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Publié par JMV Ndagijimana

(L'Observateur 12/01/2009)

Il faut crever l’abcès NKunda. Cette invite, à peine voilée, que l’Observateur formulait dans sa livraison du 15 septembre 2007 à mettre le chef de la rébellion du Kivu hors d’état de nuire semble enfin avoir rencontré une oreille bien attentive... L’affirmation est certes hâtive, mais la récente dissidence de son chef d’état-major, le général Bosco Ntaganda, qui réclame son scalp, nous en convainc davantage.

Ce, d’autant plus que cette rébellion dans le rébellion intervient au moment où le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), qu’il dirige, et le gouvernement congolais étaient en pourparlers à Naïrobi, et, surtout, à l’heure où le parrain rwandais, supposé ou avéré, a les quatre pattes dans la gueule de l’hyène française, qui a une monnaie de change nommée Rose Kabuyé, accusée d’être celle par qui est parti le génocide au pays des mille collines.

Et cette rose épineuse porte bien son prénom, car, colonel plein, compagnon de la première heure et patronne du protocole du maître du Kigali, le général Paul Kagamé, qui aura, avec elle, mangé la vache enragée dans leur tanière ougandaise. Comprenez donc, bonnes gens, qu’une pièce aussi précieuse ne puisse être abandonnée au profit du chef rebelle congolais, qui commençait à conjuguer au présent insolence, suffisance et indépendance vis-à-vis du père spirituel. Et si seulement Laurent NKunda était sacrifié sur l’autel des intérêts rwando-franco-congolais !

Nous ne croyons pas si bien dire quand, au moment où le chef rebelle du Kivu est abandonné par les siens, est reçu en grande pompe à Kinshasa le général James Kabarébé, le chef d’état-major rwandais, indésirable en ces terres depuis le règne de Moboutu, ex-roi du Zaïre.

Mais de quoi nous plaindrons-nous si la disgrâce de NKunda peut être porteuse de paix et de stabilité pour la sous-région ? Pour sûr, NKunda ne semble plus faire recette et devrait s’en remettre à tous les dieux afin qu’ils obstruent la voie qui mène à la Cour pénale internationale, où des illustres devanciers à lui, Nganka Charles Tayor et Jean-Pierre Bemba, croulent sous les poids des chefs d’inculpation.

Un avertissement sans frais à ceux de nos coléreux du 21e siècle qui se convainquent que, pour un oui ou un non, le salut se trouve dans nos forêts giboyeuses ou au cœur de nos sites miniers, où l’on dictera sa loi avec la bénédiction de la kalach. Is’nt it general NKunda ?

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