Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

Publié par JMV Ndagijimana

Ntawangundi-Joseph.jpg
Joseph Ntawangundi après son passage à tabac par les miliciens de Paul Kagame


AFP

10/02/2010

L'organisation américaine de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) a dénoncé "menaces, agressions et actes de harcèlement" visant des opposants rwandais à l’approche de la présidentielle d’août prochain, dans un communiqué publié aujourd'hui à Kigali.

"Les membres des partis de l’opposition sont la proie d’un nombre croissant de menaces, d’agressions et d’actes de harcèlement", écrit cette organisation installée à New York.

HRW "exhorte le gouvernement (rwandais) à ouvrir des enquêtes sur tous ces incidents et à faire en sorte que les militants de l’opposition soient en mesure de vaquer sans crainte à leurs occupations légitimes".

Selon cette organisation, des membres des Forces démocratiques unifiées (FDU) et du Parti démocrate vert du Rwanda (deux partis d’opposition non encore agréés) "ont été victimes, la semaine dernière, de graves actes d’intimidation commis par des personnes et institutions proches du gouvernement et du parti au pouvoir, le Front patriotique rwandais (FPR)".

Pour Georgette Gagnon, directrice de la division Afrique de HRW, "ces incidents ne feront que miner davantage la démocratie en décourageant toute opposition digne de ce nom de participer aux élections".

"À diverses occasions, le gouvernement s’est servi d’accusations de participation au génocide, ou d’+idéologie génocidaire+, pour prendre pour cible ses détracteurs et les discréditer", estime HRW.

L’ONG affirme que "Victoire Ingabire Umuhoza, présidente des FDU, fait l’objet d’une campagne publique soutenue de diffamation depuis son retour d’exil aux Pays-Bas en janvier 2010".

Victoire Ingabire Umuhoza et un membre de son équipe, Joseph Ntawangundi, ont été agressés en public la semaine dernière devant un bureau de l'administration à Kigali. La police a fait état de cinq arrestations, attribuant l'agression à un mouvement de colère spontané de la foule.

M. Natwangundi a été arrêté quelques jours plus tard, en exécution d'un jugement par contumace rendu en 2007 par un tribunal gacaca (populaire) selon la radio d'Etat Radio Rwanda. "Cette multiplication des attaques contre les membres des partis de l’opposition ne présage rien de bon pour l’élection", a commenté Mme Gagnon.

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article