Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

Publié par La Tribune Franco-Rwandaise

IBRB MJT

 
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Jean Musafiri 27/09/2014 03:28

PLAIDOYER POUR LA MEMOIRE POUR TOUTES LES VICTIMES

Mon cher Jean-Marie,

Je partage entièrement avec vous le contenu de votre article très intéressant intitulé : « NOTRE ADN, NOTRE ETHNIE, C’EST CELLE DES PERSECUTES ET DES VICTIMES (IBUKA BOSE)» qui dénonce fermement à haute voix les mensonges politiques des chantres inconditionnels du régime agonisant FPR.

La faute dont vous êtes accusés est sans nul doute celle d’obéir à votre conscience et de donner raison à votre intellect par la sensibilisation et le plaidoyer légitime sur l’importance de la mémoire équitable de toutes les victimes sans distinction aucune (ethnies, régions ou nationalités). Si c’est cela que le régime du FPR qualifie de « Révisionnisme » ou au pire de « Négationnisme », alors-là, nous serons nombreux à être taxés comme tels, parfaitement conscients que promouvoir les idées de changement positif et de dire la vérité qui dérange les acteurs du système politique totalitaire F.P.R.ien est un sacrilège politique et un crime de lèse-majesté.
Après avoir lu attentivement votre article et écouté la chanson mélodieuse très émouvante et porteuse de messages pacifiques de mémoire équitable pour toutes les victimes, un chef-d’œuvre de qualités artistiques remarquables et de valeur inestimable de l’artiste KIZITO MIHIGO, je suis arrivé à la conclusion suivante que la révélation au public de la vérité politique subtilement cachée est fortement embarrassante et contre-productive pour les acteurs politiques du FPR qui croyaient l’avoir enterré définitivement, en la remplaçant par des mensonges rocambolesques!!! Révéler la vérité politique cachée devient donc porter atteinte aux régimes anti-démocratiques.

Dans cette logique de raisonnement, toutes personnes, associations ou partis politiques qui disent la vérité sur la genèse, les dynamiques et les responsabilités criminelles des protagonistes belliqueux du génocide rwandais, sur la pluralité ethnique des victimes et les responsabilités partagées entre les extrémistes Hutu /Interahamwe et les extrémistes Tutsi/ FPR, contredisent les dogmes politiques mensongers du FPR, et de ce fait, deviennent ennemis jurés des acteurs et du système politique décadent FPR en train de s’écrouler irrémédiablement.

Nulle surprise donc que les garde-chiourmes du système moribond FPR s’en prennent avec une rage furieuse aux défenseurs de droits de l’homme et aux membres actifs de la société civile qui mettent en valeur la pluralité de toutes les victimes (Hutu, Tutsi, Twa, HuTsi, Congolais et autres nationalités), alors que les mensonges politiques des extrémistes Tutsi du FPR pour éclipser leurs propres crimes laissent focaliser les yeux du monde entier sur un seul aspect éblouissant fortement réducteur du génocide rwandais, partialement réservé à la seule ethnie Tutsi dont les lieux de mémoires et les commémorations officielles leur sont exclusivement réservés, au détriment des autres ethnies reléguées cyniquement dans un oubli honteusement abject !!!
Cette discrimination ethnique des victimes est l’antipode de la RECONCIATION NATIONALE. C’est plutôt une évidence de crime culturel sur l’iniquité et la discrimination mémorielles entre les victimes appartenant au même Etat-Nation RWANDA . Un apartheid mémoriel tout-court à contre-courant de la Réconciliation nationale.
Faut-il rappeler sans cesse que, quel que soit leur gravité, similitude ou différence, le drame des uns ne doit jamais faire oublier celui des autres. Loin s’en faut !!! De ce fait-même, le génocide explosif des Tutsi accompli par les extrémistes Hutu Interahamwe en trois mois (d’avril à juillet 1994) à la lumière du jour au Rwanda ne doit jamais faire oublier le génocide insidieux de longue haleine pendant plus de deux décennies (du 1ier octobre 1994 jusqu’à cette date 2014 !!!) subtilement accompli par les extrémistes Tutsi du FPR/Abakada sous forme de stratagèmes de réunions guet-apens mortels « inama kirimbuzi za BaNyamwinshi» sur les stades et autres lieux publics, ou récemment sous formes d’incendies, de disparitions forcées avec plus de 46.000 rwandais disparus incognito dont les corps ligotés arc-boutés sont amassés dans des sacs-plastics pis jetés comme l’immondice dans la rivière Akagera et charriés ensuite dans le lac Rweru; ou enfin sous forme de crimes de masses à grande échelle dans les camps de réfugiés de Kibeho et dans le Congo ex-Zaire.(Voir UN-mapping report 2010).
Voilà brièvement toute la vérité qui pousse au paroxysme la rage des troubadours « SAGIHOBE » du régime agonisant FPR !!! En guise de panacée sédative, je me permets de dédier à ces courtisans du régime totalitaire FPR, la maxime suivante pour les aider à retrouver la raison et l’humanité sur la valeur ontologique de l’être humain « UBUMUNTU » : «Le partage des mémoires passe par un effort de mise à jour de la vérité historique». (René Lemarchand, 2004).

Jean Musafiri (sé),
Bergamo, Italie. 27 Septembre 2014

Jean Musafiri 25/09/2014 01:33

Le message vidéo du grand artiste "NDI UMNYARWANDA" IJYE IBANZIRIZWA NA "NDI UMUNTU" est un message d'une richesse mémorielle inestimable dans la perspective de réconciliation nationale de tous les Rwandais.
Un message de qualités impeccables, tant du point de vue artistique (iconique /image video), sonore (mélodie) aussi bien qu'au niveau sémantique (le sens du message focalisé sur la valeur ontologique de l'être humain "UBUMUNTU" qui a préséance absloue sur "NDI UMUNYARWANDA" dans l'objectif de "UBWIYUNGE" (RECONCILATION).
Un message sublime pour tous les Rwandais épris de paix et de réconciliation, sauf pour ceux-là qui ont senti le message de KIZITO MIHIGO comme OFFENSIF et UN CRIME DE LESE-MAJESTE.
Dommage que ce qui devrait être le premier prix national du meilleur artiste pacifiste KIZITO MIHIGO lui a été converti en un emprisonnement arbitraire par les ennemis de la liberté et droits universels des êtres humains.

Vive la liberté de penser (dans le respect de la légalité),
Vive les défenseurs des droits humains et de la démocratie.

Jean MUSAFIRI,
Bergamo, Italie.