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Publié par JMV Ndagijimana

Février 2008
Mémorandum adressé au Conseil de Sécurité des Nations Unies par le Partenariat Intwali 

Plaidoyer pour une enquête globale, objective et impartiale sur le génocide rwandais et ses conséquences.

4.5 La France vole au secours de Juvénal Habyarimana[1]

 

Au nom de ses accords militaires[2] avec le Rwanda, la France est intervenue au Rwanda pour arrêter l'offensive du FPR en octobre 1990. Après l'échec lamentable de cette première attaque d'envergure, on a dû recourir à plusieurs subterfuges dont de nombreux simulacres de négociations et de traités de paix dont les plus connus sont ceux de N’Sele en ex-Zaïre et surtout ceux d’Arusha en Tanzanie. Considérée comme une guerre provisoire comme nous l'avons déjà expliqué, cette offensive sera relancée sous forme d'une contrainte militaire sur un pays et sur le représentant légitime d’un Etat souverain en la personne du Président Juvénal Habyarimana dont la tête était déjà mise à prix par son homologue Museveni depuis 1989. Cette première offensive ne visait pas à porter immédiatement le FPR au pouvoir mais à attirer le général major Juvénal Habyarimana dans un guet-apens depuis fort longtemps tendu par le tandem Museveni-Kagame.

 

De fait en perpétrant des massacres de grande ampleur et en détruisant des infrastructures économiques partout sur son passage, le FPR entendait imposer au Président rwandais des simulacre de négociations de paix et le faire sortir du pays pour accroître les chances de l'assassiner. La Tanzanie fut alors unanimement désignée par la réunion du 20 mai 1990 tenue dans le palais présidentiel de Museveni à Kampala en vue d'être le pays hôte et complice d’un tel simulacre et donc le lieu du crime de paix et de l’élimination physique du Président rwandais.

 

L’assassinat de ce dernier devait déclencher immédiatement la guerre définitive initialement subordonnée, selon Museveni, à l’assassinat préalable de son homologue rwandais. Cet assassinat s’étant avéré impossible à l’intérieur du Rwanda jusqu’au 20 mai 1990, il aura fallu plusieurs stratagèmes pour débloquer la situation.

 

4.6 La Belgique tombe dans les bras du FPR-Inkotanyi 

 

La Belgique s'était montrée trop partisane pour ensuite être neutre et digne de confiance. Un document ultra confidentiel codé (MEET FUNDING/BRANCH REF 560/OPP/BEL) que nous avons pu nous procurer donne quelques indications quant aux circonstances dans lesquelles la Belgique a basculé dans le camp des alliés du FPR. Ce document parle d'une mission d'officiels du FPR en Belgique et évoque un deal proposé au gouvernement belge : «Une commission des officiels du FPR voyagera en Belgique pour la recherche de fonds et l'ouverture d’une branche du mouvement. A son agenda un deal sera promis au gouvernement belge s’il accepte le retrait de ses troupes du Rwanda et fait stopper les activités enrageantes de la MINUAR. Kayihura présidera la mission pour la collecte de fonds et l’ouverture d’une branche du FPR à Bruxelles. Le Col américain J. HERNS[3] a proposé ce deal afin d’intéresser la partie belge qui comprend le pays tout entier. Cela sera vital à l’avenir pour accomplir le combat final. Copie pour information à l’ambassade américaine et à la Maison blanche de Nakasero » [Preuve n°023].

 

On peut dès lors comprendre l'évolution quelque peu déroutante de l'attitude du Gouvernement belge qui, dans un premier temps, avait apporté son soutien au régime du Président Habyarimana. Comme on peut le constater, la Belgique a dû s'incliner devant la volonté américaine. Et tant pis pour ses casques bleus qui, quelques années plus tard, allaient payer le prix de cette incohérence politique plutôt mal assumée. Après avoir ainsi choisi son camp, n'était-il pas irresponsable voire suicidaire de la part de la Belgique de prétendre constituer l'ossature de la MINUAR ?

 

Il s'avère de fait que le retrait des troupes de la MINUAR[4] avait été planifié par Museveni, et les belges dont les 10 casques bleus ont été sacrifiés pour justifier le retrait des forces de la MINUAR au profit du duo FPR/NRA auquel la force onusienne  abandonna des quantités importantes d'armes à sa disposition. La MINUAR II ne sera donc composée que de forces acquises à la cause du FPR. Celui-ci préparait la poursuite de la guerre au Congo-Kinshasa comme de nombreux documents le prouvent.

 

Aveuglé par le soutien armé et massif des Anglo-Saxons dont la stratégie «quick reaction, quick response» s’avère futile dans des situations complexes comme en témoignent de nombreux documents, le duo FPR/NRA n’a pas attendu qu’un bon fonctionnement relationnel soit établi en vue de mieux jouer sur la vulnérabilité des organisations proches, lointaines ou concurrentes et d’en tirer un avantage décisif et surtout durable. Cette erreur risque de lui coûter très cher car, pour s’assurer des victoires décisives et durables, le rôle de l’information, de la surveillance et de l’intelligence est capital.

