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Publié par FRANCE-RWANDA TRIBUNE

Dimanche 22 juillet 2012, par Jean Paul BWANA , pasteur évangéliste

 

il a fallu 16 longues années (de massacres, de viol, de pillage systématique des ressources minières du Congo, de recrutements des enfants soldats, de création et de soutien des rebellions, et de propagation du SIDA) pour que l’opinion internationale y souscrit. Tant mieux : Mieux vaut tard que jamais.
L’opinion internationale se rend aujourd’hui compte de l’implication rwandaise dans les guerres successives à l’est du Congo. Cette fois-ci, il y a eu plus de preuves indéniables pour convaincre la communauté internationale notamment l’annexe du rapport de l’ONU impliquant le noyau dur du pouvoir militaire rwandais, et surtout l’identité et les récits des recrues rwandaises du M23 que le Rwanda a refusé de recevoir pour des raisons bien évidentes.

Voir en ligne : Suspension de l’aide américaine au Rwanda

Pour une première, s’en est une. Il n’y avait aucune visibilité quant à l’éventualité de la prise d’une telle mesure du gouvernement américain à l’endroit du Rwanda ! Mais comme on dit, à force de rendre public les violations des droits de l’homme imputées aux forces rwandaises à l’Est de la rd CONGO, le peuple congolais vient de remporter une première bataille. Mais le meilleur est à venir car, il faut continuer avec cette campagne de la médiatisation de la menace de la balkanisation de la rd CONGO, et le phénomène de minerais du sang. Aucun pays à travers le monde n’a connu ce drame planétaire que subit l’ex-Congo Belge qui enregistre six millions des morts ( 6 000 000 000) depuis la guerre de Kabila de 1997. Regardez en Syrie, avec 18 000 morts morts, le monde entier est mobilisé pour arrêter ces meurtres et assassinats politiques. Mais la rd CONGO a connu plus que ça. D’où le cris pour que tout le peuple se soulève comme un seul homme pour faire prendre conscience à la communauté internationale sur le drame congolais. Jadis, Mobutu avait les mêmes privilèges que ceux dont jouit aujourd’hui l’actuel président rwandais, Paul Kagame. Mobutu était un pion important dans le dispositif de la CIA en Afrique, mais à cause de ses méfaits et dès que les occidentaux avaient fini de s’en servir, ils s’en débarrassèrent. Les occidentaux ont cet avantage de tenir compte de leur opinion publique, c’est vers ces sociétés qu’il faut le plus intensifier cette lutte afin que les protecteurs du Rwanda cessent de leur apporter l’aide, et toute l’aventure va s’arrêter. L’occident a plus à gagner avec la rd CONGO qu’avec le Rwanda. Mais malheureusement, les rwandais ont su vendre et exploiter leur génocide.

Une proposition de lecture

Les Etats-Unis d’Amérique ont décidé de suspendre leur aide militaire au Rwanda, première étape d’une série de mesures que la première puissance mondiale compte prendre contre le régime rwandais. En dépit des reniements sempiternels du gouvernement rwandais, les Etats-Unis et la communauté internationale en général ont finalement compris le jeu du Rwanda en République Démocratique du Congo. Ce jeu, qui consiste à déstabiliser à souhait la RDC pour en tirer de dividendes politiques, économiques, et territoriales, peut dangereusement semer les germes d’une xénophobie inutile à l’est du Congo.

