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Publié par JMVN

Braeckman.jpgDe : Jacob Denyse <jacob.denyse@gmail.com>
 
 Date :  18 octobre 2010 10:00
Objet : Le cas Colette Braecman (Le Soir) - complément d'explication au SG de l’Association des journalistes professionnels

Réponse à Monsieur Jean-François Dumont, Secrétaire général adjoint de l’Association des journalistes professionnels (AJP) 

 

Concerne :  De la partialité et de l’intégrité de la journaliste Colette Braeckman (Le Soir) 

  

Copie à Madame Béatrice Delvaux, Rédactrice en chef du journal Le Soir 

Copie à l’Association des journalistes professionnels (AJP) 

Copie au Conseil  de déontologie journalistique (CDJ) 

Copie au Vlaamse vereniging van journalisten (VVJ)

Copie au Raad voor de Journalistiek (RVJ)

Copie à la Presse belge et internationale

Copie aux autorités politiques belge

 

Lettre ouv erte

 

Monsieur Dumont,

Votre réaction de vendredi passé reprise ci-dessous concernant le cas de Madame Braeckman ( Article sans titre - http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2010/10/04/659/ ) est surprenante.

Les observateurs internationaux contredisent Madame Braeckman en ne se prononçant pas à ce stade-ci sur la raison du décès d’Armand Tungulu (naturelle versus criminelle) alors qu’elle affirme d’emblée qu’il est naturel.

La question que vous posez semble montrer que vous ne lisez pas avec toute la rigueur qui s’impose les propos de Madame Braeckman que pourtant beaucoup qualifient de criminels.  Je vous invite à lire l’article " Colette Braeckman et l’assassinat d’Armand Tungulu " (http://www.congoindependant.com/article.ph p?articleid=6039 ).

Nous ne sommes pas ici que dans le registre de la déontologie mais bien au-delà, dans celui du droit pénal. Et il n’est pas injustifié de considérer que Madame Braeckman a franchi la ligne rouge.

Lorsque Madame Braeckman écrit que « La thèse selon laquelle l’homme aurait été retrouvé mort dans sa cellule samedi matin, suicidé à l’aide d’un fil qui aurait été attaché à son oreiller ne convainct personne », elle se contente simplement de résumer le sentiment général qui ressort des témoignages. Ce n’est nullement ce qu’elle pense.

Au contraire, ce qu’elle pense se trouve tout entier résumé dans ce qui suit « Au vu de cette nouvelle mort, hélas non suspecte »

Sur quelles données objectives ou élément matériel tangible Madame Braeckman se fonde-t-elle dès le 4 octobre 2010 pour asséner une telle affirmation ? En quoi la mort d’Armand Tungulu ne serait-elle pas suspecte ?

Si tel a vait été le cas, croyez-vous que l’ONU, les Etats-Unis et la France, entre autres, auraient exigé des autorités congolaises qu’elles fassent la clarté sur les conditions de ce décès ?

(lire à ce sujet Questions directes à Jean-Claude Ndjakanyi -

http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=6037 ).

L’article " L’Assassinat d’Armand Tungulu : Le Colonel Ilunga Kapeta dit ses vérités " du 14 Octobre 2010 ( http://www.congoone.net/one/index.php?option=com_content&view=article&id=309:lassassinat-darmand-tungulu-le-colonel-ilunga-kapeta-dit-ses-verites-&catid=25:actualites&Itemid=27 ) contredit sérieusement celui de Madame Braeckman :

« Torturé en plein centre de Kinshasa par la garde personnelle de Joseph Kabila depuis son arrestation le 27 septembre 2010, le Bruxellois d’origine congolaise Armand Tungulu Mudiandambu, père de trois filles de nationalité belge, a été probablement exécuté dans sa cellule au Camp Tshatshi ».

En vérité, le plus gros du problème n’est pas là car, à ce stade, la question de l’assassinat ou du décès n’est, d’un point de vue juridique, pas encore déterminée. Il faudra pour cela attendre que le corps soit restitué et qu’une autopsie régulière soit effectuée.

Je constate simplement, devant l’Association des journalistes professionnels, le Conseil de déontologie journalistique, la Vlaamse vereniging van journalisten, le Raad voor de Journalistiek, la Presse belge et internationale ainsi que les autorités politiques belges, que Madame Braeckman cède à la tentation d’anticiper le libre cours de la Justice en justifiant la nature d’une mort qu’elle ne discerne pas comme pouvant être de nature intentionnelle (assassinat).

