Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

Publié par JMVN

AFP
logo-AI.gif
Amnesty International a exhorté vendredi les bailleurs de fonds du Rwanda à dénoncer "la répression pré-électorale" dans ce pays qui organise lundi une élection présidentielle dont le chef de l'Etat sortant Paul Kagame est l'ultra-favori.

"Les Nations Unies, l'Union européenne, les Etats Unis, la France et l'Espagne ont déjà publiquement fait part de leurs inquiétudes face à la détérioration de la situation des droits de l'Homme au Rwanda à l'approche de l'élection", écrit dans un communiqué cette organisation dont le siège est à Londres.

"Amnesty International appelle les autres pays à faire part de leurs inquiétudes", poursuit le texte en anglais.

"Aucun pays ne devrait être témoin silencieux de cette répression pré-électorale", estime l'organisation, pour laquelle "dénoncer les violations est la meilleure façon de s'assurer que la prochaine administration respecte les droits de l'Homme".

Les meurtres du journaliste indépendant Jean-Léonard Rugambage en juin et de l'opposant André Kagwa Rwisereka en juillet (pour lesquels les autorités rwandaises ont fermement démenti toute implication) ont "créé un climat de répression apparemment destiné à inhiber la liberté d?expression à l?approche de l?élection", selon Amnesty.

"Au cours des derniers mois, tueries, arrestations et fermeture de journaux et de radios ont renforcé un climat de peur", écrit l'organisation, exigeant la conclusion des enquêtes annoncées et la levée des mesures frappant ces journaux.

Amnesty reproche par ailleurs aux autorités rwandaises d'utiliser "des lois vagues", notamment celle sur la répression de l'idéologie du génocide "pour réduire au silence" l'opposition.

Elle appelle une nouvelle fois le gouvernement "à faire en sorte que le scrutin présidentiel de lundi se déroule dans une atmosphère dans laquelle les Rwandais pourront exprimer librement leurs opinions".

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article