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Publié par FRANCE-RWANDA TRIBUNE

Kinshasa, 23/06/2012 / Politique

Le pas franchi par la RDC accusant le Rwanda au Conseil de sécurité pour son parrainage des insurgés rwandophones du M.23 qui déstabilisent l’Est du Kivu est dans la bonne direction que Kinshasa doit continuer de suivre pour trouver la vraie solution à l’insécurité méchamment entretenue dans cette région par les ennemis du Congo démocratique

Après avoir réuni assez d’éléments qui confirment le soutien du Rwanda aux rebelles du M23, la RDC ne doit plus s’arrêter à de simples jérémiades. L’accusation portée devant le Conseil de sécurité des Nations unies est un pas de plus franchi sur la bonne direction.

Une fois de plus, le Rwanda nargue la communauté internationale qui a décrété l’embargo contre des groupes armés opérant dans l’Est de la RDC. Pour cette raison, le Conseil de sécurité est appelée à le rappeler à l’ordre. Une résolution allant dans le sens de mettre un terme à l’approvisionnement en armes et munitions en direction des forces négatives opérant dans l’Est de son voisin de l’Ouest.

Pour ce faire, des sanctions exemplaires devraient être prises à l’encontre de ce pays réfractaire à l’harmonie entre Etats voisins. Ne pas sanctionner le Rwanda, c’est ouvrir la voie au banditisme et au mercenariat d’Etat, contraire à la paix dans le monde.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a d’ores et déjà promis que tous les Etats «prendront les mesures nécessaires pour empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects, depuis leur territoire ou par leurs nationaux d’armes et de tout matériel connexe, ainsi que la fourniture de toute assistance et de tout service de conseil ou de formation se rapportant à des activités militaires à toutes les personnes et entités non gouvernementales menant des activités sur le territoire de la République démocratique du Congo ». Cette déclaration du Conseil de sécurité prend le Rwanda à défaut sur tous les plans.

Fort de cet atout, le gouvernement congolais doit peser utilement sur la balance. L’opportunité vient ainsi d’être offerte à la RDC de faire valoir ses positions auprès des instances internationales. Et, les arguments ne manquent pas pour faire triompher sa cause.

Les conclusions des enquêtes menées par la Monusco, du reste confirmés par Human right watch, et tout récemment, par le gouvernement de la RDC accablent Kigali à tous points de vue. Le ton diplomatique doit être à la mesure des éléments de preuve que détient le gouvernement.

L’heure n’est plus à la démoralisation. La consolidation du consensus minimal sur la question créé à la suite de la prestation du porte-parole du gouvernement à Goma doit-être de rigueur. C’est même un motif suffisant pour assurer une réelle réconciliation entre gouvernants et gouvernés.

Aller jusqu’au bout signifie pour les Congolais sortir du carcan de l’arrogance rwandaise pour s’affirmer face au monde comme un Etat dont la souveraineté est respectée par tous.

Aller jusqu’au bout traduit également la détermination d’un peuple de ne point continuer à subir le diktat des puissances étrangères qui complotent contre son existence en tant qu’Etat conformément aux règles établies, régissant les rapports entre Etats modernes.

Pour y arriver, la Société civile doit également jouer sa partition, en servant de pont entre gouvernants et gouvernés. De ce point de vue, elle doit être associée à des opérations lobbyistes pour contrer les arguments des adversaires sur le terrain diplomatique.

C’est en créant cette synergie intérieure que la RDC parviendra finalement à faire passer la thèse d’un complot aux dimensions internationales pour la démanteler dans les frontières héritées de la colonisation.

Le Potentiel

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