Etant incapable d’apporter la preuve de sa thèse (mort naturelle), Madame Braeckman semble en réalité agir en connaissance de cause, parfaitement consciente des conséquences politiques catastrophiques qu’une telle mort revêtirait pour les autorités de Kinshasa si son origine criminelle venait à être démontrée.

Sa Justification est la suivante : « on peut aussi se demander si le pouvoir n’est pas séduit par le “modèle rwandais”, qui fait déjà école au Burundi: développer le pays, essayer de le faire avancer à tout va, multiplier les contrats, restaurer, autant que faire se peut, l’autorité de l’Etat et en même temps serrer la vis à l’opposition, se montrer intolérant face à la contestation et… ne pas craindre de tuer, plus pour l’exemple et la dissuasion que par goût de la répression…. »

Ce propos ne laisse aucun doute quant à sa nature. Madame Braeckman oublie sans doute que la peine de mort est abolie et qu’un tel propos constitue, aux yeux de nombreux observateurs, comme une incitation au meurtre passible d’une condamnation devant les cours et tribunaux belges. Comment expliquer qu’un modèle politique qui admet, au nom du développement, le musèlement de l’opposition et le crime dissuasif puisse faire « école » et trouver chez nous une formulation dénuée de toute critique dans sa présentation ? La pensée qui anime la plume de Madame Braeckman est ici claire.

C’est là un aspect qui relève, me direz-vous, de la justice et non du Comité de déontologie.

Pour ce qui concerne la problématique soulevée devant l’AJP, elle est donc la suivante :

 

Mme Braeckman relate-t-elle ou créée-t-elle l’actualité congolaise ?

Et pourquoi est-ce si souvent en décalage par rapport à ce que de nombreux observateurs constatent ?  Quel est la crédibilité d’un tel « journalisme » ?

Nous ne parlons pas ici de solidarité entre journalistes car tout ceci ne fait que nous ramener une fois de plus au contenu de l’article " Les journalistes belges s'empoignent à propos du Congo " - http://www.afriqueredaction.com/article-les-journalistes-belges-s-empoignent-a-propos-du-congo-47069364.html :

« … si un journaliste, qu’il s’appelle Braeckman ou Tartempion, avait l’occasion de parler avec Kabila, ou avec un autre acteur important du théâtre politique congolais, et ratait cette occasion, il commettrait une faute professionnelle. Les problèmes commencent quand  pour avoir ce genre d’entrevue, on accepte de ne rendre audible, dans ce qu’on écrit, qu’un seul son de cloche. Et c’est bien sûr plus grave, quand ce son est celui du pouvoir ». 

L’article " Colette Braeckman-Jean Marie Kasamba, à la mangeoire du Palais de la Nation " va plus loin -

http://reveil-fm.com/index.php/2010/10/17/1095-colette-braeckman-jean-marie-kasamba-des-mangeurs-du-palais-de-la-nation :

« Depuis la prise de pouvoir de Joseph Kabila en janvier 2001, demander à Colette Braeckman de l'équité et l'impartialité dans ses écrits sur la République démocratique du Congo, c'est comme demander à une lionne de brouter de l'herbe. Colette Braeckman est à la mangeoire du Palais de la nation, elle rampe pour le joséphisme, cela accentue sa myopie, elle est la seule à qui Joseph Kabila accorde régulièrement des interviews. Colette Braeckman soutien la dictature macabre et mafieuse au Congo. L'affaire Armand Tungulu aura révélé le penchant raciste, xénophobe et cryptocolonialiste de Colette Braeckman ... Colette Braeckman a pour mentor Louis Michel, l'ex-commissaire européen qui a profité de sa position à l'Union européenne pour faire main basse sur le Congo ... Sous Mobutu la plume de Colette Braeckman était incisive. Depuis qu'on lui avait refusé le visa, elle s'était vengé en 1992 avec son livre: Le Dinosaure, le Zaïre de Mobutu (Fayard). Avec Joseph kabila sa plume s'est tordue, elle devient propagandiste. Ce virement à 800%, elle doit l'assumer mais sachant simplement que les Congolais ne sont pas tous des cons ! »

C’est pour cela, et sur le conseil suivant d’un journaliste francophone belge, qu’il est nécessaire de mettre le journal Le Soir en demeure de clarifier sa position vis-à-vis du blog de Braeckman et de ses affirmations (cfr. ma mise en demeure de vendredi matin ci-dessous) :

« Je connais mal les dossiers congolais et je ne me prononce pas sur la manière dont ils sont couverts par la Presse belge, même si j’ai certaines appréhensions.  Mais je souligne dans votre courrier ce passage qu’il me semble très opportun de rappeler, indépendamment de tout contexte. La course aux pseudos-scoops ou pseudos exclusivités, marketing aidant, n’y est pas pour rien. Je vous invite à évoquer le sujet avec l’AJP et la commission de déontologie. C‘est urgent ».

