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LA TRIBUNE FRANCO-RWANDAISE (TFR)

Actualités, opinions, études, analyses, diplomatie et géopolitique de la Région des Grands lacs.

Afrique du Sud et Rwanda cherchent à résoudre leurs tensions

Johannesburg (AFP) - 26.03.2014

Le président sud-africain Jacob Zuma, à Pretoria le 14 octobre 2013

voir le zoom : Le président sud-africain Jacob Zuma, à Pretoria le 14 octobre 2013Le président sud-africain Jacob Zuma, à Pretoria le 14 octobre 2013
afp.com - Alexander Joe

Le mini-sommet régional organisé mardi à Luanda a tenté d'apaiser les relations entre l'Afrique du Sud et le Rwanda, tendues depuis l'expulsion croisée de diplomates consécutive à l'assassinat et l'agression contre des opposants rwandais en exil à Johannesburg.

"Concernant les relations entre l'Afrique du Sud et la république du Rwanda, le sujet a été abordé durant le sommet et il y a eu un accord pour dire que les deux pays doivent discuter de la question et trouver une solution mutuellement acceptable", a indiqué la présidence sud-africaine dans un communiqué.

Sur la radio publique sud-africaine SAfm, le président Jacob Zuma a fait ses premières déclarations publiques sur le sujet, soulignant les obligations légales de son pays vis-à-vis des Rwandais comme Faustin Kayumba Nyamwasa, ancien chef d'état-major rwandais dont le domicile a été attaqué début mars, en son absence.

Le président Zuma s'est entretenu avec M. Kagame: "Nous sommes convenus d'échanger des informations détaillées et de régler ces questions", a-t-il déclaré.

"Le Rwanda pense qu'ils (des Rwandais en exil) entreprennent certaines actions et nous, l'Afrique du Sud, nous devons respecter notre obligation internationale lorsque des gens viennent avec le statut de réfugiés. Il y a eu un accord pour que les deux pays se rencontrent et cela a été accepté", a-t-il dit.

- Expulsions -

L'Afrique du Sud a expulsé quatre diplomates rwandais et un Burundais début mars, Kigali répliquant avec l'expulsion de six diplomates sud-africains, une réaction jugée "disproportionnée" par Pretoria.

L'Afrique du Sud s'estime dans son droit car des liens entre les diplomates rwandais expulsés et les agressions visant des Rwandais en exil ont été établis après enquêtes.

Faustin Kayumba Nyamwasa avait déjà réchappé à une double tentative d'assassinat par balles à Johannesburg en juin 2010 dont ses auteurs présumés sont toujours en procès, juste avant d'obtenir le statut de réfugié.

Plus récemment, l'ancien chef du renseignement rwandais, le colonel Patrick Karegeya a été retrouvé étranglé le 1er janvier dans un grand hôtel de Johannesburg.

"Ces incidents sont directement liés aux tensions émanant du Rwanda et ont lieu à l'intérieur de nos frontières", avait observé mi-mars l'Afrique du Sud en dénonçant une "atteinte à sa sécurité nationale et à son intégrité territoriale".

© 2014 AFP

Luanda/Gnds-lacs: mini sommet pour «aplanir les différends»RFI, le 26 mars 2014
Autour du président angolais José Eduardo dos Santos, hôte du mini sommet, quatre autres chefs d'Etat de la région des Grands Lacs ont évoqué les sujets sensibles.
Un sommet restreint de chefs d'Etat de la région des Grands Lacs s'est tenu mardi 25 mars à Luanda en Angola. Parmi les sujets en discussion : la lutte contre les groupes armés et notamment les Ougandais des ADF-NALU et les Rwandais des FDLR, deux groupes qui sévissent à l'est du Congo-Kinshasa. Mais la lutte contre ces groupes armés n'était pas le seul sujet à l'ordre du jour. La crise diplomatique entre le Rwanda et l'Afrique du Sud a été aussi largement abordée par les chefs d'Etat présents.
Cinq présidents de la Conférence internationale pour les Grands Lacs étaient présents à Luanda, hier, mardi 25 mars : l'hôte et président en exercice de la CIRGL, l'Angolais José Eduardo Dos Santos, le Rwandais Paul Kagame, les Congolais Joseph Kabila et Denis Sassou Nguesso, l'Ougandais Yoweri Museveni, auxquels est venu s'ajouter le président sud-africain Jacob Zuma. Le Tanzanien Jakaya Kikwete, invité lui aussi, ne s'est finalement pas joint aux discussions.
Après la rencontre entre les chefs d'état-major et une réunion des chefs d'Etat élargis à certains membres des délégations, s’est tenu un sommet à huis clos plus restreint. Pendant un peu plus d'une heure, les six présidents sont restés seuls dans la salle de réunion. « Un huis clos, c'est l'opportunité d'une discussion franche et honnête de nature à aplanir les différends », explique une source au sein de la CIRGL. Le différend en question, c'est bien sûr la montée de tension entre l'Afrique du Sud et le Rwanda.
Offensive diplomatique
Selon plusieurs sources, c'est Pretoria qui aurait demandé à l'Angola de convoquer un sommet de chef d'Etats, alors que deux mois après le précédent sommet, un simple point étape avec les chefs d'état-major de la région aurait pu suffire à évoquer les avancées ou non dans les opérations militaires en cours dans l'est de la RDC.
Depuis deux semaines, l'Afrique du Sud s'est lancé dans une offensive diplomatique auprès de sept capitales clés de la région. L'objectif est d’expliquer les raisons de son différend avec Kigali, les attaques contre des opposants rwandais sur son sol mais aussi préparer ce sommet restreint. L'Afrique du Sud a-t-elle réglé ses comptes devant témoins ? C'est ce qu'avancent en tout cas certaines sources. Pretoria aurait souhaité montrer qu'on ne s'attaquait pas à la puissance continentale impunément. D'autres se contentent de dire que le Rwanda est allé à Luanda à reculons, craignant une certaine hostilité. D'autres encore s'interrogent sur l'absence du président Kikwete accusé par Kigali d'être proche des FDLR. Joseph Kabila aurait quant à lui hésité jusqu'à la dernière minute à venir. Il devait ouvrir lundi une conférence à Goma sur les mines.
Les pays des Grands Lacs, réunis en mini sommet, ont condamné les mouvements rebelles qui sévissent dans le Nord-Kivu et appelé à une action commune, militaire si nécessaire. Mais il n'y a pas eu d'annonce concrète. Le secrétaire exécutif de la Conférence des Grands Lacs, le Congolais Ntumba Luaba, fait le bilan de la conférence.
Leah Karegeya: "Kagame yerekanye ubugome buhebuje mu guhotora umugabo wanjye"

Leah Karegeya ati: "Kagame yerekanye ubugome buhebuje n' intege nke mu guhotora umugabo wanjye ariko ntakabuza ikiza kizatsinda ikibi"

 

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