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Publié par La Tribune Franco-Rwandaise

JOHANNESBURG - Le gouvernement sud-africain est sorti de son silence jeudi après le meurtre de l'ancien chef du renseignement rwandais à Johannesburg, demandant aux enquêteurs de faire diligence et promettant de ne rien négliger.

Le gouvernement condamne cet incident dans les termes les plus fermes et tient à assurer qu'aucun détail ne sera négligé pour retrouver et juger ceux qui sont impliqués dans cet acte criminel, a déclaré le ministre de la Justice Jeff Radebe dans un communiqué, le premier depuis que Patrick Karegeya a été retrouvé étranglé dans une chambre
d'hôtel du quartier d'affaires de la capitale économique sud-africaine.

Il est demandé aux agents responsables de faire diligence dans l'enquête et au système judiciaire de demander des comptes aux auteurs, a-t-il ajouté.

En juin 2010, une autre personnalité rwandaise, l'ancien chef d'état-major Faustin Kayumba Nyamwasa, avait été victime d'une double tentative d'assassinat par balles à Johannesburg.

Faustin Kayumba Nyamwasa est par ailleurs réclamé par les justices française et espagnole en lien avec l'attentat déclencheur du génocide rwandais qui a fait 800.000 morts en 1994.

Agé de 53 ans, M. Karegeya a été retrouvé mort dans une chambre d'hôtel de luxe, le cou gonflé, une corde et une serviette tachée de sang enfermée dans le coffre de la chambre.

Après une décennie passée à la tête des renseignements extérieurs du Rwanda, Karegeya, un proche de Paul Kagame, s'était brouillé avec le président rwandais.

Il s'était exilé en 2007 en Afrique du Sud, d'où il a décrit M. Kagame comme un dictateur n'hésitant pas à faire assassiner les dissidents rwandais, réfugiés à l'étranger, et son épouse vit aux Etats-Unis.

Kigali a démenti toute implication dans l'affaire alors que l'opposition rwandaise accuse M. Kagame d'avoir commandité le meurtre.

Une cinquantaine de personnes ont protesté jeudi devant l'ambassade du Rwanda à Pretoria, avec des portraits de M. Kagame barré de la légende criminel de guerre. Les manifestants avaient aussi apporté un faux cercueil drapé de blanc portait l'inscription victimes de Kagame.

L'unité d'élite de la police sud-africaine, les Hawks (faucons), a indiqué jeudi qu'aucun suspect n'avait été arrêté à ce stade et démenti des informations de presse selon lesquelles trois Rwandais auraient été entendus au Mozambique dans le cadre de l'enquête.

M. Karegeya devrait être inhumé en exil à Johannesburg ce week-end ou le suivant.

(©AFP / 09 janvier 2014 18h30)

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