


« Kabila ne peut gagner les prochaines élections qu’en fraudant, et il ne veut pas de témoins », estime un journaliste congolais. Son rapprochement avec le Rwanda, entamé il y a un an, risque de lui aliéner sa base électorale de l’est du pays.

A l'approche de scrutins, ces demandes de retrait sont suspectes

À la présidence rwandaise, on n’a pas de mots assez durs contre la Monuc, dont 95 % des troupes sont déployées dans la zone d’influence directe de Kigali. « Son budget annuel d’un milliard de dollars pourrait être mieux utilisé pour développer l’économie », juge un proche du pouvoir. 


Quittant Kinshasa après avoir rencontré les principaux responsables de la Monuc, Bernard Kouchner n’envisageait pas de retrait brutal de la force onusienne : « La critique est facile, c’est la paix qui est difficile », concluait le chef de la diplomatie française.

 

Laurent d’ERSU, à Kigali et Kinshasa

Par JMV Ndagijimana - Publié dans : Diplomatie - Communauté : Afrique des Grands Lacs
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