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Publié par JMVN

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  TF1 News

Selon le porte-parole du Gouvernement rwandais, Louise Mushikiwabo, les lois réprimant l'idéologie du génocide ne relèvent pas de la politique ou du symbolisme ; les révisionnistes et les idéologues qui se livrent à la dénégation du génocide seront poursuivis et emprisonnés.

Mme Mushikiwabo, également Ministre des Affaires Étrangères du Rwanda, a fait ces commentaires après qu'un Juge de Kigali a refusé la mise en liberté provisoire sous caution à Peter Erlinder, un universitaire et avocat américain inculpé pour avoir diffusé des théories révisionnistes radicales à propos du génocide de 1994 depuis plus de dix ans.

« Il y a eu beaucoup de cinéma autour de cette affaire?et surtout de la part de l'accusé en personne?mais la question fondamentale qui est en jeu est de savoir si les Rwandais pensent qu'il est acceptable que les défenseurs et les dénégateurs du génocide menacent la stabilité et l'harmonie durement acquises au cours des 16 années qui se sont écoulées depuis la mort d'un million de membres de leurs familles, d'amis et de voisins », a déclaré Mme Mushikiwabo.

« Le peuple rwandais répond 'non' aux actes de M. Erlinder à une écrasante majorité. Dans notre démocratie, le droit de M. Erlinder et de ses collègues conspirateurs à colporter des mensonges et des complots ne supplante pas notre droit à cicatriser et à prospérer en tant que peuple. »

« Les poursuites à l'encontre de Peter Erlinder ne sont pas une tactique politique ; c'est un acte de justice. Si des critiques sont en désaccord avec les lois rwandaises réprimant la dénégation ou la défense du génocide, nous les invitons à en débattre. Ce que nous rejetons est la politisation de la question, alors que rien ne touche les Rwandais de manière aussi peu politique et aussi profondément personnelle que les mensonges et les déformations au sujet de notre passé tragique et traumatique », a ajouté Mme Mushikiwabo.

Devant le tribunal, M. Erlinder a argué que sa santé physique et mentale était menacée par son actuel emprisonnement, mais le Juge a refusé sa demande de mise en liberté provisoire sous caution. « Le Gouvernement respecte le jugement rendu par le tribunal et n'a aucun intérêt à voir se détériorer la santé de M. Erlinder. Il lui sera accordé toute l'aide médicale et consulaire nécessaire, ainsi que qu'un accès sans restrictions à son avocat. Sa famille peut être certaine qu'il est détenu dans des conditions humaines et sûres », a déclaré Mme Mushikiwabo.

« Le Gouvernement rwandais ne tire aucun plaisir de la situation difficile dans laquelle se trouve M. Erlinder, mais une chose doit être comprise : les violations flagrantes et orchestrées de nos lois réprimant l'idéologie du génocide seront punies avec toute la force de la loi ».

« M. Erlinder a peut-être pensé que sa nationalité, son statut d'universitaire ou son profil médiatique le protègeraient, sinon, pourquoi un professeur de droit aurait-il été violer la loi aussi sciemment et délibérément en entrant au Rwanda ? Mais il n'a pas compris que les défenseurs et les dénégateurs du génocide quels que soient leur richesse, leur pouvoir ou leurs connexions sont considérés par les Rwandais comme de graves criminels acharnés à déstabiliser notre nation ».

« Voilà pourquoi nous continuerons ces poursuites dans un esprit de justice et dans l'intérêt d'un Rwanda paisible et prospère », a conclu Mme Mushikiwabo.

Le texte du communiqué issu d'une traduction ne doit d'aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d'origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

République du Rwanda

Igor Marara, +250 0788305218

Conseiller auprès du porte-parole du Gouvernement

imarara@minaffet.gov.rw

 

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Balinga Pierre 09/06/2010 06:32



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TF1 News


Selon le porte-parole du Gouvernement rwandais, Louise Mushikiwabo, les lois réprimant l'idéologie du génocide ne relèvent pas de la politique
ou du symbolisme ; les révisionnistes et les idéologues qui se livrent à la dénégation du génocide seront poursuivis et emprisonnés.


