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Publié par La Tribune Franco-Rwandaise

http://www.congovirtuel.info/ver3/index.php/site-map/articles/543-kabila-hollande-tete-a-tete-ce-mercredi-a-l-elysee

C’est confirmé. Le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, s’entretient le mercredi 21 mai 2014 à Paris avec son homologue français, François Hollande. Le site officiel de l’Elysée est même précis sur l’heure : 15 h (heure de Paris). Le tête-à-tête Kabila-Hollande marque un nouveau départ dans le fort engagement de la France aux côtés de la RDC occupée à stabiliser sa partie Est, mais aussi il augure aussi de bonnes perspectives pour l’Afrique centrale préoccupée par la situation sécuritaire en République centrafricaine.

Le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, se rendra bel et bien à Paris cette semaine. Sauf changement de dernière minute, c’est aujourd’hui dans la soirée que le président de la République quitte Kinshasa pour Paris (France) qu’il atteindra dans la journée du mardi. Sur le site officiel de l’Elysée, la visite du président congolais est déjà calée pour le mercredi 21 mai dans l’agenda du président Hollande qu’il rencontrera en tête-à-tête à 15h (heure de Paris).

Dans les milieux des observateurs intéressés, l’on ne cesse de s’interroger sur ce que les deux personnalités vont se dire. Aucun document officiel n’ayant jusqu’alors fixé l’opinion sur les points essentiels de cet entretien, les spéculations vont évidemment dans tous les sens.

Dans les couloirs de la diplomatie congolaise, on laisse entendre que les questions bilatérales pourraient dominer le tête-à-tête entre les deux chefs d’Etat. Malgré son engagement déclaré et visible, la France a une faible présence dans en RDC. Une petite contradiction qui devrait être vite évacuée quand on sait que c’est grâce au soutien indéfectible de la France que la RDC a pu arracher au sein du Conseil de sécurité des Nations unies des résolutions qui ont sensiblement changé la donne dans la crise qui ronge sa partie Est. Naturellement, à Paris, Joseph Kabila ne manquera pas d’exprimer au président français toute la reconnaissance du peuple congolais pour le combat de la France en sa faveur.

Puisque dans les relations internationales, tout est dicté par les intérêts, la France pourrait saisir l’occasion de la visite de Kabila pour accroître son influence en RDC. Le premier secteur visé est l’économie où la France est presqu’absente, hormis quelques cas isolés tels que Orange qui opère dans les télécommunications, Total dans le secteur pétrolier, CFAO dans le commerce des véhicules, Bracongo dans le secteur brassicole. La France est également associée dans Sep Congo, entreprise spécialisée dans le stockage et la distribution des produits pétroliers. Dans le transport en commun, c’est la RATP, une entreprise française, qui assure la gestion de l’entreprise Transco.

Si la France garde une présence minimale en RDC, ses échanges commerciaux avec la RDC sont tout autant insignifiants. A Paris, Kabila et Hollande vont tenter d’inverser cette tendance. La France qui a beaucoup fait pour la RDC voudrait aussi se positionner en partenaire privilégié de cette dernière.

Sans doute qu’à Paris, des dossiers gelés tels celui de l’Uranium avec Areva ou de Lafarge avec la Cinat et de Bolloré dans le cadre de la restructuration de la Société commerciale des transports et de ports (SCTP, ex-Onatra) pourraient être réactivés.

Autre atout majeur à capitaliser par Paris, c’est le partage en commun de la langue française avec Kinshasa.

Est-ce que les personnalités pourraient avoir également le temps d’aborder des dossiers sensibles, comme celles liées à la démocratisation, au respect de la Constitution et des mandats présidentiels, au processus électoral et aux droits de l’Homme ? Ce ne serait pas exclu, susurre-t-on dans certains milieux spécialisés. Aussi, après la prise de position de Washington sur le sujet lors du récent passage du secrétaire d’Etat américain, John Kerry, à Kinshasa, Paris pourrait donner de la voix dans ce débat. D’autant que Bruxelles s’est également prononcé dans le même sens que le Pays de l’oncle Sam.
Même si François Hollande ne devait pas s’exprimer publiquement sur la question, dans son aparté avec Kabila, il ne pourrait pas manquer d’aborder la question, ne serait-ce que pour des raisons d’actualité brûlante.

Dossier Grands Lacs

La situation de guerre qui sévit en République Centrafricaine devait vraisemblablement retenir l’attention de deux chefs d’Etat. La France, qui participe activement à la force internationale déployée en RCA, ne cache plus son intérêt de voir ce pays recouvrer une stabilité. Sa proximité avec la RDC oblige les deux personnalités à aborder ce problème. Avec une RDC déjà fragilisée dans sa partie Est, l’embrasement de la RCA pourrait donc déstabiliser toute la région des Grands Lacs.

Il ne faut pas perdre de vue que le déplacement de Joseph Kabila pour Paris vient juste après celui du président angolais, José Eduardo dos Santos. Avec l’Angola aux commandes de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), Luanda passe désormais pour un acteur incontournable pour la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs. De passage dans la région, John Kerry l’avait reconnu ouvertement. Paris ne pouvait donc pas s’en démarquer. La présence de Dos Santos à Paris s’inscrivait d’une certaine manière aussi dans ce cadre.

