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Publié par JMV Ndagijimana

Lettre ouverte envoyée par KD de Kigali

A Son Excellence Monsieur le Ministre des Affaires Étrangères de la République française – A Paris

Concerne : vos propos dans l’entretien que vous aves eu avec les journalistes de RFI et de TV 5 Monde, le 23 novembre 2008 sur l'arrestation de Madame Rose Kabuye par la justice française impliquée dans l'attentat contre les Présidents Juvénal Habyarimana et Cyprien Ntaryamira et leurs collaborateurs, survenu le 6 avril 1994 vers 20 heures 30 à Kigali.

Excellence Monsieur le Ministre,

J'ai l'honneur de Vous transmettre ma très haute estime pour les efforts inlassables et le combat combien noble que la France, Pays de la liberté, de la démocratie et des droits de l'homme, mène au sein de la Communauté Internationale, en faveur de la paix et pour le respect des droits de l'homme dans le monde. Je suis particulièrement et avec beaucoup d'intérêts la sollicitude de la France pour le retour de la paix dans les divers pays en guerre ou en conflits larvés en Afrique tels que la Côte d'Ivoire, la Centre Afrique, le Tchad, le Darfour, la Somalie et la RDC dans la région du Kivu, à l'Est.

Dans la région des Grands Lacs, vous n'ignorez pas le drame qui a frappé ce petit pays à l'Est de la RDC depuis le mois d'octobre 1990, lorsque la coalition NRA/FPR/APR a envahi ce territoire à partir de l'Ouganda. Là encore, la France a joué un rôle combien positif, en aidant ce pays à faire face à une guerre barbare d'agression, en vertu des accords de coopération signés entre le Rwanda et la France. En dépit des différents accords de cessez-le-feu et de l'accord de paix signé à Arusha, en République Unie de Tanzanie le 4/8/1993, devant les observateurs internationaux qui devaient garantir la mise en application de l'accord de paix, le FPR, a dans la suite, refusé le partage du pouvoir et a délibérément déclenché l'offensive exterminatrice et finale d'avril juillet 1994, à l'issue de laquelle, il a pris le pouvoir, après avoir causé et versé un immense bain de sang. Ce qui s'appelle aujourd'hui, le génocide des Tutsis.

Je suis sincèrement de ceux qui dénoncent la mauvaise foi du FPR qui cherche par tous les moyens de se soustraire à ses immenses responsabilités dans le drame qu'il a au peuple rwandais depuis 1990, en se déchargeant de ces responsabilités pour les rejeter sur les Hutus du Rwanda et la Communauté internationale au sein de laquelle la France a pourtant a joué un rôle combien positif en assistant le Gouvernement rwandais d'alors à faire à d'innombrables défis, dans le cadre d'une   agression perpétrée contre le Rwanda à partir de l'Uganda.

Je suis de ceux qui dénoncent le mensonge et la mauvaise foi des autorités du FPR, qui incriminent faussement les troupes françaises de participation aux événements tragiques d'avril juillet 1994, lorsque ces autorités savent bien que les troupes françaises avaient quitté le Rwanda, conformément à l'accord de cessez-le-feu de Dar-es-salaam signé entre le Gouvernement rwandais et le FPR le 7 mars 1993. 1 D'ailleurs le Général Dallaire confirme le départ des troupes françaises du Rwanda, dans son ouvrage « J'ai serré la main du diable », à la page 174.

