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Publié par La Tribune Franco-Rwandaise

Fondation Hirondelle

La Cour d’assises de Paris prononcera son verdict vendredi dans le procès du capitaine Pascal Simbikangwa, premier Rwandais jugé en France pour sa participation présumée au génocide des Tutsis de 1994.

 

 

simbikangwa 500L’accusé, qui se déplace en fauteuil roulant après un accident en 1986, est jugé pour « complicité de génocide et de crimes contre l'humanité ».
 
Ancien membre de la garde du président Juvénal Habyarimana, il est notamment accusé d’avoir armé des miliciens hutus qui tenaient, en 1994, des barrages routiers auxquels les Tutsis étaient tués. Le capitaine paraplégique risque la perpétuité, s’il est déclaré coupable.

Depuis lundi, la cour entend les plaidoiries des parties civiles. La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), la Ligue des droits de l’Homme en France (LDH), le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR), la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) et Survie se sont constitués parties civiles dans cette affaire.

Mardi, des délégués de plusieurs associations de déportés ont assisté à l’audience. Il s’agissait pour les personnes concernées de manifester leur solidarité avec les associations parties civiles dans ce premier procès d’assises qui se déroule depuis cinq semaines. Parmi ces victimes des nazis, figuraient Léon Zuguel, dernier témoin à charge dans le procès de Maurice  Papon.

Mercredi, l’accusation présentera son réquisitoire tandis que la défense présentera ses plaidoiries jeudi matin.
 
Tout au long du procès, l’ancien employé du Service central de renseignement (SCR) n’a cessé de clamer son innocence.
 
Pour lui, le responsable c’est le Front patriotique rwandais (FPR), l’ancienne rébellion tutsie qui a attaqué le Rwanda en octobre 1990. Une ligne de défense qui a souvent été entendue au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) où les principaux accusés rejetaient également la responsabilité au FPR, aujourd’hui au pouvoir à Kigali.
 
Arrêté en 2008 dans l'île française de Mayotte où il vivait sous une autre identité, Pascal Simbikangwa, est jugé en vertu du principe de « compétence universelle » de la justice française, lui permettant de poursuivre des personnes recherchées pour des faits de crimes contre l'humanité commis à l'étranger.
ER

 

© Agence Hirondelle


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