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Publié par La Tribune Franco-Rwandaise

Arusha, 10 octobre 2013 (FH) – Un groupe d’activistes conduits par six lauréats du prix Nobel de la Paix, parmi lesquels l’archevêque sud-africain Desmond Tutu ont envoyé une lettre aux dirigeants africains en les exhortant à appuyer la Cour pénale internationale (CPI) et à en faire l’outil essentiel pour combattre le viol et d’autres formes de violence sexuelle.

 

 

Ses activistes agissent dans le cadre de la Campagne internationale pour mettre fin aux viols et à la violence fondée sur le genre en situation de conflit.
Les chefs d’Etats africains se réuniront vendredi et samedi à Addis-Abeba, en Ethiopie, pour un sommet extraordinaire consacré aux relations avec la CPI qu’ils sont de plus en plus nombreux à accuser d’être un instrument de l’impérialisme occidental.
Le sommet se tient après le vote par l’Assemblée nationale et le Sénat du Kenya du retrait de leur pays du Traité de Rome créant la CPI qui poursuit, pour crimes contre l’humanité, le président et le vice-président kényans, respectivement Uhuru Kenyatta et William Ruto.
« Mettre fin à la violence sexuelle en situation de conflit doit être une priorité majeure de tous les Etats membres de l’UA », a déclaré Leymah Gbowee, prix Nobel de la paix et coprésidente de la Campagne.  « Une décision de se retirer de la Cour pénale internationale sera une très mauvaise nouvelle pour les survivantes qui demandent justice et une très bonne nouvelle pour les violeurs qui espèrent échapper à la justice pour leurs crimes », poursuite la lauréate.
« Ceci pourrait représenter un pas en arrière dans la lutte contre l’impunité pour des crimes contre l’humanité, particulièrement les viols en temps de guerre », a renchéri le docteur Denis Mukwege, fondateur et directeur médical de l’hôpital de Panzi, en République démocratique du Congo (RDC). Le médecin congolais est membre du Comité consultatif de la Campagne.
La Sonke Gender Justice, une organisation sud-africaine participant à la Campagne, demande à la présidente de la Commission de l’UA, la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini Zuma, de se servir de sa position pour obtenir du soutien en faveur de la Cour.
Cet appel vient en écho à celui qui a été lancé lundi par 130 organisations de la société civile africaine  «Tout retrait de la CPI enverrait un mauvais signal quant à l'engagement de l'Afrique à protéger et promouvoir les droits humains et à rejeter l’impunité, comme en témoigne l'article 4 de l'Acte constitutif de l'UA », ont déclaré ces organisations.
Lors d’un dernier sommet fin mai à Addis-Abeba, l’Union africaine avait accusé la Cour de se livrer à une sorte de « chasse raciale » aux dirigeants africains.
ER

 

© Agence Hirondelle

 

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