Finalement, en ce qui concerne l’envoi des courriers à Mme Braeckman, ne vous inquiétez pas, elle les reçoit tous et plutôt deux fois qu’une mais elle en accuse très rarement réception : «Qui ne dit mot consent » …

Madame Braeckman, pouvez-vous expliquer à l'AJP quelles sont vos sources ?

Denyse Jacob

 

---------- Message transféré ----------
De : Guy De Boeck <guydeboeck@gmail.com>
Date : 15 octobre 2010 13:58
Objet : RP: Tungulu, Chebeya, Balkanisation, AMP, Libya

15/10/10/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE VENDREDI (CongForum)

Plusieurs sujets se disputent la manchette des journaux parus ce vendredi à Kinshasa, entre autres, l’affaire Tungulu, l’affaire Chebeya, la balkanisation de la Rdc, la discorde entre l’Amp et l’Udemo sur le partage des postes à la CENI, les accords RDC/Libye.

Tungulu

Le Climat Tempéréécrit  ce sujet : « Décès de Armand Tungulu : L’autopsie fait peur à L’Etat congolais mis en demeure » et se livre à une véritable récapitulation « à froid » des faits. Après l’annonce par le PGR Flory Kabange Numbi du décès d’Armand Tungulu, la thèse du suicide n’a pas convaincu les observateurs internationaux. Arrêté immédiatement après son forfait,  Tungulu avait été gardé dans les cachots de la garde républicaine. C’est le samedi 2 octobre qu’il se serait donné la mort d’après le PGR. Au moment de son arrestation, il  avait opposé une vive résistance selon les témoins, vociférant des injures et rouant de coup deux militaires avant d’être maitrisé par l’escouade de sécurité, qui a dû utiliser les grands moyens. Cinq personnes qui se trouvaient sur les lieux ont été brièvement arrêtées avant d’être relâchées faute d’indices de collusion avec Tungulu.

Le Climat Tempéré qualifie son action par les mots « Un acte insensé ».

Armand Tungulu vivait à Bruxelles avec sa famille et son épouse Philo Tungulu qui, s’exprimant sur Radio Okapi, a rejeté la thèse du suicide, réclament le rapatriement du corps de son mari. Selon la veuve, «Armand était calme.  « Jamais dans sa vie je ne l’ai entendu menacer de mettre fin à ses jours ou de se faire mal.». Mais qu’est-ce qui donc a poussé Armand Tungulu, un homme en apparence sain d’esprit, à agresser le cortège présidentiel avec des pierres ? Acte insensé sinon suicidaire, acte irresponsable d’un opposant en mal de reconnaissance ? Acte incroyable d’un homme que son épouse qualifie de « calme » ? Congolais, Armand Tungulu, pouvait-il ignorer les réactions de l’escouade de protection du président Kabila, composée d’unités d’élite dont les éléments auraient pu tirer à vue à la simple identification d’une menace contre l’intégrité du premier personnage de l’Etat congolais ? En effet, une pierre, à première vue, peut prendre l’apparence d’une grenade et le président de la République en personne, ancien militaire, a certainement dû identifier clairement une menace pour sa vie et a dû faire preuve d’un sang froid extraordinaire pour garder le contrôle de son véhicule. Dans ces circonstances,  les consignes de protection sont claires et précises : la menace doit être éliminée et le chef de l’Etat doit être protégé coûte que coûte. En ce cas, la violence légale est autorisée dans tous les pays du monde pour préserver l’intégrité physique du chef de l’Etat. Et Tungulu pouvait-il ignorer que dans l’univers des bantous, attenter à la vie d’un chef équivaut à un suicide ? Peut-on, dans le contexte anthropologique bantou, échapper à la vindicte populaire, au lynchage immédiat après un tel acte ? Pouvait-il ignorer que les gardes présidentiels, qui ont fait le serment de protéger la personne du président de la République au péril de leur vie étaient en droit de réagir avec la précision nécessaire pour éliminer une menace clairement identifiée ? »  (Nous avouons avoir du mal à suivre Mr. Paul Durieux, auteur de cette « Correspondance particulière », dans ses considérations sur le contexte anthropologique bantou. Un Président - un ministre, un député - n’est pas un chef coutumier, n’est pas investi du caractère quasi-sacré de l’autorité coutumière ni de l’auréole qui lui vient d’une désignation démocratique réelle et directe. Nous avons déjà fait remarquer qu’aucun député ou ministre agressé n’a jamais bénéficié de la violente réaction qui suit l’agression d’un chef coutumier. Tungulu n’a d’ailleurs pas été lynché par la foule, ni abattu sur place à la suite d’une appréciation erronée de la menace. NdlR)

