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Publié par JMV Ndagijimana

Publié le 05/11/2009
Le Point.fr

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Rama Yade, au coeur du cyclone. À Matignon comme à l'Élysée, le cas de la secrétaire d'État aux sports est le sujet de toutes les conversations. En cause, son opposition aux arbitrages de sa ministre de tutelle , Roselyne Bachelot, sur la question du "droit à l'image collective" (DIC) des sportifs. Après François Fillon mardi, l'Élysée tire à boulets rouges sur l'indomptable secrétaire d'État. "M. Sarkozy l'a retirée" du ministère des Affaires étrangères, où elle était secrétaire d'État aux droits de l'homme, "parce qu'elle ne se supportait plus avec (Bernard) Kouchner, le chef de la diplomatie, explique l'Élysée, cité par l'Agence France-Presse. Maintenant, c'est la bagarre avec Roselyne Bachelot". "Il y a un moment donné où il faut travailler en équipe ou alors, ce n'est pas possible. (...) C'est une affaire sérieuse, le gouvernement de la France, ce n'est pas une affaire de caprice ! (...) C'est Nicolas Sarkozy qui a trouvé et promu Rama Yade, mais il constate aujourd'hui sa difficulté à s'insérer dans une équipe quelle qu'elle soit", selon l'Élysée.

 

La secrétaire d'État est la cible des mêmes reproches de la part de Matignon. Évoquant la première série d'explications qu'il a eues mardi devant les députés UMP réunis à huis clos, où, selon des parlementaires, le chef du gouvernement n'a pas épargné Rama Yade - "La secrétaire d'État chargée des sports a manqué à la solidarité gouvernementale. Je le lui ai dit. Il faut en tirer les conséquences." -, le Premier ministre persiste et signe dans un entretien au Monde . "Ce n'était pas un coup de sang. La Ve République, ce sont des institutions très subtiles qui ne fonctionnent que si chacun est à sa place. (...) On ne peut pas être au gouvernement et en opposition avec la ligne du gouvernement", tranche le Premier ministre à propos de celle dont l'avenir au sein du gouvernement apparaît de plus en plus fragilisé.

 

Depuis qu'elle est au gouvernement, Rama Yade s'est plusieurs fois démarquée de l'exécutif. On se souvient de sa spectaculaire sortie au moment de la visite officielle de Kadhafi en France, fin 2007 ("Notre pays n'est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits"), de sa visite controversée dans un squat d'Aubervilliers en septembre 2007 ou de son refus de se présenter aux élections européennes de juin. Autant d'actes de rébellion qui l'ont mise en disgrâce. 

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