 

 

4.7 Les Anglo-Saxons au Rwanda. Un nouvel Israël au coeur de l'Afrique?

 

Contrairement à la France qui se précipite, les Anglo-Saxons sauront se montrer plus discrets mais particulièrement efficaces. Patients mais vigilants, ils vont s'efforcer avec succès d'orienter les média et de conditionner les nombreuses organisations championnes des droits de l'homme qui travaillent sur le Rwanda en guerre. C'est qu'ils voient plus grand que la France qui, en s'embourbant au Rwanda, allait perdre beaucoup de son influence en Afrique. Les Anglo-Saxons le savent et l'attendent au tournant. A travers l'Ouganda, ils se contentent de donner des soutiens logistiques considérables et n'hésitent pas à apporter leur appui diplomatique déterminant à leurs alliés souvent mis en difficulté. Très prévoyants, les Anglo-Saxons préparent déjà la prochaine campagne. La plus importante à savoir la guerre du Zaïre dont le Rwanda servira de tremplin.

 

Mais les Anglo-Saxons peuvent également compter sur le soutien très précieux d'Israël, un pays dont l'histoire tragique pourrait  le rapprocher sentimentalement des Tutsi, ces «Juifs d'Afrique». Dans l'édition du 09/08/2007 du quotidien israélien «The Jerusalem Post», David Kimshe rend un hommage appuyé à Paul Kagame. Selon lui en effet, le Président rwandais qu’il n’hésite pas à comparer avec Ben-Gurion le fondateur de l’Etat d’Israël, serait actuellement le meilleur leader africain voire du monde entier. « Rwanda is lucky in having its own David Ben-Gurion at a critical time in its history. We were lucky in having the original, back then when our state was established. What we need now is to have our own Paul Kagame! ». L’auteur de pareilles affirmations est un ex-Directeur général au Ministère israélien des Affaires étrangères.

 

 

 

5. Le jeu trouble de l'ONU au Rwanda

 

Dans son livre Rwanda, crimes, mensonges et étouffement de la vérité, Robin Philpot[5] se pose légitimement la question de savoir s’il y avait une mission secrète dans la mission officielle de maintien de la paix dirigée par le général canadien Roméo Dallaire en 1994 au Rwanda. Dans sa conclusion, l’auteur est affirmatif : « Il y avait une mission dans la mission. La mission publique et officielle était de maintenir la paix en appliquant les accords d’Arusha. Mais la mission non déclarée consistait à faciliter la prise du pouvoir par le Front patriotique rwandais. Cette mission a été confiée à Dallaire par les puissances anglo-saxonnes pour des intérêts géostratégiques. Le Général Paul Kagame a été installé au pouvoir et il joue le jeu à merveille. Pour accomplir sa mission, Dallaire adressera ses correspondances directement à son compatriote le Général Maurice Barril à l’ONU en ne respectant pas le circuit normal en usage dans cette institution internationale. Roger Booh Booh, Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU au Rwanda s’en est plaint mais cela est resté un vœu pieux malgré les injonctions de Koffi Annan. Grâce à la MINUAR, le Rwanda qui, pendant quatre ans, avait résisté tant bien que mal à un siège acharné, a été conquis en quelques heures et est devenu l’énième province de l’Ouganda où tous les rescapés aussi bien Tutsis que Hutus continuent à être broyés par une machine à tuer sinon pour avoir accepté le référendum et la république qui en est le fruit, du moins pour avoir évolué dans un système  francophone ».

 

 

5.1 L'ONU déshonorée au pays des mille collines

 

Un document secret parle d'une réunion d’alerte (REF 67/UN/JL) en ces termes : «La réunion a convenu de débattre du déploiement des forces étrangères (REF 56/UN). Nous ne connaissons pas l’intention ou le coté des officiels de la MONUOR[6]. Nous risquons de finir par perdre le contrôle. Les officiels spéciaux doivent être dépêchés à Kabale pour investiguer sur leurs positions (des officiels de la MONUOR). Une attention particulière devrait être fortement focalisée sur Col. BEN MATIWAZA[7] (Zimbabwe). Les services de renseignements intérieurs (Internal security organization, ISO) sont déjà sur le terrain avec peu d’informations à leur disposition. La réunion sur les mesures à prendre a été reportée pour consultations (67/UN/JL. Code 67/JL neglected). Copie pour information à l’ambassade américaine, à la Maison blanche de Nakasero » [Preuve n°024].

