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Publié par JMVN

(AFP) – 


GENEVE — Le Rwanda doit renforcer la protection des journalistes souffrant d'un manque de liberté d'expression, ont recommandé lundi les pays occidentaux devant les 47 membres du Conseil des droits de l'homme de l'ONU.

Pour ce faire, Kigali doit revoir sa loi sur les médias de 2009, ont exhorté les représentants suisse et canadien lors de l'examen périodique universel (EPU) du Rwanda, outil analysant la situation des droits de l'homme dans tous les pays du Conseil.

Les Etats-Unis se sont aussi dits "préoccupés par le manque de progrès" permettant aux "médias de s'exprimer librement sans crainte de sanctions".

Dans son discours, la Suisse a recommandé aux autorités rwandaises d'assurer aux journalistes, "notamment ceux connus pour leur position critique à l'encontre du gouvernement, la liberté de pratiquer librement, d'effectuer des enquêtes et de publier les résultats de leurs investigations sans représailles".

Le représentant britannique a reconnu "le rôle des médias dans le génocide de 1994" mais s'est dit "préoccupé quant aux limites relatives à la liberté d'expression en particulier la suspension de journaux indépendants et les rapports de harcèlement de journalistes".

La France pour sa part a demandé au Rwanda de lui fournir "des précisions sur l'enquête concernant le meurtre le 10 juillet dernier de M. Rugamgage", rédacteur en chef d'un journal.

Paris "relève par ailleurs la sévérité des peines de prison requises à l'égard de Mmes Uwimana Nkusi et Saidath Mukabibi", inculpées respectivement à 33 ans et 12 ans de prison pour "révisionnisme".

Pour le Canada et les Etats-Unis, un des dangers repose sur les lois "portant sur la répression du crime d'idéologie du génocide et sur les possibilités de confusion et d'abus dans son interprétation".

Dans son rapport au Conseil, le Haut commissariat souligne aussi que "le Comité des droits de l'homme a relevé que des journalistes qui s'étaient montrés critiques vis-à-vis du Gouvernement seraient victimes d'intimidation ou d'actes d'agression de la part des autorités et que certains auraient été inculpés de +divisionnisme+".

Récemment, Amnesty International a également demandé au gouvernement rwandais de réexaminer les lois sur "l'idéologie du génocide" à la formulation vague, utilisées abusivement pour réprimer l'opposition politique et la liberté d'expression.

 

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