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Publié par La Tribune Franco-Rwandaise

Dans sa réunion du Conseil d’Administration élargie qui s’est tenue à Lyon le 21/07/2013, le RIPRODHOR dont la plupart des membres ont milité au sein de la LIPRODHOR avant d’être contraints à s’exiler, a appris avec consternation que le Gouvernement rwandais entreprenait encore une fois de perturber les activités des organisations de défense des droits de l’homme en s’immisçant fortement dans leurs organisations.


Le RIPRODHOR est profondément choqué et gravement préoccupé par la reprise par le Gouvernement rwandais des tentatives de domestication de la LIPRODHOR et de harcèlement de ses membres pour leur ferme engagement dans la protection et la défense des droits de la personne humaine. Le RIPRODHOR est stupéfait d’apprendre qu’en date du 24/07/2013, la police a encore une fois bloqué les comptes de la LIPRODHOR pour l’empêcher de mener à bout ses travaux sur l’Examen Période Universel des Nations Unies sur le Rwanda.
Ce qui se passe à la LIPRODHOR est à peine croyable sous d’autres cieux : Le 21/07/2013, l’ancien Président de la LIPRODHOR du nom de Gahutu Augustin, désigné par le FPR le 11/09/2004 pour traquer les membres de la LIPRODHOR qui ne voulaient pas se laisser récupérer par le pouvoir, a réuni certains membres de la ligue et d’autres personnes rencontrées ici et là, soi-disant pour se concerter sur les conséquences du retrait de la LIPRODHOR du CLADHO. Ce mélange pèle mêle de membres effectifs et de curieux observateurs s’est vite mué en Assemblée générale extraordinaire de la LIPRODHOR pour destituer le Conseil d’Administration Légalement élu. Sur pression du Rwanda Governance Baord, l’organe de l’Etat chargé de l’enregistrement des associations et des partis politiques au Ministère de l’Administration Locale et des Affaires Sociales, la fausse Assemblée Générale a approuvé le remplacement du Conseil d’Administration légalement élu par un autre nommé par les instances gouvernementales.
 

Comme en septembre 2004, la LIPRODHOR a eu droit à deux conseils d’administrations parallèles : l’un élu conformément à ses statuts et l’autre désigné
par les pouvoirs publics en violation grave du droit d’association pourtant garantie par la Constitution et les instruments internationaux ratifiés par le Rwanda.
 

Cette mascarade de situation a été rendue possible par le même groupe dit « de Gasabo » composé des nommés MUNYANGAJU Aloys, MUKASONGA Solange et MAKOMBE Jean Marie Vianney, véritable Cheval de Troie au sein de la LIRPRODHOR, affuté par l’offre de postes alléchants au sein de l’administration du FPR. Ce parti Etat a promis à ce groupe de lui faire gravir tous les échelons du pouvoir à condition qu’il détruise la LIPRODHOR et qu’il fasse des débris ou des cendres de cette dernière, les marches pieds de son ascension. Rappelons que MUKASONGA Solange est cette haute autorité du District de Nyarugenge, qui le 01/08/2011 a ordonné la fermeture des activités de la LIPRODHOR dans son District, les assimilant à des activités commerciales. Le 13/07/2013, au cours d’une réunion du Bureau Central du FPR, elle a adressé un discours de louange et de serment de fidélité très remarqué, au Président Kagame, pour lui signifier qu’elle rompait définitivement le lien ombilical avec son frère GASANA Anastase, ex Ministre rwandais des Affaires Etrangères pour pouvoir consacrer toute sa vie et toutes ses activités au FPR et à son Président. Ce serment pourrait être considéré comme la mesure du zèle qu’elle met à détruire la LIPRODHOR selon les voeux de son « idole bien aimé ».

