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Publié par La Tribune Franco-Rwandaise

Julien Paluku le 8/3/2012 à Goma. Radio Okapi/ Ph. John BompengoJulien Paluku le 8/3/2012 à Goma. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, dénonce l’arrivée le lundi 14 octobre à Kibumba, zone sous contrôle de la rébellion du M23, de quatre-vingts jeunes en provenance du Rwanda. Il affirme que ces jeunes ont été ensuite conduits au centre d’entraînement des rebelles à Rumangabo. 

 

« Le déploiement, le renforcement du M23, c’est une réalité au Nord-Kivu. Lorsque nous dénonçons c’est pour attirer l’attention de la communauté internationale », affirme le gouverneur Paluku, expliquant que cette information livrée par la société civile et la population locales ne fait que confirmer ce qu’il avait déjà dénoncé lui-même.

Commentant l’arrivée à Rutshuru de deux cents familles rwandophones présentées par le M23 comme des réfugiés congolais, Julien Paluku avait évoqué le 3 octobre un renfort des militaires dans les rangs de cette rébellion qui sévit dans la province du Nord-Kivu depuis le mois de mai 2012.

La semaine dernière, la société civile du Nord-Kivu a adressé un mémorandum au chef de l’Etat et au président de l’Assemblée nationale dans lequel elle faisait état de l’arrivée des militaires rwandais et ougandais à Rutshuru, Masisi et Nyiragongo.

Julien Paluku estime que la solution à la crise sécuritaire que connaît sa province est essentiellement militaire.

« Si on détruit le M23, les FDLR, les ADF/Nalu, on aura ôté les prétextes à tous les pays qui interviennent dans les conflits au niveau de la région des Grands Lacs », explique-t-il, faisant allusion au Rwanda accusé de soutenir la rébellion du M23. Mais Kigali a toujours rejeté cette accusation.

Alors que le gouverneur du Nord-Kivu soutient une solution militaire pour mettre fin au conflit dans l’Est, les chefs d’Etat des Grands Lacs, plusieurs personnalités ainsi que l’Onu plaident pour une solution politique.

Le gouvernement congolais et la rébellion du M23 ont repris les discussions en septembre dernier sur demande de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs. Mais ces discussions n’ont pas encore abouti alors que le délai de 14 jours imparti par les chefs d’Etat de la région est déjà dépassé.

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