Publié par Le blog de Jean-Marie Ndagijimana

Ban-Ki-moon-Kagame.JPGBan Ki-moon a prévu d'être le 24 février à Addis Abeba pour la signature d'un accord-cadre pour la pacification de l’est congolais.

REUTERS/Tiksa Negeri

Par RFI

Ce dimanche 24 février onze pays africains signeront à Addis Abeba un accord-cadre pour la pacification de l’est congolais. Ban Ki-moon a prévu de faire lui-même le déplacement. Pas encore signé, cet accord est déjà critiqué dans la classe politique kinoise.

Un quotidien de Kinshasa, le Phare, a publié l’accord tel qu’il est prévu d’être signé dimanche. Il stipule, entre autres, l’obligation pour le Congo de procéder à une démocratisation et à une réconciliation, et pour les pays voisins, tel le Rwanda, l’interdiction de soutenir des groupes armés. Cette façon de voir les choses déplait à l’opposition, qui estime que l’on devrait aussi insister sur la démocratie chez les voisins.

« Le Rwanda n’est pas un pays démocratique, et vous savez bien tout ce qui se passe en Ouganda, déclare Martin Fayulu, député des Forces acquises au changement. Vous connaissez le problème que nous pose la LRA ici et les problèmes des FDLR. Et pourquoi on ne demande pas au Rwanda ou à l’Ouganda de se réconcilier ? Pourquoi on ne leur demande pas, à eux, de se démocratiser ? Ce que l’on impose aux congolais, on n’arrive pas à l’imposer aux autres»

Du côté des Nations unies qui sont le principal maître d’œuvre de ce projet d’accord, on appelle à la patience. « Attendons la signature », dit le porte-parole de la Monusco à Kinshasa.

 

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