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Publié par Le blog de Jean-Marie Ndagijimana

 

runiga1Le représentant de la branche politique du M23 Jean-Marie Runiga

AFP PHOTO / Junior D.Kannah

Par RFI  

Ce sont 682 rebelles congolais du Mouvement du 23-Mars (M23) qui ont été envoyés à une centaine de kilomètres à l'est de la capitale rwandaise, Kigali. Ces hommes du M23, un mouvement de mutins congolais qui combat depuis un an l'armée de RDC dans la riche province minière congolaise du Nord-Kivu s'étaient réfugiés au Rwanda après avoir été défaits par une faction rivale ; ils se trouvaient jusqu'à ce lundi 1er avril à une quinzaine de kilomètres de la frontière congolaise. L'accueil, par le Rwanda, de ces rebelles que Kigali est accusé de soutenir a de nouveau alimenté les suspicions.

C’est par obéissance aux règles humanitaires internationales que le Rwanda a déplacé les rebelles du M23 dans l’est du pays. Séraphine Mukantabana, ministre rwandaise en charge des Réfugiés le justifie : « Selon les conventions internationales, les réfugiés doivent être à plus de 50 kilomètres de la frontière. A fortiori pour ce qui est des combattants, c’est tout à fait normal ».

La ministre a assuré que c’était au nom d’un principe humanitaire que le Rwanda avait accueilli mi-mars ces fugitifs au statut particulier : « Ils ne sont pas des prisonniers. Ce sont des gens qui sont entrés dans un territoire en quête d’asile. Ils ont une restriction de mouvement. Mais à l’intérieur de leur camp d’internement, ils ont leur liberté ».

Procédure d'internement

Les soldats, qui ont été désarmés à leur arrivée au Rwanda, sont actuellement soumis à une procédure leur demandant de renoncer à leur statut de combattant s’ils souhaitent devenir réfugiés. Ceux qui refuseront n’auront pas droit à l’asile, a assuré la ministre. Ils continueront à être soumis à une procédure d’internement jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée.

Concernant le sort des rebelles du M23 sous sanctions des Nations unies, à l’image de l’ancien chef politique Jean-Marie Runiga, la ministre a estimé qu’il était trop tôt pour se prononcer : « Ce sont des choses qui seront vues au moment de la détermination des statuts de réfugiés. Là c’est prématuré pour nous. Il y a d’abord cette détresse humaine que nous devons voir ».

Souhaitant mettre un terme aux suspicions de soutien du Rwanda à la rébellion, la ministre a estimé que cet accueil était, bien au contraire, une preuve tangible que le Rwanda n’avait rien à voir avec le M23.

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02/04/2013 Par Jeune Afrique

Le Rwanda a annoncé, mardi 2 avril, que les rebelles du Mouvement du 23-Mars qui s'étaient réfugiés sur son territoire, non loin de la frontière avec la RDC, avaient été transférés à une centaine de km à l'est de Kigali.

Le Rwanda a indiqué, mardi 2 avril, avoir éloigné de sa frontière avec la RDC 682 rebelles ayant appartenu pour la plupart au Mouvement du 23-Mars. Ceux-ci s'étaient réfugiés au Rwanda à la mi-mars après avoir été défaits par une faction rivale, celle de Sultani Makenga. Jusqu'à lundi, ils étaient dans un centre à une quinzaine de km de la frontière avec la RDC.

« La décision de les délocaliser émane de l'application des conventions internationales (...) qui disent que les réfugiés doivent être à plus de 50 km de la frontière » de leur pays d'origine, a affirmé la ministre rwandaise chargée des Réfugiés, Séraphine Mukantabana. Les membres du M23 sont, selon elle, désormais dans un « centre d'internement » dans le district de Ngoma, à une centaine de km à l'est de la capitale Kigali.

 

Selon Mme Mukantabana, le Rwanda a simplement répondu à un principe humanitaire en accueillant les rebelles du M23 menés par Jean-Marie Runiga, alors que leur leader présumé, Bosco Ntaganda, s’est quant à lui rendu à la CPI. Mais les contempteurs du Rwanda, pays qui est accusé par un rapport de l’ONU d’avoir soutenu les rebelles, voient dans cette nouvelle péripétie une preuve de la complicité entre Kigali et les rebelles congolais, issus pour la plupart de l’ex-Congrès national pour la défense du peuple (CNDP).

Sanctions de l’ONU

Toujours selon la ministre, deux choix s’offrent désormais à ces rebelles. Il leur est d’abord demandé s'ils veulent ou non renoncer à leur statut militaire « de manière définitive et volontaire ». En cas de réponse positive, une procédure débutera pour qu'éventuellement le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) leur accorde le statut de réfugié. S’ils refusent, ils n'auront en revanche « pas droit à l'asile dans notre pays », assure la ministre. « Dans ce cas, la procédure d'internement continuera » et le Rwanda avisera de la procédure à suivre.

Mais plusieurs membres du M23 restent sous le coup de sanctions de l'ONU, comme l'ex-responsable politique du mouvement Jean-Marie Runiga et l'un de ses chefs militaires Baudouin Ngaruye. Interrogée sur le sort qui leur serait réservé aux, la ministre a estimé qu'il était « prématuré » de se prononcer tant que ne serait pas tranchée la question, pour eux aussi, d'un éventuel statut de réfugié.

(Avec AFP)

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