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Publié par JMV Ndagijimana

Kabuye-et-avocat.jpg
A gauche Rose Kabuye, présumée terroriste, qui a accueilli Kouchner à l'aéroport de Kigali

Article de Philippe Cohen
Marianne | Lundi 11 Janvier 2010

 

Le Ministre des Affaires étrangères a entamé sa tournée africaine par Kigali, où il a assisté, impassible à l'humiliation diplomatique de la France par le régime de Kagamé, qui poursuit son offensive afin d'obtenir l'annulation du jugement qui accuse ses collaborateurs de terrorisme.
 
Notre fameux ministre des Affaires étrangères est actuellement en tournée en Afrique où, selon le récit médiatique qui en est fait, il est censé concurrencer une nouvelle tournée africaine du ministre des Affaires étrangères de la Chine, Mme Yang Jiech.


Mais la première étape de son voyage, à Kigali, n'a qu'un lointain rapport avec Pékin. Il s'agit, pour Bernard Kouchner, de clore un épisode qui lui tient à cœur depuis longtemps, celui de la réconciliation de la France et du Rwanda après l'enquête du juge Bruguière et sa conséquence: neuf mandats d’arrêt internationaux délivrés contre plusieurs personnalités de l'entourage du chef de l'Etat Paul Kagame, accusés d'avoir fomenté l’attentat qui a coûté la vie à l’ancien président Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994 – attentat qui a joué un rôle important dans le déclenchement du génocide des Tutsis.


Or, alors qu'il s'agissait de la première visite du chef de la diplomatie française dans le pays depuis la reprise de leur relations diplomatiques en novembre dernier, Bernard Kouchner a été acueilli à l'aéroport de Kigali par Rose Kabuye, chef du protocole de Kagame, mise en examen par la Justice française pour complicité d'attentat terroriste, et non par son homologue du gouvernement rwandais, Louise Mushikiwabo.

Il faut que la diplomatie française soit prête à avaler bien des couleuvres pour que soit accepté sans broncher un tel affront diplomatique - un ministre de la République serrant la main d'une personne poursuivie pour acte de terrorisme par la Justice alors que trois Français sont morts dans l'attentat !. Cette indulgence, si ce n’est cette soumission, confine à la repentance de fait. Cela avait déjà été le cas lors de la visite de Claude Guéant à Kigali, en novembre 2009, laquelle avait coïncidé avec la décision du Rwanda de rejoindre le Commonwealth et d'abandonner le français comme langue scolaire.


Mais il y a pire. Lors de sa visite, Bernard Kouchner a été plus loin que jamais, au-delà des exigences de Kagame, en déclarant, selon la presse rwandaise : « Nous avons mal agi, mais pas seulement la France, le monde entier n'a pas bien réagi. Le moment de demander pardon n'est pas encore arrivé. » En clair, la France va bientôt demander pardon pour une supposée complicité de génocide. Un projet de repentance inacceptable pour Alain Juppé, Édouard Balladur et Hubert Védrine qui conduisaient la diplomatie française à l’époque. Tous ont réfuté avec constance et de nombreux arguments la thèse de la complicité française.


Le voyage de Bernard Kouchner a « coïncidé » avec la publication du rapport Mutsinzi, rédigé par une commission qui s’est proclamée « Comité indépendant d'experts ». Ce rapport affirme que ce sont des extrémistes hutus qui ont tiré un ou plusieurs missiles sur l'avion. Il a été distribué à la presse durant le voyage de Bernard Kouchner ! Or, Jean Mutsinzi n’est pas une personnalité « indépendante ». Il est un membre fondateur du FPR et ancien président de la Cour suprême du Rwanda. Ce magistrat est très proche de Paul Kagame, et la commission qu'il présidait a été mise en place en octobre 2007 par le gouvernement rwandais. Dans leurs comptes rendus, ni Le Figaroni Libération, ni France Inter, qui a eu le rapport en exclusivité, n’ont précisé le lien entre le rapporteur et les autorités de Kigali (1). Et les articles qu'ils publient oublient régulièrement de rappeler que le régime de Kigali est une athentique disctature, comme l'a rappelé Rony Brauman sur France Cutlure dimanche 10 janvier.

 

Bernard Kouchner a glissé à son homologue rwandais que Nicolas Sarkozy a l’intention de se rendre lui-même à Kigali à la fin du mois de février. Il reste à comprendre pourquoi celui-là même qui, le 17 février dernier déclarait que «la France n'avait pas à rougir de l'opération Turquoise», semble aujourd'hui se préparer à aller à Canossa.


(1) En revanche, Le Monde a précisé qu'il s'agit d'un rapport « officiel », sans trop s'appesantir toutefois, ni mentionner le parcours de son auteur.

