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Publié par FRANCE-RWANDA TRIBUNE

 

rebelles-maliens.JPGMilitiens d'Ansar Dine à Kidal, au nord est du Mali, le 16 juin 2012.

Reuters/Adama Diarra/Files

Par RFI

Notre dossier spécial Mali

Alors que à Ouagadougou, le mouvement islamiste Ansar Dine s'engage à rejeter le terrorisme et se dit prêt à dialoguer avec les autorités maliennes, à Bamako, les chefs d'état-major de la Cédéao, en présence d'experts de la communauté internationale, ont adopté un concept stratégique destiné à évaluer les forces nécessaires à une intervention militaire au Mali. La résolution du Conseil de sécurité du 12 octobre dernier donnait 45 jours à la Cédéao et au Mali pour fournir des précisions sur l'appui demandé en matière militaire.

L'objectif de cette étape clef pour la suite du processus était d'évaluer et définir les forces nécessaires à une intervention. Il a en partie été réalisé, même si, d'après certains observateurs, on est encore dans des considérations assez générales.

Le calendrier stratégique

Ce concept stratégique, devra maintenant être approuvé lors du sommet de la Cédéao prévu en fin de semaine à Abuja. Puis il sera examiné par le Conseil de sécurité du 26 novembre, qui donnera ou non, son feu vert pour la suite du processus. Il faudra alors voir quels seront les Etats qui vont financer l'opération, et ceux qui vont fournir des contingents. Il devrait y avoir une participation des pays africains hors Cédéao.

L'Europe, pour sa part, participera à la formation de l'armée malienne. Le feu vert devra être donné lors du conseil des ministres européens des Affaires étrangères en décembre.

La perspective militaire n'est sans doute pas étrangère à la nouvelle position d'Ansar Dine. Si elle pousse les mouvements qui occupent le nord du Mali à envisager le dialogue, l'option militaire ne consistera pas en une simple reconquête du Nord-Mali. Ce processus ira de pair avec un projet politique, autrement dit un dialogue entre les différentes parties maliennes, que Bamako devra mener.

Pour Paris, le volet politique et le volet sécuritaire sont complémentaires

Vincent Floréani: «Nous avons pris note de la déclaration d'Ansar Dine et de son rejet du terrorisme»

Porte-parole adjoint du Quai d'Orsay

mais cette déclaration doit maintenant avoir une traduction concrète sur le terrain... cette volonté s'inscrit dans le cadre d'un dialogue politique qui était prévu par le Conseil de sécurité... la position de la France est que le volet politique et le volet sécuritaire sont tous les deux indispensables et en fait complémentaires...

Écouter (00:56)

08/11/2012 par Muriel Pomponne

 

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