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Publié par FRANCE-RWANDA TRIBUNE

Agathon-Rwasa.jpgAgathon Rwasa, le leader historique des FNL, les Forces nationales de libération du Burundi, entouré de soldats sud-africains de l'Union africaine, à Bujumbura, le 29 novembre 2009.

AFP/Esdras Ndikumana

Par RFI

Au Burundi, un des chefs historiques des ex-rebelles des Forces nationales de libération, les FNL, a annoncé, lundi 2 septembre 2012, par un communiqué de presse que l’état-major militaire de l’ex-mouvement rebelle a décidé de reprendre les armes contre Bujumbura. Pour preuve de son sérieux, ce commandant rebelle qui se présente désormais comme le chef d’état-major des FNL, a revendiqué une attaque d’une position de l’armée et des tirs de roquettes contre l’aéroport international de Bujumbura dimanche. L'armée reconnaît une attaque mais loin de ce site stratégique.

Le général Aloys Nzabampema vient de franchir le pas. Il annonce dans ce communiqué distribué à quelques medias, lundi 3 septembre à Bujumbura, la reprise de la guerre contre le gouvernement du Burundi. Contacté par téléphone ce même jour, ce chef militaire a justifié à RFI la reprise des hostilités «par une politique d’extermination des membres des FNL» qu’il attribue au régime du Cndd-FDD, un parti issu comme les FNL des ex-mouvements rebelles hutus du Burundi.

«Une véritable capacité de nuisance» selon un diplomate

Qui est cet homme, soupçonné d’être derrière les attaques lancés sur le sol burundais à partir de l’est de la RDC depuis des mois ?

Le général Aloys Nzabampema n’est pas le premier venu. Commandant de la zone ouest au sein de la rébellion avant la fin de la guerre entre FNL et pouvoir burundais en 2009, il avait intégré l’armée avec le grade de major, avant de reprendre le maquis en 2010, à la suite du leader historique des FNL, Agathon Rwasa, qui venait de se retirer du processus électoral.

Agathon Rwasa a-t-il été mis sur la touche comme semble le suggérer son principal lieutenant ? Aucune certitude sur ce point pour le moment, mais un diplomate contacté par RFI prend au sérieux cette annonce, en reconnaissant «une véritable capacité de nuisance» au commandant rebelle, qui revendique plus d’un millier de combattants.

 

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