 

Un autre document fournit des informations intéressantes quant aux motivations réelles de la mission de la MONUOR : « Il a été accepté par les officiels concernés ce qui suit. Selon la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU 846 (1993) du 02 juin 1993, les opérations de la MONUOR seront basées à Kabale en Ouganda. Les avantages suivants ont été engrangés : nous aurons accès aux renseignements émanant de l’intérieur du Rwanda. Ses opérations étant basées en Ouganda, cela donnera au FPR le contrôle total du réseau de renseignement de Kigali. L’ambassade américaine a été remerciée pour cela ainsi que les autres amis présents dans le Conseil de sécurité » [Preuve n°025].

 

Le FPR avait effectivement de quoi se féliciter au sujet de la MONUOR : « Nous avons tiré profit des opérations de la MONUOR dès leur commencement. Le temps est maintenant venu pour la MONUOR de mettre fin à ses opérations avant le 25 septembre 1994. Les motifs  y afférents avaient déjà été débattus (REF.569/UN/ ST HSE). L’attaché militaire de l’ambassade américaine à Kampala est au courant et va transmettre ce deal aux personnes du Pentagone concernées pour suite appropriée. Le FPR est persuadé qu’il s’agit d’un bon deal. Bien qu’il ait quelques craintes, le FPR espère résoudre cela à court terme parce qu’il y est contraint » [Preuve n°026].

Ainsi donc après avoir joué un rôle plus que suspect au sein de cette mission de paix comme commandant de la MONUOR, le Général Roméo Dallaire sera chargé de poursuivre la même mission d’agent double au service des alliés et amis du FPR au sein de la MINUAR.

 

Il semble donc établi que la MINUAR a été tout sauf une mission de paix. Au-delà du cynisme avec lequel certains présentent son Commandant Roméo Dallaire comme un «héros», les révélations susmentionnées sont assez limpides quant aux évolutions de l’agenda caché de cette force onusienne censée être neutre dans le conflit rwandais mais dont le comportement sur le terrain a trahi une partialité difficilement contestable.

 

 

5.2 L'Organisation de l'unité africaine (OUA) neutralisée

 

Tout le monde se souviendra de l’acharnement avec lequel le FPR a défendu le rôle de l’OUA dans les tentatives de résolution du conflit rwandais. Nous sommes aujourd’hui en mesure de remettre en cause la sincérité des gestes et déclarations du FPR à ce sujet. Un document codé (MEETREF.5647/YUO/JP) fait état de ce qui suit : « Les accords de paix d’Arusha en perspective n’ont aucun intérêt pour nous. La seule option que nous avons est de continuer notre combat. Nous devons désorganiser les élections par une escalade du conflit. Nous n’avons aucune chance de gagner démocratiquement au Rwanda. Stratégies : tous les accords d’Arusha devraient nous être favorables. Faute de nous le garantir, cela aura de graves conséquences. La Présidence en exercice de l’OUA assurée par le président Yoweri Museveni ne devrait pas être sous-estimée mais plutôt tourner à notre avantage pour notre combat. Tous les efforts de l’Organisation de l'Unité Africaine pour résoudre le conflit diplomatiquement seront anéantis. Nous sommes des soldats et non des politiciens mais avec un but politique. La prochaine séance à 3.00 PM à SPEAK HOTEL. Les comptes rendus de la réunion ont été transmis»(Code 567/RW/RPA/F) [preuve n°027].

 

 

 

6.  La chasse au Président rwandais se révèle laborieuse

 

La chasse au Président Juvénal Habyarimana aura duré plus de quatre ans ! Des documents ultrasecrets issus des services de renseignement ougandais de la NRA, PPU, ISO, ESO font état de multiples tentatives d'atteinte à la vie du Président Juvénal Habyarimana dont l’assassinat était considéré comme un préalable à toute invasion du Rwanda.

 

Selon la réunion du 01 janvier 1989, le Col. John Garang[8] était convaincu que la guerre contre le Rwanda allait être une promenade de santé. Il comptait même sur des renforts en provenance du Rwanda « libéré » pour faire face au Gouvernement central de Khartoum.

Mais c’était sans compter avec la vigilance de Habyarimana dont la Sécurité parviendra à déjouer plusieurs tentatives d’assassinat et à faire échouer un nombre impressionnant de complots. La chasse au Président rwandais va en effet se révéler particulièrement laborieuse au point que les responsables du commando chargés de l'assassiner en sont arrivés à la conclusion unanime que la sécurité trop serrée autour de sa personne ne leur permettrait jamais de l'abattre à l'intérieur de son pays.

 

Il faudra de fait une multitude de réunions au cours desquelles on a envisagé des techniques et des stratagèmes alternatifs. Le Président Museveni a constitué un comité de conspiration chargé d'assassiner son homologue rwandais avant de renverser son pouvoir. Parmi les membres de ce comité on retrouve également des citoyens occidentaux complices du complot. Le Président ougandais a mis en place un escadron spécial composé de soldats d’élite de son armée et chargé de la conception des tactiques et de l’exécution de l’assassinat. A cet effet, Museveni a mobilisé et mis en alerte maximale tous les agents de renseignements extérieurs et intérieurs de son pays. Il a dépêché et positionné des membres de l’escadron et des agents de renseignement à l’intérieur du Rwanda pour mener des missions spéciales d’investigation et identifier les lieux appropriés pour la filature et l'élimination physique de son homologue rwandais. Les lieux identifiés seront Kigali, Muhura, Ruhengeri et surtout Byumba que l’escadron spécial désigna comme étant l'emplacement idéal en vue de la traque du Président Juvénal Habyarimana.

