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De Jenny VAUGHAN (AFP) – Il y a 5 jours
ADDIS ABEBA — S'élevant au dessus de tous les autres bâtiments d'Addis Abeba, nimbé dans le brouillard de la pollution urbaine, le nouveau
siège de l'Union africaine (UA), bâti, offert par la Chine et inauguré samedi, symbolise la montée en puissance chinoise sur le continent.
Le cadeau de Pékin montre également que les autorités chinoises ne veulent plus paraître se concentrer uniquement sur l'exploitation
des matières premières, la construction d'infrastructures et les relations bilatérales en Afrique, relèvent les experts.
"La Chine est toujours apparue moins apte à dialoguer avec les régions et les organisations continentales", relève Alex Vines,
directeur pour l'Afrique au centre londonien d'études de Chatham House. "La construction du bâtiment de l'UA prend de façon spectaculaire le contre-pied de cette impression",
ajoute-t-il.
La Chine a investi 200 millions de dollars (154 M EUR) pour ériger le bâtiment de 99,9 mètres de haut et de trente étages, le plus
élevé de la ville selon ses concepteurs.
Les Chinois ont payé jusqu'au mobilier, fourni la plus grande partie du matériel de construction, et mobilisé une équipe de 1.200
ouvriers chinois et éthiopiens qui se sont relayés depuis janvier 2009 afin de terminer l'ouvrage dans les temps.
Le site, avec ses trois centres de conférences, ses bureaux pour 700 personnes, son héliport et sa statue en bronze de Kwame Nkrumah,
ancien président du Ghana et chantre de l'unité africaine, sera inauguré samedi par le dignitaire chinois Jia Quinglin, avant d'héberger le 18e sommet de l'UA dimanche et lundi.
Le commerce entre la Chine et l'Afrique a grimpé pour sa part aussi vite que le siège de l'UA en construction. Il s'est élevé à 120
milliards de dollars en 2011 (93 mds EUR) contre 20 mds USD (15,45 mds EUR) dix ans plus tôt.
Matières premières
Si la Chine a commencé à envoyer il y a 60 ans des ouvriers construire des routes et des voies ferrées en Afrique, c'est depuis 15 ans
que la puissance asiatique y a investi massivement, essentiellement pour s'attirer les matières premières nécessaires à son envolée économique.
Un Forum de partenariat Chine-Afrique se réunit tous les trois ans depuis 2001, avec 10 milliards de dollars de prêts promis par Pékin
lors de la dernière édition en 2009.
La Chine ne se fait pas d'illusion sur l'influence réelle de l'UA, souvent paralysée par les divergences entre ses 54 Etats
membres.
"La Chine entretient de très bonnes relations avec l'UA, mais (...) elle sait que cette organisation est relativement dépourvue de
pouvoir et qu'elle a du mal à prendre des décisions", relève Jean-Pierre Cabestan, professeur de sciences politiques à l'Université baptiste de Hong Kong.
Pour autant, les Chinois ont mesuré l'importance qu'il y a à investir dans la stabilité politique du continent, au delà des relations
strictement économiques. "La Chine a recalibré la façon dont elle voit l'Afrique. Je crois que le printemps arabe, et notamment la (révolution en) Libye, n'avait pas été prévu par la Chine",
estime M. Vines.
Pékin a déjà promis en décembre dernier 4,5 millions de dollars (3,5 M EUR) à la force de paix de l'UA qui protège les institutions de
transition somaliennes contre les islamistes shebab. La Chine a également apporté une contribution de poids aux missions de paix des Nations Unies au Soudan et au Burundi, selon l'organisation
non gouvernementale Safeworld.
Quant à l'UA, elle ne peut que se féliciter de trouver un nouveau mécène, en particulier depuis l'inconnu suscité par la chute de
Mouammar Kadhafi en Libye et de Hosni Moubarak en Egypte, deux pays qui contribuaient jusqu'à présent au budget de l'organisation à hauteur de 15% chacun, selon les chiffres officiels.
Pour le coordinateur du projet immobilier, l'Ethiopien Fantalun Michael, les nouveaux bâtiments permettront à l'UA d'accueillir des
manifestations internationales de premier plan, de donner une meilleure image de l'Afrique et de cimenter l'amitié sino-africaine.
"C'est le témoignage que cette relation se poursuivra encore longtemps", se réjouit-il.
Copyright © 2012 AFP. Tous droits réservés
(BRUXELLES2) Le Belge Koen Vervaeke a été nommé coordinateur pour la région des grands Lacs (Congo, Rwanda, Burundi). Un poste spécialement créé pour pallier la disposition du représentant spécial de l’UE dans cette région. La Belgique, notamment, ancienne puissance tutélaire, avait averti du risque de perdre ainsi une possibilité de contact unique dans une région plus que troublée.
Koen Vervaeke, a été nommé récemment directeur Afrique de l’Est et Australe et Océan indien au service diplomatique de l’UE (SEAE), après avoir été pendant plusieurs années le représentant spécial de l’UE auprès de l’Union africaine. C’est un « vieux » routier de l’Afrique mais a aussi été proche du pouvoir pour avoir exercé pendant plusieurs années au cabinet de Louis Michel quand celui-ci était ministre des Affaires étrangères (gouvernement de Guy Verhofstadt).