Certes, les troupes françaises sont revenues plus tard à Kigali, dans le cadre de l'opération Amaryllis et lors de l'opération « Turquoise ». Ces opérations se sont déroulées dans un cadre légal et ont pu sauver des dizaines de milliers de gens menacés par les combats du FPR. Je n'ignore pas les fausses accusations montées par le régime tyrannique du FPR contre les autorités françaises et de très hauts gradés de l'armée française, sur base de mensonges et de contrevérités, dans ce qui s'appelle désormais le « Rapport Mucyo » auquel beaucoup de gens ont réagi en dénonçant nt les mensonges y contenus. 2Je sais que les relations diplomatiques sont mauvaises entre Paris et Kigali, suite à la surenchère d'un régime criminel qui intimide ses partenaires sans nécessairement prendre en compte l'avis et les intérêts des millions de Rwandais, pour s'attirer la bienveillance de la Communauté internationale qu'il a jusque-là manipulée à volonté, pour couvrir ses crimes abominables. Mais comme le disait si bien Madame Braeckmann, en Kinyarwanda la vérité passe à travers le feu et ne brûle pas. Espérons que l'arrestation et son placement sous contrôle judiciaire par les autorités judiciaires françaises permettra au monde entier de savoir ce qui s'est passé, spécialement à partir de la destruction de l'avion présidentiel le 6 avril 1994. Car cela n'intéresse pas seulement les victimes de cet attentat au premier rang desquels se trouvent les familles de l'équipage de l'avion, mais des millions de Rwandais ont tragiquement vécu cet événement fatidique qui n'était qu'un maillon dans un plan militaire conçu , soigneusement préparé et mis en œuvre par le FPR cette nuit du 6 à 7 avril 1994 à partir de Kigali, pour prendre le pouvoir par la force.

Monsieur le Ministre,

Ils sont très nombreux au Rwanda et dans le monde ceux qui, ont salué l'arrestation de Madame Rose Kabuye à l'Aéroport de Frankfurt, en République fédérale d'Allemagne et son transfert devant la justice française, en vertu des mandats d'arrêt internationaux lancés par le juge antiterroriste Jean Louis Bruguière, dans le cadre des enquêtes menées sur l'attentat contre l'avion du Président Juvénal Habyarimana ; attentat dans lequel périrent sur le coup deux chefs d'État dans l'exercice de leurs fonctions et des Ministres rwandais et burundais. Cet attentat est reconnu aujourd'hui par les experts du Tribunal Pénal International pour le Rwanda comme l'élément déclencheur des massacres intervenus au Rwanda en   avril juillet 1994, d'autant plus que, dans la même nuit du 6 au 7 avril 1994, le Front Patriotique Rwandais a repris les hostilités sur tous les fronts, en massacrant de nombreuses populations depuis cette nuit même à Kigali, dans les secteurs Kimihurura, Kacyiru, Remera et Kicukiro. Il n'est donc plus permis d'accréditer la thèse fausse selon laquelle le FPR serait intervenu militairement le 7 avril 1994 dans l'après midi, vers 16 heures pour arrêter le massacre de Tutsis et de Hutus modérés. Il se trouve même qu'au vu de la preuve documentaire actuellement disponible, les membres de l'opposition qui disait-on, avaient été massacrés par la garde présidentielle, ont été en réalité tués par les agents du FPR. Celui-ci avait détaché auprès de chaque membre concerné des agents de surveillance. Ainsi auraient été tués par le FPR Lando, Kavaruganda et autre Ngango. Cela s'entend puisque la garde présidentielle était déjà sous le feu du FPR.

Par conséquent le déferlement de la garde présidentielle pour massacrer les Tutsi dès la descente de l'avion fait partie de cette légende que les ténors du FPR, comme Madame Braeckmann, amplifient encore maintenant, jusqu'à prétendre que ce serait cette même garde présidentielle qui aurait descendu l'avion présidentiel à partir de « sa position de Masaka ». Comme si Madame Braeckmann ignorait que Kigali et ses environs étaient placés sous régime de consignation d'armes,3 dans un périmètre englobant la localité de Masaka.

Depuis la reprise des combats à partir de Kigali, les autorités rwandaises ont demandé la cessation des combats depuis le 7 avril 1994 ; le FPR y a réservé systématiquement une fin de non recevoir. Et au moment où les responsables rwandais réclamaient l'aide de la Communauté internationale pour protéger les populations, le FPR a menacé de s'attaquer aux troupes étrangères qui se trouveraient sur son couloir de progression. 4 Cet attentat contre l'avion du Président Habyarimana n'est donc pas un élément isolé ; il n'aurait pas été le prétexte pour les soi-disant extrémistes Hutus de mettre en exécution le plan de génocide concocté depuis longtemps ; puisqu'il a sonné le signal de lancement de l'offensive finale sur Kigali. La thèse d'un complot hutu pour conserver le pouvoir sans partage, cette thèse ne peut plus être défendue5 maintenant, faute de preuve et parce qu'il est évident que c'est le FPR qui est le vrai planificateur de cette tragédie. L'attentat est donc directement lié à l'offensive finale du FPR pour prendre le pouvoir par la force ; laquelle offensive a entraîné la catastrophe rwandaise.6

