AIGLL - 10 01 2009
Les défenseurs de Paul Kagame en France, à leur tête l'association Survie, se déchaînent.
Dans un communiqué daté du 28 novembre 2008 mais relayé  par certains medias le 9 janvier 2009 pour préparer le retour de Rose Kabuye en France, cette organisation censée défendre les droits des victimes d'atteinte aux droits de l'homme et non les criminels de masse - mais qui se comporte en réalité comme le porte-parole de Paul Kagame en France -, juge que le rapport du juge anti-terroriste français sur l'assassinat de trois ressortissants français morts dans l'attentat contre l'avion du président Habyarimana le 6 avril 1994 aurait comme seul objectif de masquer les responsabiités de la France dans le génocide tutsi.
Il est bon de rappeler que l'association Survie a longtemps été dirigée par Jean Carbonare, cet allié du FPR qui fut par ailleurs le conseiller spécial de Paul Kagame durant plusieurs années après juillet 1994. Jean Carbonare était au service de Paul Kagame en avril 1995 lors du carnage de Kibeho et du massacre en 1996-1997 de plus de 400 000 réfugiés hutu dans les forêts du Zaïre. C'est ce qui explique que, contrairement à ses habitudes, l'association Survie n'a jamais versé de larmes de compassion en faveur de ces malheureuses victimes ni fait de communiqué au sujet des massacres commis par ses alliés du FPR.

Pour Jean Carbonare et l'association qu'il représentait, peut-on parler de simple oubli, de négligence ou de complicité de crimes contre l'humanité ? Au service de quels intérêts cachés une association de défense des droits de l'homme comme Survie accepte-t-elle de se ranger derrière un chef d'état responsable des pires crimes contre l'humanité au moment où d'autres organisations comme Human Rights Watch n'hésitent plus à demander publiquement que des poursuites soient engagées contre Paul Kagame et le FPR pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis contre des populations civiles innocentes du Rwanda et de RDC ?

Certains spécialistes du Rwanda pointent du doigt un groupe d'associations et de personnalités françaises pro-FPR de blanchiment systématique de crimes contre l'humanité, dans le but de protéger leurs alliés et bailleurs de fonds du FPR.

De source proche de la diaspora rwandaise en France et en Belgique, un collectif des familles des victimes du massacre de Kibeho s'apprêterait à porter plainte contre Jean Carbonare et l'association Survie pour complicité dans le carnage du 22 avril 1995.
Guy Hango
AIGLL

Tag(s) : #Justice
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