Il exercera ses fonctions de coordinateur en plus de son poste de directeur. L’objectif pour l’UE est « d’assurer la paix et la réconciliation dans une zone marquée par des conflits » récents et sanglants, et qui couvent toujours sous la cendre. Il aura mandat de prendre contact et coordonner l’action de l’UE « avec les organisations régionales, les acteurs internationaux et non gouvernementaux ». Il agira en tant que représentant de l’UE dans le Groupe de contact des Grands Lacs et fera rapport aux Etats membres par l’intermédiaire du groupe de travail Afrique et le Comité politique et de sécurité (COPS).
Son mandat couvre « l’ensemble des opérations et des instruments (de l’UE) pour aborder les questions qui posent une menace pour la stabilité de la région, y compris l’exploitation illégale des ressources naturelles, la réforme du secteur de la sécurité et la violence sexuelle ». Il devrait ainsi être le référent n°1 au SEAE pour les missions EUPOL et EUSEC, déployées au Congo Rdc et respectivement chargées de l’assistance à la police et au secteur de la sécurité congolais.
Le service diplomatique de l’UE inaugure ainsi un poste d’un nouveau genre : le « coordinateur spécial » qui permet de désigner un responsable principal au SEAE pour une zone de conflits, sans recourir au procédé du représentant spécial – un peu plus lourd à mettre en oeuvre et qui nécessite l’accord des Etats membres – et en préservant l’unité de structure du service, sans rajouter un échelon de hiérarchie supplémentaire. Plutôt intelligent a priori. A voir à l’usage, si un « directeur » trouve suffisamment de temps et d’énergie pour être sur le terrain.
Réaction à l’article « Royaume Uni : confirmation du caractère criminel du régime de Paul Kagame »
par Marie Madeleine BICAMUMPAKA
La Grande Bretagne et qui d'autre de ce monde a-t-il encore besoin qu’on lui confirme le caractère criminel du régime de Kigali ?
Après avoir suivi ce reportage (BBC night) de treize minutes (http://www.youtube.com/watch?v=7zXN4eZO2_g&feature=email) où pour la première fois un pays occidental, premier allié du pouvoir de Kigali depuis 1994, s’indigne de façon officielle de ses méthodes terroristes visant à éliminer ses ressortissants à l’étranger, je ne peux ne pas me poser quelques questions. Même si mieux vaut tard que jamais, pourquoi réagir seulement maintenant, alors que ce régime a tué ses citoyens tant à l’intérieur et qu’à l’extérieur du Rwanda depuis plus de quinze ans, au su et au vu de tout le monde ?
Avant que le journaliste ne commence son interview avec les trois rwandais : MUGENZI, MUSONERA et UMULISA, une phrase dite par la personne qui a introduit le reportage m’a beaucoup interpellée : « cette controverse est en rapport avec le Président KAGAME qui a essayé de construire l’unité du pays après la guerre civile tribale au Rwanda » ! Comment peut-on construire l’unité du pays lorsque le régime tue sans cesse la population dont il devrait assurer la protection ? Il y a plus de soixante ans, lorsque la deuxième guerre mondiale prenait fin, est-ce de la même façon que l’unité allemande a été reconstruite ? Même si on reconnaît qu’il y avait beaucoup de divergences liées aux intérêts politiques hégémoniques des uns et des autres (il faut bien le dire), de la part des deux blocs Est-Ouest, à ce que je sache, il n’y a jamais eu de planification de massacres systématiques de la part des pays alliés pour éliminer le « peuple allemand » qui venait d’être vaincu !
Pendant la gu
erre qui a précédé sa prise du pouvoir, et après l’installation de son régime, Monsieur
KAGAME et ses soldats ont massacré des millions de populations civiles partout où ils ont pu les atteindre. Il a d’ailleurs lui-même déclaré regretter qu’une partie de cette population ait
pu lui échapper ! Des rapports d’enquêtes
officielles bien fouillées et très documentés, diligentées par les institutions dont le Royaume Uni fait parti, leur ont été remis ! Qu’en ont-elles fait alors ? Ne les ont-elles pas
consultés pour en savoir le contenu, à tel point que maintenant ils osent s’indigner du fait que deux rwandais qui vivent en Angleterre sont menacés de mort par ce même régime qu’ils financent depuis tant d’années ! Même si toute mort est de trop,
qu’est-ce que la vie de deux individus a comme valeur pour un régime qui en a tué de millions ? Rappelons-nous des paroles du Premier Ministre Belge, Monsieur Yves LETERME. Il venait
d’une mission à New York où il avait rencontré Monsieur KAGAME ainsi que d’autres présidents africains. N’a-t-il pas déclaré sur les antennes de la RTBF à son retour, qu’il avait été très indigné
de s’entendre dire par un dirigeant africain « de l’aider à tuer des ressortissants de son pays qui vivent en
Belgique »! Quelle preuve faut-il de plus alors ?