Après avoir attendu en vain la vérité sur cette attentat terroriste qui a coûté la vie à deux chefs d'État dans l'exercice de leur fonction, à l'équipage français, à plusieurs Ministres rwandais et burundais et au chef de l'état- major de l'armée rwandaise et qui a sonné le signal de lancement de l'offensive finale et exterminatrice du FPR pour prendre le pouvoir par la force, en violation de l'accord de paix d'Arusha. Des millions de gens attendent que, enfin, la justice française puisse mener le travail judiciaire nécessaire à travers le dossier Rose Kabuye, afin d'éclairer l'opinion rwandaise et le public international sur les tenants et les aboutissants de cet attentat qui a déclenché l'épouvantable tragédie rwandaise d'avril juillet 1994.

Seulement votre déclaration le 23 novembre 2008 devant les journalistes de RFI et de TV5, sur la mise en liberté de Madame Rose Kabuye, placée sous contrôle judiciaire, en qualité de Ministre des Affaires Étrangères de la France a jeté le trouble, lorsque vous vous êtes félicité de ce que Madame Rose Kabuye ait été placée en liberté sous contrôle judiciaire et de ce qu'elle pourra bientôt lever le malentendu et ainsi permettre à la France de poursuivre ses efforts de normalisation des relations avec le Rwanda. Vous avez dit que Rose Kabuye est parmi ceux qui ont arrêté le génocide au Rwanda en 1994 et qu'elle n'a rien à avoir avec le génocide des Tutsis ; ce génocide, selon Vous, ayant été préparé depuis longtemps par le régime déchu et ayant massacré 800.000 Tutsis.

Dans le même ordre d'idées, répondant à la question d'un journaliste qui vous demandait si les auteurs de l'attentat ne savaient pas qu'ils allaient provoquer des massacres, vous vous êtes insurgé contre une question qui, selon vous relevait du négationnisme ; vous affirmiez avec force qu'on ne peut pas nier que le génocide ait été préparé de longue date et que votre visite au Rwanda au moment de la tragédie vous a permis de voir des enfants de 12 à 13 ans armés de machettes ; vous avez même argumenté sur la planification du génocide par l'ancien régime en disant que vous savez ainsi que beaucoup d'autres que deux millions de machettes ont été commandées pour massacrer les Tutsis. 7

Le souhait de tous c'est de voir la justice française à l'œuvre pour tirer au clair une affaire dont non seulement les victimes attendent l'issue avec ferveur, mais aussi, vous vous en doutez bien plus de 7 millions Rwandais et l'humanité entière attendent la vérité sur le drame rwandais à partir à l'issue du verdict de cette affaire. Les gens ne sont pas intéressés de savoir que Madame Kabuye est une héroïne qui a arrêté le génocide, dans la mesure où la guerre qu'elle a préparée 8et à laquelle elle a participé entraîné un grand nombre de victimes innocentes dès lors même que l'accord de paix signé le 4/8/2008 mettait fin à la guerre entre le gouvernement rwandais et le FPR.

En outre dans les procès qui se sont déroulés au TPIR, il n'a pas été produit un seul rapport fiable sur le nombre et l'identité exacte de victimes de la tragédie rwandaise, ainsi que les circonstances exactes de la mort des victimes. De 500.000 victimes, chiffres qui auraient été avancés par des services secrets étrangers au cas où le FPR reprenait les combats, à cause des tensions que sa stratégie de déstabilisation avait créées dans le pays, on est passé à 800.000 et même à plus de un million de victimes. Il est à penser que ce chiffre ne peut être de loin inférieur à la réalité plus macabre. Et contrairement aux idées reçues, les Hutus sont les plus nombreux.9

Si vous avez les preuves sur la planification du génocide des Tutsis que le procureur du TPIR n'a pas encore trouvées, vous rendriez un grand service à l'humanité entière, en les lui donnant, parce que jusqu'ici il ne les a pas montrées. En tous la commande de deux millions de machettes relèverait plus de l'affabulation que de la réalité, parce que cette preuve -là n'a pas été montrée.