En effet, c’est depuis l’année 1996 que le président Paul Kagame (alors vice-président du Rwanda) avec ses partenaires se sont engagés dans cette politique de déstabilisation du Congo. Malgré les efforts inlassables du peuple congolais de faire créditer la thèse de l’invasion, de l’occupation, et de la déstabilisation du Congo, il a fallu 16 longues années (de massacres, de viol, de pillage systématique des ressources minières du Congo, de recrutements des enfants soldats, de création et de soutien des rebellions, et de propagation du SIDA) pour que l’opinion internationale y souscrit. Tant mieux : Mieux vaut tard que jamais.
L’opinion internationale se rend aujourd’hui compte de l’implication rwandaise dans les guerres successives à l’est du Congo. Cette fois-ci, il y a eu plus de preuves indéniables pour convaincre la communauté internationale notamment l’annexe du rapport de l’ONU impliquant le noyau dur du pouvoir militaire rwandais, et surtout l’identité et les récits des recrues rwandaises du M23 que le Rwanda a refusé de recevoir pour des raisons bien évidentes.

Accepter ces recrues signifierait que les autorités rwandaises avaient menti sur l’implication du Rwanda dans la rébellion du M23. Cela signifierait également que le président Paul Kagame serait oblige de prendre des mesures disciplinaires contre les autorités militaires citées dans ce rapport. Or s’aventurer sur ce schémas serait un suicide politique pour le président Paul Kagame. Il faut, cependant, signaler que ces autorités militaires et politiques ne peuvent s’engager dans des opérations si dangereuses sans que la présidence rwandaise en soit au courant.

Il faut ajouter que le travail des services secrets des puissances occidentales (notamment la CIA) a contribué à certifier la vérité sur la guerre que mène le Rwanda au Congo à travers un mouvement dénommé le M23. D’après certaines indiscrétions, des documents classifiés ont confirme les conclusions de l’annexe du rapport de l’ONU à travers des images satellitaires de mouvements de troupes rwandaises au Parc Virunga, des interceptes audio des conversations entre les autorités militaires et politiques rwandaises et les officiers militaires du M23 dont Bosco Ntaganda. Disons que ces documents ont prouvé qu’il s’agit bel et bien d’une intervention militaire du Rwanda au Congo. Il est souhaitable que ce travail de surveillance du Rwanda continue pour épargner la région des Grands Lacs d’autres violences interethniques.

Cette décision courageuse de l’administration Obama se démarque de la politique Américaine. Elle marque un tournant décisif de l’aventure rwandaise au Congo. Il est possible qu’on voit plusieurs puissances occidentales qui ont toujours soutenu le Rwanda (comme la Grande Bretagne, le Canada, et l’Allemagne) suivre l’exemple des Etats-Unis d’Amérique. Il est recommandé à ces puissances d’aller au-delà des sanctions militaires pour inclure des sanctions diplomatiques et financières.

Le moment est donc venu pour que le président Paul Kagame soit traduit en justice a l’instar du président Charles Taylor, du président Saddam Hussein, et du président soudanais El Bashir. A l’instar du président Charles Taylor pour son implication dans la guerre en Sierra Leone, le président Paul Kagame a soutenu des rebellions qui ont commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en RDC.

Il est temps pour que le président Paul Kagame soit traité comme le président Saddam Hussein. A l’instar du président Saddam Hussein qui a décidé de l’invasion d’un pays souverain à savoir le Koweït, le président Paul Kagame, profitant de l’aide militaire qu’il reçoit des puissances occidentales, a envoyé, plus d’une fois, des troupes rwandaises envahir un pays souverain, le Congo, qui est sous embargo militaire depuis plus de deux décennies. Et, enfin, à l’instar du président soudanais El Bashir pour son implication aux atrocités au Sud-Soudan et au Darfour, le président Paul Kagame du Rwanda est impliqué aux faits de génocide qui ont été commis à l’est du Congo.