 
Source : Marianne2.fr

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MONIER Alain 05/03/2010 10:30


bonjour, Monsieur K le chevalier blanc  dont l'ombre est grise et nocturne est indiscutablement le trompe l'oeil de la politique francaise, il va a l'encontre de  l'ethique la plus
elementaire en droit international, pourfendant les valeurs dont ils se disaient epris. Tout cela est du passe et on pourrait supposer que tout cela n'a servi que ses ambitions personnelles. Le
denie du double genocide au Randwa est une igniominie ou il a entraine le President de la republique laissant la place belle aux turpitudes cachees de l'oligarchie anglaise qui ont eu la vilenie
d'honorer le plus frand criminel  des dernieres decennies Kagame Docteur Honoris Causa. surement pour service rendu.Il le manipule, mais son   ambition icommensurable lui a fait affirmer
qu'il parlerait chinois s'il le fallait, monsieur K aussi  si    son ambition   le necessite.   LuiConciliant avec la Junte  criminelle qui tient muselle son
prix nobel  servant les interet de Total comme hier Elf. L'afrique est a titre personnel une source de revenues dont il semble qu'elle soit necessaire a sa condition, il veut peut etre a ce
titre rivaliser avec monsieur DSK le socialiste qui ne peut vivre que dans le quartier le plus huppe de Paris et qui se  voudrait          pretendre a
la plus haute fonction representant  un parti qui se voulait egalitaire. M.K a donc prepare le terrain a notre President qui d'une facon scandaleuse ne s'est incline que devant le monument
dresse uniquement pour les Tutsis par Kagame. Ces morts meritent toutes les compassions bien entendu, mais en radicalisant cet hommage aux seuls genocides tutsis et en l'ecrivant sur le registre de
condoleance il   a conforte le plus gros mensonge celui d'affirmer que les genocides Hutus ne sont pas des victimes comme les Tutsis. Notre president a engager la france dans un mensonge
odieux, nous culpabilisant sans detour, sans remord. Suivre M. K  c'est  emprunte la voie  la plus contreverse, la plus humiliante,  rejoignant en cela les plus innacceptables
turpitudes de l'ancienne France Afrique. C'est la voie de M.K , celle de la trahison du malheur de l'Afrique et d'autres pays, le regne de l'argent sale, des crimes organises. L'histoire du
Kosovo  entre les mains des mafias  et du crime ne suffit il pas a M.K et a tous mes compatriotes , qui bernes, leures(faire ce constat n'est pas de ma par suffisance). Ils manquent
   d'informations que ne divulguent pas des medias sous surveillance, dont la lachete n'est plus a demontrer.  Monsieur le President reprenez vous si cela est encore possible 
sur la situation randwaise, mais dont je n'ai plus beaucoup d'espoir. Sachez toutefois que d'autres se battent sans relache pour faire  eclore la verite du double genocide, contre Les Survies,
les Michel Ognier et compagnie qui ne cessent de diffuser des mensonges avec des moyens mediatiques et financiers efficaces qui ne font que me laisser penser qu'ils sont a la botte d'oligarchie. M
Versache ancien president de Survie travaillait pour Greenpace, ensuite conseillait Kagame. Sharpe lien de Survie  a ete pris la main dans le sac  achete par Aviva. On trouve dans ses
oranisations beaucoup de canards boiteux. SOS racisme dont on connait les antecedents sectaires a sa tete un irresponsable qui ne peut supporter la contradiction, prend des coleres   terribles
ou quitte une emission lorsque ses contradicteurs mettent en cause ses choix politiques et partials entre telle ou telle personnalite. Je crois qu'il est bon que je termine. Toutefois, je me permet
de sollicite les futurs commentateurs afin qu'ils puissent s'ils le peuvent me fournir  des renseignements plus fournis sur M. Michel OGNIER dont le site est pourvoyeur de tout les ressasses
de Survie et autres. Ce qui me surprend chez ce monsieur c'est l'organisation des informations misent sur le net. Ce n'est pas possible qu'il travaille seul  il est au service  a mon sens
d' interets qui se cachent derriere lui, pour faire de la desinformation a haute teneur de nuisance  contre la reconciliation randwaise. Sincerement  Alain


Mich 12/01/2010 14:37


Je trouve qu'on exagère beaucoup dans le traitement de l'information sur le Rwanda. En effet, vu l'accueil peu critique et plutôt dans le genre encenseur du rapport de Mutsinzi sur l'attentat du 6
avril 1994, on ne peut qu'être d'accord avec J.J. Rousseau quand il disait que si c'est la raison qui fait l'homme, c'est le sentiment qui le guide. Comment peut-on expliquer qu'un rapport rédigé
par une commission d'experts "indépendants" nommés par un gouvernement (sic) puisse être longuement cité dans un journal qui se respecte ? Je pense que sa place serait dans la poubelle.
Imagine-t-on vraiment que Kagame allait nommer des gens qui peuvent l'accuser ? Ce serait une première dans l'histoire qu'un homme politique donne lui-même le fouet pour qu'on le torture.
Mais ce qui est plus grave, c'est que personne n'a souligné les conséquences graves que ce rapport risque d'entraîner : il ne faudrait pas que l'on soit étonné que, demain, l'un ou l'autre
dictateur massacre ses opposants et nomme par après une commission pour le blanchir. 
Dernier commentaire personnel : ce rapport confirme en fait, sans le vouloir, l'enquête du juge Bruguière pour une raison très simple : si l'accusé se savait innocent, n'aurait-il pas tout fait
pour qu'une commission vraiment indépendante soit mise sur pied ? 
La leçon de tout cela est que maintenant les criminels ayant les moyens vont dormir tranquillement : si on les accuse, ils n'ont qu'à mettre sur pied une commission "indépendante" pour prouver
leur innocence.
Décidément, l'exception rwandaise se confirme jour en jour.
Bon travail pour les historiens du futur.

Mich