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Publié par La Tribune Franco-Rwandaise

 

Colonel Felix Basse. Radio Okapi/Ph. John BompengoColonel Felix Basse. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

La Monusco n’est pas revenue sur sa décision de traquer tout détenteur illégal d’armes à feu à Goma et ses environs (Nord-Kivu) comme certains médias l’ont affirmé. Le porte-parole militaire de la mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC, lieutenant-colonel Félix Basse a fait cette mise au point lundi 5 août. L’ultimatum de la Monusco aux détenteurs illégaux d’armes pour qu’ils les rendent a expiré jeudi 1er août à 16 heures. 

 

«Jusqu’à preuve du contraire, nous sommes restés conformes à notre déclaration. En aucun moment le général commandant de la force n’est revenu sur ces déclarations là parce qu’un délai de 48 heures a été effectivement accordé à différents groupes armés ou à tout individu, en dehors des forces de défense et de sécurité, portant illégalement des armes. Une fois que ce délai a expiré, nous sommes en train de mettre en œuvre tous les mécanismes retenus à cet effet afin de rendre cette zone complètement sécurisée», a précisé le lieutenant-colonel Félix Basse.

Il n’y a donc pas eu, selon lui, un rétropédalage de la Monusco comme cela a été rapporté par certains médias.

« Nous ne sommes pas revenus sur cette déclaration. Nous sommes en train de poursuivre nos activités quotidiennes pour renforcer justement les mesures qui ont été prises et qui ont été annoncées par le général commandant de la force », a souligné le lieutenant-colonel Basse.

Dans un communiqué publié mardi 30 juillet, la Monusco avait dit considérer toute personne ne faisant pas partie des forces de sécurité nationales et, possédant une arme à feu à Goma et, dans les localités situées au Nord de la ville, comme une menace imminente pour les civils. Les détenteurs d’armes à feu dans cette région devraient, au plus tard le 1er aout, rendre leurs armes dans une base de la Monusco et rejoindre le processus de désarmement et de démobilisation.

La mission onusienne avait expliqué que cette opération vise à imposer une zone de sécurité dans la région de Goma et Saké et sera constituée pour la première fois, des éléments de la Brigade d’intervention de la Monusco qui travailleront conjointement avec la Brigade du Nord-Kivu de la Mission.

Le gouvernement congolais avait salué la mesure de la Monusco.

« Cet ultimatum de la Monusco a le total soutien du gouvernement de la RDC parce qu’il s’inscrit dans le droit fil des recommandations faites à la Monusco par la résolution 2098 du Conseil de sécurité des Nations unies », avait déclaré le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende.

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