Néanmoins, nombre d’observateurs voient dans cette succession d’événements, c’est-à-dire Kabila à Paris juste après Dos Santos, l’ombre du pétrole. En effet, dans certains milieux, l’on prédit une médiation française dans le différend qui oppose la RDC à l’Angola sur le plateau continental.

S’appuyant sur la Convention de Montego Bay, Kinshasa réclame la propriété des blocs 14 et 15 dans lesquels Luanda pompe près d’un million de barils de pétrole par jour. Le différend a été porté devant les instances d’arbitrage de l’ONU. Mais en dernière minute, Kinshasa a récusé cette procédure préférant se tourner vers le Tribunal du droit de la mer qui siège à Hambourg en Allemagne. D’où, l’impasse.

Compte tenu de gros intérêts de Total en Angola, la France a décidé, commente-t-on, d’offrir ses bons offices pour amener Kinshasa à aplanir ses divergences avec Luanda. Le passage de Kabila à Paris devait donc être mis à profit par les autorités françaises pour accélérer un accord sur les deux blocs querellés du plateau continental.

Dans tous les cas, une chose est sûre : ce mercredi à Paris, sous le coup de 15 heures, Joseph Kabila s’entretiendra au Palais de l’Elysée avec François Hollande.

Le Potentiel


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CESAR 20/05/2014 20:05


Kabila Joseph, doit infiniment remercier le Président Hollande pour avoir, via le conseil de sécurité de l'ONU, mis hors d'état de nuire Kagame dans le Kivu. Les paysans congolais
du Kivu ont retrouvé la sourire. Les gamins commencent  à retrouver le chemin de l'école.


L'action de Monsieur Zuma a été décisive.Il a complété  celle de la France. 


Mais les acteurs majeurs dans cette affaire sont Madame Yamina Benguigui, alors ministre de la Francophonie et l'ex-compagne du Président Hollande.Elles ont elerté le monde
sur les méfaits de Kagame et le drame vécu par des millions de Congolais du Kivu.


Rancunier qu'il est intrinséquement, Kagame en veut mortellement au Président Français. Pour lui, Hollande est responsable de la mort de centaines de ses soldats dont
certains officiers supérieurs qui sont tombés sous les balles et bombardements des armées sud-africaine et tanzanienne dans leurs aventures au Kivu. Kagame a accusé les dirigeants
français de l'époque du drame rwandais d'avoir planifié et exécuté le génocide des Tutsi dont ceux de Bisesero à Kibuye. Il a ordonné la destruction du Centre Culturel Français de Kigali.Il
a sommé l'ambassadeur de France ici à Kigali de restituer la carte d'invitation qui lui avait été délivrée pour assister à la commémoration du 20 ème aniversitaire du génocide dit des Tutsi.
Il a actionné sa machine à tuer à savoir le groupe d'escadrons de la mort pour liquider le Président tanzanien et Kayumba Nyamwasa , hébergé par la RSA de Zumama. S'il a eu
Karegeya, il a minablement échoué  pour les autres. Il convient de rappeler qu'il a une caisse de plusieurs millions de dollars destinés à liquider quiconque est considéré
comme gênant pour lui et son régime. Ainsi, depuis qu'il a été reçu par le Président tanzanien et que certaines portes chez les sponsors de Kagame commencent à
s'ouvrir, Twagiramungu Faustin est désormais sur la liste noire de Kagame.S'il est peu probable que les tueurs de Kagame puissent mener à bien leur mission sur
le sol belge,  les tueurs à gage belges ou autres ne manquent pas. Twagiramungu sera vendu par les siens  à condition bien entendu qu'il
commette l'imprudence comme Juvénal Uwilingiyimana. Par ailleurs, s'il y a une personne qui connaît effectivement Kagame et qui fait le faire trembler c'est Twagiramungu
Faustin. Kagame pensait qu'il est endormi pour toujours ou qu'il est fini ou devenu l'ombre de lui-même comme il l'adit devant des millions de Rwnadais. Il a été surpris.  Tout
homme a des qualités et des défauts. Un homme responsable doit pouvoir tirer des leçons de ses agissements négatifs ou de ses echec. Twagiramungu actuel n'est pas Twagira des années 90.Il
faut bien lire et/ou écouter ses déclarations.Elles ont une certaine profondeur. L'avantage qu'il par rapport aux autres "politiciens rwandais" actuels dits de l'opposition est
qu'il dit tout droit ce qu'il pense d'une part et qu'au regar de son passé et ses liens étroits avec Kagame, celui-ci ou les siens, sous peine de divaguer, ne peut nullement l'accuser
de négationnisme du génocide des Tutsi ou de divisionnisme, crimes imputés à autres opposants en prison ou à l'extérieur. Twagira doit se doter de bon conseillers dans
les domaines stratégiques et éviter de travailler en solo. Valser seul ou ne pas suivre les conseils de ses collaborateurs, membres de son équipe  entraînera inévitablement sa
disparition politique.  


Ce qui est certain, Kagame fait ce qu'il dit. Habyalimana l'a pris pour un plaisantin , le monde entier a vu la suite.Il en de même du Président Mobutu, Colonel Lizinde,
Sendashonga , Karegeya, Président Congolais Kabila père etc autres.


Kabila fisl étant ex-élève de James Kabarebe, il ne sera pas inquiété à moins qu'il offense le commandant suprême. Toute offense, réelle ou imaginaire  à l'endroit de Kagame
ne reste jamais impunie.