 

Cet acharnement contre la LIPRODHOR fait suite à la décision qu’elle a prise le 03/07/2013 de connivence avec ADL et MDD, de se retirer du CLADHO (Collectif des Ligues et Associations de Défense des Droits de l’Homme), en réaction aux manoeuvres du Gouvernement de mettre ce collectif sous son allégeance contre le gré de ses membres.
En effet, l’Assemblée générale élective du CLADHO a élu son Comité Directeur le 08/07/2012 conformément à ses statuts et aux autres lois et a recommandé un audit des comptes de l’association. Le 13/07/2012, l’Office Rwandais de la Gouvernance a suspendu les cérémonies de remise reprise qui devait avoir lieu entre le Comité Directeur sortant et le Comité Directeur entrant. (Référence à la lettre n° 22/RGB/CEO/S/NGO du 13 juillet 2012). Les 20/03/2013 et 21/05/2013, l’Office Rwandais de la Gouvernance (RGB) a confisqué totalement les prérogatives de l’Assemblée générale du CLADHO en se permettant de dissoudre son Comité directeur et son Conseil de surveillance, et « de nommer à sa tête, un Comité intérimaire composé par des éléments étrangers au Collectif avec des pouvoirs excessifs allant jusqu’à l’initiative de modification des statuts et d’admission des nouveaux membres ». (Référence lettres n°229/RGB/CEO/AD/2013 du 20/03/2013 et n° 349/RGB/CEO/CSOs/sh/2013 du 21/05/2013).
 

Constatant que ces actes arbitraires et illicites du Gouvernement et du FPR procédaient de leur habituelle stratégie destinée à entraver l’action de la Société civile et des autres organisations indépendantes de défense des droits de l’Homme, la LIPRODHOR, l’ADL et le MDD ont refusé de cautionner leur musellement et leur mise sous le boisseau en se retirant de ce CLADHO, récupéré et ainsi réduit en chambre d’enregistrement des décisions du pouvoir.
 

Le RIRPODHOR a appris avec indignation que les autorités du Rwanda ont entamé d’énormes pressions et des menaces graves contre Messieurs Munyandilikirwa,
Représentant légal de la LIPRODHOR, Mihigo Bienvenu, Représentant légal du MDD et Monsieur MUNYANKIKO J. Léonard, Représentant légal d’ADL pour les contraindre à se rétracter faute de quoi, ils pourraient être poursuivis en justice.
 

Le RIPRODHOR dont la majorité des membres ont été des victimes de la répression féroce des régimes dictatoriaux rwandais sait de quoi il parle quand il invoque les intimidations des autorités de Kigali à l’encontre de ces défenseurs des droits de la personne humaine. Pour les discréditer et justifier leurs exactions contre eux, les autorités rwandaises n’hésiteront pas à les traiter de tous les noms des oiseaux, de les accuser sans fondement de financer des partis politiques d’opposition ou des groupes terroristes, et de propager l’idéologie du génocide ou de divisionnisme. Ces machinations s’inscrivent dans un vaste plan du Gouvernement rwandais de violer les dispositions du Pacte relatif aux droits civils et politiques de 1966 et de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée Générale des Nations-Unies le 9 décembre 1998, garantissant la liberté d’expression et d’association

 

Le RIPRODHOR rappelle au Gouvernement rwandais qu’il doit cesser de se comporter en « Etat voyou » qui oppose ses citoyens les uns contre les autres. Il doit garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et morale de tous les citoyens sans distinction aucune, y compris les défenseurs des droits de l’homme dont les membres de la LIPRODHOR. Il doit mettre un terme à toute forme de harcèlement et d’intimidation à leur encontre et leur permettre d’exercer paisiblement leurs activités.
 

Le RIPRODHOR recommande aux membres de la LIPRODHOR et à tous les défenseurs des droits de l’homme au Rwanda de ne pas céder aux pressions du FPR et de son Président, et de tenir fermement à leurs engagements de faire respecter partout les droits de la personne humaine, ces valeurs universelles qui sont continuellement bafouées par le régime du Président Paul Kagame.

 

Fait à Paris le 02/08/2013
Théobald RUTIHUNZA

Président du RIPRODHOR


 

RIPRODHOR  

Réseau International pour la Promotion et la Défense des  

Droits de l’Homme au Rwanda Association Loi 1901

73 Rue des Martyrs de la Résistance

69200 VENISSIEUX

COMPTE :RIP 2000410100713863 N03815

IBAN 3324001100713863339N03815

PARIS FRANCE

Tel + 33 1725478432

Email : riprodhor@hotmail.com

 

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