Au cours de ce reportage, j’ai entendu Monsieur MUSONERA dire qu’il a été très choqué d’apprendre que sa vie était en danger en Angleterre, qu’il pouvait être tué a tout moment ! Je me suis permis d’imaginer que ce qui a pu le choquer, c’est que cela puisse se faire sur le sol Britannique, parce que c’est le premier pays qui aide aveuglement le Rwanda, un pays très ami ! Évidemment que pour ceux qui ont un minimum de notion d’étique, cela est inimaginable ! Mais quand on n’en a pas du tout ? Monsieur MUSONERA a aussi dit connaître d’autres cas où le régime de Kigali a tenté ou tué des citoyens rwandais à l’étranger. En tant qu’ancien membre ou soldat du FPR (lui et tous les autres qui ont fui ce régime, ou même ceux qui marchent toujours derrière leur patron mais en se morfondant), que fait-il pour contribuer à ce que la vraie vérité à propos de ces atrocités commises en Afrique et ailleurs par ce pouvoir qu’il a eu à servir, éclate et que justice soit faite ?
Quant au MP MALCOLM BRUCE (International Development Select) qui se rendra prochainement à Kigali, il reconnaît l’erreur de son pays la Grande Bretagne qui, depuis longtemps déjà donne annuellement des millions de Livres Sterling au Pouvoir en place, sans conditionner cette aide à la bonne gouvernance et la démocratie. Pour lui, le fait que le Rwanda ait connu un développement remarquable (ce qui est très discutable, car en dehors de Kigali ainsi que deux ou trois autres villes, si l’on compare cela à l’immensité de l’aide financière reçue, en plus du pillage au Congo….) n’excuse pas toutes ces dérives. Il affirme qu’il en parlera aux tenants du régime lors de sa visite ! Espérons que «ya iturufu itagikora» ! Sinon il devrait s’attendre à ce qu’on lui rétorque : « COMMENT OSEZ VOUS CRITIQUER UN REGIME QUI A MIS FIN AU GENOCIDE TOUT SEUL ALORS QUE VOUS REGARDIEZ LES ASSASSINS FAIRE SANS INTERVENIR » ! Avant son départ, quelqu’un aura-t-il pu l’aider à préparer une réponse très appropriée afin de faire taire pour de bon ceux qui oseront encore une fois balancer lâchement ce qu’ils pensent être toujours leur « AS DE PIQUE » ! Wait and see !
Voir le commentaire n°1 posté par Marie Madeleine BICAMUMPAKA aujourd'hui à 02h40
Saturday, 21 May 2011
The British Government faces demands to review its close relationship with Rwanda, following the revelation that Rwandan expats living in the UK have been warned that they are the target of assassins sent by the African government.
The Independent disclosed yesterday that two Rwandan critics of President Paul Kagame's rule have been warned by Scotland Yard that their lives are in imminent danger from the Rwandan government. The episode threatens to cause a diplomatic crisis for the Government, which has praised President Kagame's efforts to rebuild Rwanda after the genocide of 1994.
The International Development Secretary, Andrew Mitchell, has been a regular visitor to the country and the Conservatives send MPs there every summer to undertake voluntary work.
The shadow Foreign Secretary, Douglas Alexander, said: "Clearly such a suggestion of foreign nationals sanctioning violence on the streets of London is a very serious matter. The Government should ensure there is a full investigation and make public its findings where appropriate."
The former Liberal Democrat leader, Sir Menzies Campbell, said: "The Rwandan High Commissioner should be told in the strongest possible terms that conduct of the kind threatened will simply not be tolerated."
Eric Joyce, chairman of the All-Parliamentary Group on the Great Lakes Region of Africa, urged ministers to regard it "as a priority" to investigate the allegations.
"I have a lot respect for what President Kagame has done, but the Rwandan government has a reputation for not brooking any opposition," Mr Joyce said.
Nicola Blackwood, a Tory member of the group, said: "Rwanda have made such impressive strides in so many areas of development but political freedom is important too, and if these claims are true they are very worrying."
The Rwandan High Commissioner to London, Ernest Rwamucyo, insisted yesterday: "The government of Rwanda does not threaten the lives of its citizens wherever they live."
Both the Department for International Development (Dfid) and the Foreign Office said last night that Britain and Rwanda had a "candid" relationship where the Government raised concerns "on a regular basis and at senior levels".
The Foreign Office said: "We take every opportunity to raise with the Rwandan government our concerns over political space, media freedom and extra-judicial killings."
Dfid made clear last night it had no intention of scaling back its average annual aid payment of £83m to the country. A spokesman said the contribution benefited 135,200 of the country's poorest people.
By Nigel Morris, Deputy Political Editor
Saturday, 21 May 2011
Olivier Chastel / photo www.chastel.be
D’après l’hebdomadaire belge « Le Vif » n° 17 du 29 avril 2011, nous apprenons sous la plume de François Janne d’Othée que le ministre de la coopération belge Olivier Chastel (MR) sera à Kigali le 18 mai 2011 avec dans sa serviette 200 millions d’euros que son gouvernement « en affaires courantes » décerne au régime de Kagame au titre de la coopération.
Pour noyer le poisson et distraire l’opinion, le ministre aurait précisé que cette aide serait conditionnée et destinée à des domaines bien précis. Il a ainsi parlé de la justice, de l’éducation et de la santé, auxquels seraient consacrés 160 millions initialement. Les 40 millions restants seraient libérés après évaluation et seraient consacrés à la bonne gouvernance, et d’autres domaines comme la coopération régionale.