Cette voie paraît plus salutaire plutôt que l’établissement d’une force internationale entre les deux pays. Car le Rwanda ne manquera pas de trouver d’autres alibis pour empêcher l’établissement d’une telle force qui obligerait le Rwanda de ne plus avoir accès aux ressources minières du Congo. Aussi, le Rwanda serait sous pression d’arrêter Bosco Ntaganda et le remettre à la cour pénale internationale.
La paix dans la région de Grands Lacs est à ce prix. Trop, c’est trop.
Congo Vision

© 2012 Congo Vision
21 Juillet 2012


U.S. cuts military aid to Rwanda over Congo rebel support

By Joe Bavier | Reuters
ABIDJAN (Reuters) - The U.S. government said Saturday it will cut military aid to Rwanda for this year, citing evidence Kigali is supporting rebels in the Democratic Republic of Congo, in a significant step by one of Rwanda’s staunchest allies.
Rwanda has denied reports by United Nations experts and rights groups that it is backing eastern Congolese rebels, including the M23 group, which has seized parts of North Kivu province in fighting that has displaced over 260,000 people since April.
The U.S. State Department cited evidence of Rwandan support for the rebels in announcing the military aid suspension.
"The United States government is deeply concerned about the evidence that Rwanda is implicated in the provision of support to Congolese rebel groups, including M23," said Hilary Fuller Renner, a State Department spokeswoman, in an emailed statement.
"We will not obligate $200,000 in Fiscal Year 2012 Foreign Military Financing funds that were intended to support a Rwandan academy for non-commissioned officers. These funds will be reallocated for programming in another country," she said.
Washington has stood by Rwanda in the past despite the tiny nation’s long history of involvement in wars in vast neighbouring Congo.
Rwanda’s foreign minister has previously said reports of its involvement in Congo fighting were "disingenuous" and a bid to make Rwanda a scapegoat for its neighbour’s problems. Officials in Kigali were not immediately available for comment on the U.S. aid cut.
Renner said Washington was in the process of assessing whether further steps should be taken in response to Rwanda’s actions in Congo.
She said the United States would continue to help Rwanda support peacekeeping missions. Rwanda has a major peacekeeping presence in Sudan’s Darfur region.
Although the amount of cash being withheld is small, analysts said the move clearly signalled Washington’s displeasure.
"The U.S. government has been a longstanding ally of the Rwandan government. This step, even if symbolic, is emblematic of a shift in perception - if not necessarily in aid - in Washington," said independent Congo expert Jason Stearns.
Rwanda sent its army into Congo, then called Zaire, in the mid 1990s, ostensibly to hunt down Rwandan Hutu rebels who fled there after the 1994 genocide.
A decade of conflict followed, in which Rwandan forces helped Congolese rebels topple the dictator Mobutu Sese Seko. They then fell out with the rebels they initially backed, sparking a war that sucked in other neighbouring armies and officially ended in 2003.
The current rebellion comes after three years of generally improved relations between Kinshasa and Kigali since the latter helped end a 2004-9 eastern Congolese uprising, which Rwanda was also accused of backing.
The leaders of Congo and Rwanda agreed at a meeting this month to allow a neutral force to be deployed in Congo to defeat each others’ rebels, but the plan’s details have not been announced yet.
(Writing by David Lewis ; Editing by Roger Atwood)


US Cuts Military Aid to Rwanda
Posted Saturday, July 21st, 2012 at 3:15 pm
The United States has cut its military aid to Rwanda, citing concerns that the government in Kigali is supporting rebels in neighboring Democratic Republic of Congo.
The U.S. State Department said Saturday it had evidence that Rwanda is helping Congolese rebel groups, including M23. It said it will withhold $200,000 of aid pledged to help a military training agency. The Rwandan government has repeatedly denied helping the rebels.
Washington’s move comes a week after the presidents of Rwanda and the DRC agreed to the deployment of an international force to fight the rebellion in eastern Congo and to patrol their border.
Congolese troops have tried for years, with little success, to subdue rebel groups in the volatile and mineral-rich eastern provinces.
M23 is comprised of former soldiers believed to be loyal to Bosco Ntaganda, a warlord wanted by the International Criminal Court for alleged war crimes.
Voice of America

 

 

http://journalchretien.net/21367-jul-22-suspension-de-l-aide-militaire-americaine-le-debut-de-la-fin-de-l-aventure-rwandaise-au-congo

 

 

 

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