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Publié par Tribune Franco-Rwandaise

Par Drazen Jorgic et Fumbuka Ng'wanakilala

DAR ES SALAAM (Reuters)

 

Barack Obama (g) et le président tanzanien Jakaya Kikwete à Dar Es Salaam (Tanzanie), le 1er juillet 2013

Le Président américain Barack Obama a, lundi, invité les états voisins de l'est de la République démocratique du Congo à cesser d'y alimenter les conflits, et à mettre en œuvre un plan de paix.

Après la signature d'un accord de paix par 11 pays à Addis Abeba, les Nations unies ont commencé à déployer une force d'intervention, la MONUSCO, chargée de neutraliser les groupes armés dans cette région riche en minéraux mais ravagée par les conflits depuis plusieurs années et désespérément sous-développée.

 

Mais un rapport d'experts de l'ONU, dont Reuters a eu connaissance la semaine dernière, affirme que des officiers militaires du Rwanda et du Congo étaient à l'origine des violences dans la région en soutenant des groupes rivaux, malgré l'accord négocié à l'ONU février inscrit.

Le Rwanda a, à plusieurs reprises, nié toute ingérence dans ce conflit. Des accusations antérieures affirmant qu'il soutenait les rebelles ont poussé certains pays occidentaux à suspendre leur aide à ce pays.

 

"Les pays voisins du Congo doivent s'engager à arrêter de financer les groupes armés qui empiètent sur l'intégrité territoriale et la souveraineté de Congo" a déclaré le président Obama au cours d'une conférence de presse en Tanzanie, la dernière étape d'une tournée en Afrique.

"Ils ont signé sur un morceau de papier, maintenant la question est s'ils poursuivent jusqu'au bout," a-t-il dit. "Les pays voisins du Congo devraient reconnaître que si le Congo se stabilise, cela améliorera les perspectives pour leurs projets et leur prospérité."

Le rapport de l'ONU a affirmé que les rebelles de M23 ont continué à recruter des combattants au Rwanda, avec l'aide d'officiers rwandais acquis à leur cause.

Le rapport a dit que des éléments de l'armée congolaise avaient coopéré avec un groupe de rebelles hutu rwandais contre le M23, une rébellion dominée par d'anciens soldats congolais tutsi ayant exigé des concessions politiques du président Joseph Kabila à Kinshasa.

 

Obama a dit qu'il avait discuté avec le Président Jakaya Kikwete de Tanzanie, pays ayant contribué à la force d'intervention de l'ONU, "comment nous pouvons encourager toutes les parties concernées à poursuivre jusqu'au bout les engagements qu'elles ont prises".


"Cela signifie, par exemple, que le Président Kabila du Congo doit faire plus et mieux lorsqu'il s'agit de traiter avec la capacité de la RDC sur des questions de sécurité et la livraison de services," a dit le président américain à la conférence de presse commune avec Kikwete.

 

"Nous sommes prêts à travailler avec les Nations unies, les organisations régionales et d'autres pour l'aider à construire la capacité," a-t-il dit, ajoutant qu'en fin de compte il était dans "l'intérêt" des pays de la région d'agir pour mettre fin à ce conflit.

 

"Nous ne pouvons pas imposer une solution à la région. Les peuples de la région doivent se lever et dire que c'est assez, et qu'il est temps d'avancer d'une façon différente," a ajouté Obama.

 

(Rapport Supplémentaire par Jeff Mason et Mark Felsenthal; écriture par Edmund Blair; édition par George Obulutsa et Alison Williams)

 

Accord d’Addis-Abeba : première réunion des pays signataires en marge du sommet de l’UA

mai 26, 2013

(De g.à.d) Les présidents du Rwanda Paul Kagame, de l'Ouganda Yoweri Museveni et de la RDC Joseph Kabila à Kampala, mercredi 21 novembre, ont exigé au M23 de se retirer de Goma. Ph. Droits tiers(De g.à.d) Les présidents du Rwanda Paul Kagame, de l'Ouganda Yoweri Museveni et de la RDC Joseph Kabila 

Les onze chefs d’Etat africains qui ont signé l’accord d’Addis-Abeba sur la paix dans l’Est de la RDC en février dernier se sont réunis ce dimanche 26 mai dans la capitale éthiopienne en marge de la célébration du cinquantenaire de l’Organisation de l’unité africaine. Le chef de l’Etat de la RDC Joseph Kabila a discuté avec ses homologues du Rwanda et d’Ouganda, Paul Kagame et Yoweri Museveni. Aucune annonce concrète n’a été faite immédiatement après cette réunion tenue à huis clos. 

Avant cette réunion, le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-Moon, a déclaré qu’une paix durable dans les Grands Lacs n’est possible que « si tous les pays signataires travaillent ensemble pour sortir de l’impasse politique et créer une nouvelle dynamique en faveur de la sécurité de la population et du développement économique », ajoutant qu’il fallait passer « le test de la mise en œuvre » de l’Accord d’Addis-Abeba. Cet accord signé par onze pays africains sous l’égide des Nations unies interdit notamment aux pays signataires de soutenir les groupes armés actifs dans l’Est de la RDC. Il est censé restaurer la paix dans l’Est de la RDC, en proie aux groupes armés depuis plus de deux décennies.

Ban Ki-Moon a effectué cette semaine une tournée dans les Grands Lacs pour la mise en œuvre de cet accord. Il s’est rendu à Kinshasa, Goma, Kigali et Entebbe.

Avant de quitter Kigali pour Entebbe le vendredi 24 mai, il s’est déclaré « extrêmement confiant sur l’avenir de l’est de la RDC ». Evoquant les efforts que font les Nations unies pour ramener la paix, il a promis la mise en œuvre de l’accord-cadre d’Addis-Abeba.

Le secrétaire général des Nations unies a également demandé au chef de l’Etat rwandais « d’user de son charisme politique pour la paix, la sécurité et le développement dans la région des Grands Lacs ». La RDC accuse le Rwanda de soutenir la rébellion du M23 qui occupe plusieurs localités de la province du Nord-Kivu. Mais Kigali a toujours rejeté ces accusations.

La semaine passée, les combats ont opposé l’armée congolaise à cette rébellion à Mutaho, après cinq mois de trêve. Sans le citer, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais, a accusé «un pays voisin» d’avoir soutenu les rebelles pendant ces combats qui ont coïncidé avec la visite du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, en RDC.

Pour sa part, la société civile du Nord-Kivu a dénoncé la présence des troupes rwandaises aux côtés des rebelles du M23.

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