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Publié par FRANCE-RWANDA TRIBUNE

Alors qu'il répétait ses critiques voilées lors de la réunion jeudi, Paul Kagame s'est levé et a quitté la salle.

AFP 27/09/2012

http://www.lalibre.be/actu/international/article/763270/kagame-s-en-va-pendant-l-intervention-de-didier-reynders.html

Le président rwandais Paul Kagame a quitté jeudi une réunion internationale sur l'Afrique centrale pendant l'intervention du chef de la diplomatie belge Didier Reynders. La délégation rwandaise réfute tout incident diplomatique, mais le geste intervient en plein regain de tensions autour de l'est du Congo. M. Kagame participait, avec une trentaine d'autres chefs d'Etat et de gouvernement, dont le président congolais Joseph Kabila, à une rencontre de haut-niveau convoquée en marge de l'assemblée-générale de l'ONU à New York.

Reynders et Ba-KiMoonLe secrétaire-général des Nations Unies, Ban Ki-moon, espérait parvenir à une condamnation internationale de la violence à l'est de la RDC. Mais aucun consensus ne s'est dégagé, le Rwanda refusant toute référence aux "soutiens extérieurs" dont bénéficierait le mouvement rebelle M23 accusé d'exactions. Plutôt qu'une déclaration commune, c'est un compte-rendu des différentes interventions qui a été publié. Ces dernières semaines, Didier Reynders a multiplié les appels en direction de Kigali pour que le gouvernement rwandais démontre clairement qu'il ne soutient pas les rebelles, comme il l'affirme. Le ministre belge a reçu un certain soutien de la communauté internationale. Alors qu'il répétait ses critiques voilées lors de la réunion jeudi, Paul Kagame s'est levé et a quitté la salle.

Selon la délégation rwandaise, le geste ne doit pas être interprété comme un incident diplomatique. M. Kagame est parti parce qu'il avait un rendez-vous urgent, souligne-t-on. Du côté belge, on s'interroge sur les intentions de Kigali. "Si vous parlez à des femmes de l'est du Congo, qui vous parlent de viol, de mutilation ou du meurtre de toute une famille, il est clair qu'arrêter la rébellion doit être une priorité absolue. Mais Kigali veut d'abord régler les 'grands problèmes' de la région, sans vraiment expliquer ce dont il retourne", a dit M. Reynders à la presse. "Ce qui manque clairement du côté rwandais, c'est la volonté politique", a-t-il ajouté.

M. Reynders appelle la communauté internationale à continuer d'oeuvrer à une solution. Mais sans la participation du Rwanda, il sera impossible de mettre fin à la rébellion, a-t-il souligné. La Belgique ne soutient néanmoins pas encore ouvertement la voie des sanctions. Un rapport d'experts est en train d'être rédigé, en préparation d'une réunion du comité des sanctions du Conseil de sécurité, en novembre. L'Union européenne a pour sa part fait savoir jeudi qu'elle attendrait ce rapport avant de prendre de nouvelles décisions sur l'aide budgétaire au Rwanda.

Le représentant de l'ONU rappelle à Didier Reynders la division de l'opposition

"Nous savions déjà que l'opposition en Syrie ne formait pas un groupe homogène et était divisée, mais la situation semble encore plus grave que nous ne le pensions", a indiqué jeudi le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, à l'issue d'une rencontre avec Lakhdar Brahimi, le représentant spécial de l'ONU pour la Syrie. M. Reynders lui a présenté la proposition consistant à trouver une solution humanitaire au conflit. M. Brahimi a été désigné représentant spécial après que Kofi Annan, déçu, eut déposé sa démission à la fin août. L'ancien secrétaire général de l'ONU avait développé un plan en six points censé ramener la paix en Syrie, mais il n'a pu compter sur l'assentiment du Conseil de sécurité.

"Il est clair que M. Brahimi adopte une autre approche que M. Annan, il est plus pragmatique", a expliqué M. Reynders, qui a rencontré le haut diplomate algérien à New York. "Aussi terrible que cela puisse paraître à dire, M. Brahimi doit prendre le temps de voir ce qui est possible." M. Reynders laisse à M. Brahimi la tâche de trouver une solution politique au conflit syrien. "Nous ne pouvons agir que sur le plan humanitaire. M. Brahimi estime que la proposition consistant à veiller à des standards minimums afin que chaque Syrien ait au moins accès aux soins de santé de base est une bonne idée."

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