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Publié par JMV Ndagijimana

AP | 03.11.2009

L
es Nations unies ont annoncé mardi l'ouverture d'une enquête après la publication d'un rapport de Human Rights Watch affirmant que des soldats de la République démocratique du Congo (RDC) ont tué plus de 500 civils dans l'est du pays entre mars et septembre sans que la mission de l'ONU n'intervienne.

"Nous condamnons ces meurtres, ainsi que tous les meurtres et abus de civils, qu'ils soient le fait des forces armées congolaises ou de groupes armés", a déclaré la porte-parole onusienne Michèle Montas.


Dans un rapport publié lundi, Human Rights Watch (HWR) accuse des FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo) d'avoir tué au moins 505 civils dans la province du Nord-Kivu (est de la RDC). Des hommes auraient été décapités à la machette et des femmes violées, avant d'être tués. Selon l'ONG, 198 autres civils ont été tués avant mars lors d'une opération militaire conjointe des armées congolaise et rwandaise.


Les soldats de la mission des Nations unies au Congo (MONUC) dans la région ne sont pas intervenus pour empêcher ces exactions, selon HWR, qui a demandé la suspension de l'aide apportée par la MONUC à l'armée congolaise. La MONUC est déployée pour assister les FARDC dans leur traque des rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR).

"Des soldats de l'armée congolaise commettent des crimes de guerre en prenant pour cible les personnes-mêmes qu'ils devraient protéger", a déclaré lundi Anneke Van Woudenberg, chercheuse à HWR. "La volonté continue de la MONUC d'apporter un soutien à de telles opérations militaires abusives l'implique dans des violations du droit de la guerre".


Le gouvernement de la RDC a annoncé l'ouverture d'une enquête, tout en minimisant les informations de HWR. "Si c'est vrai que des gens ont été tués, l'enquête le déterminera. On a vu par le passé combien HRW exagérait", a déclaré le porte-parole du gouvernement Lambert Mende.

Dimanche, le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Alain Le Roy avait annoncé que les Nations unies cessaient immédiatement leur soutien à la 213e brigade de l'armée congolaise, suspectée d'avoir tuée au moins 62 civils dans la région de Lukweti (80km au nord-ouest de la capitale provinciale Goma). AP

 

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