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Publié par FRANCE-RWANDA TRIBUNE

LeParisien.fr

Publié le 20.02.2012

Selon Jeune Afrique, Kigali aurait refusé la nomination d'une proche d'Alain Juppé, le chef de la diplomatie française, qui l'était déjà au moment du génocide en 1994, étant jugé «hostile» au pouvoir en place à Kigali. | AFP/Martin Bureau

Nouvel accroc diplomatique entre Pariset Kigali. Les autorisés rwandaises ont refusé d'agréer le successeur de l'actuel ambassadeur, Laurent Contini, qui était sur le départ depuis novembre dernier. Juppe-officiel.jpgEn réponse, le Quai d'Orsay a rappelé son ambassadeur «pour consultations afin d'étudier la situation», selon le porte-parole du ministère, Vincent Floréani.

Le Rwanda refuse la nomination d'Hélène le Gall

C'est l'hebdomadaire Jeune Afrique qui avait révélé un peu plus tôt le refus à la mi-février par Kigali de la nomination d'Hélène Le Gal, actuellement consul de France au Québec. Selon la revue, le refus rwandais est motivé par le fait qu'Hélène Le Gal «serait trop proche du ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, considéré depuis toujours comme hostile au pouvoir en place à Kigali».

Vincent Floréani n'a ni confirmé ni infirmé cet élément et le ministère assure au contraire que «les relations entre la France et le Rwanda n'ont cessé de se renforcer depuis la visite du chef de l'Etat (Nicolas Sarkozy) à Kigali en février 2010, qui a scellé au plus haut niveau la relance politique et économique entre nos deux pays». Selon le Quai, «la bonne qualité de nos relations bilatérales est illustrée par les visites récentes en France de Mme Louise Mushikiwabo, ministre des Affaires étrangères, en juillet 2011, et du président Paul Kagamé en septembre».

Alain Juppé, déjà au MAE en 1994, jugé hostile par Kigali

Mais il est avéré qu'Alain Juppé, qui était déjà chef de la diplomatie française à l'époque du génocide rwandais, en 1994, ne porte pas dans son coeur le président rwandais Paul Kagame. Lors des deux visites évoquées un peu plus-haut par le ministère, Alain Juppé n'avait, pour la première, pas reçu son homologue et, pour la deuxième, était absent de France avec un long voyage opportunément organisé à l'autre bout du monde. Après sa prise de fonctions en mars 2011 au Quai d'Orsay, Alain Juppé avait déjà annoncé n'avoir aucune intention «ni de serrer la main» de Paul Kagame ni de se rendre au Rwanda, tant qu'y circulerait un rapport accusant la France de complicité avec les génocidaires, rapport que le ministre avait qualifié de «tissu de mensonges et d'inventions».
Laurent Contini, nommé en 2010, s'était d'ailleurs vu signifier son renvoi en novembre dernier après avoir déclaré dans les colonnes de Libération que le retour d'Alain Juppé au Quai d'Orsay «n'était pas une bonne nouvelle du point de vue des Rwandais».

LeParisien.fr avec l’AFP

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