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Publié par La Tribune Franco-Rwandaise

Catherine Samba-Panza à l'Assemblée nationale de Bangui, après son élection à la présidence de la transition en RCA, le 20 janvier 2014.
Catherine Samba-Panza à l'Assemblée nationale de Bangui, après son élection à la présidence de la transition en RCA, le 20 janvier 2014.
REUTERS/Siegfried Modola

Par RFI

Le Parlement centrafricain a élu à la présidence, ce lundi 20 janvier, une femme, la première dans l’histoire troublée de la Centrafrique. Catherine Samba-Panza a lancé « un appel vibrant » à déposer les armes. Elle est décrite comme une battante, avec une longue expérience politique. Elle a reçu un fort soutien international, militaire mais aussi financier et les chantiers qui l’attendent sont nombreux.

La maire de la capitale Bangui aime se présenter comme une mère, au sens maternel, pour apaiser les tensions. Une mère désireuse, disait-elle ce lundi, de voir ses enfants vivre en paix.

Parmi les huit candidats, elle était sans doute la seule à faire à ce point consensus. Peut-être parce que cette juriste en assurances, âgée de 58 ans, s’est toujours tenue éloignée des luttes de clans. Ce lundi, anti-balaka et ex-Seleka saluent son élection.

Catherine Samba-Panza était par ailleurs la favorite des diplomates étrangers et, aussitôt élue, la nouvelle chef de l’Etat de transition a lancé un appel au désarmement des milices et des groupes armés.

La nouvelle présidente de Centrafrique a également mentionné une autre priorité : celle de créer les conditions pour que les 600 000 Centrafricains qui ont fui à l’étranger puissent revenir au pays, et que les 450 000 déplacés puissent quitter leurs camps et rentrer chez eux.

La question économique est l’autre priorité, bien-sûr. Relancer l’Etat et l’administration. Rappelons que les salaires ne sont plus versés aux fonctionnaires depuis quatre mois. Mais pour le moment, l’heure est à la formation d’une équipe gouvernementale qui devra mener le pays vers des élections d’ici un an.

Réactions

En France, le chef de l'Etat François Hollande, qui joue un rôle important dans la mobilisation de la communauté internationale sur la crise en Centrafrique, a d'abord félicité Catherine Samba-Panza. Il a aussi assuré que la France se tiendrait à ses côtés dans cette tâche difficile.

Parmi les autres réactions, celle de la classe politique centrafricaine qui applaudit, elle aussi, l'élection de Catherine Samba-Panza.

Joint par RFI, l'un des poids lourds de la vie politique, Martin Ziguélé, président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et de l’Alliance des forces démocratiques de la transition, estime qu'elle est la personne la mieux placée pour réconcilier la nation, à ce stade de la crise.

 

 
Martin Ziguélé

Président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et de l’Alliance des forces démocratiques de la transition.

Naturellement, l’Alliance des forces démocratiques pour la transition tient à exprimer toute sa satisfaction pour ce processus qui crédibilise notre pays.

 

20/01/2014 par Olivier Rogez

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Pierre 24/01/2014 14:34


Les USA, comme ils le font depuis des dizaines d'années, là, et ailleurs, ont déstabilisé la RCA, pour son pétrole, avec l'aide D'Israël (pour les diamants) Ils ont dépêché leurs sbires, à la tête de musulmans venus du Soudan et du Tchad.       


Aussi longtemps que les milices musulmanes Seleka massacraient les Chrétiens, cela ne dérangeait personne. 


Mais les Chrétiens, les "anti-m'balaka", ont fini par sortir les c' matchettes, et se sont enfin défendus. L'armée Française a perdu des hommes , pour éviter le
génocide. 


L'Eglise Catholique Centrafricaine à protégé les Chrétiens des Musulmans, et aujourd'hui elle protège les Musulmans des Chrétiens. 


La nouvelle présidente aura fort à faire pour remettre le pays sur les rails. 


Alors, espérons maintenant que ce ne soient pas maintenant les troupes Rwandaises de Kagamé, aux ordres des USA, et qui sèment la mort au Zaïre depuis des
décennies, qui aident maintenant à ré-déstabiliser la Centrafrique...


Il n'y aurait rien de bien étonnant à cela...