 

L'escadron spécial comprenait des responsables de la coordination des opérations dont on peut citer entre autres le Lt. Col. Drago, le Cpt. Karate, le Cpt. Joachim Rwigyemera et le Col. J. Rukundo. Une fois la machine vouée à l'exécution du complot mise en place, la structure et la coordination des opérations assassines approuvées et la motivation des assassins portée à son comble, Kampala conclut avec Kigali des simulacres d’accords bilatéraux instaurant notamment la libre circulation des personnes et des biens entre les deux pays et mettant pratiquement fin aux contrôles à leurs frontières. Ce fut l’occasion pour le Président Museveni d’infiltrer sans inquiétude ses agents déguisés en voyageurs et souvent reconnus par des agents rwandais. Ces derniers étaient très souvent sommés de se taire afin d’éviter tout incident diplomatique entre les deux pays. Depuis lors, des rapports de mission et des plans d’assassinat sur le chef d’Etat rwandais se multiplièrent et de nombreuses réunions se succédèrent entre les conjurés [Preuve n°028].

6.1 L'information vaut de l'or!

 

Afin de sécuriser l’information ultra sensible en rapport avec ce complot international, il fallut s’assurer du secret «absolu» de la part des principaux agents en versant à chacun une solde conséquente et surtout en mettant en place un réseau ultramoderne de satellites espions pour monopoliser, contrôler et neutraliser toute fuite d’information.

 

Sur proposition du Président américain Bill Clinton, des réseaux ICN(Intelligence Communication Network) ont été installés et disséminés dans la région francophone sur l’étendue allant de Kigali au Congo-Brazavillle. L’équipe qui assurait ces réseaux était sous la supervision du LT. COL. Miller Jones.

 

« IC Network will be sub-communication areas transforming Intelligence information found within the region but in French languages”.  “ICN-Brazzaville: stationed in Congo-Brazzaville for Monitoring of French forces who give president Pascal Lissouba pressure». “ICN-Kigali : stationed in Rwanda’s capital for intelligence information from Zaïre war. This is to to transmit information direct to Uganda Headquarters”. ICN-Kigali: Zaire intelligence information will then pass to the Ugandan high command for translation to liberation forces”.  “Generals for ICN-Kigali: Col. Kahinda Ottaffire from Uganda army, Gen. Rutazinda John from Uganda Army. Major Kahinda from Rwanda Army”. “ICN-Brazzaville: operated by americans with mercenaries from Cote d’Ivoire under contract from Hawaï”. “ICN-Brazzaville-Command: Lt. Col Anderson JK (US); Major Leitgtz Barky (USA), Cpt Ruzindana Paul (Uganda Army) “. “Obligations of ICN-Brazzaville: 1) Monitor French operations. 2)Oversee francophone area. 3)Transmit to ICN headquarters in Uganda…………”

 

Comme on peut le constater, parmi les 14 règles d’utilisation des réseaux Kigali-Brazzaville, l’article 1er précise que «Toute information appartient strictement aux officiels de l’Ouganda et des USA et doit être transmise en Anglais à partir de drôles de langues locales (from local funny languages».  L’article 2 somme les leaders de cette région de se soumettre à cette recolonisation : «Aucune interférence des gouvernements ni de Kigali ni de Brazzaville». L’article 3 confirme le rôle de Museveni en tant que leader de la «libération régionale» en ces termes : «Toutes les informations issues et destinées à l’intelligence doivent être transmises aux officiels de Kigali et Brazzaville seulement après leur retour des quartiers généraux de l’intelligence sis en Ouganda» [preuve n°029].

 

A part les réseaux éparpillés sur le tronçon Kigali-Brazzaville, il y a des accords spécifiques conclus entre l’Ouganda et les Etats-Unis au sujet de l’installation de quartiers généraux d’ICN en Ouganda. Cette installation est régie par 30 clauses relatives à la communication des informations recueillies sur les différents réseaux et centralisés en Ouganda avant d’être re-dispatchées ailleurs. La clause 24 des accords de communication confirme le rôle prépondérant des Etats-Unis dans l’entente et la complicité des crimes contre l’humanité et de génocide rwandais en ces termes : «L’Ouganda devrait payer aux officiels un montant d’au moins 15.000 $ par mois pour la protection du secret de la conflagration. Le gouvernement américain fournira une cagnotte de 200.000$ par officiel » [preuve n°030].

