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Publié par JMVN

PANA, le 6 février 2011-02-07


Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), basé à New York, juge 'sévères' les peines d'emprisonnement prononcées vendredi contre deux journalistes rwandaises, estimant que cela aura un 'effet néfaste sur la presse rwandaise'. Dans un communiqué publié le même jour, le CPJ estime que ces condamnations ont été infligées dans le cadre de lois 'vagues et draconiennes' contre 'l'idéologie génocidaire' et le 'divisionnisme'.


Le Comité observe qu'un panel de trois juges de la Haute cour de Kigali, la capitale, a condamné Agnès Uwimana, ancienne directrice de l'hebdomadaire privé 'Umurabyo' à 17 ans de prison et à 7 ans de prison à sa consoeur Saidati Mukakibibi.


Il leur est reproché une série d'articles publiés en 2010, critiquant les autorités gouvernementales et contestant l'interprétation officielle du génocide de 1994.


Mmes Uwimana et Mukakibibi ont été arrêtées en juillet et accusées d'insulte au chef de l'Etat, de promotion de la discrimination, de sectarisme et de négation du génocide.


Les avocats de la défense ont indiqué qu'ils allaient faire appel du verdict auprès de la Cour suprême rwandaise.


Les deux femmes sont détenues à la prison centrale de Kigali.


'Nous condamnons l'utilisation persistante par les autorités rwandaises de lois vaguement formulées contre la négation du génocide et l'incitation à la division pour intimider la presse et l'empêcher de couvrir de manière critique les conséquences du génocide de 1994', a fait savoir Mohamed Keïta, le coordonnateur du plaidoyer pour l'Afrique de CPJ.


'Nous demandons à la Cour suprême d'annuler les condamnations contre Agnès Uwimana et Saidati Mukakibibi', a-t-il ajouté.


Le CPJ avait précédemment dénoncé les 33 années de prison réclamées par le procureur pour Mme Uwimana et 12 ans pour sa consoeur Mukakibibi.

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