Face à ces belles intentions, ce que le contribuable belge ne sait pas, c’est que le régime dictatorial du FPR de Paul Kagame est passé maître pour travestir les concepts et que les étrangers entendent de travers le discours du régime.
La Justice
Lorsque la Belgique accepte de donner son aide au domaine judiciaire, elle croit, de bonne foi, que cet argent est destiné à améliorer le système judiciaire rwandais et ainsi à faire progressivement de ce pays un Etat de droit. Erreur. L’aide de la Belgique dans ce domaine sera utilisée pour traquer les opposants vivant à l’étranger. Elle servira à financer les actions, soit pour les assassiner, soit à monter des dossiers bidons contre eux sur base de fausses accusations.
L’Education
Le gouvernement belge démissionnaire et en affaires courantes croit que les millions qu’il va verser au Rwanda vont contribuer à soutenir le système éducatif du pays et à améliorer la qualité de l’enseignement et la vie des étudiants. Erreur. Cette somme servira à creuser davantage le fossé entre l’élite et la grande majorité de la population. En effet, seules les familles riches peuvent supporter les frais de scolarité de leurs enfants. Or la richesse du pays est aux mains d’une oligarchie du parti au pouvoir. Ce sont leurs enfants qui reçoivent curieusement des bourses d’études pour la plupart. L’aide belge viendra donc élargir ce fossé.
La santé
Loin de servir à améliorer le système de santé pour tous, l’aide belge dans ce domaine contribuera au programme controversé de stérilisation forcée de 700.000 hommes dans deux ans comme le ministère de la santé en a fixé l’objectif et d’essai des vaccins non encore validés sur des adolescentes des milieux modestes. Un vrai projet génocidaire que la Belgique risque de financer.
L’enveloppe destinée à la bonne gouvernance sera consacrée en réalité à renforcer le quadrillage du pays par la milice du parti FPR au pouvoir dénommée « Intore ». Cet argent servira aussi à financer la propagande du régime à l’intérieur du pays jusqu’à la plus petite entité administrative tout en bâillonnant et en réprimant toute voix discordante. Celle destinée à la coopération régionale ne servira qu’à financer des actions pour déstabiliser la RDC et le Burundi mais surtout à se maintenir dans l’Est de la RDC par rebellions téléguidées de Kigali et des multinationales interposées.
Face à ce constat, force est de se poser quelques questions :
- Le gouvernement actuel étant en affaires courantes, il n’a pas reçu de confiance du parlement. Comment peut-il prendre une décision qui coûte des millions d’euros aux contribuables belges sans aucun débat ?
- Pourquoi le ministre Olivier Chastel se précipite-t-il à Kigali pour y déposer 200 millions d’euros sachant très bien que cette aide servira à renforcer la dictature ?
- Les représentants du peuple élus en juin 2010 ne peuvent-ils pas interpeller le gouvernement en affaires courantes qui dépensent des deniers publics à la défense d’une des pires dictatures du monde ?
Emmanuel Neretse
A l’attention de Mr André Flahaut
Copie au Parlement, au Sénat et à la Presse
Concerne : le "voyage de la honte" des socialistes
belges Flahaut et Demeyer au Rwanda
« " Ces attaques systématiques et généralisées (...) révèlent plusieurs éléments accablants qui, s'ils sont prouvés devant une juridiction compétente, pourraient être qualifiés de crimes de génocide", estime enfin le document. Et les enquêteurs d'étayer leurs accusations, constatant "la nature systématique, méthodologique et préméditée des attaques répertoriées contre les Hutus", "l'usage extensif d'armes blanches - principalement des marteaux - et les massacres systématiques de survivants après la prise des camps ". Parmi les "dizaines de milliers de victimes", ils dénombrent "une majorité d'enfants, de femmes, de personnes âgées et de malades, souvent sous-alimentés, qui ne posaient aucun risque pour les forces attaquantes". Ces lignes ont suscité la fureur du régime rwandais de Paul Kagame, qui fonde toute sa légitimité sur le fait d'avoir mis fin au génocide de 1994 contre les Tutsis qui a fait quelque 800.000 morts selon l'ONU. » - "Le rapport de l'ONU, un "inventaire" tragique des crimes de masse en RDC"
Monsieur,
En allant serrer la main de Paul Kagamé à Kigali, vous avez oublié les victimes de la guerre en RDC.
Votre maladroite tentative de justification démontre au mieux votre ignorance des vérités historiques et judiciaires et au pire votre compromission au regard du régime rwandais.
C’est extrêmement grave étant donné votre qualité de Président de la Chambre des Représentants de Belgique et cela m’amène à vous communiquer les documents éclairant ces vérités. Afin que vous ne poussiez plus dire que vous n’étiez pas au courant.
Vous avez voulu par ce voyage nous faire croire que vous poursuiviez, au-delà de toute condamnation possible et avérée, un objectif de réconciliation et de paix durable entre le Rwanda et la RDC.