Quant au voyage que vous avez effectué au Rwanda, il est étonnant de voir que vous parliez des enfants de 12 à 13 ans que vous avez vus avec des machettes ; cela pour confirmer que la commande de machettes avait eu lieu. Vous voudrez considérer que le court séjour que vous avez passé à Kigali vous étiez chaque fois escorté par la MINUAR dans un véhicule blindé, parce que la ville de Kigali était bombardée nuit et jour par l'artillerie du FPR qui, au mois de mais avait presque conquis toute la ville. Nulle part vous n'êtes descendu pour visiter les places ou les différents endroits de la ville, excepté votre visite dans les installations hébergeant les réfugiés, notamment le stade Amahoro, en zone FPR.

Certes vous êtes allés voir le gouvernement intérimaire dans son refuge à Gitarama. Mais vous vous souvenez qu'au retour, alors que la MINUAR vous a placé dans un véhicule blindé à partir de Giticyinyoni, à cause des combats intenses qui se déroulaient dans la ville, le convoi a néanmoins essuyé des tirs d'une mitrailleuse en flanc de la colline Jari, peu avant les feux rouges de la Nyabugogo. Vous vous souvenez qu'au retentissement des tirs, le convoi s'est arrêté et vous avez fait un mouvement dangereux en sortant du blindé pour vous coucher dans une rigole. Mais chose étonnante, vous avez déclaré le soir sur les ondes internationales que vous aviez fait objet de tirs de la part des FAR. Peut-être craigniez-vous de dire que c'était le FPR qui venait de tirer sur votre convoi ! Le FPR le faisait d'ailleurs souvent contre des convois escortés par la MINUAR !

En clair vous n'avez peut-être voulu rendre compte des réalités macabres de cette guerre qui est de la responsabilité totale du FPR. Vous vous souvenez que c'est alors que vous avez fait un rapport indiquant qu'il se déroulait un génocide des Tutsis, alors que dans le même temps tous les efforts tentés pour faire cesser les combats étaient boycottés par le FPR qui tirait même sur des convois humanitaires lors des opérations d'échanges de réfugiés entre la zone gouvernementale et la zone FPR..

Monsieur le Ministre,

Je suis de ceux sont conscients que la France doit faire ce qui est possible pour défendre ses intérêts. Mais il faut penser que la France peut dans la mesure du possible concilier ses intérêts avec son devoir moral de contribuer au rétablissement de la vérité sur le drame rwandais. Ce ne sont pas les responsables français qui ignorent en effet, les non dits, les contrevérités et les mensonges qui ont été fabriqués et entretenus sur la tragédie rwandaise. Mieux que n'importe qui, les autorités françaises savent combien le Gouvernement français a déployé d'énormes efforts pour empêcher que la catastrophe ne s'abatte sur le Rwanda, depuis 1990, mais elle n'a pas été entendue d'autres pays membres du Conseil de Sécurité de l'ONU, comme en témoignent de nombreux documents des Nations Unies. Nous ne pensons donc pas qu'il soit de l'intérêt de la France de cautionner le mensonge du FPR en accédant à la fausse thèse dont ses lobbies du FPR ont inondé le monde, en faisant croire que le FPR n'aurait repris les combats en avril juillet 1994 que pour arrêter le génocide. De nombreuses preuves documentaires montrent que c'est le FPR qui a attaqué le Rwanda depuis 1990 à partir de l'Uganda, qu'il a violé tous les accords de cessez-le-feu et l'accord de paix d'Arusha, en assassinant le Président Habyarimana et en reprenant les combats dans la nuit du 6 au 7 avril 1994.

