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Publié par La Tribune Franco-Rwandaise


L'un des disparus est un ancien membre de la garde du président rwandais Paul Kagame.
L'un des disparus est un ancien membre de la garde du président rwandais Paul Kagame.
REUTERS/Gus Ruelas

Par RFI

Le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) tape du poing sur la table en Ouganda et demande aux autorités d'enquêter sur des kidnappings et disparitions de réfugiés rwandais ces deux dernières semaines à Kampala. Un officier rwandais en exil bénéficiant de la protection du HCR a ainsi été enlevé puis relâché grâce à l'intervention de l'agence onusienne. Deux autres réfugiés, dont un ancien membre de la garde présidentielle rwandaise, ont de leur côté disparu et leurs proches pointent du doigt le Rwanda.

Où sont passés Innocent Kalisa et Pascal Munyirakiza ? Ces deux Rwandais ont été enregistrés comme réfugiés par le HCR en Ouganda. Et selon l'agence de l'ONU, ils n'ont plus donné de nouvelles depuis qu'ils se sont rendus respectivement à des rendez-vous qu'on leur avait donnés par téléphone.

Le premier, Innocent Kalisa, est un ancien membre de la garde du président Kagame qui a fui le Rwanda il y a trois ans. Le 13 août, il s'est volatilisé à Kampala. Ses proches accusent Kigali de l'avoir fait enlever parce qu'il serait lié à l'ex-chef d'état-major de l'armée rwandaise, le Général Nyamwassa, entré en dissidence.

Le Rwanda dément. Le HCR demande de son côté aux autorités ougandaises d'enquêter pour retrouver les deux hommes.

Un officier en exil enlevé dans sa résidence du HCR

Le HCR réclame par ailleurs des explications sur les mésaventures d'un autre réfugié rwandais, Joel Mutabazi, un officier en exil. Des hommes sont venus le chercher mardi dans la résidence du HCR où il vivait. Il a fallu l'intervention de l'agence onusienne et du ministre ougandais en charge des réfugiés pour le faire libérer, 24 heures plus tard.

Joel Mutabazi avait entre-temps été conduit au commissariat de police, car il semble bien que la police ougandaise ait été impliquée dans son enlèvement : elle a affirmé avoir appliqué un mandat d'arrêt rwandais transmis par Interpol, et sans savoir que l'homme bénéficiait du statut de réfugié.

 

 

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