Mais comment vous suivre sur ce terrain hasardeux dès lors que le lien de vassalité indéniable de Joseph Kabila à l’égard de Paul Kagamé (dénoncé entre autre par l’ancienne sénatrice CVP Els Schelfhout) empêche toute forme de justice :
- Traduction en français du Mandat d'Arrêt International du juge antiterroriste espagnol Don Fernando Andreu Merelles (181 pp.) (y compris contre Kagame),
http://xa.yimg.com/kq/groups/
- L’état-major rwandais visé par un juge d’instruction espagnol (07.02.08)
- DR Congo: UN Report Exposes Grave Crimes
http://www.hrw.org/en/news/
- What is the “DRC Mapping Exercise?” – Objectives, methodology and time frame
http://www.ohchr.org/
- « Génocide » en RDC : le rapport de l'ONU dérange
http://www.rfi.fr/afrique/
- Bruguière accuse Kagame
http://www.rfi.fr/actufr/
Massacre en RDC : 52 rabbins britanniques signent une pétition pour obliger les chefs des parties politiques à l’action
"NOUS NE DEVONS PAS OUBLIER LES VICTIMES DE LA GUERRE EN RDC"
Le peuple de la République Démocratique du Congo (RDC) a subi pendant plus de 11 ans des violences, des crimes de guerre, la corruption, des crises humanitaires, pillages et viols sur une échelle qui défie l'entendement. En avril 2007, l'ONG « International Rescue Committee » a estimé le nombre de morts en RDC depuis 1998 à 5,4 millions. Ce chiffre terrible continue d'augmenter à un taux de 45.000 par mois. Les conséquences supplémentaires liées à la maladie et à la malnutrition ont entraîné une augmentation du nombre de morts à au moins 7 millions, sans compter les millions de réfugiés.
Ce que ces chiffres choquants ne peuvent pas transmettre, c'est l'ampleur des viols, de la torture et des mutilations toujours en cours. Au mois de février, 15 femmes ont été enlevées et violées par des agresseurs armés - cinq ont été sauvagement torturées, puis décapitées; trois ont survécu et ont été transportées à l'hôpital Panzi à Bukavu pour des soins médicaux d'urgence. Les sept autres sont toujours portées disparus, sans doute mortes. L’organisme des Droits de l'Homme « Genocide Watch » place la RDC au sommet de sa liste 2010 des pays confrontés à des massacres en cours.
Il n'existe toujours pas de fin en vue pour ces atrocités. En outre, la stabilité politique et la paix sont d'une importance capitale non seulement pour les citoyens congolais, mais pour tous ceux de la région des Grands Lacs d'Afrique. Pourtant, pour le reste du monde, le sort du peuple de la RDC demeure invisible.
Nous venons juste de commémorer le « Yom HaShoah », la journée annuelle juive à la mémoire des victimes de l’Holocauste (le 12 avril). Si l'on considère la souffrance et l'ampleur des atrocités commises en RD Congo, nous ne pouvons que nous rappeler nos propre 6 millions de victimes du génocide Nazi. Le "Ne rien entendre, ne rien voir et ne rien faire» ne remplit pas la promesse du «plus jamais ça! » ; rester les bras croisés alors que les êtres humains sont massacrés. Il ya déni de justice pour les victimes et cela questionne notre profonde engagement pour l'humanité. Comme rabbins nous ne pouvons pas ignorer l'appel de notre tradition: « Celui qui détruit une âme, est comparable à celui qui détruit le monde. Et quiconque sauve une vie, et comme celui qui sauve le monde. »
En conséquence, nous lançons un appel à tous les chefs des partis [politiques] au nom du peuple de la RDC. Nous avons tous la responsabilité d’être la voix des sans voix. En tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU et aussi membre essentiel de l'Union Européenne, du Commonwealth et du G20, le Royaume-Uni pourrait et devrait jouer un rôle plus déterminant dans la mobilisation de l'opinion mondiale à s'attaquer aux causes profondes de ce conflit. Nous demandons donc à tous les partis de s’engager de manière inébranlable pour faire de la situation en RDC une priorité absolue lors de la prochaine législature.
Nous sommes conscients qu'il existe de nombreuses autres crises humanitaires à travers le monde qui nécessitent une attention urgente. Néanmoins, la guerre et l’immense crise humanitaire en RDC sont sur une échelle qui ne peut plus rester ignorée. L’heure pour l’action est arrivée ; le moment est venu pour la prise de responsabilité . Nous espérons que tous les chefs de parti sauront répondre à l'appel.