Commentaire Balinga : Il est naturel qu’un responsable d’un pays aux lois liberticides ne confirme pas ce dont tout le monde est convaincu.
Néanmoins, madame le Ministre au lieu d’utiliser la négation, elle devrait  nous dire, si elle en est capable,  de quoi relèvent les lois réprimant l’idéologie du génocide ! Je
crois que les spéculations d’un groupe d’individus préoccupés par leurs intérêts sont entrain de diluer le génocide. Quoi d’anormal me diriez-vous car la majorité de ces tutsi qui « 
font la trompette » étaient à l’abri au moment où les tutsi du Rwanda se faisaient massacrer. C’est ce même groupe qui a décimé une grande partie de la population d’ethnie hutu, non pas par
vengeance mais pour des besoins de démographie ethnique.


Mme Mushikiwabo, également Ministre des Affaires Étrangères du Rwanda, a fait ces commentaires après qu'un Juge de Kigali a refusé la mise en
liberté provisoire sous caution à Peter Erlinder, un universitaire et avocat américain inculpé pour avoir diffusé des théories révisionnistes radicales à propos du génocide de 1994 depuis plus de
dix ans.


« Il y a eu beaucoup de cinéma autour de cette affaire et surtout de la part de l'accusé en personne mais la question fondamentale qui est en
jeu est de savoir si les Rwandais pensent qu'il est acceptable que les défenseurs et les dénégateurs du génocide menacent la stabilité et l'harmonie durement acquises au cours des 16 années qui
se sont écoulées depuis la mort d'un million de membres de leurs familles, d'amis et de voisins », a déclaré Mme Mushikiwabo.


Commentaire Balinga : Ce que les rwandais trouve inacceptable, c’est votre attitude de parler au nom d’une majorité qui a été chosifiée.
Qui a le droit de penser et de s’exprimer au Rwanda ? Quelle stabilité et quelle harmonie dans un pays où les dirigeants qualifient les réfugiés d’excréments humains ! Quel bilan, sinon
le sang et les pleurs!


« Le peuple rwandais répond 'non' aux actes de M. Erlinder à une écrasante majorité. Dans notre démocratie, le droit de M. Erlinder et de ses
collègues conspirateurs à colporter des mensonges et des complots ne supplante pas notre droit à cicatriser et à prospérer en tant que peuple. »


Commentaire Balinga : Madame le Ministre apporte une nuance qui a son importance lorsqu’elle précise : « Dans notre
démocratie… ». C’est en effet leur démocratie, taillée sur mesure de leur idéologie, car dans la démocratie, le pouvoir est détenu et contrôlé  par le peuple, ici intervient le principe
de souveraineté. Dans un régime démocratique, il n’ y a pas de distinctions dues la naissance, la richesse, la compétence, à l’appartenance ethnique, ici intervient le principe d’égalité. Le
pouvoir est exercé par des représentants désignés lors d'élections.


« Les poursuites à l'encontre de Peter Erlinder ne sont pas une tactique politique ; c'est un acte de justice. Si des critiques sont en
désaccord avec les lois rwandaises réprimant la dénégation ou la défense du génocide, nous les invitons à en débattre. Ce que nous rejetons est la politisation de la question, alors que rien ne
touche les Rwandais de manière aussi peu politique et aussi profondément personnelle que les mensonges et les déformations au sujet de notre passé tragique et traumatique », a ajouté Mme
Mushikiwabo.


Commentaire Balinga : La désinformation et le mensonge sont plutôt la politique qui guide le Rwanda depuis que le FPR a pris le pouvoir par
la force des armes. Pourquoi s’acharne-t-on à défendre le génocide ? Je crois qu’il y aurait peut-être une minorité de gens qui nient le génocide non pas par conviction mais par humeur et
d’après les écrits de Peter Erlinder il ne ferait pas parti de cette minorité. Le FPR a peur, il cherche à défendre un fait qui se passerait bien de son intervention. Sa préoccupation est
ailleurs, faire taire toute critique qui risque de mettre à jours ses graves responsabilités.


Devant le tribunal, M. Erlinder a argué que sa santé physique et mentale était menacée par son actuel emprisonnement, mais le Juge a refusé sa
demande de mise en liberté provisoire sous caution. « Le Gouvernement respecte le jugement rendu pa