La mort d’Armand Tungulu a attristé tous les Congolais. La thèse du suicide n’a pas convaincu, mais l’acte en soi n’était-il pas suicidaire ? Armand Tungulu serait-il mort des suites des coups subis lors de sa neutralisation par les unités d’élites de l’escouade présidentielle juste après son agression? D’après les témoins, le forcené avait tenté de résister aux forces de protection en leur portant des coups. Certes, après avoir été neutralisé par la sécurité présidentielle, Armand Tungulu a été emmené, déjà certainement physiquement très diminué, dans les cachots de la Garde Républicaine où il aurait dû bénéficier des soins appropriés avant d’être présenté au Parquet.

L’affaire Tungulu est tombée au mauvais moment, après la publication du Rapport HCDH.  D’après une source proche des services de renseignement, le président Joseph Kabila a donné immédiatement des instructions pour qu’une commission d’examen soit mise sur pied afin que les conditions de la détention d’Armand Tungulu soient examinée et que des sanctions soient prises si des responsabilités devaient être mises en évidence. Le Conseiller spécial en matière de sécurité Pierre Lumbi, déjà à pied d’œuvre, car les autorités congolaises ont décidé de jouer la transparence. Une source de  l’Etat-major général des FARDC a, par ailleurs, déclaré, sous le sceau de l’anonymat, que « la constitution d’une commission d’examen des conditions de détention d’Armand Tungulu est une mesure de routine dans un état de droit», et a ajouté que « le président de la République attend la copie du rapport qui sera transmis à l’Auditorat militaire». Les conclusions de cette commission seront rendues publiques et, le cas échéant, les éventuelles défaillances qui auraient été constatées seront portées à la connaissance de la justice.

Par une ordonnance rendue en «extrême urgence», lundi 11 octobre, le juge du Tribunal de première instance de Bruxelles, Vanwelkenhuyzen, a décidé : «…, faisons injonction à l’Etat congolais (…) de restituer aux requérants la dépouille mortelle de feu M. Armand Tungulu Mudiandambu et, pour ce faire, de (faire) procéder au rapatriement en Belgique de ladite dépouille endéans les 48 heures de la signification de la présente ordonnance et ce sous peine d’une astreinte de 25.000 € par jour de retard à exécuter l’injonction qui précède : Déclarons la présente ordonnance exécutoire sur minute : (…)».

L’Etat congolais sera notifié par la voie diplomatique et, d’après une source au ministère de la Justice, réagira aussitôt dans le sens de la volonté des familles, suivant la requête introduite par l’avocat congolais Jean-Claude Njankanyi, qui avait déjà porté plainte contre l’Etat congolais dans l’affaire Chebeya. D’après  certaines sources du ministère congolais (RDC) des Affaires étrangères, « une fois  que les autorités congolaises auront été notifiées officiellement de la décision de justice prise en Belgique, elles y donneront suite pour rencontrer le vœux de la famille qu’il soit enterré en Belgique, sans craindre les résultats de l’autopsie, puisque la dépouille d’Armand Tungulu porte les stigmates de sa bagarre avec les unité d’élite de la Garde Républicaine ».

 « Affaire Tungulu, la RDC dit niet aux pressions belges », titre à la Une L’Avenir. Il rapporte sous la plume de Joachim Diana, que si la Belgique par sa justice voulait une crise avec la Rdc, elle est servie. Dans une réponse du berger à la bergère, le gouvernement congolais par son porte-parole, réserve une fin de non recevoir à la demande du juge belge de rapatrier la dépouille mortelle de Armand Tungulu toutes affaires cessantes sous peine de payer à la famille 25.000 euros par jour de retard pris dans le rapatriement de cette dépouille mortelle.

