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La Tribune Franco Rwandaise

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Le blog de Jean-Marie Ndagijimana

Union Africaine : la situation dans la région des Grands Lacs et le rôle de la CPI au centre des débats

Hailemariam Desalegn, Premier ministre éthiopien et président en exercice de l’Union africaine, ce dimanche 26 mai à Addis-Abeba.
Hailemariam Desalegn, Premier ministre éthiopien et président en exercice de l’Union africaine, ce dimanche 26 mai à Addis-Abeba.
REUTERS/Tiksa Negeri

Par RFI

Le Sommet de l’Union africaine s’est achevé ce lundi 27 mai à Addis-Abeba. La question de la sécurité dans la région des Grands Lacs a été au centre d’un âpre débat, déclenchant la colère du Rwanda. Par ailleurs, l’Union africaine s’est prononcée en faveur d’un transfert à la justice kényane de la procédure engagée par la CPI à l’encontre d’Uhuru Kenyatta, le président du Kenya, poursuivi pour «crime contre l’humanité» suite aux violences post électorales de 2007.

Avec notre envoyé spécial à Addis-Abeba

Alors que la nouvelle brigade d’intervention de l’ONU se met en place dans l’est de la République démocratique du Congo, la question de la sécurité dans la région des Grands Lacs a été au centre du débat, au sommet de l’Union africaine.

Dimanche 26 mai, lors d’une réunion à huis clos qui s’est tenue dans la matinée, le président tanzanien Jakaya Kikwete, qui fournit le plus gros contingent à la brigade d’intervention de l’ONU, a posé une question tabou, en présence du secrétaire général de l’ONU. Pourquoi le régime rwandais ne pourrait-il pas dialoguer avec son ennemi des FDLR ? Le Rwanda a laissé s'exprimer sa colère.

Jakaya Kikwete a en effet expliqué à ses pères africains, le Rwandais Paul Kagame, l’Ougandais Yoweri Museveni et le Congolais Joseph Kabila, qu’il fallait une solution politique au conflit des Grands Lacs, c’est-à-dire l’établissement d’un dialogue avec toutes les forces rebelles, y compris les rebelles rwandais des FDLR.

Sur le coup, le président Kagame n’a pas réagi. Mais après le récit de cette réunion à huis clos par RFI, le Rwanda est sorti de son silence. « Ses propos sont aberrants ! », a déclaré la ministre rwandaise des Affaires étrangères.

Polémique sur le rôle de la CPI

Autre sujet central abordé au cours de ce sommet : la Cour pénale internationale. Visiblement, l’offensive d’Uhuru Kenyatta a réussi.

Le président en exercice de l’Union africaine, l’Ethiopien Hailemariam Desalegn, tout comme la présidente de la Commission de l’Union africaine, la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, ont déclaré lors d’une conférence de presse être tous deux favorables au transfert de la procédure à l’encontre du président kényan, Uhuru Kenyatta, de La Haye à Nairobi. C’est-à-dire de la Cour pénale internationale à la justice kenyane. Selon ces deux dirigeants africains, la justice kenyane a fait des réformes nécessaires et, aujourd’hui, Uhuru Kenyatta peut être jugé dans son propre pays.

Dernière chose importante à noter sur la fin de ce sommet de l’Union africaine: la proposition de François Hollande, d’organiser, en décembre prochain à Paris, un sommet sur la sécurité en Afrique avec tous les chefs d’Etat africains. Une idée à laquelle la présidente de la Commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, s’est dite très ouverte.

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