Devons-nous penser que votre intervention est destinée à banaliser le rôle du FPR dans l'attentat contre l'avion présidentiel, pour empêcher la découverte de la vérité par la Justice française, à un moment crucial où d'aucuns s'attendraient plutôt à une plus grande transparence qui dégagerait la France du bourbier rwandais, et permettrait au peuple rwandais de se réconcilier. La France n'étant pas impliquée dans l'attentat contre l'avion présidentiel, la justice française n'a aucun obstacle à établir la vérité sur cet attentat.

Il faut penser que la France n'aurait aucun intérêt à dégager le régime FPR de ses responsables dans l'attentat qui a déclenché une tragédie humaine dont des millions de Rwandais gardent la mémoire. La seule manière d'aider les Rwandais à se réconcilier avec eux -mêmes et avec la Communauté internationale, est de faire éclater la vérité sur le drame rwandais que les Rwandais ont subi et qui les a terrassés pour très longtemps encore.

Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Ministre les assurances de ma très haute considération.

 

K.D

 

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1.Lire le Communiqué conjoint publié à l'issue de la rencontre de haut niveau entre le Gouvernement de la République Rwandaise et le Front Patriotique Rwandais, tenue à Dar-Es-Salaam du 5 au 7 mars 1993. Au point IV) de ce document il est décidé : « Retrait des troupes étrangères et leur remplacement par une force internationale neutre organisée dans le cadre de l'OUA et des Nations Unies et ayant en conformité avec l'article II.6 de l'Accord du 12 juillet 1992, une vocation humanitaire. Cette force sera normalement installée à Kigali et aura pour tâche de contribuer à assurer l'apaisement et en particulier la sécurité des expatriés, partout ils peuvent être.

Lire aussi le document confidentiel entre le Gouvernement rwandais et le Front patriotique rwandais relatif aux modalités de retrait des troupes françaises. Ce document dispose que les troupes françaises présentes au Rwanda depuis le 8 février 1993 devront se retirer du pays à partir du 17 mars 1993 dans un délai de 8 jours. Le reste des troupes françaises présentes au Rwanda avant le 8 février 1993, deux compagnies devront être cantonnées à Kigali à partir du 17 mars 1993 jusqu'à leur remplacement par une force internationale neutre convenue de commun accord entre les deux parties.

2 Voir la réaction des détenus contre le Rapport Mucyo.

3 Toutes les unités des forces armées rwandaises dans le périmètre KWSA, étaient placées sous le contrôle de la MINUAR qui avait détaché un élément de contrôle dans chaque camp militaire. La garde présidentielle ne pouvait donc pas avoir une position de tir à Masaka. Cette localité au contraire avait, comme le centre de Kabuga, une position de la MINUAR. Voir l'accord KWSA signé le 24 décembre 1993 par les parties concernées.

4 Voir la Déclaration du FPR datée du 09 avril 1994.

5 Lire Bernard Lugan dans son ouvrage « Rwanda, Contre enquête sur le génocide », page 153-164.

6  Lire le récent document du colonel Luc Marchal sur l'arrestation de Rose Kabuye. Plusieurs
documents découverts par le procureur du TPIR dans le cadre des enquêtes spéciales réalisées par le TPIR sur les crimes du FPR en font foi.

7  Cfr émission de France 24 en date du 24 novembre 2008.

8 Rose Kabuye se trouvait au CND à Kimihurura depuis l'installation du 3ème bataillon APR.

9 Il y a lieu de prendre l'exemple du mémorial de Gisozi qui abrite 250.000 crânes. Dont on pourrait penser qu'il s'agit de Tutsis. Alors que les chiffres du recensement général de la population de la ville de Kigali en 1994 donne l'effectif total de 235.000 habitants dont seulement 39000 habitants sont Tutsi. Or non seulement toute la population de la ville de Kigali n'a pas été massacrée pour donner 250.000 crânes, mais encore tous les Tutsis de la ville de Kigali n'ont pas tués, puisque dans les sites et dans les opérations d'échange sous la houlette de la MINUAR au moins 25000 d'entre eux ont été protégés et sauvés. Cela sans  compter ceux que le FPR a extraits et conduits vers ses arrières.

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