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Publié par La Tribune Franco-Rwandaise

Arusha, 4 février 2014 (FH) - Plusieurs experts internationaux seront entendus par la cour d’assises de Paris dans le procès historique  du capitaine Pascal Simbikangwa, apprend-on d’une source proche du dossier. Aujourd’hui âgé de 54 ans, l’ancien officier, qui comparaît depuis mardi matin, est le premier Rwandais jugé par en France sous son rôle présumé dans le génocide des Tutsis de 1994.

 

 

Kigali accuse Paris, non seulement d’avoir soutenu le gouvernement en place au Rwanda au moment des faits, mais aussi de servir de havre de paix à des auteurs du génocide.
Parmi ces experts appelés à éclairer le jury, figurent des universitaires qui ont témoigné devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) basé à Arusha, dans le nord de la Tanzanie.
La liste comprend notamment le sociologue français André Guichaoua, le politologue belge Filip Reyntjens et l’historien rwandais José Kagabo. Le premier est attendu jeudi devant les jurés.
Selon une source au TPIR, le bureau du procureur auprès du tribunal d’Arusha avait, un temps, enquêté sur la responsabilité présumée de Simbikangwa, avant de confier la suite des enquêtes à la France.
L’accusé, qui se déplace en fauteuil roulant après un accident en 1986, est jugé pour « complicité de génocide et de crimes contre l'humanité ». Il est notamment accusé d’avoir armé des miliciens hutus qui tenaient, en 1994, des barrages routiers auxquels les Tutsis étaient tués. Le capitaine paraplégique risque la perpétuité, s’il est déclaré coupable.
Arrêté en 2008 dans l'île française de Mayotte où il vivait sous une autre identité, Pascal Simbikangwa, sera jugé en vertu du principe de « compétence universelle » de la justice française, lui permettant de poursuivre des personnes recherchées pour des faits de crimes contre l'humanité commis à l'étranger.
 Après la constitution du jury, la journée de mardi devait être consacrée au résumé des accusations et au début de l’interrogatoire de l’accusé sur son identité.
La cour entendra ultérieurement des témoins des faits, dont certains déposeront en vidéoconférence depuis le siège du TPIR ou le Rwanda. Le verdict devrait tomber à la mi-mars.
ER

 

© Agence Hirondelle


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