1. Rabbi David Mitchell , Radlett & Bushey Reform Synagogue
2. Rabbi Dr. Tony Bayfield, Head of the Movement for Reform Judaism
3. Rabbi Danny Rich, Chief Executive Liberal Judaism
4. Rabbi Shoshana Boyd Gelfand, Executive Director of the Movement for Reform Judaism
5. Rabbi Professor Marc Saperstein, Principal Leo Baeck College
6. Rabbi Tony Hammond, Bromley Reform Synagogue & Chair of the Assembly of Reform Rabbis UK
7. Rabbi Peter Tobias, The Liberal Synagogue, Elstree & Chair of the Rabbinic Conference of Liberal Judaism
8. Rabbi Jonathan Wittenberg, New North London Masorti Synagogue
9. Rabbi Dr. Michael Shire, Vice Principal Leo Baeck College
10. Rabbi Colin Eimer, Southgate & District Reform Synagogue
11. Rabbi Jeremy Gordon, New London Masorti Synagogue
12. Rabbi Michael Hilton , Kol Chai Hatch End Jewish Community
13. Rabbi Deborah Kahn-Harris, Southgate and District Reform Synagogue
14. Rabbi Janet Darley, South London Liberal Synagogue
15. Rabbi Richard Jacobi, Woodford Liberal Synagogue
16. Rabbi Miriam Berger , Finchley Reform Synagogue
17. Rabbi Maurice Michaels, South West Essex & Settlement Reform Synagogue
18. Rabbi Kathleen de Magtige-Middleton, Middlesex New Synagogue
19. Rabbi Mark Goldsmith, North Western Reform Synagogue
20. Rabbi Rodney Mariner, Belsize Square Synagogue
21. Rabbi Sybil Sheridan, Wimbledon and District Reform Synagogue
22. Rabbi Sylvia Rothschild, Wimbledon and District Reform Synagogue
23. Rabbi Joshua Levy, North Western Reform Synagogue
24. Rabbi Steven Katz, Hendon Reform Synagogue
25. Rabbi Paul Freedman, Radlett & Bushey Reform Synagogue
26. Rabbi Helen Freeman, West London Synagogue
27. Rabbi Amanda Golby, Member of the Assembly of Reform Rabbis UK
28. Rabbi Debbie Young-Somers, West London Synagogue
29. Cantor Zoe Jacobs, Finchley Reform Synagogue
30. Rabbi Michael Pertz, South West Essex & Settlement Reform Synagogue
31. Rabbi Barbara Borts, Newcastle Reform Synagogue
32. Rabbi Ian Morris, Sinai Synagogue – Leeds
33. Rabbi Brian Fox, Menorah Synagogue – Manchester
34. Rabbi Irit Shillor, Harlow Reform Synagogue
35. Rabbi Larry Becker, Sukkat Shalom Reform Synagogue - Wanstead
36. Rabbi Neil Amswych, Bournemouth Reform Synagogue
37. Rabbi Stephen Howard, Southgate Progressive Synagogue
38. Rabbi Elizabeth Tikvah Sarah, Brighton and Hove Progressive Synagogue
39. Rabbi Francis Ronald Berry, Bristol and West Progressive Jewish Congregation
40. Rabbi Dr. Andrew Goldstein, Emeritus Rabbi of Northwood & Pinner Liberal Synagogue & Chairman of the European Union for Progressive Judaism
41. Rabbi Charles Wallach, Brighton & Hove Reform Synagogue (and former member of the President's Religious Advisory Council, South Africa)
42. Rabbi Michael Foulds OBE, New Essex Masorti Synagogue
43. Rabbi Jacqueline Tabick, North West Surrey Synagogue
44. Rabbi Rebecca Qassim Birk, Westminster Synagogue
45. Rabbi Janet Burden, Ealing Liberal Synagogue & West Central Liberal Synagogue
46. Rabbi Dr Frank Hellner, Emeritus Rabbi of Finchley Progressive Synagogue
47. Rabbi Warren Elf, Southend and District Reform Synagogue
48. Rabbi Monique Mayer, Member of Rabbinic Conference & Leo Baeck College
49. Rabbi Dr. Margaret Jacobi, Birmingham Progressive Synagogue
50. Rabbi Jeffrey Newman, Director Earth Charter UK
51. Rabbi Charley Baginsky, Kingston Liberal Synagogue
52. Rabbi Judith Levitt, Leo Baeck College Recruitment Officer
The Guardian , vendredi 23 avril 2010
We must not forget the victims of the war in Congo
http://www.guardian.co.uk/
A l'instar de la réaction du Colonel Marchal, il n'y a pas de qualificatif assez dur que celui de "voyage de la honte" pour désigner votre récente escapade rwandaise.
Monsieur, étant donné votre qualité, vous déshonorez l'institution parlementaire et l'image de la Belgique.
Emmanuel Herembaut
P.S. : pour votre information, l’heure n’est plus à la compromission mais à la réflexion approfondie par rapport aux suites juridiques qu’il conviendra de donner pour juger les fait de violation des droits de l’homme et les actes de génocide perpétrés en RDC : une consultation internationale est prévue à Londres fin avril.
THE UN CONGO GENOCIDE REPORT 2010 :
THE LONDON INTERNATIONAL CONSULTATION OF CONGO EXPERTS, London 29-30 April 2011
INVITATION
Please find attached our proposal for a London Consultation of Jurists and International experts on the Action to be taken following the publication of the mapping report on the genocide in DR Congo by the UN in September 2010
This consultation will involve 20 Jurists and International law and relations Experts of Congo origin and their friends from international milieu
It will take place in London
the location will be announced later on after consultation by organisers
We will be happy to involve the HRW as co-organizer in honour of all its work done on the DRC crisis.
we will be happy to involve at the opening the highest authority of the international community : the UK Foreign Minister, the High Commissioner of UN Human Right organisation in Geneva, HE Jan Egeland, the authorities of EU
This International Consultation on the UN report on genocide in Congo in London will be held on 29-30 April in London.
We will be grateful to involve HRW in preparation, funding and organisation.
The resolutions and recommendations of this London Consultation will help the Congolese and their friends from the international community to engage in the action to end the impunity in the DRC for ever.