 

De fait, la protection des informations sensibles constituait une priorité. Et pour ce faire, l’article 6 précisait : «Des officiels ougandais doivent opérer sur terrain. Aucune fuite des informations n’est attendue des hauts officiels de l’armée ougandaise aux officiels subalternes». On précisait par ailleurs que toutes les informations devaient être saisies strictement sur «des disquettes fournies par des staffs américains» et qu’aucune discussion ne serait permise sur les rapports de l’intelligence. 

 

L’article 28 des accords relatifs aux réseaux ICN confirme le rôle secondaire dévolu aux autres partenaires des Etats-Unis : «Le Rwanda, le Kenya et la Tanzanie n’ont aucun droit ni obligation dans le projet d’installation des quartiers généraux». L’article 29 des accords continue pour confirmer qu’il y a, à coté de la conflagration, des projets d’expérimentation des engins américains de haute technologie sur les cobayes africains à l’instar des Nazis en ces termes : «Tout effet psychologique ou autre effet secondaire quelconque résultant de l’utilisation des réseaux ICN doit être communiqué et supporté par le gouvernement américain ». La clause 30 conclut ces pactes secrets en trois termes : «Respect, discipline, obédience, et le grand secret sont attendus au plus haut maximum» [Preuve n°031].

 

Il est vrai que les réseaux ICN se sont parfois révélés très efficaces dans la chasse aux renseignements comme l’indique un document ultraconfidentiel en ces termes: «Information Gained from ICN : Germany was carrying on intelligence within the Great Lakes region on quiet bass and discovered more about teens trained from Uganda, Rwanda, Tanzania under Kabila’s campaign».

 

En guise d’encouragement et de maintien du moral des troupes, les «libérateurs» prévoyaient des primes aux soldats en cas de prise de Kinshasa : «Special package award : officials from Fort Bragg proposed to Rwanda and Tanzania to put into consideration of giving a thank hand to the fighters after Kinshassa Capture : Rwanda and Tanzania officials to meet and discuss the programme at Munduru Barracks in Tanzania». «Proposed payment standards at 500-1000$ upon their succesful capture of Kinshassa». «Fort Bragg officials proposed self payment of the army at any occasion provided there is opportunity».

 

 

6.2 Cascade de complots contre le président rwandais

 

Comme il ne serait pas pratique, dans le cadre limité de ce document, de livrer toutes les informations à notre disposition s’agissant notamment des dizaines de réunions consacrées au complot contre Habyarimana, nous nous contenterons d’en énumérer ici quelques unes pour souligner le caractère prémédité et planifié de l’assassinat du Président Habyarimana. Celui-ci, comme on peut le constater, n’aura pas été une proie facile.

 

Il y eut donc la réunion du 10 mars 1989, tenue à Kampala, Nakasero State House et présidée par Museveni [Preuve n°032]; la réunion du 16 mars 1989, tenue à Kampala, Entebbe State House; la conférence du 09 mai 1989 tenue à Kampala, Nakasero State House, présidée par Museveni en présence de Mwalimu Julius Nyerere, Fred Rwigema, Peter Bayingana, Kiiza Besigye, John Mwesigye, mais aussi  Chief Mashood Abiola de la société nigériane ITT et Tiny Rowlands du groupe LONRHO [Preuve n°033]; la réunion spéciale tenue à Mbuja Military Headquarters Barracks en présence de Museveni, Salim Saleh Akandwanaho, Fred Rwigyema, Chris Bunyenyezi, Drago, Karate et Kazini [preuve n°034]; la réunion du 20 avril 1990, tenue à Mbarara, Rwagitura State House, Mbarara [Preuve n°035]; la réunion de debriefing en présence du Président Museveni [Preuve n°036]; la réunion d’échange d'informations tenue à Musasani State House au cours de laquelle un plan d'attentat contre le président Juvénal Habyarimana à Kigali, à l'Hôtel Kiyovu fut approuvé [Preuve n°037]; la réunion du 28 avril 1990 tenue à Manchester au Royaume-Uni [preuve n°038]; la réunion du 30 avril 1990 tenue à Kampala, International Conference Centre [Preuve n°039] et la réunion de Kampala en présence de la Baronne Linda Chalker [Preuve n°040] et où l’on envisagea un plan d'attentat contre le Président Habyarimana au palais présidentiel de Kigali(Intelligence into Rwandese State House) [Preuve n°041].

