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Publié par Le blog de Jean-Marie Ndagijimana

samedi, 16 mars 2013

Les événements se sont accélérés dans le conflit qui oppose les deux factions rivales du M23. Son ancien président, Jean-Marie Runiga, a été arrêté au Rwanda. Bosco Ntaganda serait toujours en fuite dans le parc des Virunga avec une trentaine d'hommes. Le M23 se dit "déterminé à arrêter Bosco Ntaganda".

Dans la guerre intestine qui fait rage entre les courants de la rébellion M23, les partisans de Sultani Makenga ont pris l'ascendant sur le général Bosco Ntaganda. Les pro-Makenga contrôlent désormais de la localité de Kibumba (à 30 km de Goma), obligeant les proches de Ntaganda à fuir vers le Rwanda voisin.

runiga1Selon les informations dont Afrikarabia disposent ce samedi, l'ancien responsable politique du M23 destitué par Sultani Makenga, Jean-Marie Runiga, a été arrêté au Rwanda. D'après Stanislas Baleke, un haut responsable du M23 arrivé en début d'après-midi à Kibumba, Jean-Marie Runiga aurait été blessé dans les combats avant de s'enfuir au Rwanda et d'être ensuite arrêté. Les troupes fidèles à Makenga ont pris possession de la maison où s'étaient réfugiés Runiga et Ntaganda avant leur fuite. Le véhicule de Bosco Ntaganda aurait également été retrouvé. Baudouin Ngaruye, un proche de Ntaganda et Runiga a été "désarmé" à  la frontière rwandaise. Il aurait affirmé n'avoir "aucun lien avec Ntangada", recherché par la Cour pénal internationale (CPI). Le Lieutenant-colonel Muhire a également été arrêté à Gisenyi, au Rwanda.

Ntaganda Bosco TerminatorConcernant, Bosco Ntaganda, peu d'informations fiables sont actuellement disponibles. L'attaque de Kibumba par les troupes de Makenga, l'a obligé à fuir dans le parc des Virunga, avec 200 de ses hommes. Mais l'aile Makenga affirme que Ntaganda ne disposerait plus "que d'une trentaine de militaires". Certaines sources donnait le colonel Innocent Zimurinda pour mort, mais selon nos informations en provenance de Kibumba, il serait au Rwanda.

Depuis Kibumba, sous contrôle de Sultani Makenga, Stanislas Baleke a déclaré à Afrikarabia être "déterminé à arrêter Bosco Ntaganda". "On l'arrêtera, c'est sûr" affirme-t-il, "mais il faut que la communauté internationale et la Monusco nous facilent les choses sur le terrain".

En fin d'après-midi, ce samedi, la ministre des Affaires étrangères rwandaise, Louis Mushikiwabo, a confirmé la présence de Jean-Marie Runiga au Rwanda. L'ancien président du M23 aurait demandé à se rendre en Ouganda. Le site d'information Great Lakes Voices indiquait que des rumeurs donnaient Bosco Ntaganda "détenu par la Police militaire du camp Kanombe". Une information que n'a pas pu confirmer Great Lakes Voices, ainsi que nos sources sur place qui assurent que Ntaganda aurait trouvé refuge dans les Virungas.

Christophe RIGAUD - Afrikarabia

 

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NSIMBA LAY Firmin 10/11/2013 15:19


La déroute des rebelles du M23.


 


Saluons la bravoure de nos soldats, grâce à l’appui de la Monusco, pour leur succès dans la déroute de ces écervelés qui ont mis la province du Kivu à feu et à sang.  Ce mouvement rebelle
n’avait aucune légitimité. La déroute des rebelles du M23 marque à coup sûr un tournant décisif dans les relations de la RDC vis-à-vis des pays voisins. Il n’est pas concevable d’envisager un
accord de paix avec ces individus sans scrupules qui ont toujours refusé de désarmer conformément aux pourparlers de Kampala. C’est, du moins, mon avis.


Ces individus, loin d’être des vrais patriotes prêts à se mobiliser  pour reconstruire le pays meurtri depuis des longues années, prétendaient avoir des revendications qui n’ont rien à voir,
ni avec l’ethnie Tutsi de la RDC à peine minoritaire face aux multiples ethnies que compte notre pays et  voulaient nous faire croire qu’ils luttaient contre le régime de Kinshasa pour notre
intérêt à tous. Ils ont choisi de s’armer lourdement pour violer et tuer sans pitié. Ce n’est pas crédible. Aucune tribu, minoritaire soit-elle, ne peut s’arroger le droit de s’armer pour tuer et
réclamer par la suite des droits qu’elle prétend ne pas avoir. 


Pour ne plus revivre ces conflits récurrents ( rébellion, insurrection ), il faut pour la RDC des institutions viables, une armée forte, réorganisée et formée pour être capable d’assurer la
défense du peuple et de la nation. Comme dans d’autres démocraties, il faut enfin une majorité et une opposition crédible. Mais pas avec celle qui passe son temps à critiquer sans fondement de
façon manichéenne  l’action du gouvernement sans rien proposer comme c‘est souvent le cas… 


Dans le cadre des pourparlers de Kampala, les rebelles devaient savoir sur quoi négocier. Il existe des points  non négociables comme la réintégration de tous les rebelles mêmes ceux ayant
du sang sur les mains au sein de l’armée congolaise.


Le chef rebelle Makenga, acculé, doit être traduit devant les instances judiciaires compétentes ainsi que ses acolytes. Leurs crimes ne peuvent rester impunis. Les autorités rwandaises
s’agitaient dans tous les sens pour clamer leur innocence. Et pourtant, leur implication était irréfutable et démontrée. L’Ouganda et le Rwanda sont aujourd’hui devant leur responsabilité et
doivent tirer toutes les conséquences pour avoir accueilli ces rebelles sur leur territoire . Ils ont «  une épée de Damoclès au-dessus de la tête « . Ils ont enfin comme la RDC d’ailleurs
le devoir de garantir le principe d’intangibilité des frontières. L’histoire en jugera.