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Publié par La Tribune Franco-Rwandaise

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Alain Juppé, le 28 mars 2014, à Bordeaux. (archives)

Alain Juppé, le 28 mars 2014, à Bordeaux. (archives)

Crédit : JEAN PIERRE MULLER / AFP

Ministre des Affaires étrangères au moment du génocide rwandais et mis en cause par le président Kagame, Alain Juppé a demandé à François Hollande de "défendre l'honneur de la France".

Alain Juppé, ancien ministre des Affaires étrangères à l'époque du génocide au Rwanda en 1994, a appelé samedi 5 mars François Hollande "à défendre l'honneur de la France", face à ce qu'il qualifie d'''inacceptable mise en cause de la France" par le président rwandais Paul Kagame dans un article à paraître dans Jeune Afrique.

"Il serait aujourd'hui intolérable que nous soyons désignés comme les principaux coupables. J'appelle le Président de la République et le gouvernement français à défendre sans ambiguïté l'honneur de la France, l'honneur de son Armée, l'honneur de ses diplomates", a écrit Alain Juppé dans un article publié sur son blog. L'ex-chef de la diplomatie dit comprendre la "realpolitik", et la "prudence de ligne diplomatique" que suit la France avec le Rwanda. Mais cela ne doit pas se faire, estime-t-il, "au prix de la falsification de l'histoire qui ne cesse de se propager à l'encontre de la France, de ses dirigeants politiques, de ses diplomates et de son Armée".

"Rigoureusement faux"

Alain Juppé réagissait à une interview du président Kagame, qui dans Jeune Afrique "accuse notre pays d'avoir organisé et encouragé le génocide, d'en avoir été complice et même acteur", selon le maire de Bordeaux. "Il est rigoureusement faux que la France ait aidé en quelque manière les auteurs du génocide à préparer leur forfait", écrit Alain Juppé, rappelant qu'au contraire, Paris "a tout fait pour pousser à la réconciliation des deux camps", Hutu et Tutsi, avant la prise de fonction en mars 1993 du gouvernement Balladur où il servait, comme après.

"Il est rigoureusement faux que la France n'ait pas dénoncé le déclenchement du génocide en le qualifiant en ces termes mêmes", poursuit-il, citant ses déclarations publiques en ce sens, en mai 1994, au conseil des ministres des affaires étrangères de l'Union Européenne comme à l'Assemblée Nationale. "La communauté internationale a failli, c'est un fait. Elle a été incapable de prévenir et d'arrêter le génocide", admet Alain Juppé. "Mais la communauté internationale, ce n'est pas la France seule", et "la France a été la seule puissance à agir".

"Sans doute subsiste-t-il encore des zones d'ombre sur cette période tragique", convient-il, notant que malgré les investigations "de l'ONU, de la justice française, de la justice espagnole, on ne sait toujours pas qui sont les auteurs de l'attentat contre l'avion qui transportait le Président (rwandais) Habyarimana et le Président du Burundi le 6 avril 1994", déclencheur des massacres. "En attendant que vienne la vérité, on ne peut tolérer la véritable entreprise de falsification historique qui veut faire porter à la France la culpabilité du génocide", écrit encore Juppé.


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Alain Monier 09/04/2014 08:08


Bonjour,


         M. Juppe a raison, la France n'a pas faillit, elle s'est impliquee pour defendre la paix. Il y a pu y avoir des erreurs Francaises du a la
cohabitation comme je l'ai deja dit, mais jamais d'intentions irresponsables qui discrediterait l'armee Francaise. Je ne comprends pas ce retournement subit de Kagame, si ce n'est la peur d'etre
peut etre mis a jour d'en l'implication du genocide M.Kouchnert se fait entendre il veut donner des lecons au gouvernement Francais, alors que  lui meme  par son attitude au Kosovo, n'a
fait que demontrer une partialite irresponsable en donnant les clefs de la maisons a des criminels notoires. Ces conseils on n'en a pas besoin. Dans les medias seul l'hebdomadaire Marianne ose
poser les bonnes questions, les autres s'en tiennent a la version ambiguee. Ils ne veulent pas se "mouiller", trop peur que l'on puisse songer un seul instant qu'ils soient accuses de
complaisances envers l'Etat Francais pretendument soupconne par ses detracteurs de responsables du genocide. Les medias sont laches accroches a leurs seuls interets corporatistes et le
narcissisme de beaucoup de leurs representants. Cordialement Alain Monier