 

Des réunions similaires ont été tenues sur le même sujet et d’innombrables tentatives d'attentat à la vie du Président Habyarimana ont échoué. C’est le cas de la tentative de Murambi en préfecture de Byumba. Dans un rapport de mission relatif à cette tentative avortée, les officiers de PPU, NRA, ESO et ISO indiquaient que Habyarimana l'avait échappé belle au terme d’une fusillade directe lors de son voyage d’agrément à Murambi. Contrairement aux plans antérieurs, précisait le rapport, l’échec de cet attentat n’aurait pas été imputable à la sécurité trop serrée autour du Président rwandais. Le rapport mit plutôt remis en cause les tactiques mal planifiées de l’agent responsable du plan d’assassinat en la personne de BATAINGANA. Ecumant de rage, Chris BUNYENYEZI a immédiatement requis le transfert immédiat de la mission d’assassinat de la NRA au DMI (Directorate Military Intelligence) à Basima House alors sous la direction de Paul Kagame. Bunyenyezi a en outre requis des sanctions disciplinaires en raison de cet échec de mission. Aucune objection n’a été opposée à sa requête [Preuve n°042].

 

Une fois le dossier placé sous la responsabilité de Paul Kagame, un plan d’attentat contre Habyarimana fut immédiatement mis au point. Le plan supposait la présence du Président rwandais à Arusha International Conference Centre (AICC). Il fallait donc l’y inviter. A la veille de la réunion prévue à Arusha à laquelle le président rwandais était convié sans que l'ordre du jour ne lui soit précisé, une bande d’officiers ougandais surentraînés a rejoint des agents de renseignements tanzaniens. Ce groupe d’officiers comprenait entre autres les Majors Kiiza Amoti, Paul Kagame, Bataingana et Rwigema. Ils devaient se concerter sur la technique de pose des bombes à retardement sur l’avion présidentiel une fois qu’il aurait atterri à l’aéroport international de Kilimandjaro (Kilimandjaro International Airport, KIA).

 

 

Contre toute attente, Nyerere a maintenu ses objections contre ce choix retenu par Museveni et son camp. Nyerere leur lança même une mise en garde contre le coût exorbitant de la destruction susceptible par ailleurs de provoquer de graves dégâts collatéraux. Pour conclure, Eriya Kategaya opte finalement pour des actions spécifiques en territoire rwandais [Preuve n°043].

 

 

6.3 Les préparatifs de l'invasion vont bon train

 

Parallèlement aux réunions spécifiquement consacrées à l’assassinat du Président Habyarimana, d’autres rencontres se penchaient sur la préparation de l'invasion du pays. Il s’agissait en réalité de planifier l’extermination des Hutu du Rwanda et non d'une guerre ordinaire. Parmi les officiers qui y participaient, il y avait notamment Batayingana, Rwigyema, Kamondo, Kagame, Rwakasisi, Akandwanaho Salim Saleh et Akandwanaho Joseph. Ils ont convenu que le premier bataillon du camp militaire de Lubiri devait lancer l’assaut sur le territoire rwandais sous le commandement du capitaine Kiyinyi. Equipé d’une artillerie spéciale et de mitrailleuses (gunships), ce bataillon ne devait épargner aucune personne de l’ethnie « adverse » sur son passage aussi longtemps que la situation de guerre perdurerait. Par ethnie adverse, les documents en notre possession précisent expressément qu’il s’agissait des Hutu déclarés «ennemis régionaux» par le leader de la «libération régionale» Yoweri Kaguta Museveni. Paraphrasant ce dernier, les participants rivalisaient de référence à une réunion précédente tenue à la Maison blanche de Rwagitura à Mbarara pour débattre des techniques d’élimination des Hutu. Dans cette même réunion, Paul Kagame, toujours dans le sillage du président Museveni, a appuyé, renforcé et renchéri sur les propos incendiaires de ce dernier à qui il avait toujours fait allégeance. Dans ses conclusions, la réunion a rappelé la nécessité absolue de maîtriser les techniques spéciales de camouflage des corps durant les massacres afin de tromper l’attention de l'opinion internationale.

 

A notre avis, les conclusions de cette réunion sont très pertinentes. L’existence d’une longue préméditation et d’une minutieuse planification de l'extermination des Hutu a bel et bien précédé l’invasion armée du 1er octobre 1990. Dans ce cadre, le FPR n'était qu'une organisation créée par Museveni en vue d’exécuter ses plans inavouables relatifs à la fameuse «libération régionale» en passant dans un premier temps par l'extermination des Hutu du Rwanda. [Preuve n°044].

 

 

6.4 L'argent ou le nerf de la guerre

 

Plusieurs réunions ont été consacrées aux contributions multiformes mais surtout financières et provenant de milieux les plus divers en faveur de la guerre du FPR. C’est le cas de la réunion sur le rapport de renseignements émanant d’agents de la région de Kabale-Ruhengeri[Preuve N°045]; la réunion sur la contribution de l'Ouganda à l'invasion du Rwanda, tenue à Kampala en présence de représentants américains[Preuve n°046], les réunions sur la contribution tanzanienne au profit du FPR[Preuves n°047 ; 048 ; 049]; la réunion sur les engagements des Etats-Unis d'Amérique auprès du FPR [Preuve n°050]; la réunion sur les apports britanniques[preuve n°051]; la réunion sur la contribution de Madhvan[9] Group of Companies [Preuve N°052]; la réunion sur les contributions des hommes d'affaires rwandais [Preuve n°053] et la réunion de Texas State University aux Etats-Unis[Preuve n°054].

