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Publié par La Tribune Franco-Rwandaise

Par Libération.fr

Un hélicopère Gazelle de l'armée française, de retour de Tombouctou, atterrit sur la base de Sevare au Mali.

Un hélicopère Gazelle de l'armée française, de retour de Tombouctou, atterrit sur la base de Sevare au Mali. (Photo Fred Dufour. AFP)

L’opération a été menée près de Tombouctou, alors que les groupes radicaux se réorganisent.

Après les opérations d’octobre et décembre, et ce juste avant le second tour des législatives, une troisième intervention de «contre-terrorisme» au Mali a été conduite par les forces françaises dans la région de Tombouctou. Les informations données par la communication de l’opération Serval à Bamako évoquent un bilan de onze jihadistes tués et un soldat français blessé, «mais ses jours ne sont pas en danger». Pour une source militaire malienne, cet assaut s’est déroulé, dans la nuit de mercredi à jeudi, à une centaine de kilomètres au nord de la ville sainte, à près de 1 000 km de Bamako.

«Libye». Officiellement, rien n’a filtré du côté des forces maliennes qui s’étaient montrées irritées en décembre de ne pas avoir été associées aux opérations précédentes. Reste que cette source malienne a jugé que «les Français ont fait du bon boulot, parce que les jihadistes, venus notamment de Libye, se réorganisaient pour occuper le terrain et s’installer durablement».

L’opération de «contre-terrorisme» avait été annoncée, depuis Paris jeudi, par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian : «On intervient pour cibler des groupes en reconstitution sur deux théâtres, à la fois aux environs de Tombouctou et dans l’Adrar des Ifoghas», situé dans la région de Kidal (extrême nord-est). Selon un témoignage au sein de la Minusma (la mission des Nations unies au Mali), l’opération Serval a mobilisé ses moyens aériens et terrestres. «Ce n’est pas la plus importante opération militaire depuis la reprise des villes» du nord du Mali ayant été occupéesdes mois en 2012 par les groupes liés à Al-Qaeda, «mais c’est une opération militaire nécessaire pour que les terroristes ne se reconstituent pas»,ajoutait-on du côté de Serval à Bamako. Ces développements sur le terrain militaire, et qui interviennent un gros mois après l’opération Hydre dans la zone de Taoudeni, où 19 personnes avaient été tuées, confirment que les groupes jihadistes sont toujours actifs dans ces zones où les trafiquants continuent de prospérer.

Discussions. Cet assaut intervient deux ans jour pour jour après le massacre de soldats maliens à Aguelhoc, localité de la région de Kidal. Le 24 janvier 2012, des rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) associés à des islamistes armés, qui menaient depuis quelques semaines des attaques contre l’armée malienne dans le Nord, ont tué plusieurs dizaines de soldats. L’armée malienne a évoqué le bilan de 97 militaires morts. Malgré un accord préliminaire de paix signé en juin à Ouagadougou, le processus de discussions entre rebelles touaregs et arabes dans la région de Kidal reste au point mort. Pour le négociateur, Tiébilé Dramé, ces accords qui prévoyaient notamment le dépôt des armes des Touaregs sont «dans une impasse dramatique».

 

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