After this consultation, action will be taken in all international community for the establishment of International tribunal on Congo; this will demand an intensive work by a group of 5 experts who will continue to work on the case.
For the Organizers,
Prof. Rev. Julien Ciakudia
President
Mob.: 00 44 79 83 7360 94
E-mail: ciakudia@gmail.com
Facebook: julien ciakudia sr
Sype: jciakudia
19. mar | Par Jean Mitari
Photo : Le président de la chambre Belge, André Flahaut
Après sa visite le 9 mars au Rwanda, au cours de laquelle André Flahaut a rencontré le président Kagame, des voix se sont levées pour critiquer non seulement cette initiative de rencontrer le dictateur Paul Kagame mais aussi le voyage au Rwanda. Dans une lettre rendue publique par ses services, Flahaut tente de désamorcer la polémique.
C’est le 9 mars dernier, qu’André Flahaut président du parlement belge, en compagnie du vice-président du Sénat Willy Demeyer, a participé à Kigali, à la conférence des présidents des parlements de la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs (CEPGL), qui a aboutit à l’adoption d’un texte portant sur les fonds baptismaux et la création d’une force militaire régionale à la République démocratique du Congo (RDC), au Rwanda, et au Burundi.
Malgré que ce n’était pas prévu dans son programme, Flahaut en a profité pour s’entretenir avec le président Rwandais Paul Kagame. C’est surtout cette rencontre qui a provoqué des émus non seulement parmi la classe politique belge, mais aussi au sein de la communauté rwandaise, assez importante en Belgique.
Néanmoins, les critiques les plus vives sont venues de la part du colonel en retraite Luc Marchal, ancien commandant et dirigeant des casques bleus au Rwanda : « Comment est-il possible que des responsables politiques, exerçant des fonctions importantes au sommet des structures démocratiques de notre pays et qui ont, précisément, la tâche de veiller au respect de la démocratie et de promouvoir ses idéaux de par le monde, vont se compromettre au sein d’une dictature pure et dure dont le chef est accusé, dans un récent rapport de l’ONU, d’être responsable de la mort de plusieurs millions de personnes ? » s’était il demandé ?
La réaction de Flahaut ne s’est pas fait attendre. « En toute lucidité, il est aussi de notre devoir de tenter d’infléchir les tendances, de tenter de convertir à plus de démocratie, dans le respect des droits de chacun et de la souveraineté des Etats, les responsables politiques que nos fonctions nous amènent à rencontrer. Il ne s’agit pas non plus d’un nouveau paternalisme mais d’une volonté de mettre en place des partenariats équilibrés » a répondu M. Flahaut dans une lettre rendue publique par ses services ce 17 mars.
Reconnaissant implicitement que le Rwanda n’est pas un modèle de démocratie, et que les réformes vers la démocratie sont nécessaires, Flahaut a continué dans sa lettre en essayant de justifier le bilan de sa visite dans la région. « La politique que j’ai menée au Rwanda, au Burundi et en République démocratique du Congo ne tempère ni l’effroi de ce massacre (le génocide de 1994, qui a fait quelque 800.000 morts selon l’ONU), ni le chagrin de tant de vies anéanties, ni le respect du sacrifice de nos paras, mais après l’écoute, la compassion et la Justice, la politique se doit d’essayer l’espoir », a répliqué M. Flahaut. « La seule vraie réconciliation sera celle que le Rwanda fera avec lui-même », ajoute-t-il.
Photo : Colonel Luc Marchal, Ancien numéro deux de la MINUAR
L’ancien ministre fait cependant preuve de compréhension envers la réaction de l’ex-numéro deux de la mission des Nations Unies au Rwanda (MINUAR) « Je sais combien le colonel Marchal qui était en première ligne en 1994, reste affecté. Il me semble difficile qu’il en soit autrement – et c’est tout à son honneur de poursuivre son attention et son questionnement envers la tragédie rwandaise », écrit monsieur Flahaut.
Il affirme toutefois regretter le « dénigrement systématique du monde politique », réaction toute fois incompréhensible puisque les gens ont des raisons légitimes de s’interroger. « Quoique l’on fasse ou ne fasse pas, on cherche à détruire, bien souvent sans réflexion ni discernement. Je ne crois pas que cette attitude soit la plus utile à la qualité de nos démocraties », conclut-il.
Pourquoi, alors que Flahaut a également visité la RDC et le Burundi, la visite de Flahaut au Rwanda fait polémique ?
La réponse est que le dictateur rwandais Paul Kagame longtemps bénéficiaire de traitements de faveurs à l’étranger, devient de plus en plus infréquentable et ses dérives autoritaires dérangent chaque jour d’avantage.
Lors de sa visite en Espagne en juillet dernier, le premier ministre Zapatero a refusé de le rencontrer, ce qui fût également le cas lors de la visite de Paul Kagame en décembre dernier à Bruxelles au cours de laquelle, le premier ministre Yves Leterme lui a fermé les portes.
Kagame a anéanti complètement toute l’opposition, réduit à néant les medias indépendants, et exercé une répression sans bornes sur la population rwandaise.