Dans le m
ême genre, Le Palmarès titre en manchette : Restitution de la dépouille de A. Tungulu, « La réplique cinglante de Kinshasa ». Un juge belge, rappelle ce journal, a signé une ordonnance exigeant à la RDC la restitution du corps d’Armand Tungulu. Le gouvernement congolais a réagi de manière cinglante, par la bouche de son porte-parole, en rappelant à la Belgique que la RDC est un pays souverain et ne peut obtempérer à l’ordonnance d’un juge belge. Pour Kinshasa, si la restitution du corps doit se faire, il faut qu’un membre de la famille du défunt vienne d’abord identifier le corps. Réponse du berger à la bergère : la RDC envisage d’ores et déjà une action devant ses juridictions, une action contre les dirigeants et l’Etat belge sur l’assassinat de Patrice Lumumba.

« Tungulu fait accélérer le procès Lumumba », constate AfricaNews qui note que le ciel s’est une fois de plus obscurci dans les relations entre le Royaume de Belgique et son ancienne colonie, la RD Congo. En cause cette fois-ci : l’ordonnance rendue en extrême urgence le 11 octobre 2010 par le juge belge Vanwelkenhuysen du Tribunal de Grande Instance de Bruxelles sommant le gouvernement de la RDC, via son ministre de la Justice, de
restituer à sa famille les restes d’Armand Tungulu, sujet RD Congolais mieux identifié par l’ambassade de la RD-Congo à Bruxelles et par les services de la DGM- mais résidant en Belgique.

Le Phare souligne l’escalade verbale entre Kinshasa-Bruxelles au sujet de l’affaire Armand Tungulu. Il rapporte que le gouvernement congolais considère la décision de la justice belge comme une injure ou mieux une ingérence
d’un Etat dans les affaires d’un autre Etat souverain. Pour se faire, tout en la rejetant, Kinshasa rappelle que Bruxelles n’a pas à lui donner des injonctions. Du coup, Kinshasa exhume tous les dossiers sales ayant jeté maintes fois le froid sur les relations entre les deux Etats.

(On est ici dans une situation belgo-congolaise classique : la bouderie après une critique quelconque, n’ayant rien à voir avec le gouvernement belge, dont la justice est totalement indépendante. Et l’un des ingrédients de base d’une telle bouderie est toujours de « rappeler » à la Belgique une liste de crimes remontant à Léopold II, à se draper dans la souveraineté et dans les plis du drapeau. NdlR)

AMP

© CongoForum, le vendredi 15 octobre 2010


---------- Message transféré ----------
De : Jacob Denyse <jacob.denyse@gmail.com>
Date : 15 oct
obre 2010 10:32
Objet : Mise en demeure au journal Le Soir concernant l'article de Colette Braeckman

A l'attention de Madame Béatrice Delvaux, Rédactrice en chef du journal Le Soir 

 Copie à l’Association des journalistes professionnels (AJP)

Copie au Conseil de déontologie journalistique (CDJ)

Copie au Vlaamse vereniging van journalisten (VVJ)

Copie au Raad voor de Journalistiek (RVJ)

Copie à la Presse belge et internationale

 

Concerne :

Demande au journal Le Soir de condamner le modèle rwandais suite à l'article du 4 octobre 2010 concernant le décès d’Armand Tungulu - http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2010/10/04/659

« Auvu de cette nouvelle mort, hélas non suspecte, on ne peut qu’avancer trois conclusions: la campagne électorale précédant les élections de 2011 a déjà commencé, elle sera dure et aura plusieurs facettes, dont les attaques directes contre Kabila, la remise en cause de ses origines (thème connu) la contestation de son action, et surtout la provocation. Sur ce terrain là, l’opposition jouera sur du velours: les services de sécurité sont nerveux, répondent brutalement à la moindre provocation; les pousse au crime ont un boulevard devant eux… Mais on peut aussi se demander si le pouvoir n’est pas séduit par le “modèle rwandais”, qui fait déjà école au Burundi: développer le pays, essayer de le faire avancer à tout va, multiplier les contrats, restaurer, autant que faire se peut, l’autorité de l’Etat et en même temps serrer la vis à l’opposition, se montrer intolérant face à la contestation et… ne pas craindre de tuer, plus pour l’exemple et la dissuasion que par goût de la répression »

Les journalistes belges s'empoignent à propos du Congo - http://www.afriqueredaction.com/article-les-journalistes-belges-s-empoignent-a-propos-du-congo-47069364.html           

« … si un journaliste, qu’il s’appelle Braeckman ou Tartempion, avait l’occasion de parler avec Kabila, ou avec un autre acteur important du théâtre politique congolais, et ratait cette occasion, il commettrait une faute professionnelle. Les problèmes commencent quand  pour avoir ce genre d’entrevue, on accepte de ne rendre audible, dans ce qu’on écrit, qu’un seul son de cloche. Et c’est bien sûr plus grave, quand ce son est celui du pouvoir ».

