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Publié par JMV Ndagijimana

Lu dans Ouest France

Europe : la côte de Blair en baisse

 

Tony Blair(*) à la tête de l’Europe, un scénario peu probable

 

Donné favori il y  a deux semaines, l'ancien premier ministre britannique est contesté par de nombreux députés européens.

Depuis le vote favorable des Irlandais au traité de Lisbonne, le 2 octobre, les politiques on charge des questions européennes ne parlent plus que de cela. Oui sera le premier Président stable du Conseil européen ? Et qui sera choisi pour représenter la diplomatie des Vingt-sept?


Jusqu'ici, un favori tenait la corde : Tony Blair. Une candidature brillante.
L'Europe aurait un visage déjà respecté à Washington, à Moscou ou à Pékin. À la veille d'élections en Grande Bretagne qui laissent présager un retour des conservateurs les plus antieuropéens autour de David Cameron. la voix de Blair aurait son poids.

 

Sa candidature, bien sûr, agace. Un Britannique â la tête de l'Europe, alors que son pays n'a pas adapté l'euro et n'est pas dans l'espace Schengen. Voilà de quoi faire grincer. En plus, ajoute un député qui connaît parfaitement les rouages de la machine européenne, « Blair nous a menti ». Quand ? – « Avant sa première réélection. Il avait promis de faire adopter l'euro. A l'époque, c'était possible. II ne l'a pas fait ».

 

Au Parlement européen, L'antiblairisme est en vogue. Une pétition circule pour contrer l'ancien Premier ministre britannique qui, il .est vrai, n'a pas vraiment honoré le dernier mandat qui lui a été confié, au Proche-Orient. Les petits pays n'en veulent pas. Et poussent d'autres noms. Notamment, le finlandais Paavo Lipponen. « C'est un sage », affirme un poids lourd de Strasbourg. Delors l'aurait recommandé à Sarkozy, en septembre.

 

Tant que la ratification du traité de Lisbonne semblait menacée, tout le monde voulait une star comme Blair pour incarner l'Europe. À l'heure du choix, alors que la résistance du président tchèque commence à céder, les Vingt-sept pourraient bien privilégier un candidat moins flamboyant. Et plus utile à leurs visées.

 

Laurent MARCHAND.

 

(*) Note de FRT : C'est sur conseil de Tony Blair que le président du Rwanda, son ami le général Paul Kagame, vient de décider l'interdiction de la langue française au Rwanda. Pour la bonne et simple raison que le général-président anglophone ne parle pas un mot de français. Rappelons que le Rwanda est francophone depuis plus d'un siècle et que les anglophones représentent à peine 2% de la population nationale.

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