A cette violation massive des droits humains, s’ajoute le rapport des Nations Unies, le Mapping Report qui accuse l’homme fort du Rwanda « de crimes contre l’humanité, crimes de guerre, voire d’actes de génocide en République démocratique du Congo entre 1993 et 2003″.
Tout cela explique les critiques formulées à l’égard du chef du parlement belge. A quoi s’attendait Flahaut en fréquentant l’infréquentable ? Croyait-il serrer les mains sanglantes de Paul Kagame sans s’attirer les foudres de ceux et celles qui militent pour l’établissement d’un Etat de droit au Rwanda et dénoncent l’impunité pour les horreurs commises?
« Qui fait l’âne ne doit pas s’étonner si les autres lui montent dessus »dit un adage chinois !
Par Jean Mitari
Ce texte évoque notamment la création d'une force militaire conjointe à la République démocratique du Congo (RDC), au Rwanda et au Burundi - trois pays aux relations très difficiles jusqu'il y a peu en raison des conflits qui les ont opposés dans les années 1990 et de l'implication de différentes rébellions, a expliqué M. Flahaut à l'Agence Belga.
"Un embryon de marché commun"
Les présidents des trois assemblées, la Rwandaise Rose Mukantabana, le Burundais Pie Ntavyohanyuma et le Congolaise Evariste Boshab, ont toutefois lancé un appel aux partenaires bilatéraux et mutinationaux pour les aider à réaliser ce projet, a souligné le président de la Chambre. La réunion de Kigali visait notamment à relancer la CEPGL, un embryon de "marché commun" rassemblant la RDC, Rwanda et Burundi et fortement soutenu par la Belgique - l'ancienne puissance coloniale - et par l'Union européenne.
Kagame ouvre les débats
La conférence, organisée à l'initiative du parlement belge, avait été ouverte mardi par le président rwandais Paul Kagame, qui a souligné l'importance qu'a la CEPGL pour ses trois Etats membres, selon la presse rwandaise. "Le rôle de la Belgique est d'être présente comme observateur et partenaire, avec un engagement de soutenir les démarches" émanant de la RDC, du Rwanda et du Burundi, a expliqué M. Flahaut.
18. fév | Par Jambonews
Photo : Ben Knapen et Paul Kagame
Dans sa visite de deux jours entamée avant-hier au Rwanda, le ministre néerlandais de la Coopération internationale et des Affaires européennes, Ben Knapen, n’a pas caché ses vives préoccupations face à la situation politique au Rwanda qui ne cesse de se dégrader. Les craintes du chef de la diplomatie néerlandaise sont essentiellement dues aux restrictions imposées à l’opposition et aux medias. Le cas de Victoire Ingabire, l’opposante incarcérée depuis des mois a été amplement discuté.
Par Jean Mitari
Les Pays-Bas continuent leur coopération avec le Rwanda dans le domaine de la justice et poursuivent leur projet de traité d’extradition avec le Rwanda. Le cas Victoire Ingabire a été évoqué lors de la rencontre entre Ben Knapen et les membres du parti de madame Ingabire. Le ministre néerlandais de la Coopération internationale a accordé un entretien téléphonique avec notre correspondant Koert Lindijer pour Radio Nederland.
Ingabire Victoire, la présidente des FDU
Par Koert Lindijer, Kigali
« J’ai parlé avec le président Paul Kagame, le ministre de la justice Tharcisse Karugarama ainsi qu’avec trois membres du FDU, le parti deVictoire Ingabire au sujet de sa détention », a déclaré Ben Knapen. « L’opposition m’a confirmé le fait qu’elle était traitée correctement. Elle reçoit ses repas de l’extérieur et a recours à des avocats de renom. J’ai insisté pour qu’elle puisse avoir un procès équitable. Ce procès est une sorte de test pour voir si les tribunaux au Rwanda fonctionnent de manière indépendante ». Victoire Ingabire, qui a vécu 16 ans aux Pays-Bas mais qui n’a pas la nationalité néerlandaise, a été arrêtée l’année dernière au Rwanda pour motif de collaboration prétendue avec des organisations terroristes.
A la demande de confrères rwandais, le service de renseignements néerlandais a procédé à une perquisition au domicile de son époux, resté aux Pays-Bas. « J’ai exprimé ma critique sur le déroulement de cette affaire, sa culpabilité ou son innocence doit être établie par un juge rwandais. »
Photo : Saidath Mukakibibi et Agnès Uwimana Nkusi
Knapen a exprimé ses préoccupations au sujet de deux journalistes rwandais qui ont été condamnés à sept et dix-sept ans de prison. « Nous nous posons des questions sur l’indépendance des tribunaux ». Ces préoccupations sont manifestement partagées par le ministre rwandais de la Justice.
Dans un entretien avec Ben Knapen, Tharcisse Karugarama a exprimé son désaccord avec la sentence prononcée contre les journalistes. De l’avis de Knapen, ces problèmes ne sont pas assez importants pour justifier l’arrêt du projet de signature de traités d’extradition néerlando-rwandais :
« Il ne s’est rien passé ces derniers temps pour remettre en question ce projet. La mise au point de ce traité est en bonne voie ». Selon les ministères néerlandais et rwandais de la Justice, on compte aux Pays-Bas vraisemblablement des dizaines de suspects de responsables du génocide de 1994 que le Rwanda veut juger
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