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Publié par Le blog de Jean-Marie Ndagijimana

Arusha, 16 mai 2013 (FH) - Le Rwanda, qui préside le Conseil de sécurité des Nations unies pour ce mois d’avril, a vivement critiqué lundi la Cour pénale internationale (CPI), lui reprochant d’être « l’objet de manipulations politiques » et de violer la souveraineté des Etats.

 

Le Rwanda n’est pas partie au Traité de Rome créant la Cour.

Certains parmi les 15 membres du Conseil souhaitaient saluer, dans une déclaration, la contribution de la CPI à la prévention des conflits en Afrique mais le Rwanda s’y est opposé. Le Conseil s’est alors contenté d’une déclaration générale, sans mention spécifique de l’action de cette cour permanente.

« S’il y a un pays au monde qui a des raisons de soutenir un système de justice internationale robuste, c’est le Rwanda », a déclaré la ministre rwandaise des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo, faisant allusion au génocide des Tutsis de 1994 ? « Mais nous ne croyons pas que la CPI, tel qu’elle fonctionne aujourd’hui, joue un rôle constructif dans la prévention des conflits », a-t-elle affirmé, dans son discours en anglais. « Au lieu de rendre justice et lutter contre l’impunité, la CPI est l’objet de manipulations politiques », a-t-elle poursuivi. Mushikiwabo a déclaré que le Rwanda ne « peut pas soutenir une CPI qui condamne les crimes commis par certains et non ceux commis par d’autres, qui s’impose dans le processus démocratique ou contre la volonté du peuple souverain ». « Le Rwanda, en sa double qualité de nation souveraine et de membre africain du Conseil de sécurité (pour 2013), continuera à soutenir les principes de justice et d’équité, et faire en sorte que l’indépendance et la souveraineté du continent soient respectées », a-t-elle promis.

Parmi les pays qui auraient voulu rendre hommage à l’action de la CPI, figurent la Grande-Bretagne et la France. Ainsi, dans son discours, l'ambassadeur britannique, Mark Lyall Grant, a salué le « rôle essentiel de la CPI et d'autres tribunaux régionaux pour mettre fin à l'impunité » ; tandis que son homologue français Gérard Araud « regrettait l'absence de référence à la CPI dans la déclaration ».

ER

© Agence Hirondelle

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