La lecture braeckamienne de la mort de Tungulu et la fin de la pensée unique -http://www.congoforum.be/fr/analysedetail.asp?id=171237&analyse=selected

 

Madame la Rédactrice en chef,


Comme vous le savez probablement, votre journaliste Colette Braeckman a déjà été rappelée à l’ordre par ses collègues le 20 mars 2010 : « Les journalistes belges s'empoignent à propos du Congo ».

Elle vient de publier sur son blog un article concernant le « décès » d’Armand Tungulu extrêmement controversé, tant dans la communauté congolaise que dans les medias et parmi les citoyens lambda.

Bernard Desgagné lui a demandé hier «  ... de dissiper tout malentendu en précisant que vous vous dissociez entièrement des méthodes de Paul Kagame et de ses brutes récemment incriminées par l’ONU pour leurs actes immondes en RDC, de 1993 à 2003 (et susceptibles d’être incriminées pour beaucoup plus encore). Sinon, de nombreuses personnes seront portées à croire que c'est l'inverse et que vous préconisez le recours aux méthodes de Paul Kagame, auquel cas je comprendrai tout à fait qu'elles vous incluent parmi ses complices et ceux de sa marionnette Kabila ». (voir ci-dessous)

Le blog colette-braeckman étant hébergé par http://blogs.lesoir.be, pouvez-vous clarifier si le journal Le Soir est solidaire du contenu des articles de Braeckman sur son blog ?

Si oui, pouvez-vous préciser si Le Soir se dissocie ou s'il encense les méthodes du régime de Paul Kagame ?

Si non, pouvez-vous demander à Colette Braeckman de répondre à Bernard Desgagné ?

Une absence de réaction de votre part et/ou de Colette Braeckman dans un délai raisonnable d’une semaine devra être interprétée comme le fait que Le Soir :

-  est solidaire du contenu des articles de Braeckman sur son blog,

-  ne condamne pas les méthodes du régime de Paul Kagame.

Dans l'attente de votre réponse, je vous prie d'agréer, Madame, mes salutations

Denyse Jacob



De : Bernard Desgagné <bernarddesgagne@me.com>

Date : 14 octobre 2010 11:52:45

 

Objet : Madame Braeckman, une précision je vous prie


Madame,

 

Ayant prisconnaissance de votre article du 4 octobre 2010 concernant le décès d’Armand Tungulu Mudiandambu, un opposant congolais qui a probablement été assassiné par ses gardiens, en prison, je vous demande, pour éviter toute confusion, de préciser votre pensée. Vous écrivez ceci:

 

«Mais on peut aussi se demander si le pouvoir [de Joseph Kabila] n’est pas séduit par le “modèle rwandais”, qui fait déjà école au Burundi: développer le pays, essayer de le faire avancer à tout va, multiplier les contrats, restaurer, autant que faire se peut, l’autorité de l’Etat et en même temps serrer la vis à l’opposition, se montrer intolérant face à la contestation et… ne pas craindre de tuer, plus pour l’exemple et la dissuasion que par goût de la répression...»

 

Vous voulez sans doute dire que le «modèle rwandais» est mauvais, n'est-ce pas? Vous l'appelez «modèle» par ironie. Vous voulez dire par là le «mauvais exemple rwandais», puisque ce pays n'a rien d'une démocratie et abrite quelques-uns des pires assassins de l'histoire de l'humanité, qui viennent tout juste, aujourd'hui même, d'arrêter Victoire Ingabire une nouvelle fois, après des mois de harcèlement. 

 

Je vous demande de dissiper tout malentendu en précisant que vous vous dissociez entièrement des méthodes de Paul Kagame et de ses brutes récemment incriminées par l’ONU pour leurs actes immondes en RDC, de 1993 à 2003 (et susceptibles d’être incriminées pour beaucoup plus encore). Sinon, de nombreuses personnes seront portées à croire que c'est l'inverse et que vous préconisez le recours aux méthodes de Paul Kagame, auquel cas je comprendrai tout à fait qu'elles vous incluent parmi ses complices et ceux de sa marionnette Kabila.

Bernard Desgagné

273, boulevard des Trembles

Gatineau, Québec   J9A 1Z6

Téléphone: 819 931-1520



c. c. Médias du Québec et d'Europe

 

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