Publié par FRANCE-RWANDA TRIBUNE

23.11.12

INTERPOL.jpgArusha, 23 novembre 2012 (FH) - Le parquet général du Rwanda a appelé l’Organisation internationale de police (Interpol) à « adopter des stratégies fortes » pour la recherche des personnes d’origine rwandaise soupçonnées d’avoir joué un rôle dans le génocide des Tutsis de 1994, rapporte vendredi  Izuba rirashe.

Selon ce journal publié en langue rwandaise sur internet, la demande a été faite lors d’une réunion d’Interpol, à son siège à Lyon, par Jean-Bosco Siboyintore, responsable au parquet général de la cellule de recherche des accusés de génocide en fuite à l’étranger.

« J’ai appelé Interpol à adopter des stratégies fortes pour mettre fin aux déplacements des suspects, en publiant leur identité en des endroits publics pour qu’ils soient arrêtés à leur passage », indique Siboyintore cité par Izuba rirashe (Soleil Levant).

Selon un communiqué d’Interpol, plus de 130 notices rouges émises à la demande de la partie rwandaise contre des suspects de génocide n’ont pas encore été exécutées.

Par ailleurs, neuf personnes inculpées par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) sont toujours en fuite. « Interpol a assisté et soutenu les Tribunaux pénaux internationaux et les autorités nationales (…) dans leurs investigations sur le génocide, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre. Mais beaucoup de travail reste encore à faire », reconnaît dans le communiqué, Mick O’Connell, directeur des opérations de l’organisation.

Stephen Rapp, l’ambassadeur des Etats-Unis pour les crimes de guerre, Adama Dieng, ancien greffier du TPIR et actuel conseiller du secrétaire général de l’ONU pour la prévention du génocide et Serge Brammetz, procureur du Tribunal pour l’ex-Yougoslavie ont participé à cette réunion de trois jours, qui s'est achevée jeudi,

ER/GF

© Agence Hirondelle

 

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