 

Malgré tous ces soutiens, les plans de Museveni et Kagame n'ont pas toujours fonctionné selon leur souhait et n’ont pas toujours abouti aux résultats escomptés dans les délais impartis en raison notamment de la popularité dont jouissait le Président Habyarimana au sein de la population et de l'ascendant réel qu'il conservait même sur le camp des Hutu les plus radicaux.

 

 

6.5 L'assassinat du Président Melchior Ndadaye, un signe avant-coureur

 

Après avoir dressé le régime de Kigali contre ses opposants accusés, à tort ou à raison, de complicité avec l’ennemi extérieur, le FPR a tenté, sans succès, d’inciter les Hutu à une guerre civile entre eux, procédant notamment à des assassinats de leaders politiques comme Félicien Gatabazi, Chef du parti PSD; Emmanuel Gapyisi, un des ténors du MDR et fondateur du « Forum Paix et Démocratie » et tant d’autres encore.

Dans ses tentatives souvent réussies de couvrir ses forfaits en les rejetant sur ses adversaires, le FPR a eu recours à une campagne médiatique très agressive de désinformation, d'intoxication et de sabotage. Mais l’assassinat du Président burundais, Melchior Ndadaye, un Hutu démocratiquement élu et l'un des observateurs aux négociations de paix entre Kigali et le FPR, n’aura pas non plus, du moins dans l’immédiat, une influence déterminante sur les événements comme l’escomptaient Museveni et Kagame.

 

Président du Front pour la démocratie au Burundi(FRODEBU) fondé par lui en 1986 et reconnu comme parti politique en 1992,  Melchior Ndandaye avait survécu à une série de tentatives d’assassinat avant d’être investi comme Président du Burundi le 10 juillet 1993. A ce sujet on peut parler de la tentative avortée du 03 juillet 1993. La planification de l'assassinat remonte au temps où il était Président du parti FRODEBU. Celui-ci sera, après son assassinat, présidé respectivement par Sylvestre Ntibantunganya (1993-1995), Jean Minani (1995-2006).

 

L'assassinat du Président Ndadaye va finalement se réaliser avec succès dans une indescriptible barbarie le 21 octobre 1993. Cet assassinat avait été planifié dans tous ses détails au cours de la réunion du 13 mars 1992 tenue dans le palais présidentiel de Kampala (document REF 369/DRP1/XIX) [preuve n°055]. A cette réunion qui n’était ni la première ni la dernière du genre, participaient entre autres, le rwandais Paul Kagame, les burundais Busokoza (major) et Paul Kamana(LT) et les ougandais  Kahinda Otaffire, Karate et Mwesigye. Il faut surtout noter la participation à cette réunion de trois grandes figures britanniques : La Baronne Linda Chalker, Tiny Rowlands, Margaret Thatcher qui étaient accompagnés d'autres échelons de la société londonienne [preuve n°056].

 

Au cours de cette réunion, Museveni a justifié le mobile de son crime et sa stratégie en ces termes" : «… if not to finish Burundi let us finish Ndadaye. President Melchior Ndadaye whose election took into power could not temporarily end 31 years of Tutsi military rule in Burundi but could be a warning alarm on Rwanda and Uganda »[prevue n°057].

Ce lâche et sauvage assassinat survenu soit près de cent jours après l’accession au pouvoir de Melchior Ndadaye et deux mois après la signature des accords de paix d’Arusha pour le Rwanda, fut enregistré par les services ougandais en des termes extrêmement sadiques: « Results : successful as put early by Museveni »! [Preuve N°058]. Le président assassiné avait été l'un des plus actifs observateurs aux négociations d'Arusha et l’un des milliers de «sacrifices utiles au chaos fertile» qu’alimentait incessamment l’agression ougandaise depuis 1990.

 

 

6.6 Le Royaume-Uni, un paradis pour criminels?

 

Interrogé par BBC au sujet de la mort de Melchior Ndadaye, dans le cadre de l'émission «Imvo n'imvano» du 27/10 au 02/11/2007, le Lieutenant Paul Kamana, condamné à mort par contumace,-il est aujourd'hui réfugié en Angleterre-, se confiait au journaliste Ally Yusufu Mugenzi en ces termes : « J’ai participé à ce coup, mais je n’en suis pas le planificateur. Je n'en suis qu'un simple exécutant ». Quant à la question relative à la planification de cet assassinat, Paul Kamana a répondu : « On ne prépare pas un coup d’état en un jour. Cela peut même prendre une année voire plusieurs années ». Une chose est sûre : l'exil de Paul Kamana au Royaume-Uni n’est pas le fruit du hasard. Il s'agit manifestement d'un arrangement dans lequel plusieurs responsables politiques britanniques, ougandais, rwandais et burundais trouvent chacun ses comptes. Mais jusqu’à quand ce ''secret'' sera-t-il protégé?

 

Dans une autre réunion tenue le 10 septembre 1993 à Kampala State House de Nakasero, les conjurés avaient également planifié d’assassiner trois ministres Hutu du Burundi dont les noms ne sont pas précisés dans les documents. A cette réunion, la délégation burundaise comprenait le LT. Paul Kamana, Eugène Rugarama et Pierre Ntukazi tandis que la délégation ougandaise était composée du Col Kahinda Ottafire, Capt Karate et Lt. Col Mwesigye. Le mode opératoire de la mission d’assassinat indique que les ministres visés devaient être invités à Kampala et qu'un accident planifié devait les surprendre dans la jonction entre Kampala Road et Jinja Road. Les documents ne précisent pas les suites du plan. [Preuve n°059].

 

Malgré ces ingérences flagrantes dans ses affaires internes, le Burundi semble avoir réussi son processus électoral au terme d'élections jugées libres, transparentes et démocratiques tenues en 2005. Au cours de ce processus, les Burundais auront démontré une grande maturité politique notamment à travers une participation massive aux scrutins dans une sérénité exemplaire. Ils ont élu leurs représentants de la base au sommet. Reste à savoir si le couple Museveni-Kagame renoncera à son plan de « libération régionale » qui concerne aussi le Burundi. Le Rwanda du FPR peut-il digérer une démocratisation progressive mais apparemment irréversible engagée chez son voisin du sud? Dans quelle mesure la persistance de l'instabilité au Burundi ferait-elle le jeu du régime de Kigali? Toujours est-il que les Burundais sont inquiets, s'interrogeant avec angoisse sur les intentions réelles du FNL-Palipehutu qui donne l’impression de jouer le jeu de Museveni dont les plans sont désormais connus et celles des partisans de Hussein Rajabu[10] qui avait fait sensation en prenant partie pour Kagame face à la menace des mandats internationaux délivrés par le juge Bruguière.



[1] « Il (Mitterrand) considérait que l’agression du FPR était une action déterminée contre la zone francophone à laquelle il convenait de s’opposer, sans pour autant s’engager à fond dans le conflit » selon la Mission française d’information sur Rwanda.

[2] Accord d’assistance militaire signé en 1975 par les Présidents Juvénal Habyarimana et Giscard d’Estaing.

[3] Il pourrait s’agir de l’un des attachés militaires américains à Kampala

[4] Créée par la Résolution du Conseil de sécurité 872 (1993) du 5 octobre 1993, la MINUAR avait pour mandat de contribuer à assurer la sécurité de la ville de Kigali; superviser l'accord de cessez-le-feu appelant à la délimitation d'une nouvelle zone démilitarisée ainsi qu'à la définition d'autres procédures de démobilisation; superviser les conditions de la sécurité générale pendant la période terminale du mandat du gouvernement de transition jusqu'aux élections; participer au déminage; et aider à coordonner les activités d'aide humanitaire liées aux opérations de secours. La MINUAR a également contribué à assurer la sécurité du personnel du Tribunal international pour le Rwanda et des spécialistes des droits de l'homme et a aidé à la mise en place et à l'instruction d'une nouvelle force de police nationale intégrée.

 

[5] Le livre a été publié le 03/10/2007 aux Editions «Les Intouchables».

[6] La MONUOR a été établie le 22 Juin 1993 par la résolution 846 (1993) du Conseil de sécurité, afin d'observer la frontière ougando-rwandaise et de vérifier qu'aucune assistance militaire n'atteint le Rwanda. L'attention fut d'abord portée sur le transit des armes mortelles et des munitions à travers la frontière, et de tous les autres types de matériels susceptibles d'être utilisé à des fins militaires. Après avoir terminé sa tâche, la Mission a pris fin en octobre 1994.

[7] Ben Matiwaza fut Commandant de la MONUOR d’octobre 1993 à mars 1994  en remplacement de Roméo Dallaire(juin-octobre 1993) qui sera Commandant de la MINUAR de 1993 à 1994

[8] Chef de l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA), John Garang est investi vice-président le 9 juillet 2005 mais meurt le 31 juillet  2005, avec 13 autres personnes, dans un accident d'hélicoptère en revenant d'une rencontre à Kampala avec le Président ougandais  Yoweri Museveni qui n'exclut pas la possibilité d'un assassinat.[]

[9] « Madhvani Group » est une société anonyme très active notamment dans l’industrie du sucre. Elle est solidement établie en Ouganda et au Rwanda.

[10] En 2006, alors qu’il était encore Président du CNDD-FDD au pouvoir au Burundi, Hussein Rajabu avait apporté un soutien inconditionnel à Paul Kagame face aux accusations du juge français Jean-Louis Bruguière en rapport avec l’attentat du 06/04/1994.

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